
Et voici un image récente de cette arête du Gyajikang, qui va certainement devenir la voie normale de ce beau 7000 de la vallée de Phu.
Elle illustre l'expédition de Jean René Minelli et de ces compagnons à l'automne 2008.
Une très belle réussite puisque tout le monde était ensemble au sommet.
C'est aussi une belle innovation par la stratégie d'ascension choisie..., en progression continue et par paliers.
C'est
donc une "progression douce". Chapeau...
Un compte rendu est en préparation !

Une vue du Gyajikang et du Nemjung depuis
le Bhrikuti.

Voici une image rare.
Une vue de cette
très belle arête ouest du Gyajikang, nous sommes
ici dans la descente entre camp 2 et le camp 1, après
la réussite du sommet.
Une page du site présentait le
projet initial.
Mais nous avions relativement peu d'informations sur cette
arête Nord-Ouest dont c'était le premier parcours
intégral.
A visiter également, le site de Jérôme...
http://nepal2003.free.fr/
Et Nicolas Hougardy a écrit un
article pour la revue du Club Alpin Belge,
"Ardenne et Alpes n°118".Une autre vision et
d'autres mots...
J'ai particulièrement apprécié
la saison printanière au Népal. Il y fait nettement
moins froid qu'en automne, la qualité de la neige est
aussi plus simple et surtout il n'y avait personne !
La préparation
Pour une expédition au printemps, il était
particulièrement difficile de faire plusieurs rencontres
avant le départ.
Par contre, nous avons réussi à nous retrouver
tous à Lyon pour : se connaitre un peu, bien expliquer
le projet et finaliser l'organisation de l'envoi du fret.
Merci à Jeanne-Luce pour son acceuil...
Nous avons aussi beaucoup échangé par mail.
l'équipe
Suite à l'expédition précédente
au Nemjung à l'automne 2004, j'avais décidé
de limiter la taille du groupe à 8 personnes au total.
Et c'est une taille de groupe qui me convient bien,
à la fois assez réduite pour pouvoir facilement
prendre des décisions autour d'une table et avoir de
vrais relations entre les uns et les autres, mais c'est aussi
une taille déjà importante pour avoir une certaine
stabilité et être viable économiquement.
Et voici le portrait des artistes ! (Damned,
il me manque les filles !!!)


 |

Et bien sûr, Babulal le Sirdar, et Bikram... de Glacier Safari Trek |
.
Le compte rendu
Qu’il est bon de réussir
une ascension sur un grand sommet… et plus encore, arriver
le même jour, ensemble au sommet.
Cerise sur le gâteau, c’est aussi le 1er parcours
intégral de cette arête Nord-Ouest.
Nicolas sera le 1er belge au sommet, nous les 1er français.
Qu’il est doux de réussir, cette réussite
rejaillit aussi sur toute l’équipe népalaise
et c’est d’un coeur léger que l’ensemble
du groupe est descendu vers la vallée.
Bien sur, il y a toujours ce petit pincement au coeur à
l’attention de Catherine, bloquée au camp 2 par
des troubles de la vision.
Et, pour Jeanne Luce, dont les décalages de fonctionnement
sont pour moi incompréhensibles.
Il y a surtout toutes les incertitudes d’un itinéraire
inconnu qu’il faut défricher et équiper
pas à pas.
Il y a ce camp 1, beaucoup trop loin, et une météo
particulièrement désagréable plusieurs
jours de suite (neige a partir de 10 h du matin), avec une
journée épique où tout le monde bat en
retraite en se réfugiant vers cette tente du «
deposit » baptisée pompeusement “camp de
base avance !”
Puis, tout s’enchaîne très vite, presque
facilement…
Tout le monde se retrouve au camp 1, (sauf Jeanne Luce !)
, et nous montons tous ensemble au camp 2, pour le coup bien
placé. Avec Bikram, en fin d’après midi
nous terminerons l’équipement de la grosse bosse
de l’arête (un bel effort !). La route du plateau
est enfin ouverte.
Le lendemain un départ très matinal nous retrouve
sur les cordes fixes a la frontale, pour admirer, a la fin
des difficultés un levée de soleil somptueux
sur les Annapurna.
La chance nous sourit pour un Summit Day exceptionnel.
« Tenu en laisse » par notre "Bagé
Number One", Missel est d’une efficacité
redoutable pour faire la trace sur le plateau final, où
les crevasses laisseront des souvenirs impérissables
à certains !
On the Top, le beau temps qui persiste nous
incite a prolonger ces instants exceptionnels, nous sommes
seul au milieu d’une multitude de sommets et il n'y
a même pas de vent.
Puis la descente fut particulièrement efficace.
Du camp 2 directement au camp de base, qui pour l’occasion
est même descendu d’un étage, aux bergeries
de Saldé.
Et nous héritons ainsi d’une journée complète
de repos pour tout ranger et pour récupérer
un peu avant la descente dans la vallée.
Par contre, cette descente fut éprouvante pour Catherine,
dont les troubles de la vue ne se sont pas arrangés,
avec une situation pas vraiment simple a gérer….
Aurait-il fallu lui demander de descendre dès l’apparition
des 1er symptômes à son arrivèe au camp 2 ?
Mais l’aurait-elle simplement acceptée ?
Etait-il judicieux d’attendre une éventuelle
amélioration ?
Ensuite, j’accompagnerais le groupe jusqu’a Meta,
où nous avons rendez-vous avec Jeanne-Luce pour un
dernier bilan tous ensemble… Mais Naar ne lui ayant
pas plu (!) elle est descendue directement à Koto sans
plus nous attendre (pour un dernier décalage).
Dommage !
Et j’ai bien du mal a quitter le groupe pour remonter
a Phu, car tout le monde à trouver sa place et c’est
vraiment très agréable d’être ensemble.
Mais j’ai aussi besoin d’un peu de repos et aussi
de prendre de la distance en attendant Emmanuel et Denis.
Mon immersion à Phu va être particulièrement
radicale car je suis attendu par Sonam dans sa maison du haut
du village.
Le voyage retour du groupe se fera sans souci avec Babulal…
et les Bhrikuteurs seront au rendez-vous pour
une deuxième expé également
riche et intense.

Phu vue d'en haut.
C'est également la partie la plus ancienne du village,
avec certaines ruelles qui passent sous les maisons.

Après Phu en montant vers les
bergeries de Saldé, au fond le Lagula et le Chaco.
C'est cette vallée que nous remonterons pour rejoindre
le Bhrikuti, après l'ascension
du Gyajikang.
L'ascension en couleur...

Vous pouvez également retrouver photos et commentaires
sur le site perso de Jerôme.
http://nepal2003.free.fr/

Un moyen très pratique pour rejoindre le départ
de notre marche d'aproche, presque à Manang !
5 jours de plus à consacrer à l'ascension
mais surtout un dépaysement total.
Kathmandu au petit matin puis à 10 h, un paysage
de rêve au coeur des Annapurnas. |
 |


Une vue plongeante sur Phu... un univers
minéral d'une rudesse incroyable.
Les bergeries de Saldé.
 |
Ambiance tranquille pour le petit déjeuner.
Nous sommes vers 4600 m.
La petite bosse en herbes, juste derrière est presque
à la hauteur du Mont Blanc.
C'est par cette croupe herbeuse que nous rejoindrons le
camp de base.
Pas encore de sentier, mais il faut juste bien choisir
son itinéraire et ne pas suivre les porteurs, qui
eux "encapent dré dans le pentu" !
(... pour JL) |

La vue sur le versant Nord du Pokarkang.
Un sommet autorisé et un très bel objectif.

Et nos deux "Bagé"...
 Les trois grandes tentes Salewa...
la ronde c'est notre tente mess d'altitude,
la petite familiale c'était pour les népalais
de l'équipe d'alpiniste, "un vrai palace"
dixit Babulal.
Et la grande, la tente mess pour le trek |
 La partie du haut de la croupe pour
rejoindre le camp de base. Au fur et à mesure des
passages un petit sentier va se créer. |
Au camp de base
 Les grands replats à 5200,
idéal pour un camp de base. |

Petite neige au matin.
Derrière ma tente, le Chaco 6700 et le Lagula
Himal, vièrges tous les deux ! |

Y'a de la place pour s'installer.
Chacun est dans une tente individuelle. Un luxe très
appréciable.
Au dessus du camp de base, jusqu'au camp
I

Du camp de base, l'itinéraire
remonte ces grandes collines.
La marche y est très agréable, car le sol est
constitué de petits cailloux et de terre meuble.
Il nous faudra environ 3 h pour rejoindre la tente "déposit"
et le début du glacier.
A la descente, ça va super bien, en moins d'une heure,
c'est bouclée !

La tente "déposit",
qui sera également utilisée comme camp intermédiaire.
Initialement, il n'y avait pas de neige, juste des shistes
très meubles.
Un petit groupe de porteurs est monté jusqu'ici, nous
facilitant grandement la suite.
Le lieu est plutôt agréable et bien à
l'abri.
L'itinéraire remonte la croute vers le petit sommet,
puis bascule sur l'autre versant, rien de bien compliqué...
"Les banquettes de glace".
Très esthétique et qui permettent de contourner
la 1ère bosse de l'arête.
Ce sera la grande surprise de notre journée de
reconnaissance. L'itinéraire est plus facile que
prévu car il se déroule sur un petit trotoir
entre la glace et le rocher, versant ouest. |

A la descente, Missel assure Catherine...
Ouf, la partie glaciaire est bientôt terminée. |
Tiens, il me manque des photos du premier passage de rocher
un peu aérien et friable que nous avons équipé
de corde fixe pour faciliter les multiples passages...
A compléter donc !
 |
Un peu plus loin, au sommet d'une bosse. La vue sur
la suite... Pas de blem !
Les cailloux, juste devant, se contournent par la droite,
puis l'arête devient en neige et glace avec une
partie plus effilée que nous allons contourner
en descendant sur le glacier, avec un bout de ficelle
(50 à 60 m) à gauche de l'arête.
On devine la trace sur le glacier, et à la limite
du brouillard, un petit point : c'est encore une tente
de dépot, juste avant le camp 1. |

Ambiance Hamilton, pour la descente sur le glacier. Ni très long, ni très difficile, par contre
ça remonte à la descente !
Welcome au camp I...
Il était initialement sur un petit rebord de
rocher, en dehors du glacier et de la neige.
Un très bel emplacement, peut être un
peu étroit, mais nous arriverons quand même
à y caler nos 5 tentes. |
 |

Fin d'après midi, les brumes
se déchirent après une chute de neige, nous
permettant d'apprécier la suite de notre arête.

Autre tonalité et ambiance différente, Catherine
continue sa descente aux enfers...
Entre le camp I et le camp II

Une tente du camp I est encore
visible, de l'autre côté du sommet, sur
la banquette de neige.
le terrain est plutôt facile, sans trop de dénivellée,
mais toujours de petits sommets à traverser,
avec une alternance d'arêtes de neige et de passages
en rocher facile.
Pas de corde fixe, juste 40 m pour le confort à
la descente, presque à l'arrivée au camp
II. |
 |
 |

Dans les passages de cailloux, Catherine encore vaillante
à la montée... Puis à la descente
Missel a sorti la corde pour l'assurer. |

Un cheminement très agréable
en plein ciel.

Vers le bas... |

Vers le haut... |
 |
Une belle vue de l'ensemble de l'itinéraire,
prise à la descente.
Tout est tracé !
Après le dernier passage en rochers, une belle
arête de neige qui nous conduit à un gendarme
surprenant.
Puis l'itinéraire utilise des portions moins
raides en contre bas de l'arête, versant ouest
avec deux lacets jusqu'au pied d'une petite corde fixe.
Le camp 2 est juste derrière. |


Grosse fatigue, après la 1ère
montée de tout le groupe au camp 2.
Nous sommes juste au gendarme rocheux et il neige... comme
tous les après midi !
 |
Première montée en altitude et découverte
de l'itinéraire...
Comment tracer au mieux ?
Et où mettre le prochain camp ?
Il sera intaller au petit col avant la bosse finale. |
Durant la descente, au passage de la
petite corde fixe. Le camp I semble bien loin, après
le grand sommet.
Et pourtant, ce soir nous serons dans l'herbe du camp
de base de Saldé ! |
 |
 |
Max et Nicolas repartent du camp II lourdement
chargés.
Bikram, juste à la rimaye démonte la première
corde fixe.
Le camp II était intallé dans les pentes
de neige à gauche du col et juste au départ
des cordes fixes. |

Le camp II : de la place et une vue
superbe sur le massif du Peri Himal, du Ratna Chuli au Bhrikuti.
En route vers le sommet
 |
Michel redescend d'une petite balade
sur la première partie des cordes fixes.
Cela semble tout plat, mais ces cordes étaient
bien agréables et utiles, elles nous ont surtout
ouvert le sommet à la journée, depuis
ce camp. |

Au tout petit matin, nous arrivons à la fin des
cordes fixes sur le sommet de la bosse, en même
temps que le soleil.
Pour atteindre le plateau, il nous reste à traverser
le col et à faire la trace sur cette dernière
pente. C'est Nico qui s'y colle ! |

A la descente, l'ambiance est bien différente...
|

Nicolas, un petit belge malin qui a
fourré toute ces affaires dans les poches de sa doudoune
pour ne pas prendre de sac.
Et nous voici sur le plateau sommitale, effectivement
c'est presque plat.
la vue est grandiose et nous pouvons nous laisser aller...
simplement profiter du paysage et avancer doucement
vers ce point ultime qu'est le sommet.
Derrière, tout au fond, c'est le massif des
Annapurnas, avec peut être même le Dhaulagiri. |
 |
 |
En route pour le sommet.
Il est 9 h du mat, grand beau et pas de vent.
Même la trace est facile à faire.
Pourtant Badgé et Max se sont même chargé
d'une paire de raquettes au cas ou... |

Mais quel est donc ce sommet un peu pointu, juste en face
du Gyajikang ?
Un petit clin d'oeil à François
et à nos compagnons de route du Nemjung en 2004.
 |

C'est un peu space ces trois bidons ?
Mais juste à côté de la cuisine,
ils servaient surtout à faciliter le tri de nos
poubelles. Et c'est génial, car à la fin
de l'expé, plus de galère pour faire bruler
ou conditionner les détritus de toutes sortes.
C'était la 1ère étape de ma réflexion
sur le traitement des déchets en expé...
une affaire à suivre, avec maintenant la construction
par les Népalais d'un incinérateur portable. |
Le topo
Notre principale difficulté fut l'absence d'information
sur l'emplacement des différents camps et la gestion
optimale de nos déplacements sans connaitre ni le terrain
ni la difficulté.
C'est aussi tout l'intérêt de la découverte d'un
nouvel itinéraire !!!
Voici donc :
- Les emplacements possible pour les camps.
- Un découpage de l'ascension, parmi d'autres.
- Quelques mots sur la difficulté technique.
Attention..., ces informations concernent la saison printanière
et doivent être reconsidérées avec l'enneigement
et la qualité de la neige de l'automne.
Les différents camps possible :
- Le camp de base

L'emplacement du camp de base
vue du dessus, à la descente. L'équipe
à déjà déménagée
en ne laissant qu'un chorten et des drapeaux de
prières.. . |
Nous l’avons installé sur les grands
replats aux environs de 5200/5300 m.
Il y avait de l’eau à proximité
et le lieu était plutôt confortable,
à l’abri du vent. C’est nous qui
avons construit les chortens pour la puja, car il
n’y avait aucune trace d’un camp précédent.
C’est une altitude qui reste élevée,
mais cela correspond à mes choix actuels :
construire une bonne acclimatation avant d’arriver
au camp de base, puis installer un camp de base confortable
avec l’équipe de cuisine le plus haut
possible. Les avantages sont importants, limiter le
nombre de camp d’altitude et les efforts de
portage, mais aussi forcement la durée de l’ascension.
Il est également possible d’installer
un camp de base aux bergeries de Saldé,
dans le vallon morainique du glacier de Pangre, à
environ 4600 m et 2 à 3 h de Phu par un sentier
confortable. Il est beaucoup plus bas et en contre
partie beaucoup plus confortable.
Pour nous, à la montée, Saldé
a été un dernier lieu de camping avant
de rejoindre notre camp de base. A la descente, c’est
devenu notre camp de base pour les derniers jours
de l’ascension. |
- L’Advanced Base Camp.
 |
C’est un grand replat de l’arête
juste avant le glacier, avec un petit lac à
environ 5700 m. Beaucoup de place, de l’eau
ou de la glace, et surtout très proche de l’endroit
où l’on chausse les crampons.
Idéal pour un camp 1 ou un camp de base avancé.
|
- Les banquettes de neige, en versant ouest.
 |
De larges espaces plats, formés par des cassures
du glacier, des formations très surprenantes.
Ensoleillés toute la journée, mais pas
très tôt le matin, beaucoup de place
et très protégés. |
- Juste avant la 1ère partie en rocher.
Quand l’itinéraire en versant ouest rejoint
le fil de l’arête. Un peu de place, mais certainement
un peu exposé au vent. Une option pour un camp 1
en partant du camp de base à 5200.
- Au 1er grand col sur le glacier, avec des pentes
orientées à l’Est.
C’était l’un de nos emplacements
de dépôt de matériel intermédiaire.
Il y a de la pente et un peu de terrassement est nécessaire
(camp sur neige).
C'est un bon emplacement. |
 Une tente est visible dans les
pentes du glacier... c'est un petit point à
l'aplomb du sommet, sur la gauche de la photo et en
limite du brouillard qui monte. |
- Au 2ème col, avant la 1ère pointe
bien individualisée, versant Est, environ 6200 m.
 |
C’est l’emplacement que nous avons utilisé
pour notre camp 1… trop loin du camp de base
à 5200, mais bien protégé et
sur une banquette de graviers hors neige. |
- Près du gendarme rocheux, environ 6100
m.
Un emplacement bien identifié et qui doit être
très agréable car bien protégé
du vent.
- Au pied de l’arête, quand elle se
redresse, environ 6350 m versant Est.
 |
Notre camp 2.
De la place, avec un peu de terrassement et relativement
à l’abri du vent.
Nous avons fait l’aller-retour au sommet depuis
ce camp. |
L'emplacement de ce camp II et la vue
sur la suite de l'itinéraire, le début
des cordes fixes.
Même avec une forte tempête, il devrait
être protégé du vent et des éventuelles
risques d'avalanches de plaques. |
 |
- Au début des grands plats sommitaux.
 |
De la place à volonté pour ce camp
supplémentaire qui peut être utile pour
assurer le sommet en cas de neige profonde, ou de
difficulté à faire la trace.
Un emplacement merveilleusement panoramique. |
Un découpage de l'ascension : mes choix…
parmi d’autres.
Un camp de base à 5200, en vérifiant
qu’il y a bien de l’eau à proximité
en fonction de la saison.
Un ABC, juste au début de l’arête,
avec un soutien des porteurs pour transporter les affaires.
Il sera démonté ensuite.
Le camp 1, au 1er grand col, pour mieux équilibrer
la distance C1/C2.
Le camp 2, comme en 2005, juste avant les
difficultés.
Un camp 3, en début du plateau, si
nécessaire, pour faciliter la réussite de tous
et pour une expérience supplémentaire en altitude.
Et plutôt avec des petites tentes légères,
style SALEWA Altitude. Par contre, il faut les prévoir
dès le départ !
Puis, au retour, le camp de base qui déménage
à Saldé, pour plus de confort.
Cotations & difficulté :
C'est une arête qui devrait rapidement devenir
classique tellement son parcours est esthétique et
plaisant tout en restant d'une difficulté abordable.
C'est également un style de course rare en Himalaya
et envisageable en pur style alpin.
IV/PD+, neige, en
cotation Himalaya.
C'est une ascension principalement en neige, avec quelques
portions en rocher facile et friable.
L'arête devient plus effilée juste avant le camp
1, puis un court passage à 30° avant le camp 2.
Ensuite, les pentes les plus raides sont concentrées
au dessus du camp 2, avec des passages à 35/40°
max, pouvant être exposés.
Nous y avons installé environ 350 m de cordes fixes.
Le plateau sommitale est quasi plat mais avec quelques crevasses
(des vraies et profondes, dixit Max
!). Encordement conseillé !
Ces informations vous ont aidées
à construire votre expédition ?
A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les
modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.
Paulo, juin 2005.
Bon voyage...

Cette ascension a été
réalisée dans le cadre d'une expédition
organisée par «
Montagnes de la Terre », l’agence
de la fédération des clubs alpins français.

Et bien sûr,
un dernier clin d'oeil à mes partenaires habituels...


|