Cette page est dédiée
à mes compagnons de voyage, qui m'ont permis de vivre
cette très belle aventure.

Sur le plateau du Baruntse, en fin de
journée.

Mais aussi, le paysage serein du Solu
Khumbu
« TOUT
PEUT ARRIVER »... avec le vol de Lukla. !!!
Mais, je ne pensais pas que cette petite phrase sibylline
dite à notre 1er briefing à l'hôtel allait
devenir aussi criante de vérité et s'appliquer
à l'ensemble de notre voyage.
Car tout nous est arriver ou presque et,
dans le confort de l'hôtel Hyatt, si loin du Makalu,
je ne crois pas que cette phrase pouvait illustrer la réalité
de ce qui nous attendait.
- Nous nous sommes posé à Phaplu
au lieu de Lukla.
- Nous avons fait un trek sans notre équipe népalaise
et sans Sirdar.
- A Kote, nous nous sommes aquité un droit de passage
maoïste, qui ressemble de plus en plus à du
racket.
- Alain a même réussi a planquer
un MAM sérieux jusqu'au camp de base du Baruntse,
où nous avons organisé une évacuation
par hélicoptère. Super le téléphone
satellite ! Merci Marika, de la logistique Terdav...
- Marie-Christine aura sa journée
de moins bien en traversant le West Col, l'endroit idéal !
- Nous dormirons même a l'endroit le plus haut et
le plus engagé de l'itinéraire, juste entre
les deux cols !
- Daniel c'est fait des bosses partout
mais sans rien se casser, OUF.
- Dans un lodge du bout du monde, Luc a
joué le joli coeur avec une belle et jeune Sherpani,
et nous avons réussi à le rapatrier d'extrême
justesse !
- L'appareil photo d'Hervé c'est
envole de sa tente à Tashigaon. Pas cool !
- Nous avons dormi sur une véranda à Num
car l'étape était trop longue pour les porteurs
et la dernière montée redoutable.
- Véronique a été tellement secouée
dans les jeeps pour Tumlintal qu'elle en est tombée
malade.
- Et pour finir en beauté, Luc a
retrouvé un string rose dans son sac !
Mais tout c'est bien passé
et nous avons vécu une très belle aventure !!!

Toute l'équipe au Tragsindho La, pour un petit thé
au soleil, la vie est belle.

Dans le Solu Khumbu, un habitat dispersé
et une campagne très cultivée. C'est un étage
climatique où il fait bon vivre.

Toujours de l'ambiance mais dans un
environement nettement plus rustique.
Il pleut et le lodge a quelques gouttières !
De Phaplu à Lukla
Nous avons commencé notre périple
sur les chapeaux de roues !
Tout était pourtant bien calé et les bagages
bien ordonnées. Mais le ciel en a décidé
différemment.
Nous embarquons au petit matin à la volée, laissant
même Temba notre Sirdar sur le tarmac de l'aéroport.
Il fallait gagner du poids pour un vol qui s'annonçait
mouvementé !
A la place de Lukla, notre petit coucou c'est posé
à Phaplu... mauvais temps sur les hauteurs, atterrissage
impossible à Lukla.
Nous attendrons jusqu'en début d'après-midi
avant de décider définitivement de partir en
trek directement depuis Phaplu à la découverte
du Solo Khumbu.
Heureusement, nous avons tous nos affaires de trek, mais aucune
personne du staff. Il nous faudra donc nous débrouiller
avec mon népalais rudimentaire et nous trouverons bien,
en chemin, des lodges pour nous accueillir.
Prem, un ami sirdar d'Adventure 6000, nous recrute quelques
porteurs et vogue la galère.
En avant pour une immersion rustique dans le Solu
Khumbu.
Un Solu qui se remet doucement de la récession touristique
liée à la quasi fermeture de la route Jiri/Lukla
pour cause de présence maoïste. Ce fut un trek
bien particulier, où nous n'avons croisé aucun
touriste et qui nous a permit d'inaugurer notre nouveau statut
de nomade et de construire un vrai groupe en partance vers
les hautes vallées.

Le travail dans les champs près
de Phaplu.
Deux style des lodge, l'un dans
le Solu, et l'autre un peu plus haut dans le Khumbu.

Une pancarte un peu hallucinante, car
pour rejoindre l'Arun, il nous faudra presque 15 jours !

Un lieu très agréable,
la gompa de Tragsindho...

Et la porte vers le Mera, directement
au col. Une halte s'impose...

Avec une invitation pour découvrir
d'autre visage du Solu Kumbu... et un sommet imposant le Numbur.
Lukla to Kare
De Lukla pour franchir le 1er col, la marche est
haute, + de 1700 m de dénivelée avec un passage
à 4600 m. C'est d'ailleurs la principale difficulté
pour rejoindre la vallée de l'Hinku et le camp de base
du Mera.
Avec une question clefs... "Quel itinéraire
choisir ?"
Un itinéraire qui soit à la fois agréable
et permettant une acclimatation progressive.
Notre hors d'oeuvre dans le Solu Khumbu, nous y avait plutôt
bien préparé...

Ambiance pluvieuse ce soir au camp à
Chautanga, juste au dessus de Lukla.

"Et Luc, il avance pas ce guide,
on'se casse ?"

Pas vraiment beaucoup de place à
Kharki Teng au dessus de Chautanga. le 1er col est juste au
dessus.

Bishal, toujours aussi adorable... mais
c'est pas facile d'être Rai et le préféré
du patron, dans une équipe sherpa.

Au Zatrwa La, il y a même une
petite lodge, tenu par une jeune fille Rai qui a la pêche.
Le lieu est quand même sacrément isolé
et rustique.

A Tuli Kharka ou encore Chetrabu, un
lodge a été construit entre la saison du printemps
et celle d'automne.
Les choses changent très vite, cela va modifier radicalement
nos manières de faire.
Et je n'ai pas hésité une seconde... tous au
lodge plutôt qu'en tentes, car nous sommes dans le début
de notre acclimatation.

Un lieu surprenant, une petite gompa
perdu au milieu de nul part.

A Tangnag, où nous aurions bien
aimé dormir dans un lodge, toujours pour mieux s'acclimater.
Mais, ils étaient tellement rustiques que nous avons
préférés la tente.

Notre camp de Kharé avec vue
sur le Mera Peak.
Nous ferons une journée de repos à cet endroit
et en profiterons pour vérifier l'ensemble du matériel.

Le Mera.. .aux douces lueurs du soir.

...Et Vero est bien pensive, ce matin, au dessus de Kharé.
Quelques mots de mon carnet de route.
« Khare...
Tous les groupes vont jeter l'ancre dans une baie
accueillante, où les petites maisons des hôtels
pour porteurs se sont agglutinées. Les tentes des différents
groupes forment de petites taches de couleurs vives... il
y a surtout beaucoup du monde.
De notre cote, nous avons échoués juste en face,
sur une île déserte, une petite prairie d'herbe
rase pas très loin du torrent. Un havre de paix, aux
pieds des montagnes immenses, pour un face a face sans artifice.
Une question restait en suspend.
Quand était-il judicieux de faire relâche, pour
une journée de repos salutaire ?
Tout le monde souhaitait plutôt continuer notre cheminement
vers les hautes terres en profitant des vents favorables :
la forme étant au rendez-vous.
Mais contre toute attente, a cause de mille détails
et au risque de bousculer certains, le "Skipper d'altitude"
a décidé de profiter de l'instant, de prendre
le risque de s'abandonner à la quiétude des
lieux, de ce lieux unique.
Demain sera une journée au port, remplie de ces milles
petits riens qui précèdent les grands départs. »

Du sommet du Mera, avec le Chamlang
et le Makalu.
La petite croix indique notre prochain objectif, le West Col.
L'ascension du Mera

Sur le plat du glacier, en route vers
le Mera La, il fait grand beau et tout va bien.

Pour montée au camp d'altitude,
pas de souci pour la trace, sauf que plus haut, c'est une
trace Sherpa "dré dan'le pentu".
Et tout le monde se balade les mains dans les poches... Surprenant
!

Dis Fred, t'a vraiment l'air d'un géant
!!!
Pour plus d'informations sur le Mera,
voir la page « topo »...

L'autre versant du Mera, depuis la descente
de Tuli Kharka, la rampe au soleil mériterait peut
être un peu d'attention.
Même si c'est l'éperon Ouest qui est le plus
hestétique, mais le rocher n'y est pas très
bon dixit les Ecossais qui en ont fait la première.
Dans la vallée de droite, d'autres voies semblent digne
d'intérêt, en particulier sur le Naulekh.
Nous avons eu de la chance !
La chance d'un temps splendide le jour du sommet. Grand beau
temps et pas de vent... un vrai « Summit
Day ».
La chance aussi d'être seul, au camp d'altitude et durant
toute notre ascension.
Ce fut vraiment une journée exceptionnelle et nous
avons tous atteins le sommet.
A l'inverse de la quasi totalité des groupe qui
« font » le Mera, notre équipe
de cuisine n'est pas montée au camp d'altitude à
5800 m.
J'ai préféré la préserver un peu,
notre route vers le Makalu est encore longue et exigeante.
Mais aussi je pense que la vie en altitude (s'installer
au camp, faire de l'eau, préparer son repas) est une
composante importante du plaisir d'être en expédition.
Nous avons tous atteins le sommet en petites cordées
de deux, pour continuer à explorer cette notion
de cordée en Himalaya.
Et cela c'est plutôt bien passée !
Avec beaucoup de solidarité et de plaisir malgré
la tache à accomplir, à la fois complexe et
exigeante. Phurba Sherpa, un jeune porteurs
d'altitude, et Mingma, un kitchen boy, nous
ont même rejoins depuis le camp de base pour effectuer
l'ascension de leur 1er sommet... encordé
ensemble, bien sur.

La vue depuis le sommet est grandiose.
Le sagarmatha paraît tellement proche.
Un peu de réflexion...
Du côté de la progression alpinistique,
il est intéressant de remarquer que les « usages »
s'accommodent parfois remarquablement bien des contraintes
d'organisation et de sécurité !?... en étant
totalement incohérent.
Cette ascension du Mera se compose de 3 parties sur glacier
bien identifiables :
- De la langue glaciaire jusqu'au Mera La
- Du Mera La jusqu'au camp d'altitude à 5800 m
- Du camp d'altitude jusqu'au sommet.
Ces différentes parties sont identiques d'un
point de vue sécuritaire, car elles se déroulent
toutes les trois sur un glacier enneigé, faiblement
crevassé.
En Europe, l'encordement
serait systématique pour tous, dans les 3 parties,
sans se poser aucune question.
| Au Mera, tout le monde évolue sans être
encordé du début du glacier jusqu'au camp
d'altitude. Et il est courant de croiser des porteurs,
namlo en bandoulière, sans aucun équipement...
presque les mains dans les poches. |
 |
Puis, pour la dernière partie de l'ascension, plus
besoin de porteurs, ni d'équipes de cuisine, nous voici
sur le terrain des Vrais Alpinistes.
L'encordement se systématise, même s'il est
caricatural (encordements fantaisistes, cordées mille-pattes,
matériel pléthorique).
Au sommet, la dernière difficulté est résolue
par l'utilisation d'une corde fixe. Mais,
est-ce encore de l'alpinisme ?
Au sommet, l'Alpiniste occidental devient Himalayiste,
quelque soit les moyens utilisés !!!

Depuis le camp d'altitude, qui me dira
encore que les glaciers ne sont pas crevassés au Népal
et sur cette voie normale du Mera !

Au sommet, toujours un bon moment, surtout
quand tout le monde à réussi.
Avec Marie Christine et Marie Thé.
Dans un autre registre...
Je ne pense pas qu'il soit judicieux
d'associer l'ascension du Mera et « la traversée
des 3 cols ».
Ce sont deux projets trop différents dans leurs conceptions
et qui peuvent même avoir des répercutions importantes
l'un sur l'autre (dans la gestion du temps, de la fatigue,
dans leur dimension psychologique...). Mais notre programme
était ainsi fait et j'ai juste essayé de choisir
le déroulement le plus adapté possible à
notre groupe, aux conditions... car il y avait plusieurs possibilités,
plusieurs stratégies possibles.

En remontant la vallée de l'Harun,
les plages de sable du Seto Pokari à 5072 m.

Une journée splendide avec de
grandes montagnes et un sentier très agréable.
C'est les vacances...

Mais tout n'est pas idyllique...

Et la suite nous réservera quelques
difficultés, plutôt fraiches !

Un des camps de base du Baruntsé,
juste au bord du lac à 5435 m... c'est haut.

Ma tente au camp de base du Baruntse
depuis lequel nous ferons encore un camp au pied du West Col
afin de
tenter de passer les 2 cols dans la même journée,
limitant ainsi le temps du séjour en altitude.
Mais rien ne se passera comme prévu !

Dans l'approche du West Col, tout le
monde arrive tranquillement pour nous laisser le temps d'équiper
la pente. On devine deux petits points à mi parcours,
dans le triangle de neige du West Col.
Et aussi un grand merci aux personnes qui se sont battus pour
faire la trace, a priori les membres des expés au Baruntse
qui étaient déja repartis à notre arrivée.
Et
voici le compte rendu d'une petite expé au Baruntse...
mais au printemps. très instructif !!!
Vers le Camp de Base du Baruntse
Normalement, la remontée de la vallée
se fait tout en douceur avec deux étapes très
agréables, loin de tout.
Mais nous avons frôlé la catastrophe !!!
Avec un MAM et une évacuation en hélico à
+ de 54000 m.
Nous voici au camp de base du Baruntse et Alain a un MAM sévère.
Je n'ai rien vu venir, ou plutôt je n'ai pas compris
que sa fatigue pouvait être la conséquence d'une
difficulté a s'acclimater et non pas de son ascension
du Mera.
Mais comment peut-on avoir un MAM avec si peu de symptômes ?
Ultérieurement, il nous a semblé que sa
prise de Diamox, dès le départ, a certainement
cachée une acclimatation difficile ou incomplète.Ce
qui alimente également le débat contradictoire
sur le Diamox et plaide pour une acclimatation naturelle.
C'est le choix que je préfère
!
Dans les Alpes, je déteste faire appel au secours...
Mais là, pas d'état d'âme : c'est
la vie qui est en jeu ! Les hélicos existent au
Népal, c'est même un vrai
business avec des rouagesà la népalaises,
nous sommes tous assuré pour cela. Et j'ai même
dans mon sac à dos un téléphone satellite !
Le Sherpani Col, que nous ne franchirons
pas, lui préférant l'East Col.
L 'ambiance du haut glacier du Barun est vraiment magnifique
avec de multiple ascensions possible, sans trop de difficulté.

Un East Col pourtant largement plus
raide, puisqu'il nous faudra y installer des cordes fixes
!
La flèche indique la possibilité de descendre
facilement en rappel. Les ancrages sont d'ailleurs en place.

Un porteur dans la monté du West
Col. C'est quand même un peu raide, et c'est pas vraiment
le moment de s'en mettre une.
Heureusement que les porteurs sont plutôt agiles et
débrouillards, mais ça craint vraiment.
« La grande traversée »
: West Col, East Col vers le Camp de Base du Makalu
Quelques mots de mon carnet de route.
Entre les deux cols : « Les états
d'âme d'un guide de haute montagne en Himalaya... ».
Il est presque minuit et enfin tout est calme dans ce camp
à plus de 6000 m, au milieu de nul part.
Un camp entre deux cols himalayens, trop haut, trop enneigé,
trop loin de tout. Sur ce plateau du Barun, une sourde angoisse
me broie la poitrine et m'empêche de dormir.
J'ai peur !
Peur du réveil demain matin.
Peur pour les porteurs qui dorment beaucoup trop haut dans
des conditions bien trop difficiles pour eux. C'est pure folie
que d'être ici, aussi fragile, aussi démunis.
Les conditions sont trop dures.
Dans la tente d'à cote, je surveille les moindres bruits
suspects.
J'ai peur pour Marie-Christine, qui justement aujourd'hui
était très fatiguée... et pour Marie-Thé
qui a trop donnée dans la montée du col.
Pourvu que tout ce passe bien demain.
Que c'est dures toutes ces réalités
de l'altitude.
Ce matin, au pied du West Col, c'est pourtant moi qui ai entraîné
tout le monde vers le haut... et je suis le roi des imbéciles !
Maintenant, il nous faut absolument passer le deuxième
col et redescendre le plus bas possible. Si possible faire
la jonction avec l'autre équipe de porteurs car la
cuisine va bientôt être à cours de kérozene
et de nourriture.
Que la nuit est longue..., j'aimerais être déjà
demain matin avec un soleil radieux au réveil et toute
la belle énergie des départs impatients.
Et le lendemain...
Dans la nuit encombrée des milles étoiles
tombant du ciel, la silhouette d'une bâtisse apparaît
enfin dans le faisceau de nos frontales.
Quelques drapeaux de prières confirment notre arrivée
au camp de base du Makalu.
Sous 10 cm de neige et avec la fatigue de la journée,
la rusticité extrême des lieux nous semble particulièrement
accueillante. L'étape a été rude et la
neige qui c'est mise a tomber dès la mi-journée
ne nous a pas facilitée les choses.
Nous n'avons entraperçu de la vallée du Makalu
qu'une montagne dans sa rudesse la plus extrême... partout
des pentes abruptes, des moraines gigantesques où le
sentier a bien du mal à se faufiler, des avalanches
monstrueuses à traverser, des sommets fantomatiques
aux lignes fuyant vers des cieux engloutis par les brumes.
Et tout en bas, un glacier sculptée par les roches
qui le recouvrent et qui encombre toute la vallée.
Il est 19 h, nous voici à la maison après une
journée exceptionnelle. Nous avons réussi notre
traversée, il ne nous reste plus qu'a récupérer
notre équipe de porteurs et à descendre vers
le Népal des hommes.

Dans la descente versant Makalu... nous
avons failli louper une remontée qui donnait accès
à de grandes pentes enneigées au dessus du glacier
du Barun...
il est déjà un peu tard et la journée
est loin d'être terminé.
Le lendemain tout le monde se retrouve
en une belle pagaille. Et ça fait du bien de prendre
une journée de repos.
Tout le monde est vraiment heureux et soulagé.

le Chamlang a changé de physionomie,
il est encore plus beau de ce versant.

Il suffit de passer le pont...
"Vas-y Marie-Thé, je t'assure" dit le guide
! N'importe quoi !

Une petite halte pour le repas de midi
dans un lodge agréable et tout neuf.
Il semble, que de ce versant aussi, l'économie locale
s'est remise en route,
et dans peu de temps l'ensemble du parcours pour accéder
au camp de base du Makalu sera équipé d'auberges..
Du Makalu a Tumlintar

Tashigaon, le premier village Sherpa,
"Makalu side", c'est super beau.

Tashigaon ko sherpani... Damned, Luc,
c'est belle maman !

Entre Tashigaon et Num, la quiétude
de la campagne népalaise. Par contre, les versant sont
vraiment très raides.


Depuis Chichira, 1980 m, la grande barrière
du Chamlang, 7320 m.
Peut être une prochaine expé, car c'est vraiment
une montagne superbe avec une belle histoire principalement
écrite par Doug Scott et ses illustres compagnons,
et personne ne s'y bouscule !

Notre dernière descente, même
si Tumlingtar est encore bien loin.

Mais une route est en construction...

Et nous prendrons donc la jeep.
Car, je déteste marcher sur une route avec des voitures...
Bon d'accord, on n'a croisé que deux bus locaux, mais
le lendemain on prenait l'avion.
Quelques phrases à la volée...
« On se croirait en Suisse, tellement c'est
beau ! »
« Aujourd'hui, nous quittons définitivement
le Canada !? »
Au sujet des trois cols.
Cet itinéraire est tout, sauf
un trekking !!!
Pour la personne en charge du voyage, qu'il soit pro ou amateur,
les responsabilités et la difficulté à
prendre les bonnes décisions seront bien supérieurs
à celle d'une expédition, même sur un
grand 7000.
Ce n'est donc pas un itinéraire a sous estimé
et il serait plus juste de parler d'une "Haute
Route" difficile et très engagée.
La compétence du Sirdar est très importante
et souvent difficile à évaluer, car normalement
c'est lui qui a la responsabilité de l'équipe
locale. Et ce n'est pas forcement sa tasse de thé,
encore agravé par des considérations ethniques
et de statut pas très cool.
Ce qui "oblige"
le groupe d'alpinistes a se préocuper aussi des porteurs
et de l'équipe de cuisine.
La saison idéale.
C'est un sujet délicat, tant il est directement
météo dépendant !
Mais, vue l'engagement du parcours
et la "nécessité" d'être accompagné
par une équipe népalaise, il est très
important de choisir la meilleur période possible.
Et c'est bien évidement celle du debut de l'automne,
le mois d'octobre. Et pas trop tard à cause du froid
et de la neige.
Bien évidement, il doit être possible de réaliser
le parcours au printemps, mais il me semble que l'enneigement
important rendra l'itinéraire encore plus difficile.
Et, la fréquentation étant plus limitée,
cela augmente d'autant l'engagement.
Seul intérêt du printemps, il y fera moins froid.
Et pourquoi pas à ski
et en autonomie sur 3 jours à partir du Camp des Japonais
? je suis vraiment sérieux !
le sens du parcours.
Encore un sujet complexe, car il faudrait avoir réalisé
le parcours dans les deux sens et dans les même conditions
pour être vraiment objectif.
Néanmoins, je pense que le sens Makalu/Khumbu est le
plus simple à organiser et à gérer, c'est
aussi le moins cher.
- L'embauche d'une équipe de porteurs compétents
et solides est plus simple versant Makalu.Les porteurs seront
d'ailleurs le plus souvent des sherpas. Il faut donc que
le sirdar soit aussi de l'ethnie Sherpa et si possible du
Makalu.
- Le tranfert de tous les bagages se fait facilement par
la route jusqu'à Hile. Puis en Jeep au dessus de
Tumlingtar. Ne surtout pas faire l'économie de cette
dépense !
- Le vol pour Tumlingtar est moins aléatoire que
celui pour Lukla.
- Toutes les pentes raides des trois cols se font à
la descente et c'est donc forcement plus simple. Il faudrait
peut être réactualiser le vrai Sherpani Col
au lieu du East Col. Car le sherpani Col me semble plus
facile.
- Il n'y a plus la nécessité d'organiser
une équipe de porteurs complémentaire, avec
un rendez-vous obligatoire de l'autre côté
et un surcoût important. La sortie par l'Amphu Labsa
résout ce problème de ravitaillement.
Les porteurs qui ont traversés les deux premiers
cols ne sont d'ailleurs pas obligés de franchir l'Amphu
Labsa, car ils peuvent descendre directement à Lukla
par le Mera La. Il me semble qu'ils préféreront
cette solution qui est aussi moins couteuse pour eux et
plus rapide.
- Pour nous, c'est plus simple de rejoindre une région
confortable que l'inverse, surtout à la fin d'un
itinéraire qui peut être éprouvant,
physiquement et moralement. Et c'est génial, car
à partir de Chukung, c'est le luxe total, douches
chaudes et bière à volonté..., ça
tombe bien, j'aime pas la bière et je déteste
l'eau !
Damned, il ne reste pas
beaucoup d'argument positif pour choisir l'autre sens de Lukla
à Tumlingtar.
Peut être le debut du parcours... qui est plus simple
versant Khumbu.
Encore faut-il faire le bon choix d'itinéraire... !
Rendez-vous à la page spéciale
consacrée aux différentes approches du Mera.
La construction de la route jusqu'à Num, simplifiera
d'ailleurs l'approche du Makalu Base Camp. Et les Sherpas
du Makalu vont certainement améliorer rapidement les
lodges de l'itinéraire.
Une idée en passant : Pourquoi
ne pas financer un beau lodge au camp de base du Makalu
(pas celui des Français mais
celui des trekkeurs), pour les touristes mais aussi
pour les porteurs, en mémoire de Jean-Christophe.
Le coin est sublime et les bâtisses actuelles sont
vraiment rustiques. Cela pourrait aussi être une
dynamique communautaire au bénéfice des
secours dans le coin. Faudrait en
parler à Katia... |
 |
Un peu d'histoire.
Encore à compléter, mais je
vais bientôt à la bibliothèque de l'ENSA.

Le topo des trois cols, du
Khumbu au Makalu.
Rendez-vous
dans la page spéciale Topo.
Techniquement, la cotation de la traversée du West
Col et du East Col peut être évalué en
cotation Himalaya à III/PD
en neige parfois avec un peu de rocher.
Bon voyage...
Ces informations vous ont aidées
à construire votre expédition ?
A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les
modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.
Paulo, décembre 2006.
Et bien sûr,
un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels

Et un dernier regard vers le West Col...

Ce voyage a été réalisé par Terdav,
avec qui je collabore depuis de très nombreuses années,
pour quelques expés exceptionnels.

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