
Quand tout le monde réussi le sommet
le même jour…
Quand aucun problème de santé, aucune souffrance
d’acclimatation ne viennent obscurcir cette réussite…
Qu’il est doux de réussir une expédition,
un 1er 7000.
Un plaisir rare, presque un luxe, que nous avons apprécié
à sa juste valeur !
Pourtant le début du voyage fut particulièrement
mouvementé, perturbé par une météo
exécrable. Au prix de quelques grands écarts
et des bouleversements de programme important, nous avons
même réussi à passer entre les gouttes
Samye
Depuis le sommet du Mont Hepo Ri, une des quatre montagne
sacré du Tibet Central et adossé au petit Lhakhang,
construit en honneur de Trisong Detsen, Guru Rimpoche et Santarakshita,
je surplombe le monastère de Samye et m’imprègne
de son mandala cosmique.
Pourtant, la paix des lieux est troublé par un incessant
travail de construction et la porte principale du complexe
monastique est un immense chantier à la Chinoise…
larges avenues et grands hôtels sont partout en construction.
« Time is changing… »
De ces instants, il restera pour nous ce temps qui s’écoule
sereinement à visiter l’intérieur du monastère…
des instants exceptionnels.
Samye to Ganden, d’un monastère…à
l’autre.
Une randonnée classique qui, pour nous, c’est
simplement transformé en un « trek en truck !
».
Après une courte tentative, nous avons traversé
le Tsang Po en Ferry pour un retour à Lhassa. En montagne,
trop de pluie, de la neige en altitude et aucune envie de
faire « malgré tout », car nous sommes
en période d’acclimatation et n’avons nul
envie de forcer, ni de vivre des galères.
Lhasa.
Une foultitude de choses à découvrir, des instants
de vie à capter, se fondre un peu dans la ville, dans
les villes. Entre apercevoir l’envers du décor,
se laisser submerger par les impressions contradictoires et
les émotions déconcertantes.
Mais pas de stress ! Nous sommes encore peu acclimatés
et il suffit de se laisser aller au plaisir du voyage.
En direction du camp de base.
Ca y est, notre expédition débute vraiment.
Il nous faut rejoindre le fond d’une vallée un
peu en amont du Karo La. Mais comble de malchance, la route
est en grands travaux, fermée à la circulation.
Un soupçon d’angoisse, un peu de négociation
au poste de contrôle, le plaisir des paysages le long
des rives du grand lac turquoise du Yandrup Yuntso, la recherche
de la bonne vallée transversale…
Ouf, nous voici enfin à pied d’œuvre à
notre camp de base parking.
Le transport de nos bagages est même organisé
pour le lendemain, grâce à la rencontre avec
des Yackmen de passage.

Beaucoup plus tard… (extrait
de mon carnet de bord).
22 septembre, au Camp I.
Il a neigé un peu cette nuit et le temps est bien bouché.
Le réveil se fait paresseux et avec Chhotemba nous
prenons notre temps pour déjeuner.
Seulement en milieu de matinée, à la faveur
d’une éclaircie, nous partons en direction du
camp II, sans vraiment y croire car la visibilité n’est
pas très bonne et les sommets sont bien bouchés.
Nous avançons doucement et vers 13 h le temps de dégrade
vraiment. Il est temps de faire demi-tourr, le camp II attendra.
Retour express à la maison, notre camp I. Il neige
de nouveau et, contre toute attente, tout le monde arrive
du camp de base vers 15 h.
Toute l’après midi, il neige, de temps en temps,
le soleil inonde la tente de sa chaleur.
Quel confort que n’être que deux dans ces grandes
tentes d’altitude. Avec Chhotemba, nous discutons tranquillement
mélangeant tranquillement Anglais, Nepali et Français,
chacun d’entre nous faisant des progrès. Puis
pendant qu’il lit le Lonely Planet sur le Tibet, je
fais mes devoirs d’écriture en Tibétain.
Pour l’instant, j’apprends à écrire
les 30 premières consonnes.

Chhotemba en montant vers notre camp
II. Et tout en bas, le petit point de notre tente dans le
grand blanc.

Un bout de replat sur une arête,
et voici le camp II improvisé.
Notre camp de base se trouve juste au bord du lac...
23 Septembre.
Il a encore fait mauvais toute la journée et même
pire que la veille. Nous arrivons tout juste a rejoindre notre
dépôt de matériel de la veille, au sommet
de la première arête. Nous montons rapidement
une tente pour tout mettre à l’abri. Je m’inquiète
un peu pour la suite : impossible d’avancer plus sans
visibilité car la neige et le vent ont forcement créé
des accumulations.
La prudence s’impose…
Et je décide d’une évacuation directe
vers la vallée. Il faut attendre que le temps se mette
au beau et rien de mieux, pour cela, que le confort du camp
de base.
24 Septembre.
Me voici de nouveau installé au camp I… pour
ne plus en redescendre avant le 29, date du rendez-vous avec
les horsemen au camp de base.
Pas facile de quitter le confort du camp de base. Mais c’est
la seule solution si nous voulons un jour voir le sommet…
grignoter doucement cette montée en profitant de la
moindre éclaircie.
Une heure et demi dans les bourrasques avec de temps en temps
de superbes éclairages.
Mais que faire par un temps pareil, sinon des sauts de puces,
du grignotage à la faveur du moindre rayon de soleil
?
En montant, j’ai même entre aperçu notre
tente du déposit sur l’arête, très
loin, minuscule point perdu dans un océan de blanc.
Quelle ambiance !
Puis plus tard, tout le monde arrive en fin d’après
midi. Toujours sous la neige.
25 septembre.
Grand changement de temps ce matin. Le vent tempétueux
de la nuit c’est calmé et nous baignons dans
une ouate tenace. Mais où sont les montagnes ?
Vers 8 h avec Chhotemba, nous prenons notre petit déjeuner
pour vite rejoindre la chaleur de nos duvets. Il fait trop
mauvais.
Je me rendors, bercé par de doux rêves…
mes pensées se font fécondes et accueillantes,
elles s’envolent par delà les monts et les mers.
Mais pour l’instant, y-a-t-il une place pour le
sommet ?
Un peu de soleil, une lueur plus douce illumine la tente.
Il est temps de bouger et d’aller installer notre camp
II sur le plateau à 6300 m.
De nouveau dans le brouillard, le vent et la neige, nous sommes
arrivés péniblement à notre tente déposit
et nous n’irons pas plus loin pour aujourd’hui.
Le temps d’installer nos deux autres tentes pour vite
se mettre à l’abri.
Nous sommes à 6100 m et il nous reste 4 jours pour
rejoindre le camp de base… en passant par le sommet
!
La tempête qui fera rage toute la nuit secoura allégrement
nos tentes, et notre nuit sera courte et mouvementée…
Merci Mrs Salewa !
Grosse journée pour rejoindre le plateau de notre
prochain camp. Il y a la trace à faire et notre camp
à déplacer.
Dans l’après midi, le temps change enfin. Que
les montagnes aux alentours sont belles ! Et le sommet est
presque à portée de mains.
L’effort du lendemain sera un peu long, mais relativement
facile. Seule la 1ère partie était un peu inquiétante
à cause de la neige, puis la trace c’est faite
plus facile à nos pas déjà lourds.
Summit Day pour tout le monde !
1er 7000 pour Chhotemba,
Michelle, Alain et Luc. Avec Hugues qu’il
est agréable de partager encore une fois ces instants
magiques.
La multitude de lacs à l’horizon compose un
paysage extraordinaire et toutes les cimes en avant plan invitent
à des projets futurs. Nous nous attarderons longtemps
au sommet pour bien nous imprégner de la magie des
lieux.
Rien ne presse, car ce soir nous redormons à notre
camp 3, tous heureux et fatigués.
La suite sera sans histoire et nous
passerons même une journée admirable dans les
jardins du Norbulinka.
Puis, dès l’arrivée à Kathmandu,
changement de rythme ! Me voici dans le tourbillon du prochain
départ. demain, c’est déjà le vol
pour Lukla et l’inconnu des 3 cols pour Terdav, avec
tout au bout la vision tant attendue du Makalu…
Mais c’est
une autre histoire.
Le voyage en image.

Le topo
Du côté de la technique.
Le camp de base.
La voie d'ascension.
Bon voyage...
Ces informations vous ont aidées
à construire votre prochain voyage ?
A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les
modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.
Paulo
Et bien sûr,
un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels


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