"Au fil des 4000"
Les Grandes Jorasse
Une voie normale engagée !

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Dernière mise à jour, le mardi 22 juin 2010
Bad news... comme le refuge Bocalatte est encore interdit d'accès, nous irons vers le Mont Blanc par l'Arête du Brouillard.
C'est pas mal non plus...
Et voici une petite carte postale des lieux !

La voie normale des Grandes Jorasses

Les Grandes Jorasses représentent une pierre angulaire somptueuse de l’alpinisme. Il y a bien sûr la « conquête » épique de sa face nord, qui représente encore aujourd’hui une grande course très prisée. Il y a aussi le nom donné aux différents sommets de cette grande muraille, un beau clin d’œil à d’illustres grands anciens. Walker, Whymper, Croz, Hélène, Marguerite, Young.
Dans mon panthéon personnel, à côté de Tilman, j’apprécie particulièrement Croz et Young, deux personnalités marquantes.

Ce séjour plutôt court est entièrement dédié à l’ascension de la voie normale des « Grandes Jo» par le versant italien et le refuge Boccalatte. Un autre grand bonhomme…
Cette voie normale est loin d’être simple. Elle est cotée IV en engagement et AD en cotation technique.

Mais laissons la parole à Florence Lelong et Jean Louis Laroche dans leur livre de référence « Sommets du Mont Blanc » aux Editions Glénat.
« La tension est permanente : à cause des crevasses aux dimensions inhabituelles franchies sur des ponts d’aspect fragile, parce que le rognon rocheux semble fort raide sous le faisceau de la frontale, car il faut bien passer sous les gros séracs avant d’aborder le mixte des pentes terminales, et puis on doit pour redescendre refaire ce parcours semé d’embûches… en sens inverse.
Pour toutes ces raisons, ce sommet ne sera jamais galvaudé, même par sa voie dite "normale", où l’ensemble des techniques propres à l’alpinisme est indispensable de même qu’une bonne condition physique; malgré ses difficultés modérés, et vue sa longueur, elle s’apparente aux grandes courses.
Dans sa partie supérieure, après le rocher du Reposoir, la face offre deux possibilités d’accès au sommet : soit par l’éperon sud de la Pointe Whymper, rocheux, d’ailleurs appelé « Rochers Whymper », ou directement par le versant Sud-Ouest, terrain mixte commode, à l’aplomb de la pointe Walker."

Nous avons 4 jours à notre disposition, et nous choisirons les meilleurs pour l’ascension elle-même. Avec une journée pour rejoindre le refuge et reconnaître l’itinéraire du lendemain, un aller et retour au sommet, et une descente tranquille le lendemain.
La journée de plus sera utilisée le mieux possible, soit avant, avec une course en altitude à la 1ère benne versant Chamonix… soit après, pour profiter d’être en montagne et en Val d’Aoste.
Tout se décidera ensemble, le 1er jour au rendez-vous de Chamonix.

Le point sur la difficulté :
IV/AD.
« Course longue à dominante glaciaire, mais avec des passages rocheux en 3/3 c ; pentes raides et parfois exposées. La descente par le versant Sud Ouest de la pointe Walker présente des risques de coulées (pentes instables) et un passage sous des séracs ; elle impose un retour non tardif et on ne l’empruntera que par bonnes conditions de neige dure ; sinon descente par les Rochers Whymper (plus sûr) notamment en cas de brouillard. » (JLL)

Nombre de participants.
3 personnes. Soit 2 cordées de 2.

Niveau technique.
AD, en haute montagne.
C'est un séjour de réalisation de courses

Hébergement :
Petit hôtel à Chamonix, (dortoirs) et en refuges gardés du CAI.

Nourriture :
En ½ pension en refuge.

Rendez-vous :
Le mercredi 14 juillet 2010 à Chamonix

Le prix.
Il se divise en deux parties…

  • L’hébergement et la nourriture, les frais de guide.
    c’est une caisse commune... organisée par les participants
  • Les honoraires de guide.
    400 Euros à régler en chèque, la moitié à l’inscription et le solde le 1er jour du stage.

Les dates.
Du mercredi 14 au samedi 18 juillet 2010.

Pour s'inscrire.
C'est très simple, il faut s'inscrire en ligne puis m'envoyer un chèque d'accompte de la moitié des honoraires.
Et hop, c'est fait !!!

Mes choix pédagogiques.
Pour moi, enseigner ou faire de l’alpinisme, c’est avant tout réaliser une ascension, sans passer forcement beaucoup de temps à faire des gammes techniques au préalable.
C’est l’expression anglaise : « Learning by doing ».

Si l’alpinisme c’est réaliser des ascensions de sommets, le plaisir de faire doit être au cœur de ces réalisations.
Et c’est en portant attention à notre manière de faire que ce plaisir sera décuplé, dans tous les domaines.
Pour cela, il faut déjà prendre le temps d’être attentif aux milles petits détails qui constituent la réalité de la préparation et de la réalisation d’une sortie en montagne.

L’alpinisme est aussi une activité sociale.
Nous faisons de la montagne ensemble, encordés. Et cette notion est loin d’être anodine, car en s’encordant chacun à un bout de la corde, c’est notre vie que nous confions à notre compagnon de cordée.
Cet acte mérite largement que nous lui accordions toute son importance.
« Faire ensemble » nécessite d’emblée de consacrer du temps à la définition du projet, avec de multiples questions…

Et puis, dans le feu de l’action, il s’agit aussi d’être en montagne, de s’immerger totalement dans ce milieu si particulier et si riche… en clair d’être poreux à tout ce qui nous entoure.
Savoir associer « être en montagne » et « faire de l’alpinisme », en ajustant judicieusement tous les détails permettant de vivre une ascension en toute sérénité.
La tache est immense mais tellement enrichissante qu’elle déborde forcément du simple cadre de l’alpinisme.
Paulo, mars 2008

 

Un petit clin d'oeil à mes partenaires
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