Le Shishapangma, 8013 m
Sommet central

printemps 2007...




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Le matériel occupe une place importante dans ce style de voyage au long cours et pour l’ascension d’un grand sommet.
Voici un clin d’œil et mes remerciements les plus chaleureux à tous ceux qui nous ont aidés à construire cette aventure.

  • ASOLO pour les nouvelles chaussures Manaslu.
  • CONFORMABLE, pour les chaussons intérieurs thermo moulés, une très bonne solution pour améliorer la tenue des chaussures d’expédition.
  • TORLO pour des chaussettes au top, car les pieds c’est important
  • ESPACE MONTAGNE, pour le service Conformable et la patience nécessaire à un achat groupé.
  • Henri CANIN pour les bricolages effectué sur mes chaussons, et son écoute attentive
  • SILVRETTA pour les skis et les fixations : des X400 et des Silvretta 500
  • Barthélemy Ski, pour le montage des fixations… ça a tenu !
  • SALEWA France, pour tous les vêtements, le sac de couchage et les tentes
  • Philippe Verneret du BE Millet, pour le sac d’expé Millet, LA référence…
  • ADIDAS, pour les lunettes de soleil, des Elevation Climat Cool, et le masque de ski. Indispensable…
  • PETZL/CHARLET, pour les piolets et tous les bricolages nécessaire pour ajuster une paire de crampons sur nos chaussures de martien ! Sans oublier la Tikka, compagne de nos insomnies.
  • CILAO, pour des baudriers si légers et si pratiques qu’ils se sont fait oubliés…
  • BEAL, avec des cordes les plus légères possible pour un sommet en technique alpine.
  • TRIPLE ZERO, pour nos superbes combinaisons en duvet.
  • L'IFREMMONT pour les conseils et le services inestimable de télémedecine SOS MAM
  • 1000 et une piles, et son magasin de Saint Egrève pour des conseils avisés et tout le matériel solaire


... de rude gaillard.

Un voyage en altitude…
C’est l’aspect le plus intéressant de notre aventure au Shishapangma en ce printemps 2007.
La dimension exceptionnelle d’un véritable voyage en altitude, une immersion de plus de 15 jours en autonomie, sans retour au camp de base, sans corde fixe, ni porteur d’altitude.
Un voyage en altitude qui a bouleversé mes 15 ans de pratique himalayenne !
Un voyage en altitude qui a aussi consolidé, renforcé cette « nouvelle » conception du déroulement d’une expédition en haute altitude, en se situant radicalement dans la notion de plaisir.
En prenant aussi un peu plus de recul par rapport au déroulement classique des expéditions, trop imprégné des manières de faire normatives des agences et des grands groupes, et de nos habitudes d’alpiniste dans les Alpes.

Mais place aux réalités de ces instants de vie….intenses.

Avant notre départ….
Quand nous avons dit que nous souhaitions aller au Shishapangma à ski…. cela a surpris beaucoup de monde.
Puis, quand nous avons expliqué que nous ne redescendrions pas au camp de base avant la fin de l’ascension, en faisant le double des camps habituels et en restant toujours en altitude…. beaucoup nous ont pris pour des cinglés, au mieux en nous expliquant qu’il n’était pas possible de vivre si haut et si longtemps (et même que c’était écrit dans les livres… !).
Comble d’hérésie, pour une expé commerciale, j’avais décidé de ne pas prendre de cordes fixes, ni de porteurs d’altitude, estimant qu’il était trop complexe de gérer deux styles de déplacements aussi différents (à pieds pour eux et à ski pour nous).


Et nous avons bien fait du ski... en nous faisant infiniment plaisir.
Même s'il n'est pas facile d'enchainer des virages à plus de 6500 m avec nos chaussures d'expédition à bascule sans réelle tenue de pieds.

Sur l’acclimatation… une réflexion plus large.
Il y a maintenant pour moi deux étapes dans l’acclimatation.
La première, qui correspond à la transition entre notre vie sédentaire et cette tranche de vie en altitude. Où il nous faut à la fois nous reposer, vivre l’itinérance de l’approche de la montagne et commencer une acclimatation la plus douce possible. Pour cela, il me semble intéressant de mettre un peu de distance entre nous et la montagne projetée pour mieux profiter de ces instants exceptionnels.
Pour le Shisha, j’avais décidé d’une acclimatation culturelle à dominante bouddhiste, en suivant le fil rouge des différentes écoles du Bouddhisme tibétain, en essayant d’en comprendre les différences dans la réalité des monastères visités.

J’avais choisi les monastères les plus représentatifs de chaque ordre sur le trajet de Lhassa à Tingri.
Mais pas forcément les plus célèbres. Nous avons donc aussi visité Pabonka et Ramoche, Tshuphu et Yungdrungling.
Je voulais surtout ne pas tout visiter au pas de course mais aussi trouver des balades à faire en complément de la visite d’un monastère. Et justement, la tradition bouddhiste et tibétaine de la Kora nous invite à ce tourisme déambulatoire.