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Commet se passe un séjour d'alpinisme ?
Quel est la réalité vraie du déroulement
au delà des belles phrases des présentations
commerciales ?
Quelles courses ?
Quel enseignement, quel contenu ?
Autant de questions dont les réponses peuvent se trouver
dans ces comptes rendus de mon quotidien ordinaire de Guide
de Haute Montagne et d'enseignant d'alpinisme.
En n'oubliant pas que chaque séjour est original, avec
une alchimie particulière.
Le compte rendu des différents
séjours d'alpinisme...
- 1er stage, du 18 au 23 juin 2006.
Le tout premier stage...

Les sommets de la Meije depuis le Refuge
de l'Aigle, avec le Grand Pic à droite et le Doigt
de Dieu à gauche
Juin 2006… début de l’été
et 1er stage d’alpinisme …
Un peu d’inquiétude aussi !
Une formule toute nouvelle laissant beaucoup de place aux
participants avec un programme « à la carte »
pour s’adapter aux motivations et aux niveaux de chacun,
tout en se calant au plus près de la réalité
météo.
- Pour être au bon endroit.
- Choisir la course optimum pour les uns comme pour les
autres.
- Construire un enseignement individualisé.
Pour cette 1ère semaine, la météo
nous joue des tours.
Iso très haut à plus de 4000m et des orages
le soir.
Il nous faut donc monter le plus haut possible pour être
dans la neige et pouvoir réaliser quelques courses
dans une ambiance glaciaire.
Le groupe est plutôt restreint et c’est
très bien : 4 personnes + moi.
Jean Louis, Loïc, Jérôme & Samuel
Devant le refuge de l'Aigle, avant
de descendre en vallée.
Oui, il ne fait pas très beau.
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Le choix d’un programme de stage, directement
dans le vif du sujet à l’apéro du dimanche
soir.
Loïc a déjà été au Glacier
Blanc et Jérôme souhaite allé à
La Pilatte en fin de séjour… Ce choix est plutôt
restreint surtout que le téléphérique
n’ouvre que mercredi.
Tout le monde semble en pleine forme et entraîné,
nous partirons donc pour le Refuge de l’Aigle
pour profité d’une belle 1ere journée
en faisant déjà une véritable course
en montagne avec de la neige, des rochers faciles et un glacier.
OUF !!!
Mais tout se passera bien, malgré l’effort important
et un parcours très exigeant .
Une vue du refuge en remontant
le Glacier de l'Homme.
L'Aigle, monument classé ou simple cabane de
chantier obsolète ? |
La fée du logis... Jeannot
Faure, Himself !
Une bouffe top de classe, une poigne de fer et un humour
décapant !
Dis, Jean, On pourrait te cloner pour Adèle
!!! |

A l'arrivée, un bout de banc,
une table et déjà on picole... Nous y seront
très peu nombreux grâce à la météo
catastrophique.
Un très bon séjour, rare...
La montée à l'Aigle...

Les névés un peu raides
pour rejoindre la petite arête en rocher du Col du Bec
à 3065 m.

Jean Louis, juste sur l'arête
au dessus du Glacier du Tabuchet, tout en bas La Grave. "Il
est barjot ce guide..."

Sur la Vire Amieux, du nom d'un
ancien, guide à La Grave, qui a découvert
ce passage alors qu'il était berger du côté
des Plates du Bec.
C'est la fin des cables, il va falloir maintenant prendre
pied sur le glacier. |
La cordée de choc... Tiens,
la corde est pas très tendue pour la photo !
On devine le passage de la vire en dessous dans les
rochers. |

Au dessus du refuge, qui se cache juste
sur la petite bosse de rocher en bas du glacier.

Les réalisations...

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Mardi :
temps médiocre le matin et bien sûr pas de
regel nocturne. Nous irons à la Tête
des Corridors par le Glacier de l’Homme
pour aborder les techniques du terrain glaciaire. A la
descente, une balade dans le glacier sous le refuge pour
faire la trace dans les crevasses et les séracs…
Grandiose. |

Jean Louis sort de la crevasse, tiré
par samuel et Loïc, derrière, en profite pour
une photo compromettante.
Pas de doute, tout le monde retiendra la leçon. Glacier
= encordement long !
Mercredi,
mauvais temps et neige, puis éclaircies…
Je souhaitais descendre le Glacier de l’Homme
pour une grande journée dans le monde des glaciers,
mais la météo nous oblige a changer d’idée.
La Meije Orientale étant un peu trop complexe pour
l’expérience du groupe, nous retournerons à
la Tête des Corridors mais par l’arête
Nord. Une belle arête de neige, avec quelques
longueurs à réaliser et une longue descente
dans la vallée. Un vrai enseignement sur la progression
en neige et glace.
Retour à la maison, douche et repos bien mérité
pour tous.
La montée à l’Aigle laissera des séquelles
et Jean Louis préfère en rester là. Donc
pour cette 1ère partie... pas vraiment un bon choix
de ma part et la difficulté de trouver un projet pour
tous ! Vraiment pas facile mais surtout très intéressant
car au cœur de notre activité.

Petit matin blafard dans la 1ère
pente du col sur l'Arête Nord de La Tête des Corridors.
C'est déjà un peu "pentu" !

Et l'arrivée au col de Loïc
et Jérôme, après deux longueurs de corde.

Dans la grande
pente qui mene au sommet.
La glace n'est pas loin, nous ferons donc des longueurs
et des relais.
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Une arête très
esthétique pour les 1er pas de loïc en
tête de cordée...
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... content, le gaillard !

L'arrivée de Jean Louis et Samuel
au sommet.
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Jeudi :
matinée plus relax pour se préparer à
montée au Refuge de La Selle,
puis transfert pour Saint Christophe et manip de voiture
à La Bérarde pour faciliter la traversée
du lendemain vers le Vallon des Etançons.
L’après midi : « Tous ce que vous
avez toujours voulu savoir sur les glaciers et les crevasses…
1er épisode ».
Un petit topo très simple sur les problèmes
de progression et de sauvetage en crevasses.
Bientôt en ligne sur le site... |

Un refuge parfaitement intégré
dans le site... !
Mais heureusement, la salle de séjour est confortable
et l'accueil super.
Vendredi :
grand beau temps et une superbe course à l’Arête
Sud du Râteau Est.
Une ascension dont la cotation c’est modifié
avec le temps, maintenant plutôt III/PD à la
place du F habituel.
A la descente, la traversée de la Brèche
du Râteau pour plus de 1000m de descente dans
un grand couloir de neige, nous offrira des ramasses d’enfer,
avec juste un petit passage plus tendu déjà
déneigé.
Une journée exceptionnelle !
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Après l'approche
sur le glacier le premier passage en rocher
qui permet de rejoindre la Brèche du Râteau.
Rien de bien méchant et la cordée de Jérôme
s'en sortira à merveille.
Mais j'imagine le binz en plein embouteillage ! |

Dans les grandes pentes
de neige après le parcours en rocher...
Une course très complète où il
faut en plus tenir un horaire. |

La dernière
bosse de neige au soleil levant, le sommet est sur la
gauche...
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Le sommet, juste à côté...
et le plaisir d'être seul en montagne.
C 'est vraiment trop top le mois de juin.

Un petit passage technique, surtout
à la descente. Mais, il faut juste bien assurer.

L'arrivée au sommet, en crampons
sur le rocher pour faire plus sérieux..
Et les premières conclusions…
Attention au démarrage ! et au choix des premières
courses…
Pour l’année prochaine, je ferais des séjours
« Spécial Découverte »
pour privilégier une approche vraiment douce pour «
Les 1er Pas » en alpinisme.
Avec comme programme type : trois jours au Glacier Blanc avec
la Roche Faurio, au Refuge de la Pilatte avec le Gioberney
et les Pointes de la Pilatte, ou encore une traversée
de La Grave à La Bérarde par La Tête du
Replat.
Les idées de course ne manquent pas !
Pour la durée des séjours…
une journée de plus est peut être préférable
pour avoir plus de temps en montagne sans être pressé
et profiter pleinement des montées en refuge des Ecrins.
Mais aussi, pouvoir faire une matinée de break
en milieu de semaine…
Et surtout …
Pour moi, c’est une formule géniale et très
riche d’échanges. Mais aussi vraiment exigeante
pour réussir à bien choisir la course idéale,
avec un déroulement optimum et serein de la semaine.
Les topos des courses
et les refuges des Ecrins...
Pour pouvoir plus facilement construire le déroulement
des séjours d'alpinisme avec des informations complètes
et actualisés...
C'est une page spéciale : "Topos
& refuges des Ecrins"
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