
Voici le compte rendu d'un très beau
voyage d'alpinisme, et je remercie particulièrement
Eric Coudray de m'avoir entraîné
dans cette aventure.
Toutes mes félicitations à Yangdu
et Modup de Rimo
Expéditions pour une organisation
sans faille.
Je sais déjà que je retournerais sur les rives
de ce lac merveilleux, pour aller jeter un coup d'oeil de
l'autre côté des CChamser.
Rendez-vous en été 2008
!

L'ambiance derrière Hémis...
Départ de Genève à
7 h du matin pour Delhi et arrivée à Leh (3500m)
avant 8 h le lendemain… Forcement cela secoue un peu
et la première journée au Ladakh se vit en mode
«zéro effort».
Il faut digérer la fatigue du départ et du voyage,
l’inconfort de la nuit, le décalage horaire et
l’altitude déjà importante.
C’est donc une journée au ralenti pour prendre
contact et respirer l’ambiance des lieux, préparer
les bagages pour le grand départ dans deux jours.

En route vers le Tso
Moriri…
Et nous voici en partance pour une journée de
tourisme dans les monastères bouddhistes de la vallée
de l’Indus. A Hemis, au 1er campement, il a plu toute
la nuit et le lendemain sera marquée par des interruptions
de la route particulièrement épiques : coulées
de boue, rivières qui débordent, routes coupées
ou interdites, éboulements, panne d’un camion
en plein gué.

Dès le départ, nous craignions
le pire, vue les pluies de la nuit. Bingo, après même
pas 10 km tout le monde descend.
Combien de temps ça va durer ?..., Personne ne sait.

Gégé au rythme local.
Wait & See.
" Tiens les véhicules ont enfin trouvé
un passage."

Ne souriez pas...
L'organisation locale est très efficace ! Quand c'est
les femmes qui bossent !

Du côté des hommes, comme
dans tous les pays, l'organisation de la DDE est identique.
Y'en a un qui bosse et six qui regardent !

Et puis, à Upchi, tout se bloque.
Impossible d'aller plus loin, le Taglang La est fermé.
Pour l'ouverture ? Cet après midi ou demain..., peut
être.
Malgré la situation un peu catastrophique, le moral
est au beau fixe.
Contre toute attente, nous voici le jour même au sommet
du Taglang La, puis, bientôt dans la plaine du Tso Kar,
terminus du trajet en 4x4 et début du trek.
Miracle.. A Pongunagu, même les horsemen sont au rendez-vous.
Pourtant, ils viennent de 150 km à l’ouest de
Manali, soit plus de 12 jours de marche !
Le camp est alors efficacement installé sous le regard
amusé de Christine & Eric, « Balladeurs
à vélo au long court ».

Pongunagu.
1er camp, juste au bord de la piste.
C'est un emplacement bien organisé pour le tourisme
en 4x4, avec un camp de tentes fixes.
La blanche du fond étant le troquet du coin... tout
le reste est à nous.
Le lendemain, juste avant le levée
du jour.
J'ai trop bu de thé ?
Une rencontre surprenante et une soirée chaleureuse
de franches rigolades.
Vous pouvez suivre leur périple sur www.balladavelo.net
Merci à eux pour cette soirée inoubliable,
avec ce simple message : « Que les Dieux vous
accompagnent jusqu’au bout du monde et même
encore plus loin… »
A bientôt. |
Bon d'accord, là pour la
photo tout le monde est très sérieux.
Mais faut pas s'y fier ! Le Didier du fond, caché
derrière ces lunettes est redoutable... |
Puis les journées de trek s’enchaînent
doucement, ponctuées d’orages et de pluies torrentielles,
de paysages fantastiques et de bonne humeur.
Du Yalung Nyau La, la découverte du lac est un instant
magique.
Quentin se transforme en Lucky Luke pour les derniers cols
et fait aussi un petit voyage en caisson, histoire de se refaire
une santé. Nous voici tous dans la plaine de
Korzokphule pour une bonne journée de repos.
A Korzok, grosse déception… plus de téléphone.
Tout est coupé, même la route principale, seul
le Taglan La passe encore !
C’est la catastrophe sur l’ensemble du
territoire du Ladakh noyé sous des trombes d’eau.
Un comble pour une région qui est d’habitude
un désert d’altitude protégé de
la mousson.




Nuruchan.
les amarres sont maintenant larguées et notre organisation
se rode doucement.

Le prochain col est juste en face, il
suffit de traverser la plaine... et la rivière !

Nuruchan le haut.
Tout le monde découvre les plaisir des passages de
torrent glacial du Rupchu.
Un vrai plaisir au petit matin, surtout quand ils sont en
crue !

Et hop une petite photo Bidochon au
1er col... on y retrouve aussi une partie de l'équipe
népalaise.
"Tiens, Quentin a un peu de mal avec cette montée,
il arrive doucement ?"
Les cartes du trek.
Ladakh Zanskar, Sud au 1/150 000 des éditions
Olizane,
11 rue des Vieux Grenadiers, 1205 GENEVE.
Ou, dans toutes les bonnes librairies : Gaïa
Store par exemple à Grenoble et
par correspondance.

Le surlignage rouge représentait l'itinéraire
initialement envisagé. Le bleu, celui réalisé.
1er camp : Pongunagu, 4590 m
2eme camp : Rajun Karu, 4950 m

Puis, 3eme camp Gyama Barma, 5210 m
Et 4eme étape à Korzokphule
4650 m, pour deux nuits.
Ensuite nous changerons complètement d'itinéraire
pour rejoindre le Kiagyar Tso.
Les paysages très particulier
du Rupshu, y'a de l'espace... !

A la descente vers Rajun Karu, le lieu
de campement de ce soir.

Rajun Karu, un camp très agréable.
Il y a beaucoup de tentes de nomades avec des troupeaux de
chèvres et de yacks.

Le départ des troupeaux au petit
matin.
Pas de souci, elles n' arriverons jamais à toutes rentrer
dans ma tente !!!

Le lendemain, une vue du chemin parcouru...
Rajun Karu, c'est la petite tache verte près de la
rivière. Et le Horlam Kongka, le col plus clair dans
le prolongement. Mais nous sommes passé par le col
plus à gauche...

le camp de Gyama Barma, 5210 m.
Aujourd'hui, nous avons réduit l'étape pour
facilité l'acclimatation... avec une après midi
de repos.

Une ambiance trèsRupshu : une
montagne vivante avec une vraie vie, des gens et des troupeaux.

Au Kostse La, 5380 m, les Mentok s'approche,
ce soir nous serons à Korzokphule.

Des sommets inconnus et sans nom...
le bonheur des randonneurs-alpiniste-explorateurs comme nous.

A la descente du Kostse La...
Nous remonterons la vallée d'en face à gauche
du torrent. La vallée principale tourne à droite
vers le Lanyar La, un itinéraire de trek classique.

Un troupeau de yacks, souvent present
dans le paysage du Rupshu.

Toujours les immensités du Rupshu.
Nous venons de traverser la confluence à Gyama, c'est
également un lieu de camp possible, très confortable.
Derrière, les pentes douces et le sentier du Kostse
La.

En traversant la grande plaine de Gyama,
des sommets se dévoilent...

Un autre beau sommet qui pointe sont
nez au dessus de la vallée du Lanyar La.
C'est d'ailleurs l'un des premiers sommets de la chaîne
des Mentok, et surement le moins visité.

Une ambiance différente en remontant
le ruisseau vers le Yalung Nyau La.

Et à l'approche du col, d'autres
sommets apparaisent, avec un grand plateau d'altitude. Nous
sommes à 5400 m et les glaciers ne sont vraiment plus
très loin.
C'est aussi un lieu idéal pour un camp de base, point
de départ pour une découverte de cette partie
des Mentok.

Et voici enfin le Tso Moriri depuis
le Yalung Nyau La, 5430 m.
Arret casse-croûte en profitant de la vue.
Il ne reste plus qu'à descendre tranquillement jusqu'au
alpages d'été de Korzok, la petite tache verte
avent le lac.

Notre camp de Korzokphule.
Un immense plat avec de l'herbe, un petit ruisseau à
deux pas, beaucoup de tentes de Changpa regroupées
en petits hameaux tout autour,
des troupeaux et souvent de la visite...

Sa magesté le Tso Moriri se cache
derrière le verrou.
Mais à Korzokphule, lieu d'estive des Changpa de Korzok,
l'ambiance est plutôt champetre, très loin de
la cohue touristique des 4x4 de Korzok.
Un monde vraiment à part...
Il a plu encore cet
après midi, mais le plus important... c'est de garder
le moral.
La recette : une tente mess confortable et une équipe
de cuisine au top.

Grosses pluies cet après midi,
que faire sinon manger des petits biscuits et boire du thé
en refaisant le monde, un peu plus ensoleillé.

Mimi goûte les gateaux en douce,
Didier raconte des blagues et Catherine est hilare... la vie
est simple en trek.
Une autre histoire d'eau...

Les traversées de gué
sont nombreuses au Ladakh, chacun y développent sa
stratégie.
Michelle a opté pour un chevalier servant, en la personne
de Lama Sherpa.

Catherine trouve l'eau frisquette, ce
matin...

Et Yannick, comme d'hab, y va d'un pas
décidé...

Lucky Luke, de son côté
ne se démonte pas... Autant rester sur le canasson
et laisser le muletier se mouiller les pieds !
Durant le trek, l'altitude
est bien présente et mérite qu'on la prenne
en compte...
et comme diront certains... "C'est pas linéaire
!"

Yannick, en pleine séance d'acclimatation.
Tout va bien, c'est juste un peu de repos indispensable...

Une autre manière de vivre l'altitude
!!! Malin ce lucky Luke !

Lama Didier, sauveur de l'Humanité...
Et deux bons points pour le Kharma.
Cet après midi, on a mis le Quentin dans le caisson
et c'est parti pour une franche rigolade.
Il n'y a que Quentin qui ne trouve pas cela très drôle.

la Maman n'est pas rassurée du
tout. "Il est passé où mon petit ?"...
"Quentin, ça va ? mais réponds !"

..., et elle prends les choses en main...
Bon... trois coups de pompes toutes les minutes... on se concentre
!
Pour la suite de l'histoire, Quentin aura bien
du mal a rester plus d'une heure dans le caisson. Mais au
final, il arrivera le lendemain à manger un peu, puis
petit à petit à refaire surface en limitant
au maximum les efforts.
C'est pas mal le caisson !

"ça va déja mieux...
avec ma môman !"
L'importance d'une bonne équipe.

L'équipe des Muletiers, de type
très indous ou pakistanais.
Mais il était bien difficile de communiquer vraiment,
d'avoir des contacts, sans aucune langue commune.
A l'installation du camp, Gégé
retrouve son cheval préféré et donne
un coup de main aux muletiers.
Une proximité rare...

Pour douze personnes la caravanne est
déja conséquente, 19 mules & chevaux et
5 muletiers.
Mais l'organisation bien rodée... Merci Rimo.
A la découverte
des Mentok…

Une vue presque complète de la
chaîne. Voir également la
page du topo.
A la recherche du camp de base.
Au petit matin, nos affaires sont vite rangées : c’est
le grand départ ! Mais dès 8 h, un orage nous
oblige a nous réfugier sous la tente mess… ça
commence bien !
Au premier rayon de soleil, nous voici parti.
Tout s’annonçait pourtant très simple
d’après le topo d’Arish Kapadia.
Depuis Korzokphule, il suffisait de traverser à flanc
et de marcher environ 3 h avec un camp de base à 3600m.
Par précaution, j’ai embauché un jeune
Champa de Korzok pour nous montrer le chemin, et nous transportons
aussi trois tentes dans nos sacs à dos (plutôt
qu’avec les mules) en cas de pluie à notre
arrivée au camp.
Deux heures plus tard, nous nous retrouvons à plus
de 4800 m, visiblement nous n’irons pas au camp de base
d’Arish. Petit regroupement & mise au point, la
journée s’annonce plus rude que prévue
et notre itinéraire n’est pas vraiment un sentier
de mules. Les nôtres pourront-elles nous rejoindre avant
ce soir ?
Puis nous voici à 5200 m, près d’un petit
ruisseau et un replat herbeux, ce sera notre camp de base
pour le Mentok Central. Les tentes sont vite montées
et je pars en reconnaissance pour préparer la suite
de l’itinéraire.
Bien plus tard, l’équipe de muletiers arrive
enfin avec tout notre barda… pas vraiment content de
notre itinéraire !
L’art de passer entre les gouttes.
Bientôt 6 h et un orage de grêle tambourine sur
la tente.
Vu les conditions, je suis très content d’avoir
pris mes grosses tentes d’altitude (des XPD
base de Salewa), nous y sommes au large (car
ce sont des tentes 3 places et nous y sommes en binôme)
et elles ne craignent pas la tempête.
Sous la tente mess, la partie hebdomadaire de UNO bat son
plein, avec quelques népalais hilares qui ont vite
appris les règles.
La journée avait débuté par un petit
déjeuner décalé à cause du mauvais
temps : aucune visibilité pour faire un portage au
camp I. Autant rester dans la douceur du duvet et attendre
que le grain passe.
Enfin, vers 11h, le temps se dégage un peu. Il est
temps de partir.
Objectif : déposer un peu de matériel au bord
du glacier et faire un repérage pour le prochain camp
d’altitude.
Depuis la fin de la moraine, la montée du col est enfin
visible… et bien peu engageante : des éboulis
raides et des pentes de neige, il y a même une corniche.
Bref, impossible de faire passer tout le groupe par cet itinéraire
qu’Arish Kapadia décrit pourtant comme : «
Climb the steep slopes, zizagging on a shepherds’ trail
to reach the col between Mentok I and II ».
C’est bizarre ? Je ne comprends rien à cette
description…
Changement de programme obligatoire, après
un petit repérage, nous installerons notre camp d’altitude
juste sous l’arête Nord-Est du Mentok Central.
La pente de neige de l’arête semble raisonnable
mais surtout il n’y a pas de danger objectif et la vue
du camp sera superbe.
Vers le haut ?
Il ne pleut plus ce matin, par contre le ciel est encore bien
chargé. Nous laissera-t-il deux jours d’accalmie
pour réussir notre sommet ?
Un orage nous cueille alors que nous nous apprêtions
à lever l’ancre, sacs bouclés. Bilan,
une heure d’attente dans la tente mess, nous commençons
à en avoir l’habitude.
Puis, la montée au camp d’altitude est sans surprise,
mais pas sans quelques fatigues, les sacs étant forcement
un peu plus lourds. L’aide de l’équipe
est d’autant plus appréciable.
Le camp I est installé juste à la limite des
glaciers au sec et un peu de terrassement à rendu l’emplacement
des tentes confortables.
En cette fin d’après midi ensoleillée,
la pente de neige de notre arête est très attirante.
Avec Géraldine et Pierre Olivier, nous tracerons la
moitié de la montée, dans l’infinie douceur
de la lumière du soir. Avec aussi les éclats
de rire d’une descente express sur les fesses.
Le paysage est sublime, la montée sans problème
et très agréable.
Mais le mauvais temps arrive en fin d’après midi
avec de la neige et du vent. Damned,
et les traces qui vont être recouvertes
Malgré tout, nous serons tous au sommet du Mentok
Central. Mais le temps qui se couvre, nous empêchera
de poursuivre jusqu’au Mentok
I.
Vite !!!
Au début de la descente, l’orage qui nous enveloppe
de son électricité laissera des souvenirs inoubliables
à certaines !

Le Mentok Central, juste au dessus du
camp d'altitude et des traces bizarres de descente !

Le Bishal Peak...
Le lendemain, en traversant le plateau glaciaire nous atteindrons
le
Mentok II par de grandes pentes de neige
de sa voie normale. Didier fait cordée avec
Bishal, qui réalise ainsi son premier sommet.
Son bonheur fait plaisir à voir et nous appellerons
Bishal
Peak l’antécime de ce Mentok.
La descente et le retour au camp seront un peu longs et éprouvants
et un petit groupe préférera dormir de nouveau
au camp d’altitude. Sage décision !
Un petit clin d'oeil à toute l'équipe
Asolo
de Montbonnot...
Yves, Claude & Julien.
Pas de doutes, les nouvelles Manaslu sont bien visibles
!
"Tiens, j'ai même le Sweet "collector"
de Charlet Mose, une antiquité."
Yannick est radieuse, de son 1er sommet encordée
avec Catherine et de la dernière longueur un
peu technique. |
 |

Le Kiagyar Tso, la route passe juste
en face sur l'autre rive.
Et un petit mot sur
les sommets préférés de Catherine...
Nous les avions déja observé le matin de notre
départ de Gyama Barma... Mais ces "Monts
Chevalier" (je n'ai pas
trouvé la traduction en tibetain...) devraient
être encore plus intéressants sur le versant
Est, depuis Rajun Karu en remontant la rivière Spanglung.
L'idée d'une traversée est particulièrement
séduisante !

Une petite vue spéciale cartographie depuis le Kostse
La.
Depuis Gyama Barma, une traversée à flan permet
de rejoindre la base de la langue glaciaire, qui pourrait
être un lieu de camp de base.

Une vue d'ensemble de l'autre versant,
avec dans le rond rouge notre camp de base pour le Seynod
Himal à l'Est du Kyagar Tso.
Le lac est derrière la première bosse et la
vallée d'en face à gauche des Monts Chevalier,
viens de Gyama et du Lanyar La.
Un sentier passe au pied des montagne à Karheding
en direction du Nakpo Gozing La, c'est peut être le
point de départ pour explorer ce versant.

Des sommets qui semblent très
abordables, pretexte à un agréable séjour
en altitude, loin des foules !
Celui de gauche est coté 6350 m sur la carte Olizane.

Et Catherine en plein exploit, dans
le Kiagyar Tso
Les adieux au Tso Moriri
Pour notre départ, le Rupshu nous a préparé
le plus beau des cadeaux !
Un beau temps exceptionnel, le premier depuis bientôt
3 semaines. Et nous en avons merveilleusement profité
en faisant l’ascension d’un belvédère
idéal à plus de 6000, juste en face du lac et
de nos chers Mentok.
Et fait, exprès pour René,
sans nom sur la carte...
1er lever matinal sous les étoiles, le jour est au
rendez-vous quand nous partons pour une lente montée
des 1ères pentes de caillasses au dessus du camp. A
un grand replat, nos regards s’envolent vers le Tso
Moriri, qui s’étire au loin dans le petit matin.
L’arête de notre sommet est toute proche et la
neige remplace petit à petit les cailloux.
Tout devient plus facile, ou presque…
L’horizon s’ouvre de plus en plus sur les îlots
enneigés des sommets du Chang Tang, pour notre plus
grand plaisir.
Avec Pascal, René et Pierre Olivier, notre trace épouse
les dernières bosses de neige de notre sommet. L’altitude
se fait plus présente, la fatigue aussi. Mais tout
le monde s’accrochent, effort de volonté, plaisir
de réussir.
Même Lucky Luke est au sommet, mais sans son
cheval !
Et bientôt, René s’offre les derniers pas
de cette très belle ascension, point d’orgue
génial de notre voyage.
Un sommet qui devient pour nous, ultime clin d’œil,
le Seynod Himal… ou Mont Seynod. (René
peu enfin définitivement brûlé son tee
shirt du Mera)
Face au Tso Moriri et aux étendues
immenses du Rupshu, la descente restera un moment magique,
comme suspendue dans l’azur et que l’on voudrait
simplement prolongé à l’infini. Un moment
de bonheur simple et de sérénité.

Toujours les paysages bien particuliers
du Rupshu et Quentin qui pose... En face, les Monts Chevalier
!
Et le Kiagyar Tso.

Notre camp près de la rivière...
Avec les différents quartiers ! La tente des Horsmen,
puis celles de l'équipe népalaise, la tente
cuisine et la tente mess. La tente douche pour Quentin, les
toilettes pour les dames et toutes nos tentes un peu éparpillées.
Vue la lumière, un nouvel orage s'approche !

Un peu de repérage sur les traces de l'équipe
de Dominique Repiquet, compagnons de route
du Nemjung 2004, que je remercie encore pour ses infos sur
le Kiagyar II.
Juste en face, le Chalung, 6500 m. Daniel a aussi une photo
de son versant nord, depuis le Sumdo La.

Catherine et Quentin en route pour le
sommet. "Eh oui, c'est la petite bosse du bout....
!"
Un peu de tourisme…
De retour à Delhi, nous sommes repartis vers Agra
en bus, pour quelques jours de tourisme... exceptionnels.



Et voici une très bonne adresse à
Agra...
Celle du guide touristique qui nous accompagné durant
notre séjour avec la visite du Tag Mahal et du Fort
Rouge. Il a été vraiment exceptionnel, très
pro et il parle très bien le français.
Mr Faizal Peer Bux, fzlpeerbux@yahoo.co.in
Mobile 9897425288
Il est possible de le contacter directement, pour un ou plusieurs
jours, et le tarif classique tourne aux environs de 400 à
500 roupies/jour.
Et les hôtels que nous avons utilisés
:
A Delhi, j'aime bien l'Hôtel Broadway,
sur Asaf Ali Road, en bordure de Old Delhi.
broadway@vsnl.net ou broadway@oldworldhospitality.com
www.broadwaydelhi.com
A Agra, un grand hôtel... plutôt bien situé.
Et très agréable pour nous qui venions en droite
ligne de Leh !
Howard Park Plaza, dans Fatehabad Road
hpp@sarovarparkplaza.com et www.sarovarparkplaza.com
Bon voyage...


Corde et encordement en Himalaya, un début de
réflexion...
Pour nos deux premiers sommets nous
avons évolué encordé et en cordée
de 2 personnes (sauf une de 3 pour le Mentok
Cental).
Cette manière de faire est radicalement nouvelle pour
moi en Himalaya où jusqu'à présent nous
évoluions plutôt sans corde.
Au Mentok, j'ai voulu à la fois expérimenter
et revaloriser l'utilisation de la corde en Himalaya.
Pourquoi ?
Car l'himalaysme est aussi de l'alpinisme, avec les mêmes
valeurs, les mêmes symboliques que dans les Alpes. Et
l'encordement, ce lien "naturel" qui relie deux
alpinistes représente bien plus qu'un simple élément
de sécurité.
Bien sûr, la corde est dans certains cas inutile, voir
dangereuse. Il est possible et même nécessaire
de l'enlever quant on connait profondement le sens de cette
corde et de l'encordement.
Mais, je ne pense pas que cela soit le cas pour mes compagnons
de voyage himalayen. La plupart des alpinistes ont plutôt
besoin d'expérimenter ce lien très fort que
représente la corde en se posant toutes les questions
liées à une progression encordée.
Avec aussi toute une dimension très intérieure.
Quand je suis encordé avec René, comment être
très centré sur moi tout en acceuillant totalement
l'autre. Comment faire, comment être, pour arriver tous
les deux au sommet ?
A suivre donc...
Ces informations vous ont aidées
à construire votre prochain voyage ?
A votre retour, vous pouvez aussi les compléter, les
modifier en m'envoyant vos remarques et commentaires par mail.
Merci d'avance.
Et bien sûr,
un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels


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