Le Mardi Himal,
printemps 2006...
Encore en travaux !



> fermer la fenêtre


 

Mardi Himal,
un Mont Analogue qui restera invisible,
dans les ondulations d’une arête sans fin et les replis du brouillard.


Pokhara nous a accueilli par un orage et une nuit de pluies torrentielles.
Etait-ce un signe des Dieux ?
La suite nous prouva que oui !

Rien de pire en trek que la pluie.
Une pluie chaude et généreuse dans une forêt népalaise infestée de sangsue ! L’installation du camp est alors un plaisir inoubliable surtout si les tentes arrivent avec le dernier porteur.
L’attente sous la pluie battante, recroquevillé sous la cape de pluie, ne favorise pas les débordements d’euphorie. Il ne reste plus à l’équipe de cuisine qu’à ne pas trouver le point d’eau pour que le tableau soit complet.

Korchon, 3682 m : juste une bosse d’herbe perdue dans les nuages.
Mais pour nous ce soir, point de catastrophe, juste la pluie battante qui occupera toute la nuit, pour au petit matin nous concocter le plus étonnant des spectacles : grand beau temps sur le Machhapuchhre et dans la vallée où la mer de nuage roule et déroule ces rubans de brumes comme pour mieux les préparer à l’assaut de nos arêtes. Le petit déjeuner à peine avalé, nous voilà déjà submergés par les brumes épaisses et humides.
Juste le temps de quelques photos et de sortir la carte.
Confirmation : nous sommes bien à Korchon. Le site est sublime avec un panorama à 360° sur le lac, les vallées et la montagne.
Comme par magie, les nuées s’ entrouvrent légèrement pour nous permettre de poursuivre notre cheminement sur l’arête. Mais ce sont maintenant les laligurans, ces fameux rhododendrons géants, qui nous jouent des tours. De gros arbres déracinés sont tombés sur le sentier. Certainement une conséquence des chutes de neige exceptionnelles de l’automne passé. L’enchevêtrement des branches rend le passage très difficile pour nous et impossible pour les porteurs et leurs charges.

Où rien n’était simple, tout se complique.
Une heure plus tard, nous récupérons l’équipe au complet pour continuer de longer la crête par un petit sentier escarpé. Bien que limité par la brume, le paysage est superbe.
Puis, bien plus haut, le brouillard se fait plus dense, le sentier de plus en plus discret. Les pentes sont raides et il commence même à pleuvoir. Il est temps de faire demi-tour pour rejoindre les porteurs qui arrivent lentement, mais aussi trouver un emplacement pas trop galère pour un camp improvisé. Peut être y verrons-nous plus clair demain, mais pour l’instant sous la tente, il est 16 h et la pluie tambourine de plus belle.

Les jours se suivent et se ressemblent… Ou même empirent !
Au petit matin, pluie et brouillard. Sans hésitation, la décision est prise : direction la vallée. Nous n’aurons même pas réussi à rejoindre le camp de base du plus petit sommet de trek du Népal…
Toute l’équipe, Temba, Bishal et les porteurs, sont rassurés et la descente s’amorce d’un bon pas. Mais la météo nous joue son dernier tour. A Simre Kharka, le sentier se perd dans les alpages, le brouillard s’installe et il pleut de nouveau. Nous récupérons de justesse nos porteurs qui s’engouffraient dans la seule sente visible … à l’opposé de notre direction ! Ouf.
Le soir nous retrouve très bas à la lisière de la forêt, les villages sont en portée de main et demain nous serons à Pokhara, pour une douche chaude et un bon lit.

Pas de souci, le Mardi Himal nous attendra jusqu’à la saison prochaine…


Le voyage en image.

 

 

 

Le topo

Du côté de la technique.
Le camp de base.



La voie d'ascension.

 




Bon voyage...


Ces informations vous ont aidées à construire votre prochain voyage ?
A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.
Paulo

Et bien sûr, un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels

 


 

> fermer la fenêtre