Toutes les photos sont de Hansi Heckmair (talentueux photographe allemand) le nom ne vous rappelle rien ?
Elles ont été prise durant le Meeting international de Salewa en juin 2009.

En cette fin juin 2009, deux événements ont changé le cours de ma vie d’alpiniste et de guide de haute montagne.
Un dimanche…, dans les Bauge, j’ai suivi et marché attentivement dans les pas de Daniel Zanin, pour une randonnée méditative.
Puis, pour un Meeting International de Salewa, j’ai accompagné un groupe de dames des quatre coins de l’Europe pour « un voyage au Mont Blanc », une ascension en progression douce.
Un meeting pour explorer le versant féminin des valeurs de l'alpinisme.
Et nous sommes tous arrivés au sommet, en vivant des émotions extraordinaires.
Un nouveau projet au Mont Blanc était né.
Un séjour qui rassemble et concentre toutes mes expériences alpines et himalayennes les plus belles, pour encore plus de plaisir et de conscience.

Mais, où allons nous... ?
« Le voyage au Mont Blanc »
Première expérience vers un alpinisme en conscience
Ne soyez pas surpris. Je n’ai pas fumé la moquette et mon retour du Manaslu c’est bien passé !
Pour cette ascension du Mont Blanc, je vous propose simplement de changer un seul critère : notre rapport au temps, pour accueillir et vivre le mieux possible ce qui se passe.
Pour le rendez-vous : Dimanche…
Prendre le temps et profiter de l’ambiance montagne du petit village de Bionnassay, c’est se connecter avec la nature et la montagne. Simplement faire un pas de côté.
Welcome à l'auberge de Bionnassay.
Lundi…
Prendre le temps de monter au refuge de Tête Rousse, c’est avoir du temps pour préparer le mieux possible notre matériel et bien faire notre sac à dos. C’est se mettre en marche doucement, avec le plus de conscience possible.
Allo… La marche consciente, c’est quoi ça ?
« C’est simplement une démarche d’écoute et d’attention afin d’expérimenter notre présence à nous-même et au monde.
Elle nous invite à savourer l’instant présent dans toute sa plénitude, à être attentif à la respiration, à chaque pas, à chaque sensation, à la nature et aux autres… »
Faites juste un petit détour par le site de Daniel Zanin et laissez-vous imprégner par cette proposition particulière. Même moi, qui marche et grimpe en montagne depuis des lustres, j’ai découvert en sa compagnie des choses très fortes.
En cours de route, nous ferons même un petit détour vers l’arête des Rognes, pour passer en douceur de la marche sur sentier à un terrain plus escarpé puis à de l’escalade facile. La corde s’invitera naturellement à notre progression, il faudra en apprendre les subtilités d’utilisations. Une bonne préparation pour la suite du programme.
Au refuge, nous aurons le temps de nous reposer, de nous réhydrater et de profiter de l’ambiance haute montagne et de la présence très forte du Mont Blanc.



Mardi…
Prendre le temps de monter au Refuge du Goûter, c’est avant tout un gage de sécurité et de réussite. La difficulté de progression est réelle et demande toute notre attention, même si les difficultés techniques ou la dénivelée ne sont pas très importantes.
Un départ un peu matinal nous permet d’avoir les meilleures conditions possibles, car le gel nocturne fige l’ensemble de ce terrain très instable.
Nous arriverons ainsi de bonne heure au refuge pour une sieste réparatrice, idéal avant un départ très matinal le lendemain matin.


Mercredi…
Pour réussir le sommet, il nous faudra juste prendre un peu de distance avec le stress ambiant des autres usagé du refuge.
Prendre le temps de bien déjeuner puis partir le plus doucement possible au petit matin, maîtriser sa respiration et se concentrer sur ses pas, sont les clefs du succès.
Bonne nouvelle, la montée dans la neige sera plus simple que la veille.
Par contre, l’altitude supérieure nécessitera toute notre attention, pour ne pas faire d’efforts superflus et bien se protéger du froid, du vent ou du soleil.
Puis, il y a le rendez vous avec le soleil, la joie du sommet. Un panorama immense, le monde à nos pieds…
À la descente, nous aurons juste à rejoindre le Refuge de Tête Rousse que nous connaissons déjà.
Et, nous y serons forcément bien accueilli, presque chez-nous.



Jeudi…
Le lendemain, un réveil en douceur inaugure notre descente dans la vallée. L’Auberge de Bionnassay nous attends pour une bonne douche.
L’après-midi, un trajet en voiture nous dépose à Chamonix pour prendre le téléphérique de l’Aiguille du Midi et rejoindre le Refuge des Cosmiques.
L’aventure continue…, dans une ambiance radicalement différente !!!
Vendredi…
Au Mont Blanc du Tacul, je vous invite à découvrir un autre versant du Mont Blanc pour renouer avec l’expérience de l’altitude et des courses de neige.
Séparation en fin d’après-midi.



Niveau technique :
Voici un véritable
« voyage » en Haute Montagne… une semaine
d’itinérance de refuge en refuge pour atteindre
le plus haut sommet des Alpes tout en découvrant les
techniques de l’alpinisme.
C’est donc avant tout un stage d’initiation et
d’enseignement, avec comme "fil rouge" l’ascension
d’un grand sommet, le Mont Blanc.
Nous prendrons le temps d’aborder toutes les techniques
de progression et de sécurité nécessaire
pour en atteindre la cime. Des techniques que nous aborderons
progressivement, découvrant ainsi les différentes
facettes de la haute montagne et de l’altitude.
Mon expérience de l’enseignement et notre fonctionnement
en plusieurs cordées autonomes, sera le garant d’une
réelle progression vers l’autonomie, vers plus
de plaisir aussi…
une bonne forme physique est indispensable.
Mais surtout une expérience
minimale de l'alpinisme est obligatoire !
Il faut, au minimum, avoir effectué une ou deux courses
d'alpinisme en neige, de niveau F ou PD, avec une nuit en
refuge.
Une motivation pour apprendre les techniques minimales est
également nécessaire.
Bien sûr, si vous êtes déjà bien
à l'aise avec vos crampons, avec une bonne expérience
de l'alpinisme, vous progresserez d'autant plus facilement
en tête de cordée tout en étant pleinement
disponible au plaisir d'être là-haut.
Nombre de personnes :
Ce nombre est limité à 3 ou 4 personnes en fonction
du niveau des participants.
Les dates :
Elles se trouvent dans la page calendrier...
Les
prix :
| "Objectif Mont Blanc" |
5 jours |
| Prestation |
Prix |
| Encadrement ( 50% à régler
par chèque à l'inscription) |
500 EUROS |
| Evaluation du coût des refuges et
des remontées mécaniques, à régler
le 1er jour du stage, c'est une "vraie" caisse
commune. |
400 EUROS |
| |
|
| TOTAL |
900 € |
  
Une fiche
technique complémentaire est également disponible,
il vous suffit de me la demander par mail


Et oui, Chhotemba Sherpa était aussi avec nous au sommet.
Au 1er rang, le 2eme à partir de gauche
Du côté "des
usages de la profession de guide de haute montagne"
sur ce sommet bien particulier...
Vous avez certainement remarqué que
le nombre de participants de ce séjour était
différent des propositions habituelles
de la compagnie de Chamonix ou des agences (Allibert ou
Terres d'Aventure par exemple)...
Cette ascension du Mont blanc est réellement
pour moi, l'occasion de construire de vraies compétences
en matière d'alpinisme et de pratique de la montagne.
C'est donc bien "un stage visant à l'aquisition
d'une pratique autonome".
Je me sens donc particulièrement en
phase avec les recommandations de mon syndicat professionnel,
qui ont été voté le 4 décenbre
2004 à Pralognan, lors de l'AG des guides de haute
montagne.
Et, je souhaite du fond du
coeur que toutes les formes de pratiques de la montagne,
professionelles ou amateurs, puissent cohabiter harmonieusement,
même et surtout au sommet de l'Europe... un lieu hautement
symbolique pour tous !
Le texte officiel de la recommandation
:
" Il est recommandé
aux guides et structures proposant au grand public des activités
relevant des prérogatives du diplôme de guide
de haute montagne de respecter les usages professionnels
en matière d'encadrement, (par
exemple, pour le Mont Blanc, deux personnes encordées
avec un guide).
Notamment , les brochures et autres moyens d'information
proposant ces activités ne doivent pas prévoir
un nombre de clients par guide dépassant celui des
usages professionnels.
Le travail d'un guide avec
ses clients expérimentés et/ou qu'il connait,
de même que les stages visant clairement à
l'aquisition d'une pratique autonome ne relèvent
pas de ces recommandations, mais font l'objet d'une information
adaptée précisant le rôle du guide et
l'implication des clients ou stagiaires.
Les usages sont définis
par les compagnies et bureau de guides des massifs concernés
et/ou , si nécessaire par le Syndicat des guides."
Ma pratique
d'encadrement pour ce séjour (mais aussi le plus
souvent dans ma vie de guide) est donc une pratique d'enseignement
collectif, avec constitution de plusieurs cordées.
Je peux également choisir parfois d'évoluer
sans être encordé pour laisser encore plus
d'autonomie aux cordées sous ma responsabilité.
Je l'ai déja fait au Mont Blanc
et je vous dis pas la tête de mes collègues
qui en me demandant où était mes "monchus"
était consternés par la réponse "Ben,
y'a une cordée qui est là, juste devant et
l'autre est déjà au sommet !"
Accepter la diversité des pratiques est parfois un
art difficile !
Tant pour les "gardiens du temple" qui utilisent
les arguments sécuritaires pour préserver
leurs enjeux financiers... que pour les" marchants
du temple" qui ont sacrifiés depuis belle lurette
les obligations sécuritaires à l'autel de
leurs marges financiaires.
Je sais, c'est un peu dur, et un peu provo... mais c'est ce que je pense.

Le Mont Blanc depuis Saint Gervais
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