
En route pour le sommet, en cordée
alpine en Himalaya.
François et Guy devant le gigantesque Jobo Garu ou
Melungtse au Tibet.

Chez nous, dans la maison
de Kathmandu,
Les cartes sont dépliées sur le tapis de la
chambre, nous venons d'expliquer à Ang Babu l'itinéraire
du trek.
Son 1er trek !
Car il va nous accompagner pour découvrir le pays sherpa
et l'ambiance de la haute montagne.
Nous voici en errance depuis trois semaines…
enfin un peu de temps pour quelques notes et retrouver le
plaisir d’écrire.
Il a plu toute la nuit.
Notre arrivée à Simigaon après 5 h de
marche sous des trombes d’eau est particulièrement
épique.
Nous avons investi le lodge du haut du village en une belle
pagaille. Dans la cuisine salle à manger, tout le monde
se croise et se mélange en de multiples petits groupes.
Enfin, nous arrivons tous a nous installer : les alpinistes,
l’équipe népalaise proche, toute la cuisine,
les porteurs de Dolakha, ceux du Trashi Labtsa, en tout presque
30 personnes.
Les uns se sèchent près du feu, les autres préparent
leur Dal Bath, chacun trouve “sa” place tout simplement…
en une belle proximité.
Notre nuit dans ce dortoir rustique
du bout du monde nous permettra aussi d’identifier les
“ronronneurs” du groupe !!!
Simigaon marque la frontière entre deux mondes,
c’est la véritable porte de la Rolwaling.
Pour nous, c’est la fin de notre voyage en altitude.
Il est temps pour nous de rentrer et ce retour qui se voulait
à pas comptés, presque retenus, est rattrapé
par l’actualité népalaise…
C’est la révolution dans tout le pays.
Heureusement, la pluie s’arrête en fin de matinée,
dans la grande descente à la sortie du village. Nous
écourtons également les étapes, à
la grande satisfaction des porteurs qui profitent eux aussi
de la douceur retrouvée.
Presque classique, notre rencontre à Jagat
avec le “commissaire politique’ maoïste ne
pose pas de problème particulier si ce n’est
de nous délester des 2000 roupies par personnes de
“donation” à la cause.
Un jour plus tard, à Singati au début
de la nouvelle route, nous reprenons brutalement contact avec
la réalité… Grève générale
depuis 15 jours, aucun moyen de transport terrestre et le
1er téléphone a presque un jour de marche. Gloups
!!!
Il est 13h30 et l’avion international du groupe est
dans deux jours.
| Avec François, les étapes
de notre périple himalayen qui nous a conduit au
sommet du “Sanu Chekigo” nourrissent notre
marche « commando » pour rejoindre Dolakha
et organiser notre rapatriement sur Kathmandu avec l’aide
de l’agence népalaise. |
 |
Parmi les moments forts évoqués…
- il y a le stress du dédouanement du fret juste
le jour précédent le départ dans les
dédales de l’administration népalaise,
- mais aussi la veille du départ pour le groupe de
Grenoble les incertitudes liées aux grèves
en France.
- L’arrivée toujours aussi magique à
l’hôtel Padma, avec cette fois une grande Puja
directement sur le stupa avec des centaines
de moines psalmodiant les textes sacres.
- Comme d’habitude, les aléas du vol pour Lukla…
“Tiens, les passagers du 1er vol Sita Air reviennent
en salle d’embarquement, c’est mauvais signe…?”
Et la rumeur se propage : “Mauvais temps sur Lukla,
tous les avions ont fait demi tour”.
- Pourtant, nous partirons quand même, bien plus tard,
réussissant incroyablement a passer entre les nuages
et le relief, quasi en rase mottes (Ouf,
c’est quand même chaud !).


La vie tranquille en pays Sherpa. Pose
thé au lodge d'Ang Thashi à Kyanzuma. Sa copine
en rose bonbon, revient du marché de Namche et rentre
chez elle à Pangboche... et c'est pas à côté
!
Le passage du col…
Nous avions prévu nos étapes pour favoriser
une acclimatation minimale mais néanmoins suffisante
pour juste passer le col et ne surtout pas dormir trop haut.
| Nous avons rallongé l’étape Namche/Thamé
pour visiter les grands villages Sherpa de Kumjung et
Kunde et pour profiter de la vue exceptionnelle sur l’Ama
Dablam depuis le lodge d’Ang Tashi à Kiangzuma.
Le jour de repos a été positionné
à Thamé, avec douche chaude, une lodge rien
que pour nous et une petite visite à la Gompa. |
Et hop un petit Diro de millet
pour Ang Babu, ça creuse le trek ! |

J'adore cet endroit, juste avant Thamé,
où la rivière a creusé de belles cavités.
Padmasambava veille sur le passage de la rivière...

Avec le lendemain une demi-étape jusqu’à
Thengpo à 4320m où il y a même
un nouveau lodge, le Fapchamu Tea Shop, surprenant de confort.
Tout va bien... Nous avons bien réussi la première
partie du parcours, jusqu’à Ngole.
Séquence émotion au lodge...Pourtant
nous sommes déjà tellement loin de tout. Mais
la jeune sherpani du lodge est montée exprès
pour nous,
le petit sur la hotte... Et Karo qui craque !

Par contre, la neige abondante et le choix d’un passage
technique plus direct mais nécessitant un assurage
précis de tout le monde nous a obligé à
camper à quelques encablures du col. Le soir, ce n’est
pas la grande ambiance dans la tente des guides (
n’est ce pas Caroline ?). Car, si le temps se
gâte vraiment nous sommes encore sur le mauvais versant
et il sera impossible de passer ce foutu col, même s’il
n’est qu’à 1/2 h de marche.

Le col s'approche, et après un
coude de la vallée, nous utiliserons le camp juste
sous Ngole.

Dans la dernière montée
avant le petit passage technique.
Dans le replat du bas, c'est aussi un emplacement de camp
possible, mais par contre, très haut.

Avec François, nous avons décidé
d'utilisé l'ancien passage, la petite langue de neige
entre les rochers et la glace.
En fait, ce sera un mauvais choix car c'est raide et il nous
faudra assurer individuellement toute l'équipe et en
plus tracter les charges.
Mais le passage classique de la photo du bas ne nous plaisait
pas !!!
Il utilise une grande vire et un petit couloir pour rejoindre
la pente de neige initiale.

Bof, pas cool, de traverser sur cette
vire. Par contre, l'automne c'est presque un sentier !
Pourtant le lendemain sera exceptionnel, nous sommes efficaces
avec un partage des taches optimum. Une petite corde fixe
installée avec quelques marches taillées pour
les porteurs, François s’occupe de l’assurage
pendant que je trace la grande combe glaciaire et nous voici
sur le premier glacier. Bernard, trace le plat, puis François
trouve le passage dans les premiers couloirs de neige du passage
clefs, grâce au photos et aux explications de Yves
Lambert (merci encore Yves...).
Puis avec Pasang et Desh, je m’occupe
du dernier passage d’escalade pour assurer tout le monde.


Des sommets inconnus, juste en face
du Trashi Labtsa... ?
6166m pour le petit qui n'a pas de nom et 6771 pour le grand
qui s'appelle le Drangker Go, à priori non autorisés.

Karo à la descente de la petite
corde fixe au col. Derrière, la glace du Parchamo...
C'est surprenant de constater que la haute montagne au Népal
est vraiment très sèche au printemps avec de
la glace partout.

Eric, à la trace à la
descente du col, l'ambiance est très haute montagne.
Et surtout, nous voici d el'autre côté !!!
Un petit arrêt
sur image pour présenter des sommets superbes, sans
nom et certainement vierges, juste en face du col, sur l'autre
rive du glacier.

Encore abordable et déjà
6000. Un beau projet de traversée...Un peu comme les
Dômes de Miage !
Mais à 6000...

Déjà plus sérieux,
mais quelle belle arête !
Allez, on continue
! Ce sera pour une prochaine fois !

En bas du glacier, Desh s'occupe de
l'encordement des porteurs qui franchissent une crevasse un
peu dangereuse.
Une belle illustration d'un travail en commun bien vécu.

Pendant ce temps, François continue
la descente.
L'objectif de la journée est de rejoindre absolument
le grand plat du glacier, à la fin des difficulté.



Et voici une image des barres que nous
venons de descendre. C'est le seul passage et vue l'évolution
du glacier, il deviendra classique.
Bientôt
un croquis plus précis du passage, sous la plume experte
de Guy.

Et voici une photo de l'ancien passage, avant le recul glaciaire
en rive droite du glacier.
Toute les cartes indiquent un sentier dans ces barres.
Elles sont toutes fausses. Le
passage l'existe plus

Guy, Jean René
et François.
Tout le monde est content et soulagé.
Nous avons passé le col, il ne reste plus qu'à
rejoindre Na.

Un peu de détente dans la tente
des guides.
On parle matos... "Dis François, comment tu
le trouves mon duvet ?"
En fait, nous avons les mêmes. Lui est complétement
habillé et moi a poil à l'intérieur...
Karo est même témoin !
C'est dur la vie de ConsTech, lui pour Millet et moi pour
Salewa... Mais là, c'est Salewa qui gagne ! Et toc...

Il fait super beau et le camp est splendide.
En face, les sommets sans nom au sud du massif.
A ski, ça serait bien aussi !

Les voici, pour un plan topo...
Sur le plat du glacier nous installerons un camp confortable.
Toutes les difficultés sont derrière nous, il
ne nous reste plus qu’à trouver le sentier pour
remonter sur la moraine à la recherche de l’autre
équipe qui doit venir à notre rencontre depuis
Na.

On est pas rendu, et pourtant ce soir,
certain boiront la bière à Na ! Bien après
le lac !!!

La première habitation depuis
bien longtemps, c'est un nouveau lodge sur la route du col.
Malheureusement fermé !
Incertitude entre le col et le camp de base…
Mais où est donc l’autre équipe ?
Rien ne se passera comme prévu.
Aucune trace nul part, ni au premier camp rencontré,
ni au petit col avec les chortens où nous descendons
enfin vers le vallon morainique entre le lac et la montagne.
« Tiens, personne non plus à ce nouveau lodge
? » Le temps passe, et toujours pas de trace !
Aujourd’hui, François et Guy reste derrière
avec les porteurs et je continue à faire la trace espérant
trouver l’équipe à l’extrémité
du lac, près des bâtiments du chantier du déversoir.
C’est un peu la catastrophe car toute notre équipe
est éparpillée sur des kilomètres. Heureusement,
des contacts réguliers à la radio nous permettent
de bien anticiper la suite des événements.
L’équipe des porteurs s’arrêtera
suffisamment tôt, au 1er camp, pour bien récupérer.
Le reste du groupe est quelque part entre François
et moi. Quelques petits mots dessinés dans la neige
les encouragent à continuer encore et encore.
Devant, je force l’allure pour rejoindre Na et prévenir
l’autre équipe pour qu’ils aident un peu
Caroline et Jean-René, Bernard et Eric dans leur arrivée
nocturne.
Le dhal bhat est un vrai bonheur car la journée a été
longue et le chemin parcouru impressionnant.

Le bout du lac est enfin en vue... avec
la petite maison bleue des travaux du déversoir.

Guy et François nous ont rejoins,
heureux et fatigués...

Etvoici toute l'équipe, Desh
et Chhotemba au premier plan... ça fait du monde !
Demain, nous serons enfin tous réunis à
Na.
Quelle épopée…
Par contre, nous avons utilisé deux jours de plus pour
passer le col. Nous avons même faillit ne pas retrouver
l’autre équipe qui s’apprêtait à
redescendre la vallée le lendemain. OUF !
Une ré-organisation s’impose.
- On dégraisse le mammouth…
- On passe directement de Na au CB.
- Et on met le turbo pour l’ascension.
Si effectivement nous arrivons à limiter notre matériel
personnel et collectif et a partir le lendemain, par contre,
il a neige plus de 30 cm durant la nuit et nous allons nous
apercevoir à nos dépends qu’une nouvelle
équipe de porteurs ne se gère pas si facilement.
Après une superbe matinée sur un sentier en
balcon saupoudré de neige, à Lha Dengka, je
retrouve l’itinéraire d’accès au
camp de base. Mais à 14 h, dès la première
neige, toute la machine se grippe et s’arrête
définitivement à hauteur d’un groupe de
bergeries. Pourtant le camp de base n’est au plus qu’à
une heure et demi de marche plus haut !
En essayant de rassurer les 1er porteurs, je continue mon
chemin espérant tirer vers le haut l’ensemble
du groupe.

Le Chekigo en montant au camp de base.
En fait, c'est le Sano Chekigo... le grand est derrière.
Une très belle face pour les amateurs de 1ère.

Enfin le camp de base ! Avec beaucoup
de neige bien sûr. Rien à voir avec l'automne...

Première vision du col, et le
sommet est toujours aussi superbe...

Trois petite tentes au Camp 1 à
notre retour du sommet.
Y'a de la place
Tous au sommet pour un 1er 6000.
Le lendemain, en 1 h nous voici chez nous ! L’installation
du camp de base peut commencer et une après-midi au
calme nous permet de bien préparer la suite des opérations.
- Faire la trace jusqu’au col.
- Installer le camp 1.
- Equiper la voie.
- Et tous arriver au sommet
La corde est loin d'être superflue,
et avec François nous cherchons le meilleur passage
vers le camp d'altitude.

Dambar et Pasang vont prendre une partie
de nos affaires. Par contre, nos sacs ne sont pas a leurs
goûts, avis aux bureaux d'étude de Millet et
Salewa. c'est beaucoup mieux avec un Namlo !
Autre ambiance, plus tard lors d'un
deuxième portage...

Le sommet prends de plus en plus de
place, et le Chekigo dévoile ces pentes toutes en glace...
Damned ! C'était pas prévu.

L'ambiance du camp d'altitude au col...
karo et Jean René viennent d'arrivés.
Ainsi fut fait !!!
Avec quelques soucis d’itinéraire pour rejoindre
le col du Namlung, mais aussi avec un soutien important de
Pasang (simple porteur du Tashi Labtsa) et
Dambar (responsable de l’équipe
de Dholaka).
Depuis le camp I, nous serons deux petites cordées
pour équiper la voie : Desh & Chhotemba et François
& moi.
Sous le Chekigo, avec François, nous nous obstinons
à vouloir rejoindre l’arête en cette saison
entièrement en glace. En piolet traction dans du 80°
nous ramène à la réalité. Nous
ne sommes pas à notre place et ce n’est pas ce
que nous sommes venus chercher ici.
Retour immédiat sur Terre. Un grand rappel et nous
voici de nouveau à la rimaye, le moral dans les chaussettes.

Une vue de notre "petit" Chekigo,
la trace est également visible dans les couloirs.
L'un pour la montée l'autre pour la descente.


Eric, avec qui je fais équipe.
Puis Karo et Jean René, François ferme la marche
avec Guy.

Desh et Bernard arrivent au sommet,
à la fin de la petite arête effilée.
Un déclic…Mais bien sûr !
le Sano Chekigo, ce petit sommet, invisible, ignoré
jusqu’alors, à côté du Chekigo,
nous tend les bras. Des pentes de neige montent à l’assaut
de la courte arête terminale. Il suffit juste de choisir
le bon couloir, de poser quelques cordes fixes et 3 h plus
tard nous sommes tous les quatre au sommet de notre petite
pointe.
C’est trop top, exactement ce qu’il nous fallait.
Un vrai sommet avec une vue splendide, un peu d’alpinisme
mais pas trop, une ambiance à couper le souffle…
pas de doute, nous sommes bien en Himalaya !
Ainsi est née la Punta Perazio, dans un grand éclat
de rire. Tout est tellement simple et limpide, il suffisait
simplement de changer notre regard sur la nature des choses.
Le lendemain nous retrouve tous au sommet…
Ojectif réussi… le 1er 6000, et TOUS ensemble.
Mais quel 6000 !
Pointu et élégant qui n’attendait que
nous pour une 1ere ascension.
La vue sur le Tso Rolpa et le col du Tashi Labsa au loin,
nous rappelle tout le chemin parcouru.
Quel plaisir de réussir ainsi.

Karo, rayonnante au retour du sommet.
Et hop, un 1er 6000.

Les Skippers d'altitude en plein debrieffing
de la journée.

Une vue rapprochée du Grand Chekigo,
tout en glace au printemps...
Forcement un très bel objectif.
Pour une prochaine fois !


En vrac au camp de base, mais heureux...
en train de grignoter les derniers casse-croûte.
M ais Beding est encore loin...

Pas cool, un camp de base déserté
par l'équipe de cuisine !
Ben oui, Dambar, c'est pas marrant d'attendre pendant que
les alpinistes font les guignols en altitude.
Beding, c'est mieux !!!
La fin du voyage.
Dolakha Bazar, de bon matin, je suis bien
seul dans cet hôtel minable.
Tout est prodigieusement calme et serein. Pas d’animation,
aucun bruit. Le lieu en deviendrait presque agréable
si la situation n’était si complexe et tendue.
C’est la révolution a Kathmandu… Enfin
!
La grève générale dure depuis 15 jours.
Tout est bloqué, la tension est à son comble
et le bras de fer entre le peuple dans la rue et le pouvoir
royal s’intensifie.
La radio annonce un nouveau couvre feu à partir de
9h et les prochains jours seront décisifs pour l’avenir
du pays.
Malgré toutes les peurs et les difficultés que
cela provoquent dans notre petit groupe, c’est plutôt
une bonne nouvelle et nous essayerons de traiter les urgences
les unes après les autres.
Aujourd’hui, l’objectif majeur est d’arriver
à rejoindre Kathmandu.
Il faut pour cela que le groupe arrive à Dolakha, absolument
avant 10 h, et simultanément que le transfert en hélicoptère
s’organise et se confirme pour midi.
Demain ou après demain tout sera plus complique, voir
impossible et l’échéance du vol international
se rapproche inexorablement.
François et Desh sont redescendus de bon matin au camp
près de la rivière pour activer le processus
et trier les bagages prioritaires. De mon côté,
je surveille le téléphone pour rester en contact
avec Kathmandu et Harka, le boss de Trinetra.
Tout se jouera avant midi !
Mais la suite sera également complexe, avec une arrivée
à Kathmandu forcement chaotique en plein couvre feu
et sans nos bagages qu’il nous faut abandonner sur place
avec toute l’équipe.
- Comment allons nous gérer tout cela ? Mystère
!
- Comment sera rapatriée l’équipe
?
- Quand récupérerons-nous nos bagages
?
- Et plus largement, quelle sera la sortie de cette
crise majeure pour le Népal ?
Au final, cette journée sera exceptionnelle, incroyablement
surréaliste, pour se retrouver le soir venu dans la
quiétude de Bouddhanath.
Une paix relative près de la Stupa, le calme et le
confort, une douche et un vrai lit !
La suite appartiendra bientôt à l’histoire
du Népal, manifestations monstres partout à
Kathmandu et dans tout le pays, abdication minimaliste du
Roi qui mettra le feu aux poudres… des couvre feu à
répétition et la police qui tire sur les manifestants.
Notre petit groupe partira à pied depuis Bouddhanath
pour l’aéroport… les porteurs à
Dolakha reprendront leurs charges pour rejoindre Kathmandu.
François se mettra à l’abri à la
maison de Balkot et depuis le cyber café de Prakash
je me résigne à définitivement annuler
mon expé suivante au Langtang Ri.
Puis, il nous faudra attendre et ranger tous les bagages,
organiser le fret et réussir à partir.
Aujourd’hui, 29 avril 2006, les manifestants
encerclent complètement la capitale, je reste calfeutré
à Padma…
Mais, le plus important, c’est qu’aujourd’hui,
au Népal, la démocratie est en marche…
irrésistiblement.

Les topos
Le Col du Trashi Labtsa.
Le Trashi Labtsa est loin d’être
un simple passage entre deux vallées comme peut l’être
le Thorong Pass ou même le Mera La.
C’est un col élevé, à plus de 5700
m, avec des glaciers, des pentes de neige ou de glace à
équiper de cordes fixes, un passage de rocher à
assurer et de vrais problèmes d’itinéraire.
Globalement la difficulté technique correspond à
celle d’une randonnée glaciaire ou à un
itinéraire alpin. Des alpinistes à l’aise
en haute montagne dans un niveau F, ou des randonneurs entraînés
et bien encadrés y sont à leur place. Par contre,
le passage de toute l’équipe népalaise
nécessite une vraie attention, avec, pour les porteurs
un équipement de qualité et un encadrement précis
dans tous les passages techniques et exposés.
Les deux ou trois nuits de bivouacs en altitude et sur glacier
sont également à prendre en compte.
La
suite dans une page spéciale...

Depuis la vallée, une vue de
notre "petit" sommet, sacrément grand...
le Chekigo, par contre, n'est pas visible.
Le “Sano” Chekigo ou
Punta Perazio 6120m. (“Sano”
veut dire petit en népalais…).
Le sommet est bien visible depuis Beding, il est séparé
du Chekigo principal par un col bien marqué avec une
pente de neige et glace (180 m à 55/60°), que nous
avions remonté en automne 2004.
C’est donc un sommet bien individualisé qui
mérite toute notre attention d’alpiniste.
Peut être serions-nous les premiers a avoir réalisé
l’ascension. Mais, c’est plus une découverte
qu’une 1ere ascension. Simplement un regard différent
sur la manière d’appréhender les sommets
de ce petit groupe de montagne.
L’altitude mythique des 6000 m renforce encore l’attrait
de ce “Sano” Chekigo.
Nous en avons fait l’ascension par son versant Ouest,
par un grand couloir de neige et une petite arête finale.
III/D, neige en cotations
Himalaya.
La
suite dans une page spéciale...
Des vues du sommet, vers d'autres sommets...

Les grands plateaux glaciaires avec
le Ramdang Go au centre, seulement 5930 m.
Par contre, beaucoup d'autres sommets semblent très
intéressants et même techniques.
Un secteur à explorer... L'arête rocheuse à
gauche c'est le sommet suivant.

Le Chukyiama Go, 6259 m.
Bon voyage...
Ces informations vous ont aidées
à construire votre expédition ?
A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les
modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.
Paulo.
Et bien sûr,
un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels


Depuis
le sommet, une vue plongeante sur le lac et le Bigphera-Go
Shar, 6730 m, sur la même arête que le Parchamo.
Et oui, on vient de tout là bas.

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