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Alpinisme "Plaisir" au
Pays de La Meije
En quelques jours, voici un condensé
de ce que les Alpes peuvent vous offrir de plus merveilleux.
Une lente montée en refuge, la découverte des
glaciers et l'arrivée au sommet en même temps
que le soleil à l'horizon, en avant première
d'une belle journée d'été.
Nous aurons aussi tout le temps d'apprendre les quelques techniques
nécessaires pour aborder en toute tranquillité
ces Hauts Lieux.
En juin et juillet, pour profiter un peu de la neige, je vous
propose des séjours d'alpinisme très personnalisés,
un subtil cocktail d'enseignements et de réalisations,
très branché autonomie & expériences...
Des séjours où les notions de plaisir
et de "faire ensemble" seront au
coeur de nos préocupations, avec comme "camp de
base", ma petite maison des Hières.

Le programme.
Rien n’est décidé à l’avance
!
Mais, nous avons tout un massif à notre disposition
et une semaine pour faire de l’alpinisme en se calant
le mieux possible sur la météo au fil des jours
et sur les capacités et envies des uns et des autres.
Une semaine pour se faire plaisir en montagne et progresser
!
Nous choisirons nos objectifs de courses dans le livre «
Sommets faciles des Ecrins». Eventuellement
en partant d’une idée de l’un d’entre
nous.
Et, si personne n’a d’expérience ou d’idée,
pas de souci, j’en ai a revendre pour construire une
semaine la plus adaptée possible à chacun.
Proposer une semaine d’alpinisme et ne pas avoir de
programme, cela peut sembler bien peu sérieux et même
déroutant pour certaine personnes…
Pourtant cela nous ouvre la porte vers tous les programmes
possible.
Mais, C’est avant tout la météo et les
conditions de la montagne qui vont nous dicter la direction
à prendre.
Qu’il est agréable d’être en phase
avec le soleil pour profiter au mieux de ces instants de vie
en montagne.

Nombre de participants.
De 3 à 5 personnes pour les séjours F à
PD.
De 2 à 3 personnes pour les séjours de PD à
D.
Nous sommes donc forcement dans un fonctionnement à
plusieurs cordées
Car il est hors de question pour moi
d’évoluer en tête d’une cordée
de plus de 2 personnes.
Ce qui m’oblige, ce qui nous oblige
a construire un réel enseignement visant l’autonomie,
avec une conscience clair du niveau de pratique de chacun
et une réelle capacité à « faire
ensemble » et a partager nos expériences et savoirs.
Deux niveaux de stage bien identifiés.
Niveau facile à peu difficile,
de F à PD.
- Pour découvrir l’alpinisme et apprendre les
base technique de la progression et de la sécurité.
- Pour réaliser des courses en montagne en se confrontant
à des terrains les plus variés possible.
- Ou pour concrétiser et valider une première
expérience d’alpiniste, revoir et approfondir
certaines techniques et faire d’autres courses dans
le massif.
- En choisissant et en préparant réellement
chaque course, tous ensemble.
- En évoluant et en expérimentant alternativement
tous les rôles dans une cordée : en tête,
en second ou en réversible.
Niveau peu difficile à
difficile, de PD à D.
- Pour se perfectionner à l'alpinisme
- soit en "neige & glace", soit dans le domaine
des courses mixtes.
- En choisissant et en préparant réellement
chaque course, tous ensemble.
- En évoluant et en expérimentant alternativement
tous les rôles dans une cordée : en tête,
en second ou en réversible.
Hébergement :
En refuge gardé quand nous serons dans le massif des
Ecrins.
Chez moi, aux Hières, quand nous serons en vallée.
Vous êtes invités gracieusement «
chez le guide ». Pas de souci, il y a un peu
de place et des couettes.
Nourriture :
En ½ pension quand nous serons en refuge.
Chez moi, nous ferons les courses à La Grave pour préparer
nos repas, avec un système de caisse commune.

Rendez-vous :
Le dimanche soir entre 18 et 19 h directement « chez
le guide » en ma maison des Hières.
Voici
le plan…
Le prix.
Il se divise en deux parties…
- L’hébergement et la nourriture.
c’est une caisse commune
dont le montant dépendra directement du programme
choisit.
Il est assez facile d’en faire une évaluation
large, avec par exemple 3 nuits en refuge en ½ pension
et 2 nuits à la maison.
Nous pouvons aussi choisir d’aller bivouaquer ou de
faire plus de course à partir de la maison…
A la maison, l’hébergement est gratuit : vous
êtes « mes invités », dans un petit
village de montagne.
Pour les repas, nous achèterons directement le nécessaire
à la petite superette de La Grave. A moins que nous
ne décidions d’un repas festif pour notre 1ère
ascension ou 1er 4000, dans un des restaurants du coin.
Le dimanche, le repas du soir sera déjà organisé…
Il faut aussi y ajouter un ou deux tickets au téléphérique
des Glaciers de la Meije, éventuellement le taxi
pour revenir de La Bérarde et les frais du guide.
- Les honoraires de guide.
Pour le séjour de niveau F à PD.
400 Euros
à régler en
chèque, la moitié à
l’inscription et le solde le 1er jour du stage.
Pour le séjour de PD à D
500 Euros
à régler en
chèque, la moitié à
l’inscription et le solde le 1er jour du stage
Les dates.
Elles sont dans la
page calendrier et varies bien sûr
en fonction des années et de mon activité himalayenne.
Pour s'inscrire.
C'est très simple, il
faut s'inscrire en ligne
puis m'envoyer un chèque d'accompte de la moitié
des honoraires. Et hop, c'est fait !!!
Refuges, topos de courses et compte
rendu.
Au fil des séjours, je vais mettre en ligne des informations
plus précises sur les refuges que nous allons fréquenter,
sur les courses que nous allons choisir et réaliser.
Avec, à chaque fois, un petit compte rendu de la semaine
pour donner une idée du déroulement de ces stages
bien particulier et permettre à chacun de mieux imaginer
et anticiper un prochain séjour dans les Ecrins, mais
aussi pour continuer à en visiter les sommets avec
des amis.
Mes choix pédagogiques.
Après plus de 20 années d’expériences
de guide et d’alpiniste dans la plupart des massifs
de l’arc alpin, de l’Autriche à la Méditerranée,
ce n’est pas par hasard si j’ai choisi de m’installer
en Oisans à La Grave, et de vous proposer des ascensions
dans ce massif à la fois rude et lumineux, immense
et contrasté.
Nous y serons d’ailleurs plus montagnard qu’alpiniste
!
Et nous serons «obligé» de prendre
notre temps et de profiter pleinement de nos montées
en refuge.
Ici, pas de «vite en haut, vite en bas »,
pas de remontées mécaniques pléthoriques.
Pour moi, enseigner ou faire découvrir
l’alpinisme, c’est avant tout réaliser
une ascension, sans passer forcement beaucoup
de temps à faire des gammes techniques au préalable.
Donc pas la peine de faire de multiples écoles, soit
disant pour se préparer à une ascension. Il
est plus judicieux de bien choisir un projet de course permettant
de toucher du doigt les situations ou le terrain posant problème.
Puis, un peu plus tard, de trouver un moyen pour aborder le
problème identifié.
Et par exemple, s’il faut apprendre a cramponner, il
est tout à fait possible de le faire tout en réalisant
une ascension, quitte à prendre un peu de temps, à
un moment adéquat pour quelques situations ou exercices
adaptés permettant d’expérimenter, de
sentir, comment mieux cramponner.
C’est l’expression anglaise : «
Learning by doing ».
Si l’alpinisme c’est réaliser
des ascensions de sommets, le
plaisir de faire
doit être au cœur de ces réalisations.
Et c’est en portant attention
à notre manière de faire que
ce plaisir sera décuplé, dans tous les domaines.
Pour cela, il faut déjà prendre le temps d’être
attentif aux milles petits détails qui constituent
la réalité de la préparation et de la
réalisation d’une sortie en montagne.
L’alpinisme est aussi une activité
sociale.
Nous faisons de la montagne ensemble, encordés. Et
cette notion est loin d’être anodine, car en s’encordant
chacun à un bout de la corde, c’est notre vie
que nous confions à notre compagnon de cordée.
Cet acte mérite largement que nous lui accordions toute
son importance.
« Faire ensemble »
nécessite d’emblée de consacrer du temps
à la définition du projet, avec de multiples
questions…
- Quel sommet, par quelle voie ? Pourquoi cette voie ? Pour
qui ?
- Quels savoirs et savoir faire sont nécessaires
pour la réaliser en toute quiétude ?
- Qui les possède dans la cordée et qui ne
les possède pas ?
- Cette course est-elle adaptée à la cordée,
à l’un et à l’autre… ?
- De quelle manière allons-nous la réaliser
? Qui passe en tête ou encore pouvons-nous l’envisager
en réversible, ou en « réversible bricolé
» ?
Et puis, dans le feu de l’action, il s’agit
aussi d’être en montagne, de s’immerger
totalement dans ce milieu si particulier et si riche…
en clair d’être poreux à
tout ce qui nous entoure.
Savoir associer « être en montagne »
et « faire de l’alpinisme »,
en ajustant judicieusement tous les détails permettant
de vivre une ascension en toute sérénité.
La tache est immense mais tellement enrichissante qu’elle
déborde forcément du simple cadre de l’alpinisme.
Paulo, Février 2006
Des questions et des réponses...
Et puis déjà quelques
personnes m'on posées des questions par mails... dont
voici la réponse.
Donc, n'hésitez surtout pas à me contacter.
Une questions de Jérôme...
sur le niveau des stages. Et comment déterminer
le niveau réel d’un alpiniste ?
Voici une question qui n’est pas simple à aborder…
1 - Bien sûr les réalisations et leurs
cotations donnent une 1ère information, par
exemple les courses que tu cites : Agneaux, Ailefroide ou
Neige Cordier, sont d’un niveau entre F et PD.
2 - Mais le grade d’engagement permet
aussi de compléter cette évaluation, car il
y a un monde entre les voies normales des Bans et de l’Ailefroide
Orientale, toutes deux PD.
En effet, plus ce niveau d’engagement est important,
plus le bagage technique mais aussi culturel de l’alpiniste
doit être important.
3 – Enfin, la manière de réaliser
une course est essentielle pour exprimer le niveau réel
de l’alpiniste. Plusieurs types d’expertise existent
: « être en tête, en réversible
ou en second », ou même « être
en tête et conduire une ou plusieurs cordées
».
Pour complexifier encore le sujet, nous avons tous des styles
de courses de prédilection, certains sont plus à
l’aise en glace, d’autres en rocher.
Et puis malheureusement notre aisance est soluble dans le
temps !
Une pratique occasionnelle ou en pointillés nécessite,
à chaque fois, de reprendre contact avec l’activité
à un niveau inférieur ou égal à
celui des réalisations antérieures.
Dans un autre registre, le niveau annoncé et la manière
de l’exprimer sont imprégnés d’Ego,
et tout cela est loin d’être anodin.
Peut être faudrait-il laisser plus
de souplesse à ce type de considérations et
de cotations, pour permettre de réaliser des ascensions
avec encore plus de sérénité et de plaisir.
Car de nouveau, c’est « la manière de faire
» qui détermine « le plaisir de faire ».
Il est plus facile de faire bien, de faire mieux quand on
maîtrise le sujet !
C’est pourquoi, je trouve très intéressant
et formateur de pouvoir expérimenter les différentes
places et fonctions dans une cordée, durant les séjours
d’alpinisme que j’organise.
Mais d’un point de vue pédagogique,
il semblerait que l’acquisition des connaissances et
la progression dans les apprentissages ne soient pas si linéaires
et formelles qu’on le souhaiterait. En particulier de
par les compétences transférables depuis d’autres
activités (comme l’escalade, le ski de randonnée
ou les sports d’endurance). Bref, ce n’est pas
vraiment simple !!!
Plus concrètement, peut être manque-t-il
un niveau intermédiaire entre les deux types de séjours
proposés, qui correspondrait d’ailleurs plutôt
au niveau d’engagement des voies envisagées.
Une solution …, la mise en place de séjours spécialement
dédiés à la découverte de l’activité,
au 1er pas en alpinisme, pour aborder sereinement les techniques
de base, sans aucun pré requis, dans des courses de
niveau F.
Puis, des séjours plus axés sur les réalisations
de courses de F à PD (l’organisation de cette
année).
Rendez-vous à la fin de cet été, pour
plus de clefs sur ce sujet.
Mars 2006
Des questions de Sébastien
K.…
« Je souhaiterais également savoir avec plus
de précision comment vous gérez le nombre de
participants. J'ai lu sur votre site que soit vous preniez
la tête d'une cordée unique, soit vous supervisiez
deux cordées autonomes.
A partir de combien de participants passez-vous a deux cordées
?
Comment évaluez-vous la capacité a évoluer
en cordée autonome ?
Comment séparez-vous le groupe dans le cas de cordées
autonomes et comment choisissez-vous le premier de cordée
?
Toutes ces questions viennent du fait que je vois souvent
de très longues cordées composées de
gens de niveaux physique et technique, d'ages, et d'ambitions
très différents, ce qui ne me semble pas être
l'idéal pour évoluer en tout
sérénité... »
Autonomie et « faire ensemble ».
Du point de vue de l’enseignement, une connaissance
approfondie du terrain me permet d’être plus attentif
et disponible aux différents participants.
Tout cela pour dire que je ne propose des séjours
d’enseignement d’alpinisme qu’a partir de
La Grave, et si je pars vers d’autres massifs
(ce que j’apprécie vraiment) ce sera uniquement
avec un groupe constitué et avec un projet construit
ensemble dans le registre de la réalisation.
Une belle transition pour dire que la notions de “faire
ensemble” (ce que tu appelles autonomie…)
est au centre de mes préoccupations, et d’ailleurs
je ne souhaite faire de la montagne, en pro ou en amateur
que dans ce registre.Ce “faire ensemble” recouvre
beaucoup de domaines :
- choisir et décider ensemble,
- être capable de savoir et de dire ce qui chacun
souhaite,
- construire un projet, “juste” et bien positionné
pour chacun mais aussi pour tous.
- en comprendre les impératifs en terme de connaissances
et de savoir faire techniques, de choix d’évolution
sur le terrain, (combien de cordées, qui avec qui
?),
- de s’investir dans la préparation.
Et puis il faudra bien un jour tordre le cou à cette
notion d’autonomie car en réalité : nous
avons toujours besoin des autres.
Une personne qui grimpe en tête a radicalement besoin
du second de cordée !
Pour la taille de la cordée.
Comme toi, je n’apprécie vraiment pas les cordées
trop importantes. Et ce trop commence à + de 3. En
fait, le plus possible, je constitue des cordées de
2 personnes, et soit je m’encorde avec l’une d’elles,
soit en tête, soit en second, soit (si c’est possible
et souhaitable) j’évolue à côté
sans être encordé.
C’est ce que j’ai beaucoup fait cet été
pour un séjour “Montagne de la Terre”,
justement dans le massif du Mont Rose
Ta question du nombre de participants.
Le nombre de participants dépend directement du projet
choisi, bien sûr de la difficulté technique de
la course, mais aussi de l’objectif global de ce projet
(réalisation on enseignement), du niveau de compétence
des participants, de la qualité de relation à
l’intérieur du groupe et avec moi (un groupe
d’amis…, des personnes que je connais déjà…).
Concrètement, j’aime bien évoluer avec
un groupe de 3 à 5 personnes max. Donc avec 2 ou 3
cordées.
Sur l’évaluation de la compétence…
Cela semble complexe de l’extérieur, mais en
fait cela se fait tout naturellement. Pour moi, c’est
d’ailleurs intégré de longue date à
ma pratique de l’alpinisme. C’est surtout, je
pense, une question de qualité de dialogue..
Une définition des objectifs et des rôles de
chacun est donc forcement nécessaire pour que l’implication
soit réelle dans les prises de décisions, immédiates
ou ultérieures.
C’est une forme de management ou de gestion de projet
relativement classique en entreprise.
Septembre 2005, dans un mail en direct de
Shimla en Inde.
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