Mardi Himal,
un Mont Analogue qui restera invisible,
dans les ondulations d’une
arête sans fin et les replis du brouillard.
Pokhara nous a accueilli par un orage
et une nuit de pluies torrentielles.
Etait-ce un signe des Dieux ?
La suite nous prouva que oui !
Rien de pire en trek que la pluie.
Une pluie chaude et généreuse dans une forêt
népalaise infestée de sangsue ! L’installation
du camp est alors un plaisir inoubliable surtout si les tentes
arrivent avec le dernier porteur.
L’attente sous la pluie battante, recroquevillé
sous la cape de pluie, ne favorise pas les débordements
d’euphorie. Il ne reste plus à l’équipe
de cuisine qu’à ne pas trouver le point d’eau
pour que le tableau soit complet.
Korchon, 3682 m : juste une bosse d’herbe perdue
dans les nuages.
Mais pour nous ce soir, point de catastrophe, juste la pluie
battante qui occupera toute la nuit, pour au petit matin nous
concocter le plus étonnant des spectacles : grand beau
temps sur le Machhapuchhre et dans la vallée où
la mer de nuage roule et déroule ces rubans de brumes
comme pour mieux les préparer à l’assaut
de nos arêtes. Le petit déjeuner à peine
avalé, nous voilà déjà submergés
par les brumes épaisses et humides.
Juste le temps de quelques photos et de sortir la carte.
Confirmation : nous sommes bien à Korchon.
Le site est sublime avec un panorama à 360° sur
le lac, les vallées et la montagne.
Comme par magie, les nuées s’ entrouvrent légèrement
pour nous permettre de poursuivre notre cheminement sur l’arête.
Mais ce sont maintenant les laligurans, ces fameux rhododendrons
géants, qui nous jouent des tours. De gros arbres déracinés
sont tombés sur le sentier. Certainement une conséquence
des chutes de neige exceptionnelles de l’automne passé.
L’enchevêtrement des branches rend le passage
très difficile pour nous et impossible pour les porteurs
et leurs charges.
Où rien n’était simple, tout
se complique.
Une heure plus tard, nous récupérons l’équipe
au complet pour continuer de longer la crête par un
petit sentier escarpé. Bien que limité par la
brume, le paysage est superbe.
Puis, bien plus haut, le brouillard se fait plus dense, le
sentier de plus en plus discret. Les pentes sont raides et
il commence même à pleuvoir. Il est temps de
faire demi-tour pour rejoindre les porteurs qui arrivent lentement,
mais aussi trouver un emplacement pas trop galère pour
un camp improvisé. Peut être y verrons-nous plus
clair demain, mais pour l’instant sous la tente, il
est 16 h et la pluie tambourine de plus belle.
Les jours se suivent et se ressemblent… Ou
même empirent !
Au petit matin, pluie et brouillard. Sans hésitation,
la décision est prise : direction la vallée.
Nous n’aurons même pas réussi à
rejoindre le camp de base du plus petit sommet de trek du
Népal…
Toute l’équipe, Temba, Bishal et les porteurs,
sont rassurés et la descente s’amorce d’un
bon pas. Mais la météo nous joue son dernier
tour. A Simre Kharka, le sentier se perd
dans les alpages, le brouillard s’installe et il pleut
de nouveau. Nous récupérons de justesse nos
porteurs qui s’engouffraient dans la seule sente visible
… à l’opposé de notre direction
! Ouf.
Le soir nous retrouve très bas à la lisière
de la forêt, les villages sont en portée de main
et demain nous serons à Pokhara, pour
une douche chaude et un bon lit.
Pas de souci, le Mardi Himal nous attendra jusqu’à
la saison prochaine…
Le voyage en image.

Le topo
Du côté de la technique.
Le camp de base.
La voie d'ascension.
Bon voyage...
Ces informations vous ont aidées
à construire votre prochain voyage ?
A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les
modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.
Paulo
Et bien sûr,
un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels


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