"Sur les traces du sacré, grand tour du Mustang"
L' ascension du Bhrikuti, 6372 m
Printemps 2010




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Les photos sont d'Etienne Principaud et de Paulo Grobel.
Quelques infos sur la mystérieuse Gompa..., dans une page spéciale "Mustang Gompa"
Dernière mise à jour, le 11 février 2010





Deux dessins de Robert Powell pour annoncer une nouvelle exposition... avec des oeuvres inédites.



Mes pensées s’envolent vers Bhrikuti, belle princesse népalaise, fille de l’empereur Amsuvarman,
qui au VIIème siècle fut mariée au roi tibétain Song Tsen Gampo.
A la croisée de l’histoire et de la religion, elle restera dans toutes les mémoires sous le nom de la déesse Tara Verte pour avoir contribué à l’expansion du Bouddhisme au Tibet.

Et puis, il me faut aussi changer cette illustration de Tara verte, car la réalité des représentations de Bhrikuti et du culte des Tara est infiniment plus complexe...



Un univers radicalement minéral.


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Rigsum Gompo nous accueillent à l'entrée de Tetang.



Mais aussi des villages où la vie est bien présente.


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Aux pieds des montagnes... juste avant le camp de base

Les paysages du Mustang sont bien plus que de simples paysages d'une beauté époustouflante. Ce sont aussi des paysages sacrés et le Mustang est une véritable cathédrale à ciel ouvert.
Pour la visiter il faut prendre son temps, se glisser derrière les replis des sédiments de Thétis.

Voici une invitation à se perdre tout au nord du Mustang, là où le ciel se confond avec les étendues désertiques des immensités tibétaines.
Une invitation à rencontrer Sago Namgo, Rigsum Gonpö, Guru Padma Sambawa, la princesse Bhrikuti et le dieu indou Vishnou. Au pays du sacré, toutes les philosophies s'entremêlent joyeusement.

Notre itinérance à travers le Mustang nous conduira aux lacs sacrés du Damodar, vénérés comme étant la source de la Kali Gandaki et le lieu d’origine des Saligrams. Ces fossiles spiralés de la famille des ammonites sont considérés par les Indous comme une représentation de Vishnou. À la frontière tibétaine, l’ascension du Bhrikuti sera également chargée d’histoire et de religion. Au VIIème siècle, Bhrikuti, belle princesse népalaise, fille de l’empereur Amsuvarman, fut mariée au roi tibétain Song Tsen Gampo. Au Népal, elle restera dans toutes les mémoires sous le nom de la déesse Tara Verte pour avoir contribué à l’expansion du Bouddhisme au Tibet.

Cette ascension n’est pas difficile, bien au contraire. Une manière jubilatoire de pratiquer l’alpinisme en Himalaya : pas besoin de piolet, une paire de crampons et une corde suffisent. Elle nous permet de dépasser l’altitude symbolique de 6000 m, de goûter à la magie des expéditions himalayennes et surtout de poursuivre notre chemin dans l’extrême Nord du Mustang.

Nous voici dans le chapitre exploratoire de ce voyage pour réaliser une traversée inédite de ces hautes vallées.
Au milieu de nulle part, il existe un monastère du nom de Chhujung Gumpa.
Pas de village aux alentours ?
Que peut bien signifier ce lieu improbable ?
Mais comment rejoindre Sam Dzong et traverser la Kali Gandaki ?

Puis, par un détour vers les grottes de Nyiphu, nous reviendrons à Lo Manthang, mythique capitale fortifiée au centre d’une vaste plaine.
Au monastère de Gekar, nous voici revenus au temps du roi Songtsen Gampo en la demeure de Padma Sambhawa.Les récits de ses batailles contre les démons et démones sont omniprésentes dans le paysage et leur donnent un caractère sacré : les falaises rouge sang de Dakmar ou le grand mur de mani de Ghami. Au printemps, les villages seront en pleine effervescence, toute la vie agricole renaît du long sommeil hivernal, alors que plus bas dans la vallée de Kathmandu, les pousses vert tendre des rizières composent une subtile mosaïque.

Une idée du projet :

A Kathmandu, notre premier contact avec le Népal sera imprégné de la sérénité de la grande Stupa de Boudhhanath. Un atterrissage en douceur pour s'immerger dans la vie bouddhiste de la capitale.

Ce voyage est à la fois un grand trek et une expédition avec l'ascension d'un sommet élevé mais facile.
La dimension exploratoire est bien présente et c'est l'un des attraits de ce projet.
Beaucoup de questions sont encore en suspens et seront certainement éclaircies lors de mon prochain séjour au Mustang à l'automne 2009.

  • Au Nord des petits lacs de Damodar Kunda, il existe plusieurs cols avec des sentiers qui conduisent au Tibet comme le Parchekya La 5447 m, le Thepamalun La 5158 m, ou le Chyanchumi La 5156 m.
    Reste à savoir lesquels sont encore utilisés de nos jours et quel est le sentier principal ?
  • Pour rejoindre la Gompa de Chhuchhu, faut-il descendre le lit de la Yamarto Khola ou continuer sur la crête frontière et le Chyanchumi La, avec un petit détour versant tibétain?
  • Quel est le chemin le plus simple pour traverser la Kali Gandaki et rejoindre Lo Manthang ?
  • Qu’en est-il de ce sentier à flan qui rejoint Sam Dzong ? Est-ce une simple forteresse en ruine ou un petit village ?

Toutes ces questions seront regroupées dans une page spéciale : "Sacred Landscape, les Gompa du Mustang"

Au retour, un séjour à Baktapur complètera la découverte de la vallée de Kathmandu par un regard sur la culture Newar.

De retour du Népal, en cette fin d'année 2009.
Voici un texte écrit pour la newletter de janvier de Tirawa.

Entre Dolpo et Mustang, la tempête nous accueille au sommet du dernier col. La neige blanchit déjà le sol et sous les rafales furieuses, toute l’équipe presse le pas pour se réfugier dans la descente. Il faut avancer. Mais, la colère des Dieux est parfois de courte durée. Timidement, le soleil écarte les nuées comme le rideau d’une scène quand le spectacle commence.
Je me souviendrai longtemps de notre descente sur Lo Manthang.
Les nuages de mauvais temps à l’horizon comme en pays de Mordor, les éclairages flamboyants d’un temps après l’orage, la plaine infinie et plate qui vient doucement à notre rencontre, et Lo, encore très loin, minuscule oasis de vert, de blanc et de rouge. Une autre trinité pour nous rappeler que nous sommes les bienvenus au pays de Rigsum Gömpo.
Ces émotions me transportent quelques années auparavant, alors que du dernier Chorten de Nagoru, très haut, nous avions aperçu Phu et les champs d'Ubi et de Gomren pour la première fois. Nous étions infiniment heureux, comblés. Nous avions réussi la première traversée Mustang Phu.
Venir d’en haut, par une autre porte en un lieu qui semble au bout du monde, est un luxe inespéré de ces itinérances himalayennes !
Aujourd’hui, entre Dolpo et Mustang, nous avons réussi notre traversée, la suite du voyage ne sera que bonheur. Bonheur d’être ensemble, bonheur de déambuler sans contrainte au milieu d’un paysage grandiose. La neige sur les sommets, d’une touche étincelante, souligne encore l’exubérance des formes et des couleurs. Depuis Lo Manthang, une trop courte journée nous entraîne vers le Nord, vers les complexes troglodytes d’un autre âge. Impossible d’aller plus loin, les touristes n’ont pas droit de séjour au Nord de la capitale. Nous ne sommes que de passage dans ce royaume encore interdit. Mais je sais que ce n’est que partie remise car je reviendrai!
J’en profite pour poser mille questions sur les chemins qui vont au Tibet, sur les habitudes des bergers et de leurs troupeaux de yacks qui s’installent tout l’été dans ces espaces immenses entre ciel et terre. Y a-t-il encore des gens à Samdzong, le dernier village ? Et surtout, je veux savoir où se trouve Chhujung Gompa. Ce lieu mystérieux perdu au milieu de nulle part, subtilement décrit par Mathiessen dans son premier livre sur le Mustang. Un lieu dont il ne révélera pas l’emplacement pour ne pas attiser la convoitise des pilleurs de temples. Mais pour nous, simples randonneurs, partir à la recherche d’un lieu secret pour y découvrir un trésor caché est une invitation au voyage, à l’enfance retrouvée. Nous voici transportés au cœur de l’histoire du bouddhisme, à la recherche de Terma, ces enseignements sacrés dissimulés par Padmasambhava, et qui seront retrouvés au moment venu.
Tout au long de ce séjour au Mustang, je vais me plonger dans la préparation minutieuse de ce prochain voyage. Au printemps 2010, nous resterons plus de trois semaine en ces lieux et déjà cette durée est un cadeau personnel de la belle Bhrikuti, à la fois déesse et princesse népalaise. Au fil des jours, se déroule délicatement l’itinéraire prévu. Il nous faut tout d’abord prendre un peu de temps à Kagbeni ou plutôt à Kag et à Beni pour une initiation en douceur à toute la symbolique de ces paysages sacrés. Car le Mustang est une véritable cathédrale à ciel ouvert et il serait dommage de n’en voir qu’un tableau merveilleux. Derrière ses vitraux flamboyants se cache toute une signification religieuse et ésotérique d’une richesse incroyable. Il suffit d’en ouvrir la porte pour qu’un autre voyage commence.  Puis de Tetang à Tangge, à Luri gompa, en traversant plusieurs fois la Kali Gandaki,  par mille et un détours, j’aimerais que tout se mélange, s’entremêle et s’harmonise. Le plaisir « d’être » et de se déplacer à pieds, les émotions esthétiques, les rencontres d’un instant, le choc des changements en cours, la construction d’une connaissance simple et profonde, l’expérience de se perdre aussi. Car il s’agit d’un voyage exploratoire à ne pas mettre entre toutes les mains ! Tout au Nord du Mustang, nous allons vers l’inconnu. Vers des lieux simplement entrevus, imaginés lors de mon dernier passage en route vers Phu. Et la clef de ce passage sera de nouveau Bhrikuti, réincarnée sous la forme d’une belle montagne. Elle a mis sa plus belle parure, une altitude mythique, 6 000 m, qui ne sont que des chiffres illusoires mais qui, pour nous ont une signification importante. C’est la première porte vers le monde de l’altitude. Et Bhrikuti nous y accueillera sous sa forme la plus rassurante, toute de rondeur marmoréenne. Si haut, au milieu des montagnes, nous deviendrons simplement alpinistes, mais sans exploit, ni bataille ou conquête. Nous sommes ici pour le plaisir d’être là, tout en haut, et pour voir au loin, le chemin qu’il nous reste à parcourir.
Paulo Grobel

 



Et voici deux photos un peu étranges... prisent durant l'automne 2009 de retour de la traversée Dolpo Mustang
Nous sommes juste en face de Geling et sur la montagne en arrière plan se devine un sentier.
Où peut-il bien conduire ?
Nous ouvrons la carte et déjà un nouvel itinéraire voit le jour pour se décaler du sentier classique et rejoindre directement Tange de l'autre côté de la Kali Gandaki. Une manière d'anticiper la construction de la nouvelle route en repérant d'autres circuits.
C'est le Christian qui va être content !!!


Pour faire connaisance avec ces lieux sacrés :
Quelques pages du site qui parlent de cette région.



Lo Manthang dans son écrin minéral.


Les anciennes forteresses du roi Ame Pale.
"Rani Dzong", le chateau de la Reine, d'une étrange architecture en spirale.

 

Date :
Du 3 avril au 2 mai 2010

Budget :
environ 4400 €

Au fil des jours :

J1 Départ Paris   J16 Retour au camp de base
J2 Arrivée Ktm   J17 Les petits lacs du Damodar
J3 Kathmandu, derniers préparatifs, vol Pokhara   J18 vers le Nord...
J4 Vol pour Jomosom, trek pour Kagbeni   J19 vers le Nord...
J5 Tetang   J20 Nyiphu
J6 Samar   J21 Lo Manthang
J7

Gelling

  J22 Dhi, Tsarang
J8 Tangge   J23 Ghami
J9 Yara   J24 Samar
J10 Luri Gompa   J25 Kagbeni
J11

Ghuma Thati

  J26 Jomosom
J12 Camp "près des lacs"   J27 Vol Jomosom, bus Kathmandu, Baktapur
J13 Camp de base nord du Bhrikuti   J28 Baktapur, hôtel
J14 Ascension du Bhrikuti   J29 Départ Kathmandu
J15 Ascension du Bhrikuti   J30

Arrivée à Paris

  • 6 jours de voyage
  • 18 jours de trek
  • 3 jours sur la montagne
  • 4 jours de repos, de shopping ou de visite


La montée à Ghuma Thati en partant de Luri Gompa.


L'abri pour les pélerins au camp de Ghuma Thati.

Les lacs du Damodar, Hauts Lieux du sacré pour les Hindouistes comme pour les Bouddhistes.



Le Chorten des lacs du Damodar et Temba qui fait une offrande.
Car ici, tout se mélange...


Le camp "près des lacs" et le Lagula, un grand sommet à côté du Bhrikuti.
Le camp de base sera quelque part à l'extrémité de la longue croupe rocheuse. Le Bhrikuti n'est pas encore visible, tellement il est petit !


Caché au pied du grand sommet de gauche,
presque invisible, le Bhrikuti est un petit dôme de neige.


Une vue plus complète de notre sommet. Pas de souci, rien de bien difficile...
Il nous restera juste à déterminer le lieu du camp de base.
Peut-être à la jonction entre la croupe rocheuse et le glacier ? Mais ferons-nous un camp d'altitude ?


Les pénitents du glacier du Damodar que nous admirerons du haut...


Du camp de base Nord du Bhrikuti, nous rejoindrons la petite vallée à gauche du sommet noir au centre de la photo,
c'est le Gaugiri. Juste derrière se trouve les petits lacs du Damodar.


Chhotemba en pleine séance de cartographie improvisée. Mais où sommes où ?


Quelque part
dans ce dédalle de roches et de vallées
se faufile un sentier.




Un peu de carto pratique pour montrer un chemin alternatif au départ de Dhi.

Niveau des participants :

  • Une bonne condition physique.
  • Une habitude des randonnées de plusieurs jours et une réelle autonomie
  • une pratique de l'alpinisme à un niveau F à PD dans les Alpes, pour être à l'aise dans des pentes de neige à 30 à 35°. Mais si vous ne pratiqué pas l'alpinisme, pas de souci... ce sera alors une première pour vous.
  • Une bonne dose de patience, de tolérance et d'humour pour vivre un voyage exploratoire.


Pour s'incrire... c'est très simple : il suffit de contacter Tirawa



A bientôt...

Un petit clin d'oeil à mes partenaires
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Et les liens qui vont bien : Salewa, Asolo, Petzl, Beal, les lunettes Adidas

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Mais aussi avec Triple Zero pour les duvets, CILAO pour les sacs à dos, les baudriers light.

Et bien sûr, l'IFREMMONT pour son soutien et suivi médical.

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Les "Plus" de ce voyage :

  • Un projet construit spécialement pour vivre une expédion originale, hors des sentiers battus.

  • Un voyage qui peut être votre première aventure en altitude, entre randonnée et altitude.
  • A la fois, un versant culture avec la visite du Mustang, puis une partie très haute montagne

  • Un encadrement par un guide de haute montagne UIAGM, spécialiste de l'Himalaya & des expéditions…

  • Un contact privilégier avec l'équipe népalaise, avec laquelle nous serons très proche.

  • Une préparation en France pour faciliter la cohésion du groupe et répondre concrètement à toutes les questions.


Pour en savoir un peu plus sur Bhrikuti...
Bhrikuti ou Bhrikuti Devi (VIIe siècle) est, selon les traditions népalaise et tibétaine, une princesse du royaume de Licchavi (Népal), fille du roi Amsuvarma, et l’une des deux épouses les plus connues du roi du Tibet Songsten Gampo, avec la princesse chinoise Wencheng. La tradition tibétaine attribue l’introduction du bouddhisme et la fondation du temple de Jokhang à ces deux reines, considérées comme deux incarnations du bodhisattva Tara. Elle est aussi appelée en tibétain Trisun, Belsa (reine népalaise), et en chinois princesse Chizun. Son nom sanscrit, qui est à l’origine celui d’une déité, signifie "celle qui fronce les sourcils".

La rareté des sources historiques fiables datant de cette époque, aussi bien du côté tibétain que népalais, fait que les faits de sa vie doivent être considérés comme légendaires, et il a même été suggéré qu’il pourrait s’agir d’un personnage fictif. Min Bahadur Shakya estime néanmoins que l’alliance de Songsten Gampo avec une princesse népalaise est vraisemblable. On n’a d'ailleurs aucune information personnelle non plus sur la princesse chinoise dont l’existence est pourtant certaine, son mariage étant enregistré dans les annales des Tang. Néanmoins, Bhrikuti n’était pas forcément la fille d’Amsuvarma, usurpateur ayant renversé Udayadeva. Narendradeva, fils de ce dernier, reprit son trône par la force vers 641, et il semble qu’il soit pour cela allé chercher de l’aide au Tibet. Le reine népalaise pourrait donc être une de ses parentes. Toutes les traditions s’accordent pour situer l’arrivée de Bhrikuti au Tibet avant celle de Wencheng.

Selon une tradition népalaise, Songsten Gampo, ayant demandé la main d’une fille d’ Amsuvarma, aurait essuyé un refus. Il aurait alors attaqué Licchavi, et obtenu ainsi Bhrikuti et un Jowo. Les Tamang du Népal prétendent descendre des tamaks, cavaliers tibétains menés par Songsten Gampo. Selon la tradition tibétaine entourant Mgar stong-btsan yul-srung, premier ministre de Songsten Gampo, c’est par son entremise en tant qu’ambassadeur que le roi du Népal aurait accepté d’envoyer une princesse. Fort de son succès, le ministre se serait rendu l’année suivante (640) en Chine pour obtenir une princesse chinoise. Son ambassade à Chang'an est attestée par des documents historiques.
On attribue à Bhrikuti, en association avec Wencheng, l’introduction du bouddhisme au Tibet et parfois même la conversion du roi. C’est peu vraisemblable car, selon M. B. Shakya, l’influence du bouddhisme népalais avait commencé de s’exercer dès avant ce mariage. Par ailleurs, le premier souverain tibétain à promouvoir officiellement le bouddhisme sera, un siècle plus tard, Trisong Detsen. Bhrikuti aurait apporté avec elle des représentations de Tara, Avalokiteshvara et Akshobhya, cette dernière en fait peut-être une statue du Bouddha âgé de 8 ans, appelée également Jowo Mikyoe Dorje, vénérée tout d'abord au Jokhang, puis au temple de Ramoché. La reine chinoise aurait également apporté un Jowo dans sa dot, actuellement au Jokhang. Une certaine rivalité ethnique transparaît en effet dans la façon dont la légende des deux reines est rapportée. Ainsi, le premier bâtiment du Potala fut édifié par le roi pour l’une ou l’autre épouse, selon que la légende est népalaise ou chinoise. En ce qui concerne le temple de Jokhang, la version retenue le plus souvent est celle d'une collaboration, Wencheng choisissant l’emplacement grâce à sa connaissance du fengshui et Bhrikuti fournissant les fonds. La reine népalaise aurait également fondé Thangdul, Yangdul Runon et de nombreux temples au Bhoutan.

La question de l'orthographe du nom de la reine népalaise… Un échange avec Bernard Grandjean, romancier
« Bhrikuti/Bhrikhuti/Bhrikhouti/Brikhouti...
est la transcription en lettres romanes d'un nom sanskrit (l'un des noms de la déesse Tara, celle  qu'on appelle Dölma en tibétain mais qui s'écrit sGrol-ma !). Je crois que la transcription la plus courante des lettres "devanagari" (nom de l'alphabet sanskrit, sans les accents plats sur certaines lettres que je n'ai pas sur mon clavier !) qui composent ce nom est quand même
"Bhrikuti". C'est comme ça que l'écrivent généralement les Anglo- saxons, mais eux savent que le "u" ne se prononce pa "ü", ce que les Français ignorent généralement. Les Français ont donc tendance à  écrire "Bhrikouti", pour restituer la bonne prononciation  du "u". Je pense que le "h" que j'ai mis après le "k" est faux (même si une lettre sanskrite qui se transcrit "kh" existe). Mais je l'ai vu aussi écrit comme ça, et je crois que c'est l'orthographe que j'ai retenue dans mon roman.
Heureusement que ce n'est pas une thèse de doctorat ! »

Damned, de mon côté, je me suis moins posé de questions, j'ai simplement utilisé la carte officielle népalaise et le nom du sommet : Bhrikuti !

"La reine Népalaise"
le nouveau roman de Bernard Grandjean


En un lieu reculé du Tibet, un archéologue fait une découverte extraordinaire : un manuscrit de la main de Brikhouti Dévi, fille du roi du Népal et épouse d’un célèbre roi du Tibet du VIIe siècle.
Le début du manuscrit est surprenant, puisque Brikhouti mentionne qu’elle est tenue d’écrire l’histoire de sa vie avec une sincérité absolue, et ce dans un délai d’exactement treize jours ! Cette épreuve lui est imposée afin d’échapper à l’emprise d’une mystérieuse et terrible démone…

Puisant à des sources tant historiques que légendaires, ce roman se fonde sur l’un des plus étranges mythes tibétains, celui de la Grande Démone. Au travers de celle-ci, un lien existerait-il entre des événements aussi éloignés dans le temps que sont la vie de Brikhouti Dévi et le sort tragique que connaît aujourd’hui le Tibet ?
Kailash Editions - Collection Les exotiques -
ISBN : 9782842681753

Au sujet de la montagne elle-même
Des informations Lindsay Griffin, journaliste à Alpinist et Climbing Magazine daté du 16 août 2008

Looking north at part of the Lugula Range from Pokharkan in the Damodar Himal, Nepal. (A) Pt 6358m, (B) Pt 6337m, (C) Bhrikuti Sail (6361m), (D) Pt 6285m) and (E) Lugula (6899m). It's possible that A, B and D have been climbed from the far side, each one perhaps mistakenly as Bhrikuti. E is officially unclimbed. Bhrikuti has been climbed twice from the south, following the snow/ice tongue that descends west of the summit, and then slanting up right to reach the upper section of the west ridge.
[Photo] Martin Scott

Lindsay Abbotts, Mick Chapman and Bryan Fruish from the UK, Australians Peter Allen, Liz Armitage and Bett Koch, and Sherpas Pasang, Mingba and Lhakpa have made an ascent of Bhrikuti Sail (6361m) in the remote Damodar Himal. The peak lies in one of the least-visited mountain regions of Nepal, north of Annapurna and very close to the Tibet border. It is one of many summits of a similar height in the Lugula range, situated on a long ridge that runs approximately west-northwest from Lugula itself, and ending with the various 6300m tops of the Kumlun Himal.
The team approached from Manang, leaving the Marsyandi River at Koto and following the Phu Khola north through the villages of Phu and Nogaru to a base camp south of Chako (6704m, climbed last year by Japanese). From here all climbers reached the summit via the south face to upper west ridge—a second ascent, certainly of the route but quite possibly of the mountain.
Was this peak first climbed as long ago as 1982 (and maybe on several occasions since), or did it have to wait until 2005 for an ascent?

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This area of Nepal was only open to climbers in 1982, and in the spring of that year a permit to climb Bhrikuti Sail was gained by Karuo Kikuchi for a joint Japanese-Nepalese expedition. A reconnaissance had convinced the Japanese that an approach from Manang to the south was impractical, so they took a much longer approach, coming in from the west and establishing base camp to the north of the range close to the Damodar Kunda, a collection of small lakes that form a notable pilgrimage site. Noting that the maps were completely wrong, they placed two camps on what they deemed to be Bhrikuti and summited via the west ridge. The peak was described as the last in a group of many of around the same height. They are also thought to have climbed several other summits on the same ridge.
In the autumn an Austrian team under the famous mountaineer Wolfgang Axt also tried Bhrikuti, believing, like the Japanese, it had an altitude of 6720m: older maps gave the impression that Bhrikuti was the highest peak in the group, a mountain now referred to as Lugula (6899m) on the Nepal-Tibet frontier. The Austrians climbed a couple of peaks nearby of 6300m, and Axt soloed to the north summit of "Bhrikuti," which he estimated at 6600m. The Austrians were quick to point out that the Japanese had not climbed Bhrikuti but a far lower subsidiary summit, but if Axt is remotely accurate about his heights he may well have been further east on one of the Lugula summits. Several other expeditions, including one led by the British female Elaine Brook attempted the peak from the north unsuccessfully in the intervening years until 1991. One of these, a French team, which had seen the 1982 Japanese photos, was certain the Japanese had not reached the highest point.
But in the autumn of 1991 Brook returned with a joint expedition and after placing base camp east of the Damodar Kunda, her Sherpa husband, Lhakpa, and two fellow Nepalese summited "Bhrikuti" via the southeast ridge. They were followed shortly after by a French expedition, the leader of whom, Bertrand Doligez, came back in 1992 and climbed the same mountain again, only this time via the southwest ridge. The next "successful" team summited in 1998, though these Spanish climbers confirmed that all maps were wrong about basic locations such as Damodar Kunda and felt that they had most likely climbed a virgin peak, because previous route descriptions did not match their mountain. In 1999 a Japanese team claimed to have repeated the 1982 route from the west, and a Belgium team summited in 2002. All these teams, with seven claiming summit success, approached the mountain from the north.
In the late '90s the launch of the HGM-Finn maps, the most up-to-date survey of the country's mountainous regions and generally considered the official cartographic reference to the Nepal Himalaya, kept up the confusion. Bhrikuti Sail is now officially designated on the ridge west of Lugula, but Damodar Kunda is still inaccurately marked about nine kilometers to the north of its true location. Referencing mountains to these lakes has continued to cause confusion, leading both Australian and Spanish parties to climb an unnamed peak in 2003 in mistake for a 6110m peak named Gaugiri on the Tibetan border further north.
In 2005 Paulo Grobel's French expedition approached Bhrikuti from the south via Phu. They may well be the first expedition to have attempted the peak from this direction. They pioneered the route that was followed by the British-Australian-Nepalese team in 2008 and found the climbing moderately difficult; steep snow slopes but no more than Alpine PD in standard. Later, Grobel claimed the first ascent of Bhrikuti, a claim now supported by Abbotts.
Both Abbotts and Chapman planned to attempt the mountain in 2005 but were turned back before base camp by the huge snowfall that killed nearly all members of a French expedition on Kangguru. Abbotts has now been on both sides of the Bhrikuti-Lugula range and can see that it would be very easy to attempt the wrong summit from the Damodar Kunda.

So how many ascents has this enigmatic mountain received? The general feeling now is that most parties coming from the north attempted the wrong peak. If true, this turns the Damodar Range into one of the most mysterious in Nepal, with nobody, to date, at all certain about what has, or has not, been climbed.

 

 

 

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