Le Ninchin Kangsa
automne 2006
Encore en travaux ! Navré



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Quand tout le monde réussi le sommet le même jour…
Quand aucun problème de santé, aucune souffrance d’acclimatation ne viennent obscurcir cette réussite…
Qu’il est doux de réussir une expédition, un 1er 7000.
Un plaisir rare, presque un luxe, que nous avons apprécié à sa juste valeur !

Pourtant le début du voyage fut particulièrement mouvementé, perturbé par une météo exécrable. Au prix de quelques grands écarts et des bouleversements de programme important, nous avons même réussi à passer entre les gouttes

Samye
Depuis le sommet du Mont Hepo Ri, une des quatre montagne sacré du Tibet Central et adossé au petit Lhakhang, construit en honneur de Trisong Detsen, Guru Rimpoche et Santarakshita, je surplombe le monastère de Samye et m’imprègne de son mandala cosmique.
Pourtant, la paix des lieux est troublé par un incessant travail de construction et la porte principale du complexe monastique est un immense chantier à la Chinoise… larges avenues et grands hôtels sont partout en construction.
« Time is changing… »
De ces instants, il restera pour nous ce temps qui s’écoule sereinement à visiter l’intérieur du monastère… des instants exceptionnels.

Samye to Ganden, d’un monastère…à l’autre.
Une randonnée classique qui, pour nous, c’est simplement transformé en un « trek en truck ! ».
Après une courte tentative, nous avons traversé le Tsang Po en Ferry pour un retour à Lhassa. En montagne, trop de pluie, de la neige en altitude et aucune envie de faire « malgré tout », car nous sommes en période d’acclimatation et n’avons nul envie de forcer, ni de vivre des galères.

Lhasa.
Une foultitude de choses à découvrir, des instants de vie à capter, se fondre un peu dans la ville, dans les villes. Entre apercevoir l’envers du décor, se laisser submerger par les impressions contradictoires et les émotions déconcertantes.
Mais pas de stress ! Nous sommes encore peu acclimatés et il suffit de se laisser aller au plaisir du voyage.

En direction du camp de base.
Ca y est, notre expédition débute vraiment.
Il nous faut rejoindre le fond d’une vallée un peu en amont du Karo La. Mais comble de malchance, la route est en grands travaux, fermée à la circulation.
Un soupçon d’angoisse, un peu de négociation au poste de contrôle, le plaisir des paysages le long des rives du grand lac turquoise du Yandrup Yuntso, la recherche de la bonne vallée transversale…
Ouf, nous voici enfin à pied d’œuvre à notre camp de base parking.
Le transport de nos bagages est même organisé pour le lendemain, grâce à la rencontre avec des Yackmen de passage.

Beaucoup plus tard… (extrait de mon carnet de bord).
22 septembre, au Camp I.
Il a neigé un peu cette nuit et le temps est bien bouché. Le réveil se fait paresseux et avec Chhotemba nous prenons notre temps pour déjeuner.
Seulement en milieu de matinée, à la faveur d’une éclaircie, nous partons en direction du camp II, sans vraiment y croire car la visibilité n’est pas très bonne et les sommets sont bien bouchés.
Nous avançons doucement et vers 13 h le temps de dégrade vraiment. Il est temps de faire demi-tourr, le camp II attendra.
Retour express à la maison, notre camp I. Il neige de nouveau et, contre toute attente, tout le monde arrive du camp de base vers 15 h.
Toute l’après midi, il neige, de temps en temps, le soleil inonde la tente de sa chaleur.
Quel confort que n’être que deux dans ces grandes tentes d’altitude. Avec Chhotemba, nous discutons tranquillement mélangeant tranquillement Anglais, Nepali et Français, chacun d’entre nous faisant des progrès. Puis pendant qu’il lit le Lonely Planet sur le Tibet, je fais mes devoirs d’écriture en Tibétain. Pour l’instant, j’apprends à écrire les 30 premières consonnes.


Chhotemba en montant vers notre camp II. Et tout en bas, le petit point de notre tente dans le grand blanc.


Un bout de replat sur une arête, et voici le camp II improvisé.
Notre camp de base se trouve juste au bord du lac...

23 Septembre.
Il a encore fait mauvais toute la journée et même pire que la veille. Nous arrivons tout juste a rejoindre notre dépôt de matériel de la veille, au sommet de la première arête. Nous montons rapidement une tente pour tout mettre à l’abri. Je m’inquiète un peu pour la suite : impossible d’avancer plus sans visibilité car la neige et le vent ont forcement créé des accumulations.
La prudence s’impose…
Et je décide d’une évacuation directe vers la vallée. Il faut attendre que le temps se mette au beau et rien de mieux, pour cela, que le confort du camp de base.

24 Septembre.
Me voici de nouveau installé au camp I… pour ne plus en redescendre avant le 29, date du rendez-vous avec les horsemen au camp de base.
Pas facile de quitter le confort du camp de base. Mais c’est la seule solution si nous voulons un jour voir le sommet… grignoter doucement cette montée en profitant de la moindre éclaircie.
Une heure et demi dans les bourrasques avec de temps en temps de superbes éclairages.
Mais que faire par un temps pareil, sinon des sauts de puces, du grignotage à la faveur du moindre rayon de soleil ?
En montant, j’ai même entre aperçu notre tente du déposit sur l’arête, très loin, minuscule point perdu dans un océan de blanc.
Quelle ambiance !
Puis plus tard, tout le monde arrive en fin d’après midi. Toujours sous la neige.

25 septembre.
Grand changement de temps ce matin. Le vent tempétueux de la nuit c’est calmé et nous baignons dans une ouate tenace. Mais où sont les montagnes ?
Vers 8 h avec Chhotemba, nous prenons notre petit déjeuner pour vite rejoindre la chaleur de nos duvets. Il fait trop mauvais.
Je me rendors, bercé par de doux rêves… mes pensées se font fécondes et accueillantes, elles s’envolent par delà les monts et les mers.
Mais pour l’instant, y-a-t-il une place pour le sommet ?
Un peu de soleil, une lueur plus douce illumine la tente. Il est temps de bouger et d’aller installer notre camp II sur le plateau à 6300 m.
De nouveau dans le brouillard, le vent et la neige, nous sommes arrivés péniblement à notre tente déposit et nous n’irons pas plus loin pour aujourd’hui. Le temps d’installer nos deux autres tentes pour vite se mettre à l’abri.
Nous sommes à 6100 m et il nous reste 4 jours pour rejoindre le camp de base… en passant par le sommet !
La tempête qui fera rage toute la nuit secoura allégrement nos tentes, et notre nuit sera courte et mouvementée… Merci Mrs Salewa !

Grosse journée pour rejoindre le plateau de notre prochain camp. Il y a la trace à faire et notre camp à déplacer.
Dans l’après midi, le temps change enfin. Que les montagnes aux alentours sont belles ! Et le sommet est presque à portée de mains.
L’effort du lendemain sera un peu long, mais relativement facile. Seule la 1ère partie était un peu inquiétante à cause de la neige, puis la trace c’est faite plus facile à nos pas déjà lourds.

Summit Day pour tout le monde !
1er 7000 pour Chhotemba, Michelle, Alain et Luc. Avec Hugues qu’il est agréable de partager encore une fois ces instants magiques.

La multitude de lacs à l’horizon compose un paysage extraordinaire et toutes les cimes en avant plan invitent à des projets futurs. Nous nous attarderons longtemps au sommet pour bien nous imprégner de la magie des lieux.
Rien ne presse, car ce soir nous redormons à notre camp 3, tous heureux et fatigués.

La suite sera sans histoire et nous passerons même une journée admirable dans les jardins du Norbulinka.
Puis, dès l’arrivée à Kathmandu, changement de rythme ! Me voici dans le tourbillon du prochain départ. demain, c’est déjà le vol pour Lukla et l’inconnu des 3 cols pour Terdav, avec tout au bout la vision tant attendue du Makalu…
Mais c’est une autre histoire.

 


Le voyage en image.

 

 

 

Le topo

Du côté de la technique.
Le camp de base.



La voie d'ascension.

 




Bon voyage...


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A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.
Paulo

Et bien sûr, un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels

 


 

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