Les sommets du Tso Moriri
Les Mentok et le "Seynod Himal"

été 2006...
Il manque encore quelques photos des ascensions, rendez-vous en décembre, à mon retour...




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Voici le compte rendu d'un très beau voyage d'alpinisme, et je remercie particulièrement Eric Coudray de m'avoir entraîné dans cette aventure.
Toutes mes félicitations à Yangdu et Modup de Rimo Expéditions pour une organisation sans faille.
Je sais déjà que je retournerais sur les rives de ce lac merveilleux, pour aller jeter un coup d'oeil de l'autre côté des CChamser.
Rendez-vous en été 2008 !


L'ambiance derrière Hémis...


Départ de Genève à 7 h du matin pour Delhi et arrivée à Leh (3500m) avant 8 h le lendemain… Forcement cela secoue un peu et la première journée au Ladakh se vit en mode «zéro effort».
Il faut digérer la fatigue du départ et du voyage, l’inconfort de la nuit, le décalage horaire et l’altitude déjà importante.
C’est donc une journée au ralenti pour prendre contact et respirer l’ambiance des lieux, préparer les bagages pour le grand départ dans deux jours.

En route vers le Tso Moriri…
Et nous voici en partance pour une journée de tourisme dans les monastères bouddhistes de la vallée de l’Indus. A Hemis, au 1er campement, il a plu toute la nuit et le lendemain sera marquée par des interruptions de la route particulièrement épiques : coulées de boue, rivières qui débordent, routes coupées ou interdites, éboulements, panne d’un camion en plein gué.


Dès le départ, nous craignions le pire, vue les pluies de la nuit. Bingo, après même pas 10 km tout le monde descend.
Combien de temps ça va durer ?..., Personne ne sait.


Gégé au rythme local. Wait & See.
" Tiens les véhicules ont enfin trouvé un passage."


Ne souriez pas...
L'organisation locale est très efficace ! Quand c'est les femmes qui bossent !


Du côté des hommes, comme dans tous les pays, l'organisation de la DDE est identique.
Y'en a un qui bosse et six qui regardent !


Et puis, à Upchi, tout se bloque.
Impossible d'aller plus loin, le Taglang La est fermé. Pour l'ouverture ? Cet après midi ou demain..., peut être.
Malgré la situation un peu catastrophique, le moral est au beau fixe.

Contre toute attente, nous voici le jour même au sommet du Taglang La, puis, bientôt dans la plaine du Tso Kar, terminus du trajet en 4x4 et début du trek.
Miracle.. A Pongunagu, même les horsemen sont au rendez-vous. Pourtant, ils viennent de 150 km à l’ouest de Manali, soit plus de 12 jours de marche !
Le camp est alors efficacement installé sous le regard amusé de Christine & Eric, « Balladeurs à vélo au long court ».


Pongunagu.
1er camp, juste au bord de la piste.
C'est un emplacement bien organisé pour le tourisme en 4x4, avec un camp de tentes fixes.
La blanche du fond étant le troquet du coin... tout le reste est à nous.



Le lendemain, juste avant le levée du jour.
J'ai trop bu de thé ?

Une rencontre surprenante et une soirée chaleureuse de franches rigolades.
Vous pouvez suivre leur périple sur www.balladavelo.net
Merci à eux pour cette soirée inoubliable, avec ce simple message : « Que les Dieux vous accompagnent jusqu’au bout du monde et même encore plus loin… »
A bientôt.

Bon d'accord, là pour la photo tout le monde est très sérieux.
Mais faut pas s'y fier ! Le Didier du fond, caché derrière ces lunettes est redoutable...


Puis les journées de trek s’enchaînent doucement, ponctuées d’orages et de pluies torrentielles, de paysages fantastiques et de bonne humeur.
Du Yalung Nyau La, la découverte du lac est un instant magique.
Quentin se transforme en Lucky Luke pour les derniers cols et fait aussi un petit voyage en caisson, histoire de se refaire une santé. Nous voici tous dans la plaine de Korzokphule pour une bonne journée de repos.
A Korzok, grosse déception… plus de téléphone. Tout est coupé, même la route principale, seul le Taglan La passe encore !
C’est la catastrophe sur l’ensemble du territoire du Ladakh noyé sous des trombes d’eau. Un comble pour une région qui est d’habitude un désert d’altitude protégé de la mousson.


Nuruchan.
les amarres sont maintenant larguées et notre organisation se rode doucement.


Le prochain col est juste en face, il suffit de traverser la plaine... et la rivière !


Nuruchan le haut.
Tout le monde découvre les plaisir des passages de torrent glacial du Rupchu.
Un vrai plaisir au petit matin, surtout quand ils sont en crue !


Et hop une petite photo Bidochon au 1er col... on y retrouve aussi une partie de l'équipe népalaise.
"Tiens, Quentin a un peu de mal avec cette montée, il arrive doucement ?"

Les cartes du trek.
Ladakh Zanskar, Sud au 1/150 000 des éditions Olizane, 11 rue des Vieux Grenadiers, 1205 GENEVE.
Ou, dans toutes les bonnes librairies : Gaïa Store par exemple à Grenoble et par correspondance.


Le surlignage rouge représentait l'itinéraire initialement envisagé. Le bleu, celui réalisé.
1er camp : Pongunagu, 4590 m
2eme camp : Rajun Karu, 4950 m


Puis, 3eme camp Gyama Barma, 5210 m
Et 4eme étape à Korzokphule 4650 m, pour deux nuits.
Ensuite nous changerons complètement d'itinéraire pour rejoindre le Kiagyar Tso.

Les paysages très particulier du Rupshu, y'a de l'espace... !


A la descente vers Rajun Karu, le lieu de campement de ce soir.


Rajun Karu, un camp très agréable.
Il y a beaucoup de tentes de nomades avec des troupeaux de chèvres et de yacks.


Le départ des troupeaux au petit matin.
Pas de souci, elles n' arriverons jamais à toutes rentrer dans ma tente !!!


Le lendemain, une vue du chemin parcouru...
Rajun Karu, c'est la petite tache verte près de la rivière. Et le Horlam Kongka, le col plus clair dans le prolongement. Mais nous sommes passé par le col plus à gauche...


le camp de Gyama Barma, 5210 m.
Aujourd'hui, nous avons réduit l'étape pour facilité l'acclimatation... avec une après midi de repos.


Une ambiance trèsRupshu : une montagne vivante avec une vraie vie, des gens et des troupeaux.


Au Kostse La, 5380 m, les Mentok s'approche, ce soir nous serons à Korzokphule.


Des sommets inconnus et sans nom... le bonheur des randonneurs-alpiniste-explorateurs comme nous.


A la descente du Kostse La...
Nous remonterons la vallée d'en face à gauche du torrent. La vallée principale tourne à droite vers le Lanyar La, un itinéraire de trek classique.


Un troupeau de yacks, souvent present dans le paysage du Rupshu.


Toujours les immensités du Rupshu.
Nous venons de traverser la confluence à Gyama, c'est également un lieu de camp possible, très confortable.
Derrière, les pentes douces et le sentier du Kostse La.


En traversant la grande plaine de Gyama, des sommets se dévoilent...


Un autre beau sommet qui pointe sont nez au dessus de la vallée du Lanyar La.
C'est d'ailleurs l'un des premiers sommets de la chaîne des Mentok, et surement le moins visité.


Une ambiance différente en remontant le ruisseau vers le Yalung Nyau La.


Et à l'approche du col, d'autres sommets apparaisent, avec un grand plateau d'altitude. Nous sommes à 5400 m et les glaciers ne sont vraiment plus très loin.
C'est aussi un lieu idéal pour un camp de base, point de départ pour une découverte de cette partie des Mentok.


Et voici enfin le Tso Moriri depuis le Yalung Nyau La, 5430 m.
Arret casse-croûte en profitant de la vue.
Il ne reste plus qu'à descendre tranquillement jusqu'au alpages d'été de Korzok, la petite tache verte avent le lac.


Notre camp de Korzokphule.
Un immense plat avec de l'herbe, un petit ruisseau à deux pas, beaucoup de tentes de Changpa regroupées en petits hameaux tout autour,
des troupeaux et souvent de la visite...


Sa magesté le Tso Moriri se cache derrière le verrou.
Mais à Korzokphule, lieu d'estive des Changpa de Korzok, l'ambiance est plutôt champetre, très loin de la cohue touristique des 4x4 de Korzok.
Un monde vraiment à part...

 

Il a plu encore cet après midi, mais le plus important... c'est de garder le moral.
La recette : une tente mess confortable et une équipe de cuisine au top.


Grosses pluies cet après midi, que faire sinon manger des petits biscuits et boire du thé en refaisant le monde, un peu plus ensoleillé.


Mimi goûte les gateaux en douce, Didier raconte des blagues et Catherine est hilare... la vie est simple en trek.

Une autre histoire d'eau...


Les traversées de gué sont nombreuses au Ladakh, chacun y développent sa stratégie.
Michelle a opté pour un chevalier servant, en la personne de Lama Sherpa.


Catherine trouve l'eau frisquette, ce matin...


Et Yannick, comme d'hab, y va d'un pas décidé...


Lucky Luke, de son côté ne se démonte pas... Autant rester sur le canasson et laisser le muletier se mouiller les pieds !

 

Durant le trek, l'altitude est bien présente et mérite qu'on la prenne en compte...
et comme diront certains... "C'est pas linéaire !"


Yannick, en pleine séance d'acclimatation.
Tout va bien, c'est juste un peu de repos indispensable...


Une autre manière de vivre l'altitude !!! Malin ce lucky Luke !


Lama Didier, sauveur de l'Humanité... Et deux bons points pour le Kharma.
Cet après midi, on a mis le Quentin dans le caisson et c'est parti pour une franche rigolade.
Il n'y a que Quentin qui ne trouve pas cela très drôle.


la Maman n'est pas rassurée du tout. "Il est passé où mon petit ?"...
"Quentin, ça va ? mais réponds !"


..., et elle prends les choses en main...
Bon... trois coups de pompes toutes les minutes... on se concentre !

Pour la suite de l'histoire, Quentin aura bien du mal a rester plus d'une heure dans le caisson. Mais au final, il arrivera le lendemain à manger un peu, puis petit à petit à refaire surface en limitant au maximum les efforts.
C'est pas mal le caisson !


"ça va déja mieux... avec ma môman !"

 

L'importance d'une bonne équipe.


L'équipe des Muletiers, de type très indous ou pakistanais.
Mais il était bien difficile de communiquer vraiment, d'avoir des contacts, sans aucune langue commune.


A l'installation du camp, Gégé retrouve son cheval préféré et donne un coup de main aux muletiers.
Une proximité rare...


Pour douze personnes la caravanne est déja conséquente, 19 mules & chevaux et 5 muletiers.
Mais l'organisation bien rodée... Merci Rimo.

 

A la découverte des Mentok…


Une vue presque complète de la chaîne. Voir également la page du topo.


A la recherche du camp de base.
Au petit matin, nos affaires sont vite rangées : c’est le grand départ ! Mais dès 8 h, un orage nous oblige a nous réfugier sous la tente mess… ça commence bien !
Au premier rayon de soleil, nous voici parti.
Tout s’annonçait pourtant très simple d’après le topo d’Arish Kapadia. Depuis Korzokphule, il suffisait de traverser à flanc et de marcher environ 3 h avec un camp de base à 3600m.
Par précaution, j’ai embauché un jeune Champa de Korzok pour nous montrer le chemin, et nous transportons aussi trois tentes dans nos sacs à dos (plutôt qu’avec les mules) en cas de pluie à notre arrivée au camp.
Deux heures plus tard, nous nous retrouvons à plus de 4800 m, visiblement nous n’irons pas au camp de base d’Arish. Petit regroupement & mise au point, la journée s’annonce plus rude que prévue et notre itinéraire n’est pas vraiment un sentier de mules. Les nôtres pourront-elles nous rejoindre avant ce soir ?
Puis nous voici à 5200 m, près d’un petit ruisseau et un replat herbeux, ce sera notre camp de base pour le Mentok Central. Les tentes sont vite montées et je pars en reconnaissance pour préparer la suite de l’itinéraire.
Bien plus tard, l’équipe de muletiers arrive enfin avec tout notre barda… pas vraiment content de notre itinéraire !

L’art de passer entre les gouttes.
Bientôt 6 h et un orage de grêle tambourine sur la tente.
Vu les conditions, je suis très content d’avoir pris mes grosses tentes d’altitude (des XPD base de Salewa), nous y sommes au large (car ce sont des tentes 3 places et nous y sommes en binôme) et elles ne craignent pas la tempête.
Sous la tente mess, la partie hebdomadaire de UNO bat son plein, avec quelques népalais hilares qui ont vite appris les règles.
La journée avait débuté par un petit déjeuner décalé à cause du mauvais temps : aucune visibilité pour faire un portage au camp I. Autant rester dans la douceur du duvet et attendre que le grain passe.
Enfin, vers 11h, le temps se dégage un peu. Il est temps de partir.
Objectif : déposer un peu de matériel au bord du glacier et faire un repérage pour le prochain camp d’altitude.
Depuis la fin de la moraine, la montée du col est enfin visible… et bien peu engageante : des éboulis raides et des pentes de neige, il y a même une corniche. Bref, impossible de faire passer tout le groupe par cet itinéraire qu’Arish Kapadia décrit pourtant comme : « Climb the steep slopes, zizagging on a shepherds’ trail to reach the col between Mentok I and II ».
C’est bizarre ? Je ne comprends rien à cette description…
Changement de programme obligatoire, après un petit repérage, nous installerons notre camp d’altitude juste sous l’arête Nord-Est du Mentok Central. La pente de neige de l’arête semble raisonnable mais surtout il n’y a pas de danger objectif et la vue du camp sera superbe.

Vers le haut ?
Il ne pleut plus ce matin, par contre le ciel est encore bien chargé. Nous laissera-t-il deux jours d’accalmie pour réussir notre sommet ?
Un orage nous cueille alors que nous nous apprêtions à lever l’ancre, sacs bouclés. Bilan, une heure d’attente dans la tente mess, nous commençons à en avoir l’habitude.
Puis, la montée au camp d’altitude est sans surprise, mais pas sans quelques fatigues, les sacs étant forcement un peu plus lourds. L’aide de l’équipe est d’autant plus appréciable.
Le camp I est installé juste à la limite des glaciers au sec et un peu de terrassement à rendu l’emplacement des tentes confortables.
En cette fin d’après midi ensoleillée, la pente de neige de notre arête est très attirante. Avec Géraldine et Pierre Olivier, nous tracerons la moitié de la montée, dans l’infinie douceur de la lumière du soir. Avec aussi les éclats de rire d’une descente express sur les fesses.
Le paysage est sublime, la montée sans problème et très agréable.
Mais le mauvais temps arrive en fin d’après midi avec de la neige et du vent. Damned, et les traces qui vont être recouvertes

Malgré tout, nous serons tous au sommet du Mentok Central. Mais le temps qui se couvre, nous empêchera de poursuivre jusqu’au Mentok I.
Vite !!!
Au début de la descente, l’orage qui nous enveloppe de son électricité laissera des souvenirs inoubliables à certaines !

 


Le Mentok Central, juste au dessus du camp d'altitude et des traces bizarres de descente !


Le Bishal Peak...


Le lendemain, en traversant le plateau glaciaire nous atteindrons le Mentok II par de grandes pentes de neige de sa voie normale. Didier fait cordée avec Bishal, qui réalise ainsi son premier sommet.
Son bonheur fait plaisir à voir et nous appellerons Bishal Peak l’antécime de ce Mentok.
La descente et le retour au camp seront un peu longs et éprouvants et un petit groupe préférera dormir de nouveau au camp d’altitude. Sage décision !


Un petit clin d'oeil à toute l'équipe Asolo de Montbonnot...
Yves, Claude & Julien.
Pas de doutes, les nouvelles Manaslu sont bien visibles !
"Tiens, j'ai même le Sweet "collector" de Charlet Mose, une antiquité."

Yannick est radieuse, de son 1er sommet encordée avec Catherine et de la dernière longueur un peu technique.


Le Kiagyar Tso, la route passe juste en face sur l'autre rive.

Et un petit mot sur les sommets préférés de Catherine...
Nous les avions déja observé le matin de notre départ de Gyama Barma... Mais ces "Monts Chevalier" (je n'ai pas trouvé la traduction en tibetain...) devraient être encore plus intéressants sur le versant Est, depuis Rajun Karu en remontant la rivière Spanglung.
L'idée d'une traversée est particulièrement séduisante !


Une petite vue spéciale cartographie depuis le Kostse La.
Depuis Gyama Barma, une traversée à flan permet de rejoindre la base de la langue glaciaire, qui pourrait être un lieu de camp de base.


Une vue d'ensemble de l'autre versant, avec dans le rond rouge notre camp de base pour le Seynod Himal à l'Est du Kyagar Tso.
Le lac est derrière la première bosse et la vallée d'en face à gauche des Monts Chevalier, viens de Gyama et du Lanyar La.
Un sentier passe au pied des montagne à Karheding en direction du Nakpo Gozing La, c'est peut être le point de départ pour explorer ce versant.


Des sommets qui semblent très abordables, pretexte à un agréable séjour en altitude, loin des foules !
Celui de gauche est coté 6350 m sur la carte Olizane.


Et Catherine en plein exploit, dans le Kiagyar Tso

Les adieux au Tso Moriri


Pour notre départ, le Rupshu nous a préparé le plus beau des cadeaux !

Un beau temps exceptionnel, le premier depuis bientôt 3 semaines. Et nous en avons merveilleusement profité en faisant l’ascension d’un belvédère idéal à plus de 6000, juste en face du lac et de nos chers Mentok.
Et fait, exprès pour René, sans nom sur la carte...
1er lever matinal sous les étoiles, le jour est au rendez-vous quand nous partons pour une lente montée des 1ères pentes de caillasses au dessus du camp. A un grand replat, nos regards s’envolent vers le Tso Moriri, qui s’étire au loin dans le petit matin. L’arête de notre sommet est toute proche et la neige remplace petit à petit les cailloux.
Tout devient plus facile, ou presque…
L’horizon s’ouvre de plus en plus sur les îlots enneigés des sommets du Chang Tang, pour notre plus grand plaisir.
Avec Pascal, René et Pierre Olivier, notre trace épouse les dernières bosses de neige de notre sommet. L’altitude se fait plus présente, la fatigue aussi. Mais tout le monde s’accrochent, effort de volonté, plaisir de réussir.
Même Lucky Luke est au sommet, mais sans son cheval !
Et bientôt, René s’offre les derniers pas de cette très belle ascension, point d’orgue génial de notre voyage.
Un sommet qui devient pour nous, ultime clin d’œil, le Seynod Himal… ou Mont Seynod. (René peu enfin définitivement brûlé son tee shirt du Mera)

Face au Tso Moriri et aux étendues immenses du Rupshu, la descente restera un moment magique, comme suspendue dans l’azur et que l’on voudrait simplement prolongé à l’infini. Un moment de bonheur simple et de sérénité.


Toujours les paysages bien particuliers du Rupshu et Quentin qui pose... En face, les Monts Chevalier !
Et le Kiagyar Tso.


Notre camp près de la rivière...
Avec les différents quartiers ! La tente des Horsmen, puis celles de l'équipe népalaise, la tente cuisine et la tente mess. La tente douche pour Quentin, les toilettes pour les dames et toutes nos tentes un peu éparpillées.
Vue la lumière, un nouvel orage s'approche !


Un peu de repérage sur les traces de l'équipe de Dominique Repiquet, compagnons de route du Nemjung 2004, que je remercie encore pour ses infos sur le Kiagyar II.
Juste en face, le Chalung, 6500 m. Daniel a aussi une photo de son versant nord, depuis le Sumdo La.

 


Catherine et Quentin en route pour le sommet. "Eh oui, c'est la petite bosse du bout.... !"

 


Un peu de tourisme…

De retour à Delhi, nous sommes repartis vers Agra en bus, pour quelques jours de tourisme... exceptionnels.


Et voici une très bonne adresse à Agra...
Celle du guide touristique qui nous accompagné durant notre séjour avec la visite du Tag Mahal et du Fort Rouge. Il a été vraiment exceptionnel, très pro et il parle très bien le français.
Mr Faizal Peer Bux, fzlpeerbux@yahoo.co.in
Mobile 9897425288

Il est possible de le contacter directement, pour un ou plusieurs jours, et le tarif classique tourne aux environs de 400 à 500 roupies/jour.

Et les hôtels que nous avons utilisés :
A Delhi, j'aime bien l'Hôtel Broadway, sur Asaf Ali Road, en bordure de Old Delhi.
broadway@vsnl.net ou broadway@oldworldhospitality.com
www.broadwaydelhi.com
A Agra, un grand hôtel... plutôt bien situé. Et très agréable pour nous qui venions en droite ligne de Leh !
Howard Park Plaza, dans Fatehabad Road
hpp@sarovarparkplaza.com et www.sarovarparkplaza.com

Bon voyage...


Corde et encordement en Himalaya,
un début de réflexion...
Pour nos deux premiers sommets nous avons évolué encordé et en cordée de 2 personnes (sauf une de 3 pour le Mentok Cental).
Cette manière de faire est radicalement nouvelle pour moi en Himalaya où jusqu'à présent nous évoluions plutôt sans corde.
Au Mentok, j'ai voulu à la fois expérimenter et revaloriser l'utilisation de la corde en Himalaya.
Pourquoi ?
Car l'himalaysme est aussi de l'alpinisme, avec les mêmes valeurs, les mêmes symboliques que dans les Alpes. Et l'encordement, ce lien "naturel" qui relie deux alpinistes représente bien plus qu'un simple élément de sécurité.

Bien sûr, la corde est dans certains cas inutile, voir dangereuse. Il est possible et même nécessaire de l'enlever quant on connait profondement le sens de cette corde et de l'encordement.
Mais, je ne pense pas que cela soit le cas pour mes compagnons de voyage himalayen. La plupart des alpinistes ont plutôt besoin d'expérimenter ce lien très fort que représente la corde en se posant toutes les questions liées à une progression encordée.
Avec aussi toute une dimension très intérieure.
Quand je suis encordé avec René, comment être très centré sur moi tout en acceuillant totalement l'autre. Comment faire, comment être, pour arriver tous les deux au sommet ?
A suivre donc...


Ces informations vous ont aidées à construire votre prochain voyage ?
A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.

Et bien sûr, un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels

 


 

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