Thamserku Mountain Guide School


Dernière mise à jour le 30 décembre 2011

 

Et bien sûr, toutes les bonnes volontés, toutes les idées sont les bienvenues
pour m'aider à réaliser ce projet passionnant

 

Thamserku Mountain Guide School

Au printemps 2011, c’est déroulé au Népal le premier stage de Guide de Haute Montagne UIAGM pour des alpinistes Népalais, avec le soutien de l’ENSA de Chamonix et de l’UIAGM.
Dans le petit monde du tourisme de montagne en Himalaya et au Népal, c’est une véritable révolution : une formation aux standards occidentaux, sanctionnée par un
diplôme international mondialement reconnu.
C’est la reconnaissance de la valeur des acteurs népalais du tourisme et de la nécessité de formations et des diplômes de qualité dans le domaine de la haute
montagne.
A l’automne 2011 a été créé «Thamserku Mountain Guide School» pour soutenir cette initiative et pour préparer les jeune Népalais à l’examen d’entrée du diplôme de Guide de Haute Montagne.

Au Népal, si vous interroger un porteur d’altitude, un sirdar d’expédition ou un «guide» sur la manière dont il a débuté sa carrière en haute montagne, vous serez surpris de constater qu’il n’y a pas eu de préalable à sa pratique professionnelle.
La première expérience de marche avec des crampons, d’encordement ou de remonter de corde fixe c’est faite dans le cadre du portage d’une charge, dans le cadre d’un travail rémunéré d’une expédition avec des étrangers. Sans réel apprentissage, parfois sous la surveillance de ces paires et avec une franche « émulation » toute masculine.
La première expérience de formation se fera bien plus tard, souvent avec le premier stage «Basic» NMA. Pour les plus chanceux, une formation (souvent courte) organisée par l’agence népalaise et encadrée par un guide de haute montagne occidental viendra consolider un peu ses acquis techniques.
Au Népal, tous les Népalais entrent directement dans le monde de l’alpinisme et uniquement par le biais d’un travail. Il n’y a pas de pratique amateur ni de construction progressive des savoirs et des techniques. Le plaisir de la pratique de l’alpinisme n’est pas le socle fondateur des métiers de la haute montagne, il n’y a donc pas de motivation profonde pour progresser, pour apprendre.
Beaucoup d’accidents sont liés à cette carence de formation et de pratique.
La méconnaissance des réalités du jeux alpinistique aggrave encore le gap culturel existant entre les participants occidentaux et les népalais qui travaillent en haute altitude.

Dans un avenir proche, la mise en place d’un véritable cursus de formation pour le diplôme de guide de haute montagne et sa reconnaissance par l’UIAGM vont modifier les réalités du marché des expéditions de manière profonde et irréversible.

Et il faut savoir qu'en France plus de 90% des candidats qui se présentent à l'exament probatoire de l'aspirant guide UIAGM sont issus d'un organisme de formation, CRET, UCPA, compagnies ou J&S.

Thamserku Mountain Guide School ?
Le nom résume parfaitement le projet.

Thamserku : c’est une initiative bien identifiée, dédiée à Thamserku Trekking et qui en valorise l’image et les compétences.
Mountain Guide : la cible est claire. C’est une formation destinée aux futurs guides de Haute Montagne UIAGM, qui seront formés au Népal par les Népalais.
School : c’est une vraie école avec des objectifs, des choix pédagogiques, un programme d’étude, des élèves et des professionnels/enseignants.

Les objectifs de l’école :

  1. Préparer les candidats à l’examen de probatoire d’aspirant guide UIAGM et pour cela, former des alpinistes autonomes.
  2. Former les futurs guides de l’agence Thamserku, par une formation en alternance au métier de guide.

Puis en objectifs complémentaires :

  • Promouvoir la formation de guide de Haute Montagne UIAGM au Népal.
  • Rendre la formation de guide accessible malgré des clivages de statut ethnique, économique ou d’éducation. Pour les jeunes Sherpa des vallées laissés pour compte, pour les ethnies hors cadre.
  • Construire et mettre à disposition de Thamserku Trekking une base de données techniques et cartographiques sur les sommets du Népal.
  • Explorer de nouvelles régions, de nouveaux sommets.
  • Valoriser les réalisations des alpinistes népalais, en amateur.


Un lever de soleil de rêve, pour un avenir radieux...

Quel pérennité pour l’école ?
C’est un projet qui se construit dans la durée et qui se veut (dès le départ) viable sur le long terme.
Cette pérennité doit s’appuyer sur une gestion économique précise, une rigueur de fonctionnement et des ressources financières dynamiques. Ce travail de gestion et de recherche de financements est l’un des postes clefs de l’école.
Dans le domaine pédagogique, il s’agit de construire une équipe de formateurs qualifiés, investis dans leur mission et proches des institutions extérieurs (NNMGA, NMIA, NMA ministères).
La construction de programmes, d’outils pédagogiques doit être au centre des préoccupations de l’école et de l’équipe des enseignants.

Recherche de partenaires…
La difficulté (l’impossibilité) de financement de la scolarité par les élèves est une donnée incontournable de la réalité népalaise actuelle C’est une part importante de ce projet d’école.
Il y a les partenaires techniques, par exemple Salewa, Asolo ou Petzl... qui peuvent participer en dotation de matériel.
Les partenaires organisateurs d’expéditions : TO occidentaux (Français, Anglais, Espagnol ou Allemand)
Ou des sponsors du monde de l’industrie, de l’enseignement ou des ONG.
Il est également possible de mettre en place une forme de sponsoring des élèves par des alpinistes étrangers, une forme de parrainage.

Programme et choix pédagogiques
Le programme d’enseignement de l’école est basé :

  • sur les critères de sélection pour le probatoire d’aspirant guide UIAGM,
  • sur les compétences que doit acquérir un alpiniste en haute altitude
  • et sur la construction d’une expérience professionnelle.

L’organisation de l’enseignement est en lien direct avec la réalité du monde des expéditions et du travail de guide de haute montagne en Himalaya.
S’agissant d’une formation technique avec des élèves déjà adultes, les cours magistraux seront limités et remplacés par une implication des élèves dans la construction de leurs savoirs et l’acquisition des connaissances (le concept du «Learning by doing»).

Les différentes formes d’organisation de l’enseignement.

  1. Des cours théoriques à Kathmandu, sur divers sujets.
  2. Des recherches et des dossiers à faire, en utilisant les moyens actuels (internet, livres).
  3. Des cours de langues, en Anglais (si nécessaire) et de manière optionnelle en Français/Espagnol ou allemand.
  4. De l’escalade sur murs et en milieu naturel dans les environs de Kathmandu : « Basic Rock Climbing » in the Kathmandu Valley.
  5. Des séjours d’escalade en milieu naturel dans des itinéraires de plusieurs longueurs (avec équipement de nouvelles falaises) : « Advanced Rock Climbing »
  6. Des itinéraires de trek à découvrir et à structurer pour ouvrir l’accès à de nouveaux sommets, par exemple dans le Jugal Himal : « Trek Exploration »
  7. Un premier stage d’alpinisme sur le terrain : « Winter Training in Langtang», pour aborder les bases de l’alpinisme, gravir un premier sommet et découvrir la cascade de glace.
  8. Des «Training Expedition» pouvant comporter des thèmes spécifiques (pose et utilisation de cordes fixes, traversée de sommet, exploration, ouverture).
  9. Des « Job Expedition» avec des clients, sur des sommets plus ou moins classiques, plus ou moins hauts dans le cadre d’expéditions encadrées par des guides UIAGM occidentaux.


Un clin d'oeil à la nouvelle génération de guide Népalais. En tête de cordée !!!

"Admissions are open"
La petite brochure qui a été distribué au Népal... à partir de fin décembre 2011.
Des élèves vont-ils se présenter ? Le projet va-t-il réellement démarer ?




«Training Expedition», des formations sur le terrain.
Il s’agit de permettre aux étudiants de vivre une première expédition, de se confronter à la réalité d’une ascension, préparée et vécu pour soi, entre stagiaires.
Le sommet est bien identifié et il s’agit de réussir l’ascension dans de bonnes conditions, en cordées autonomes et sans corde fixe.
L’expédition est organisée par les stagiaires, avec la gestion d’un budget précis et l’obligation d’en faire un compte-rendu écrit, qui alimente le site web de l’école et la base de donnée technique.
L’altitude est peu importante, 6000/6500 m, et le niveau technique est abordable (AD). L’expédition est le support pratique de plusieurs enseignements complémentaires.
En complément de la formation sur l’alpinisme et sur la préparation d’une expédition, cette première expédition débouche sur un travail sur le road-book de l’itinéraire.
Plus concrètement, cette première «training expedition» pourrait avoir comme objectif l’ascension d’un sommet vierge dans la vallée de Phu, l’Amotsang.
Pour la suite, les idées de sommet (et de formation associée) ne manquent pas.

Par exemple :

  1. le Bijora Hiunchuli pour apprendre à poser des cordes fixes et/ou réaliser l’ascension en technique alpine.
  2. le Kumjungar Himal pour vivre une traversée d’arête facile,
  3. l’enchainement des Chulus pour une traversée plus technique,
  4. les Raksa Urai pour un voyage dans le «Fare» Ouest,
  5. le massif des Gorak Himal pour faire de l’exploration.

Mais aussi sur d’autres sommets plus techniques, illustrant ainsi le savoir faire acquis. C’est l’émergence des premières expéditions «de difficulté» réalisées par des Népalais.


Chala, vraiment loin de tout...

Les «Job Expedition», une forme de stage en entreprise.
Les élèves sont employés comme stagiaires dans une vraie expédition, en tant que porteur d’altitude «junior» (HAP), durant le printemps et l’automne.
Il reçoivent une rémunération (environ ½ ou 1/3 du salaire et du bonus normal.) Ils conservent leur statut d’étudiant et le chef d’expédition (un guide UIAGM occidental) est responsable de sa formation. Pour cela, il est nécessaire de bien choisir, au sein de TT, les expéditions (et les guides) pouvant accueillir un stagiaire. Il serait souhaitable de mettre en place un accord avec les TO étrangers, pour qu’ils soient véritablement impliqués dans ce projet. Par exemple : Allibert ou Stages Expés, Amical Alpin, les Espagnols. Ce peut être également, un chef d’expé individuel client de longue date de l’agence.
Pour un souci d’apprentissage progressif du métier, il s’agira en priorité des Trekking Peak classiques, puis des expés plus longues sur des sommets de 7000 et enfin, d’une expé sur un 8000. Un compte-rendu à chaque fin de stage est obligatoire.

Niveau de recrutement, âge des candidats.
Les candidats doivent être majeurs, avec un âge compris entre 18 et 22 ans.
Ils ont l’expérience du trekking et sont motivés pour aborder la haute montagne et les expéditions.
Ils sont (à priori) débutants en alpinisme. Ils parlent et écrivent l’Anglais (il sera peut- être nécessaire de définir un niveau minimal).
Le premier recrutement devrait se faire par le canal interne de l’entreprise, Thamserku Trekking. Par exemple en informant les employés des possibilités de formation mis en place pour la nouvelle génération : pour leurs enfants, leurs familles, leurs relations proches (amis,village ou ethnies).

Durée des études.
En prenant en compte l’énoncé des pré-requis pour le probatoire de l’aspirant guide, les études se dérouleront sur une année civile, de Janvier à Décembre. Avec une fin qui coïnciderait avec la date de l’examen du probatoire (à priori en fin d’année). Des périodes de vacances sont aussi à mettre en place durant la mousson ou la période hivernale.

Nombre d’étudiants.
Pour la première année de recrutement en 2012, le nombre d’élèves est réduit pour faciliter la mise en place et l’expérimentation des formations : soit dix personnes, hommes ou femmes.

Examen
A chaque fin de session (au printemps et à l’automne) un examen est organisé. Il reprend les formes de sélection du probatoire. Il permet d’évaluer les progrès de l’élève tout en étant une préparation pour le probatoire.

Locaux de l’école
Disposer de locaux adaptés et confortables est une condition nécessaire au développement et au rayonnement d’une école. Ils permettent également de rendre disponible et visible les compétences développées.
Le siège de l’école se situe dans les locaux de la Pasang Lamu Mountainering Fondation, à proximité immédiate du mur d’escalade.

Communication et site internet.
Un site Internet est indispensable pour la communication de l’école.
La plus grande partie de l’information en direction des futurs élèves et de la communauté du tourisme et de l’alpinisme au Népal doit se faire à partir du site.
C’est aussi la vitrine de l’école pour l’extérieur. Elle se doit d’être en Népali, en Anglais, peut être aussi en Français et en Espagnol, (en fonction des partenaires de l’école).

Planning prévisionnel 2012

  Activité Lieu
Mars/Avril 1er expérience d'expédition, le Ganchempo Langtang
Avril Job Expedition Different place
Mai Job Expedition Different place
Juin "Training Expedition", L'Amotsang Amotsang, Phu
Juillet Vacances !  
Août "Summer Experience", La traversée du Bhrikuti Mustang
Septembre Job Expedition Different place
Octobre Job Expedition Different place
Novembre La Kora de L'Ama Dablam Khumbu
Decembre Ice training Rolwaling


Tout au fond du Langtang, lors de l'ascension du Gurkarpo Ri


Des sommets à découvrir, loin des foules...


L'emplacement du camp de base du Pokarkang, une des clefs pour rejoindre l'Amotsang et une vallée bien cachée.
La "Very lost Valley" de Jocelyn Chavy ! (Tu viens avec nous, le Joce ?)



Un travail indispensable avec les nouvelles cartes du Népal

«Training course, a new route in alpine style
on Amotsang 6392 m, in the Damodar Himal».

Une idée du projet
L’objectif est de réaliser l’ascension d’une nouvelle voie en style alpin. Une expédition organisée entièrement par les stagiaires, de A à Z...
Le choix d’un sommet d’un massif secondaire permet de sortir des sentiers battus et d’être à priori seul sur la montagne.
C’est aussi la valorisation de la pratique de l’alpinisme en amateur, sans corde fixe.

Nous aborderons :

  1. La préparation de l’expédition, à Kathmandu, avec une répartition précises des taches.
  2. La progression en neige et glace, sur une arête cornichée, à la montée et à la descente, en cordée de deux.
  3. Et tous les aspects de gestion et conduite d’une expédition sur le terrain.

Au retour, réalisation du topo guide complet sur le sommet et du compte rendu de l’expédition, avec des photos, pour le site de l’école.
Article dans la presse népalaise...

En complément, à notre passage à Phu, nous en profiterons pour repérer les possibilités d’escalade à Kayang ( entre Phu et Meta) pour préparer une prochaine expédition Escalade pour équiper une falaise de plusieurs longueurs.

01, Preparation Day in Kathamndu
02, Drive to Besi Sahar  and to Jagat
03, Trek to Tal
04, trek to Dhanagiu
05, trek to Koto
06, trek to Meta
07, trek to Kayang, rock climbing
08, trek to Phu, rest
09 trek to middle camp
10, trek to Pokarkang BC
11, trek to Amotsang Valley
12, trek to Amotsang BC
13, to 22, 10 days training and climbing period
23, back to Amotsang BC
24, Trek to Pokarkang BC
25, Trek to Phu
26, Trek to Meta
27, Trek to Temang
28, Trek to Chamje
29, Trek to Jagat, jeep to Bulhbule, bus to KTM
30, Cleaning day in KTM

 

D'autres projets pour l'école...


Et bien sûr, c'est une invitation pour Nemo et PierOl, compagnons du Manaslu.

Advanced Climbing in Langtang

Il s'agit d'un "lacher de grimpeurs" dans la vallée du Langtang pour équiper de nouveaux itinéraires d'escalade de plusieurs longueurs.
L'objectif est de constituer des cordées internationales avec les étudiants népalais de TMGS et de grimper un max dans tous les niveaux et tous les styles de grimpe.
Vous êtes tous invités !!

 


Mais connaissez-vous les sommets d'en face ???

Un petit clin d'oeil à mes partenaires
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Et les liens qui vont bien : Salewa, Asolo, Petzl, Beal, les lunettes Adidas

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Mais aussi avec Triple Zero pour les duvets, CILAO pour les sacs à dos, les baudriers light.

Et bien sûr, l'IFREMMONT pour son soutien et suivi médical.

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