En avant première, voici la couverture
d'un prochain livre sur le Népal...,
et la préface, sous la plume lumineuse d'Eric Boutroy,
complice de quelques belles pages himalayennes.

Les chemins du rêve
Escalader là où l’air est plus léger.
Accrocher, ne serait-ce que du regard, quelques uns des géants
de rocs et de neiges qui charpentent la mémoire alpine.
Se découvrir au miroir d’un Orient que l’on
voudrait seulement merveilleux et qui se révèle
parfois troublant. En quatre syllabes, l’Himalaya résonne
comme une promesse d’enchantement aux oreilles montagnardes.
Une chose est sûre : tous les himalayistes que j’ai
rencontrés ont d’abord rêvé de ces
montagnes d’Asie avant de chausser leurs crampons sur
les pas de leurs prédécesseurs. Ceux qui écrivent
là-bas, à la plume de l’engagement et
de la difficulté, les tablettes de l’histoire
des hauts-faits de l’alpinisme. Ceux aussi qui, plus
nombreux et plus humbles, participent d’une autre histoire,
celle de l’essor d’un himalayisme ordinaire. Depuis
vingt-cinq ans, l’Himalaya s’est ouvert et les
expéditions se sont relativement démocratisées.
Au Népal, on recensait soixante-cinq expéditions
par an à l’orée des années 1980.
Il y en avait plus d’un millier en 2000. Sur un versant,
la radicalisation des performances de l’élite
a contribué à désacraliser la haute altitude
pour la rendre plus accessible. Sur un autre versant, le développement
du tourisme d’aventure et de ses infrastructures, et
plus précisément celui de l’encadrement
expéditionnaire, ont suscité et facilité
l’accès aux plus hautes montagnes du globe.
Par son existence même, ce topoguide vient donc rappeler
que l’Himalaya n’est plus inabordable. Pour autant
ses montagnes restent des objectifs sérieux qui nécessitent
des clés indispensables. Dans la diversité des
sommets, des voies et des styles d’ascension, ces pages
montrent encore que les expéditions permettent des
expériences et des jeux bien différents.
D’ailleurs, sans être rigide, le parcours proposé
n’est pas indifférent. Bien sûr, il passe
par quelques cimes fameuses, phares éblouissants où
les himalayistes se font parfois trop phalènes. Il
ne peut pas non plus oublier complètement l’autorité
du mètre. Cette force qui enferme encore aujourd’hui
autour d’altitudes symboliques un peu réductrices
(« faire » un « 6 000 », un «
7 000 »…).
Mais le voyage se fait plus souvent sinueux, n’hésitant
pas à s’égarer vers des itinéraires,
des cimes ou des régions peu, voire pas connus. Les
auteurs de ce livre ne sont pas que des guides et des expéditionnaires
expérimentés. Ils sont aussi de ces parcoureurs
d’interstices qui savent aujourd’hui encore renouer
(sur les traces notamment d’un Tilman) avec un himalayisme
sensible à l’exploration. Car, à l’écart
des camps de base encombrés, le Népal sait encore
offrir des terrains pour jouer avec l’inconnu, l’incertitude
et la solitude. Où le sommet est aussi excuse pour
retrouver le plaisir de se perdre et se déposséder,
le temps d’une passagère vie suspendue.
Parcourir ces belles pages constitue déjà une
invitation à partir plus loin, plus haut. Là
où l’ailleurs se conjugue avec l’altitude.
Là où claquent les drapeaux à prière
au-dessus des rêves des alpinistes. Il ne vous reste
plus qu’à y tracer votre chemin.
Eric Boutroy, Ethnologue et alpiniste.
Auteur en 2004 d’une thèse sur les himalayistes
: « L’ailleurs et l’altitude, alpinisme
lointain et quête de la différence ».
Dès sa parution, prévue en automne
2007, un formulaire permetra de le commander en ligne.
Je pourrais ainsi vous l'envoyer avec une petite dédicace.
Et voici d'autres voyages en mots...

La 4ème de couverture du splendide
n° 3 d' Altitude...

Vagabondages littéraires
vers les plus hauts sommets.
Mes expéditions à Grenoble m’entraîne
irrésistiblement en des lieux étranges et dangereux,
tout à la fois conviviaux et d’une infinie richesse
;
J’adore les livres et les BD.
J’adore les bibliothèques et les librairies…
Gaïa store m’est devenu un rendez-vous
incontournable, un de mes lieux favoris… il
y a aussi une certaine maison de thé près de
la Place Notre Dame…
Nos chemins, avec Michel Faraut se croisent depuis des lustres
et se retrouvent immuablement autour de la montagne et des
livres, avec toujours le même plaisir.
Les livres prennent beaucoup de place dans la montagne que
je fréquentent, la montagne que je vis, que je lis.
Je sens aussi que la montagne est définitivement ancré
dans le fait culturel, dans l’univers des livres et
de la littérature, comme dans notre imaginaire, notre
symbolique.
Au fil du temps, de mes itinérances
de lecteurs…
voici ces livres, petits ou grands, simple kleenex ou collector,
des livres qui ont traversés ma passion d’Himalaya
et qu’il fait bon partager au coin du feu en dégustant
une tasse de thé brûlant.
Bonne lecture.



J'étais tout juste né
quand le petit groupe de Claude kogan et Raymond Lambert sont
partis dans la Rolwaling.
Et le Hadenqi La est juste au pied du Chekigo.

Un livre surprenant

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