|
Dernière mise à jour le 11 février 2010.

Il y a le Mont Blanc et il y a la Verte…
Deux mondes bien différents résumés par une phrase célèbre de ce cher Gaston.
« …, à La Verte, on devient montagnard ».
Et c’est bien cet alpinisme classique que nous allons vivre en nous installant pour une semaine au Refuge du Couvercle.
Un camp de base d’une belle ambiance…
Une semaine pour nous immerger en pleine montagne, sans contact visuel avec le monde des hommes, véritablement hors du monde.
Beaucoup de courses sont possibles à partir du refuge, de difficultés et de style très variés et certaines sont particulièrement esthétiques.
A nous de choisir l’enchaînement optimum pour réussir nos merveilleux objectifs dans de bonnes conditions :
- L’Aiguille Verte
- Les Droites
- L’Aiguille du Jardin
- La Grande Rocheuse
Il ne sera peut-être pas inutile de prévoir un matériel de bivouac léger, pour vivre cette liberté immense de dormir en pleine montagne.
Pour La Verte et l’Arête du Jardin …
« Au fil de l’ascension, les vues sur l’ensemble du massif sont extraordinaires et le coup d’œil intime sur le profil de la face Nord des Droites unique, tout comme l’instant où l’on se dressera sur la pointe extrême de la Verte, loin au-dessus de la vallée. »
Le versant Talèfre des Droites est beaucoup plus confidentiel, avec le très bel itinéraire du contrefort oriental.
« Il passe à la montée par le couloir sud-ouest et le crête de l’éperon, franchit un ressaut rocheux pour conclure par une arête de neige tendue vers le ciel idéalement aérienne.
A mesure que l’on progresse, tout le versant Sud révèle ses trésors intimes, La Verte et les Courtes, s’élancent à l’assaut du ciel par-dessus la Mer de Glace, les Jorasses fendent l’espace tel un vieux steamer tandis que l’immense versant oriental du Mont Blanc se prend pour l’Himalaya ».
Après Rébuffat, de très belles émotions nous sont offertes par Jean-Louis Laroche et Florence Lelong dans son ouvrage de référence sur le massif du Mont Blanc.
Le programme.
Dimanche 4 juillet
rendez-vous à chamonix.
préparation du matériel et des vivres de courses.
Lundi.
Montée au refuge du couvercle et installation chez nous.
Du Mardi au samedi
Ascension à partir du refuge
Samedi
C'est le retour vers la vallée.
Le point sur la difficulté :
Pour le couloir Whymper : IV/AD+ à D
Long couloir, raide à la sortie (100 m à 55 °), rimaye souvent tourmentée. Le type même d’ascension en altitude, où les conditions d’enneigement et de gel déterminent le niveau de difficulté. Maîtrise du cramponnage.
Conditions favorables : plutôt en début de saison. A n’entreprendre que par d’excellentes conditions de gel. Il faut partir vers minuit, afin de descendre le couloir en neige non ramollie parle soleil. Course à éviter si elle est trop enneigée (avalanches) ou au contraire trop sèche (glace, chutes de pierres. Si l’on est trop tard au sommet, mieux vaut emprunter l’arête du Moine, longue mais relativement sûre.
Pour la traversée Aiguille du Jardin, Grande Rocheuse, Aiguille Verte…
IV/D inf
Longue course mixte d’altitude : couloir à 45, rocher 4c, arête aérienne cornichée, parfois très aigu (col Armand Charlet). La variété des terrain sous entend une adaptation permanente des tactiques de progression et d’assurage.
Descente par le couloir Wymper 600 m et 17 rappels !
Nombre de participants.
Nous serons un petit groupe de 4 personnes, soit deux cordées de 2.
Niveaux techniques.
Réalisation de courses AD/D, neige et rocher, en haute montagne.
C’est aussi un stage d’enseignement à l’alpinisme pour être plus à l’aise dans des courses de neige et sur des arêtes de niveau AD à D.
Le portage est important le premier jour. Puis, les courses se feront en aller/retour depuis le refuge
Hébergement :
Au refuge du Couvercle et dans un petit hôtel en vallée.
Nourriture :
En ½ pension au refuge.
Rendez-vous :
Le dimanche soir 4 juillet 2010.
A chamonix
Le prix.
Il se divise en deux parties…
- L’hébergement et la nourriture, les frais de guide.
c’est une caisse commune... organisée par les participants
- Les honoraires de guide.
500 Euros
à régler en
chèque, la moitié à
l’inscription et le solde le 1er jour du stage.
C'est un séjour calculé sur 5 jours d'honoraire et la dernière journée de guide est simplement offerte pour descendre tranquillement vers la vallée.
Les dates.
Du dimanche 4 au samedi 10 juillet 2009.
Pour s'inscrire.
C'est très simple, il
faut s'inscrire en ligne
puis m'envoyer un chèque d'accompte de la moitié
des honoraires. Et hop, c'est fait !!!
Mes choix pédagogiques.
Pour moi, enseigner ou faire découvrir
l’alpinisme, c’est avant tout réaliser
une ascension, sans passer forcement beaucoup
de temps à faire des gammes techniques au préalable.
C’est l’expression anglaise : «
Learning by doing ».
Si l’alpinisme c’est réaliser
des ascensions de sommets, le
plaisir de faire
doit être au cœur de ces réalisations.
Et c’est en portant attention
à notre manière de faire que
ce plaisir sera décuplé, dans tous les domaines.
Pour cela, il faut déjà prendre le temps d’être
attentif aux milles petits détails qui constituent
la réalité de la préparation et de la
réalisation d’une sortie en montagne.
L’alpinisme est aussi une activité
sociale.
Nous faisons de la montagne ensemble, encordés. Et
cette notion est loin d’être anodine, car en s’encordant
chacun à un bout de la corde, c’est notre vie
que nous confions à notre compagnon de cordée.
Cet acte mérite largement que nous lui accordions toute
son importance.
« Faire ensemble »
nécessite d’emblée de consacrer du temps
à la définition du projet, avec de multiples
questions…
Et puis, dans le feu de l’action, il s’agit
aussi d’être en montagne, de s’immerger
totalement dans ce milieu si particulier et si riche…
en clair d’être poreux à
tout ce qui nous entoure.
Savoir associer « être en montagne »
et « faire de l’alpinisme »,
en ajustant judicieusement tous les détails permettant
de vivre une ascension en toute sérénité.
La tache est immense mais tellement enrichissante qu’elle
déborde forcément du simple cadre de l’alpinisme.
Paulo, mars 2008
Un peu de documentation :
"Les 100 plus belles courses du Massif du Mont Blanc", par Gaston Rébuffat.
Plutôt collector, car la référence actuelle est devenu :
"Sommets du Mont Blanc" et "Ascensions au pays du Mont Blanc" par Jean-Louis Laroche et Florence Lelong aux Editions Glénat
Les topos de François Damilano : une mine d'informations, que vous pouvez commander en direct auprès de lui à JM Editions.
Un petit clin d'oeil à mes partenaires

Et les liens qui vont bien : Salewa, Asolo, Petzl, Beal, les
lunettes Adidas


|