
Derrière ce titre surprenant,
voici un peu les coulisses de notre vie à Kathmandu...
Il y a bien sûr la partie visible de l'iceberg,
cette maison, mais aussi tous ce que cela représente
pour nous :
- L'association Dawa.
- L'équipe d'Himalayan Summit.
- Le projet d'accueil à la maison.
Bref, toute notre implication concrète
au Népal... |
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“Cette expédition se
déroulait à merveille :
montagne esthétique et capricieuse, équipe formidable,
cordialité entre les différentes expéditions
rarement vécue sur un camp de base...
Et tout a basculé en un moment de grande quiétude.
J'ai cru un court instant que chacun de nous était
vivant.
Mais nous n'avons jamais retrouvé Dawa, notre sirdar.”
François Damilano
24 octobre 1999, 7000 mètres – Dhaulagiri - Népal
L’association Dawa a été créée
le 6 juin 2000 à l’initiative de François
Damilano, guide de haute montagne et himalayiste.
Cette association est née, malheureusement, de l’histoire
d’un drame.
Le 24 octobre 1999, sur l’arête nord-est du Dhaulagari,
une avalanche part sous les pieds de Dawa Sherpa et de Ginette
Harisson qui font la trace pour atteindre le camp III.
4 personnes sont emportées : François Damilano
et Dominique Caillat qui réussissent à ralentir
leur chute et à s’arrêter, Dawa Sherpa
et Ginette Harisson qui ne seront jamais retrouvés.
L’assocIation Dawa a
fait le choix de tenter de redonner un avenir à la
famille de Dawa Sherpa endeuillée, tout particulièrement
à ces quatre enfants et dans le respect des choix de
leur père.
Dawa Sherpa
Dawa était un Sherpa originaire de la région
du Makalu.
Particulièrement efficace aussi bien dans son travail
de Sirdar que dans celui de "porteur d'altitude",
il a toujours su se faire apprécier par les membres
des expéditions qu'il accompagnait. Cette réputation,
soutenue par un réel courage à la tâche,
le poussait à partir chaque printemps et chaque automne
(parfois même en hiver) sur des expéditions ayant
pour objectif des sommets de haute altitude.
Sa compétence lui avait permis, entre autres, d'atteindre
le sommet du Dhaulagiri en 1997.
Pour un Sherpa, travailler sur un "huit mille mètres",
c’est l'opportunité d'un travail rémunérateur,
même si c'est un labeur difficile.
Réussir un huit mille, c'est l'assurance de donner
confiance à de futurs partenaires et de trouver régulièrement
du travail.
Dawa n'en demeurait pas moins lucide sur les risques d'un
tel choix professionnel, mais c'était la solution pour
assumer la scolarisation de ses quatre enfants.
La volonté de scolariser ses quatre enfants...
Dawa avait quatre enfants dont trois filles.
Les deux plus grandes étaient scolarisées. Dawa
y tenait et en retirait avec raison une certaine fierté.
Dans un pays où scolariser ses enfants est encore une
démarche volontaire demandant de gros sacrifices financiers,
dans un pays où par tradition la plupart des filles
sont très tôt écartées des chemins
de l'école puisque mariées très jeunes,
le choix était courageux et plein de conséquences.
La famille est venue s'installer à Kathmandou.
Cela permettait de pouvoir offrir aux enfants une scolarité
"décente", de pouvoir partir le plus régulièrement
possible accompagner de nouveaux groupes afin qu'il n'y ait
pas trop de trous dans le budget familial. Enfin, de pouvoir
passer un peu de temps en famille plutôt que de perdre
de précieuses semaines à rallier le village
haut perché dans le Makalu.
Bien évidemment, la disparition de Dawa prive la
famille du seul revenu dont elle disposait.
Passé les quelques mois assumés avec la paie
de l'expédition et la "prime" de l'assurance,
c'est la fin de la scolarité des enfants qui se profile.

La mission de l’association
L’association Dawa s’est donnée
pour objectif de prendre en charge la scolarité des
quatre enfants.
Ce choix a été guidé par la volonté
du papa et doit permettre de donner un réel avenir
aux enfants.
Au Népal, il existe une large gamme d'établissements
scolaires, les "écoles" gouvernementales
n'étant que de simples garderies. Seul le système
privé dispense un enseignement correct.
Après étude de différents établissements
et visites sur place en avril 2000, le choix de l’association
s’est porté sur la Kathmandou Valley High School.
Cet établissement correspond à un niveau moyen
de gamme c'est-à-dire efficace en terme d'enseignement,
simple en terme de pensionnat.
Le choix du pensionnat est délibéré
et correspond aux us népalais en matière d’éducation.
La famille, dès lors qu’elle dispose d’un
minimum de moyens, délègue entièrement
l’éducation des enfants à l’école,
les immergeant totalement dès leur plus jeune âge.
Le financement de la scolarité
Le coût pour un enfant et pour une année
est de 1300 €.
Il comprend tous les frais de scolarité et le pensionnat
. L’argent est intégralement versé par
l’association, directement à l’école
chaque semestre. Ceci afin de restreindre le nombre d’intermédiaires
et de s’assurer du suivi de chaque enfant.
L’efficacité de ce parrainage ne tient
que dans sa pérennité.
Il est fondamental d’assurer une continuité dans
le temps de manière à pouvoir financer les études
de chaque enfant jusqu’à leur terme.
La vie de la famille aujourd’hui
en 2005
Les 4 enfants sont toujours à la Kathmandu
Valley School.
En 2004, la petite Yangzi, 7 ans et Ang
Babu le garçon 14 ans avancent dans leur scolarité.
Futy l’ainée redouble sa classe
après avoir échoué au School Learning
Certificate au printemps. Lucky la cadette,
qui elle a réussi le SLC, fait sa dernière année
à KVS et se prépare à passer un concours
d’entrée à une école d’infirmières.
A partir de cette année, l’association a décidé
d’aider également la maman qui n’avait
pas les moyens de se loger convenablement, en louant
une maison et donc de recevoir ses enfants pendant
les vacances.
Aujourd’hui la famille habite dans une maison qui
apporte des conditions d’hygiène et de vie correctes
pour tous.
Par ailleurs, François Damilano et Paulo Grobel ont
pris en charge personnellement le versement d’un
petit salaire à la maman en échange
du gardiennage et de l’entretien de leur matériel
d’expédition entreposé à l’année
à Kathmandou.
Cela a permis de maintenir une cohésion familiale
et redonner un statut social à la maman.
L’association aujourd’hui
en 2005
L’association Dawa compte aujourd’hui
une quarantaine de membres : des individuels, des
entreprises, une école.
Tous nous soutiennent moralement et financièrement
dans cette entreprise et nous les en remercions.
Mais il nous faut continuer car cette action trouve son sens
dans le temps, jusqu’à ce que chacun des enfants
est sa situation et puisse subvenir à ses besoins.
Pour cela nous avons besoin de vous.
Comment nous contacter
Si vous souhaitez plus d’information sur notre
action, vous pouvez nous contacter à :
Association Dawa
93 chemin du vieux guide
F-74400 Chamonix
+33 (0)4 50 55 87 85
Si vous souhaitez adhérer à l’association,
vous pouvez également remplir le
bon d’adhésion imprimable
sur ce site
et le renvoyer avec votre chèque à l’adresse
ci-dessus.
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Quelques image...
La famille

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Ang Babu et Yangzi, le matin avant de partir
à l'école pour une nouvelle semaine de classe.
Uniforme scolaire obligatoire...
L'école est de l'autre côté de Kathmandu
et les enfants sont en internat.
Un système très surprenant pour nous.
Novembre 2005 |

Tsering & Yangzi, avec Temba. |
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La maison... typique de
l'architecture népalaise actuelle et vraiment
très loin de l'habitat newar de la Vallée
de Kathmandu. Une forme de progrès ?
Nous avons louer les deux derniers étages,
notre étage du haut étant simplement un
demi niveau avec une grande terrasse. |
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Pas de route pour accéder à
la maison, juste un petit sentier en terre...

Nous sommes à la campagne, entre
Kathmandu et Bhaktapur, mais la ville s'étend de plus
en plus...
Le haut de la maison, avec
notre demi niveau et la terrasse de toit, idéale pour
faire sécher les tentes et tout le matériel.
Brumes d'automne, au petit
matin... nous sommes vraiment à la campagne...

Ne rêvez pas, la rivière,
si paisible en contre bas, est un véritable égout.
Car l'eau potable, mais aussi les eaux "usées",
sont les problèmes cruciaux de la vallée et
c'est une véritable catastrophe !
 
Namasté,
nous voici "à la maison"...
L'ambiance d'une maison à
Kathmandu... rien à voir avec l'intérieur d'une
maison de Phu !


La salle à manger à la
mode Sherpa... Ouf, les chaises plastiques ont regagnées
la terrasse !
La vie à Kathmandu.


Petit déjeuner à Bhaktapur,
nous sommes au the avec des toasts,
alors que Tsering et Cchotemba attaquent la soupe de nouilles
chinoises !!!
Pour suivre la vie de
la famille et de l'association Dawa
Chaque année, un compte rendu est envoyé à
chaque adhérent pour permettre un véritable
suivi des actions engagées et une gestion financière
saine pour assurer la pérénité de l'association.
Les voici en format PDF...
Et, le plus important,
si vous souhaitez nous aider, ou plutôt donner un coup
de pouce à la famille...
Voici le
bulletin d'adhésion à l'Association Dawa
Pour mieux comprendre
nos objectifs et où nous
souhaitons aller...
jzpou

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