"Objectif 8000"
Le Dhaulagiri, un des plus beau
8000 du Népal,
et en 2001, le souvenir d'une expédition particulièrement
heureuse avec mes conpagnons de voyage.
Au pays de l'oxygène rare...
Ils sont quatorze et ce sont des géants.
Des géants de neige et de roc,
immaculés et indestructibles.
Au pays de l'oxygène rare...
dernière marche avant le ciel,
ils nous accueillent au plus près des Dieux.
Du sommet, notre regard embrasse l'horizon des Hommes
et se perd au plus profond de nous.
Du pays de l'oxygène rare...
nous reviendrons...,
forcement différent !
Vouloir faire l'ascension d'un des plus hauts sommets de
notre planete, vouloir vivre l'expérience exceptionnelle
de la très haute altitude et assumer ce désir
égotique, n'a rien d'anodin et nécessite une
concentration d'efforts peu ordinaire.
En tant qu'alpiniste, ces frontières de l'innaccessible
me font rêver, bien sûr.
Mais c'est surtout en tant que Guide de Haute Montagne que
ces sommets me passionnent, et plus particulièrement...
-
La mise en place d'un projet en y associant
tous les participants,
- la préparation dans toutes ces composantes,
-
l'organisation de la logistique avec aussi
les impacts économiques & écologiques,
-
la gestion humaine d'une équipe
à la fois népalaise, tibétaine ou
pakistanaise et européenne,
-
un positionnement juste pour réussir
l'alchimie d'un groupe fortement solidaire, centré
sur un objectif commun,
-
la mise en place d'espace de décisions
partagées, expliquées, discutées,
-
vivre tout le bonheur d'être immerger
en haute montagne aussi totalement loin du monde mais
aussi radicalement en contact avec la nature humaine,
- en particulier, être capable de s'écouter,
de se ménager et de rester disponible pour les uns
et les autres,
-
mais aussi, être seul avec soi-même
et ouvrir des frontières invisibles...
- Puis, rentrer tranquillement à la maison avec
ou sans sommet,
mais tous ensemble et bien vivant !
On est loin de la réalité de l'alpinisme dans
les Alpes, et pourtant, il y a tant de point commun, de continuité
entre ici et là-bas.
Après de longue années d'apprentissage sur
d'innombrables sommets de 6000 ou 7000 m, après avoir
arpenter les Alpes sans soucis de frontières, de massifs
ou de saisons, je voudrais utiliser toute cette expérience
pour construire des expéditions à la hauteur
de mes rêves, des expéditions "heureuses"
où c'est le bonheur "d'être en montagne"
et de réussir un projet complexe, qui soude toute l'équipe.
Tout en étant guide de haute montagne, je
souhaite avant tout partager ces instants de vie "dans
cet air si léger" avec des compagnons
de cordée, des alpinistes vraiment "à
leur place" pour le projet de leur vie.
Forcement, celà nécessite quelques efforts de
la part des participants et pas seulement un gros chèque
pour se retrouver à l'aéroport.
Des effort pour se préparer, se rencontrer, pour que
le projet vive en chacun d'entre nous et qu'une équipe
se construise.
J'espère aussi être capable de refuser une inscription
(sans contrainte économique de remplissage) si l'expérience,
la capacité de vivre en groupe ou les motivations de
la personne me semble insuffisante.
En clair, je voudrais rester un simple guide, artisan dans
l'âme, et plutôt soucieux de professionnalisme
en montagne... mais, ni chef d'agence ni Everest Businessman
!
des projets continuent à mûrir doucement...
- vivre sereinement le Cho Oyu.
- retourner plus au Pakistan.
- Organiser une expé d'une dimension plus sportive,
par exemple, pour l'arête ouest du Makalu..., et renouer
avec l'expérience du Dhaula.
- Vivre une expé en amateur, sur un beau projet comme
la traversée du G2 en technique alpine !
- Me préparer et grandir suffisamment pour fêter
mes 50 balais face à l'Everest...

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