"Sur les traces du sacré, le grand tour du Mustang"
L' ascension du Bhrikuti, 6372 m
Eté 2011




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Une page inédite sur l'itinéraire précis
Et un article dans un prochain n° de Trekmag est en préparation.
Sans oublier Konchok Ling
et le nouveau topo du Bhrikuti !

Un film particulièrement intéressant :
Lost Treasures of Tibet

Les photos sont d'Etienne Principaud et de Paulo Grobel.
Dernière mise à jour, le 14 mars 2011




Le camp d'altitude du Bhrikuti à 5800 m.




Un dessin de Robert Powell pour annoncer une nouvelle exposition... avec des oeuvres inédites.

Mes pensées s’envolent vers Bhrikuti, belle princesse népalaise, fille de l’empereur Amsuvarman,
qui au VIIème siècle fut mariée au roi tibétain Song Tsen Gampo.
A la croisée de l’histoire et de la religion, elle restera dans toutes les mémoires sous le nom de la déesse Tara Blanche pour avoir contribué à l’expansion du Bouddhisme au Tibet.

Une histoire à suivre sur un blog dédié au Mustang, sur le site de Tirawa.



Un univers radicalement minéral.


rg
Et toujours Rigsum Gompö



Mais aussi des villages où la vie est bien présente.


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Le camp des Français !
Aux pieds des montagnes... et juste avant le camp de base

Les paysages du Mustang sont bien plus que de simples cartes postales d'une beauté époustouflante. Pour en découvrir la signification il faut prendre son temps, se glisser derrière les replis des sédiments de Thétis.
Il faut se perdre tout au Nord, là où le ciel se confond avec les étendues désertiques des immensités tibétaines.
Et rencontrer Sago Namgo, Rigsum Gonpö, Guru Padma Sambawa, la princesse Bhrikuti et le dieu indou Vishnou.

Au pays du sacré, toutes les philosophies s'entremêlent joyeusement.

Notre itinérance à travers le Mustang nous conduira aux lacs sacrés du Damodar, vénérés comme étant la source de la Kali Gandaki et le lieu d’origine des Saligrams. À la frontière tibétaine, l’ascension du Bhrikuti sera chargée d’histoire et de religion. Avec Bhrikuti, belle princesse népalaise, nous voici au Tibet, au temps du roi Song Tsen Gampo. Le Potala et le Jokang sont en construction et la Grande Démonne a été annihilée.

Cette ascension n’est pas difficile, bien au contraire.
Un piolet léger, une paire de crampons et une corde suffisent pour dépasser l’altitude symbolique de 6000 m et goûter à la magie des expéditions himalayennes.

Bhrikuti nous permet surtout de poursuivre notre chemin dans l’extrême Nord du Mustang, vers d'immenses alpages entre Tibet et Népal. Une vie pastorale rarement approchée. Puis... il y a l'arrivée à Samdzong et enfin Lo Manthang, mythique capitale fortifiée au centre d’une vaste plaine.
Venir d’en haut, par une autre porte en un lieu qui semble au bout du monde, est un luxe inespéré de nos itinérances himalayennes !

Une idée du projet :

Ce voyage, que j'ai déjà réalisé au printemps 2010, est à la fois un grand trek et une expédition, avec l'ascension d'un sommet élevé mais très abordable.
En changeant de saison, la dimension exploratoire est bien présente et c'est aussi l'un des attraits de ce projet. Et il me reste toujours à décourir où se trouve Chhujung Gompa et à visiter "The snow leopard Cave".

Pour faire connaisance avec ces lieux sacrés :
Quelques pages du site qui parlent de cette région.



Lo Manthang dans son écrin de verdure.


Les anciennes forteresses du roi Ame Pale.
"Rani Dzong", le chateau de la Reine, d'une étrange architecture en spirale.

Date :
Du samedi 30 juillet au dimanche 28 août 2011, soit 30 jours de voyage
Rencontre de préparation le week end du 9/10 juillet à Chamonix.

Budget :
Environ 4690 €
Les permits du Mustang et d'expédition sont inclus !

Ce voyage est réalisé en collaboration avec l'agence TIRAWA.

 

Au fil des jours :

J1 Départ Paris   J16 Au pied du Gaugiri
J2 Arrivée Ktm   J17 vers le Nord...
J3 Kathmandu, derniers préparatifs, vol Pokhara   J18 vers le Nord...
J4 Vol pour Jomosom, jeep pour Kagbeni et trek pour Tangbe   J19 Samdjong
J5 Samar   J20 Lo Manthang
J6 Chunsi Cave et Tama Gaon   J21 visite de Lo Manthang
J7 Dhakmar, Tsarang   J22 Dhi, Yara
J8 Dhi   J23 Tangge
J9 Luri Gompa   J24 Paha
J10

Ghuma Thati

  J25 Jhong
J11 "French Camp"   J26 Muktinath, Jomosom
J12 Un peu de repos et Lacs du Damodar   J27 Vol Jomosom, puis Kathmandu
J13 Camp de base Nord du Bhrikuti   J28 à Kathmandu
J 14 Camp d'altitude   J29 Départ de Kathmandu
J15 Ascension du Bhrikuti, retour au camp de base   J30

Arrivée à Paris

  • 6 jours de voyage
  • 18 jours de trek
  • 2 jours sur la montagne
  • 4 jours de repos, de shopping ou de visite


La montée à Ghuma Thati en partant de Luri Gompa.


L'abri pour les pélerins au camp de Ghuma Thati.
Il existe aujourd'hui une très belle construction en tôles bleues du plus belle effet...

Les lacs du Damodar, Hauts Lieux du sacré pour les Hindouistes comme pour les Bouddhistes.



Le Chorten des Lacs du Damodar et Temba qui fait une offrande.
Car ici, tout se mélange...


Le "French Camp" et le Lagula, un grand sommet à côté du Bhrikuti.
Le camp de base sera quelque part à l'extrémité de la longue croupe rocheuse. Le Bhrikuti n'est pas encore visible, tellement il est petit !


Caché au pied du grand sommet de gauche,
presque invisible, le Bhrikuti est un petit dôme de neige.


Une vue plus complète de notre sommet. Pas de souci, rien de bien difficile...



Les pénitents du glacier du Damodar que nous admirerons du haut...


Du camp de base Nord du Bhrikuti,
nous rejoindrons la petite vallée à gauche du sommet noir au centre de la photo, le Gaugiri.



Quelque part
dans ce dédalle de roches et de vallées
se faufile un sentier.




Un peu de carto pratique pour montrer le chemin au départ de Dhi.

Niveau des participants :

  • Une bonne condition physique.
  • Une habitude des randonnées de plusieurs jours et une réelle autonomie
  • une pratique de l'alpinisme à un niveau F dans les Alpes, pour être à l'aise dans des pentes de neige à 30 à 35°. Mais si vous ne pratiqué pas l'alpinisme, pas de souci... ce sera alors une première pour vous.
  • Une bonne dose de patience, de tolérance et d'humour pour vivre un voyage très engagé.


Des films sur le Mustang

Lost Treasures of Tibet
Mustang (moo-stahn), one of the last outposts of Tibetan culture, is so isolated and protected that no Westerner set foot inside its borders for centuries. But in the early 1990s, this untouched society set high in the Himalayas opened its borders for the first time, exposing an ancient worldÕs dazzling sacred relics long damaged by the elements and neglect.

Mustang - Journey of Transformation
Narrated by Richard Gere, Mustang - Journey of Transformation, tells the remarkable story of a 15th century Tibetan culture pulled back from the brink of extinction through the restoration of its most sacred sites. Featuring His Holiness the Dalai Lama, the film is a tale of hope and rebirth told by the people who helped save this once Forbidden Kingdom.

Bön: Mustang to Menri
Andrea Heckman, a part of the Chamma Ling Council, is producing a documentary film about a monk born in the region of Mustang in western Nepal thatl to goes to Menri Monastery to study for his geshe degree, and then returns to his homland to help his people.
http://www.bon-mustang-to-menri.com/Site/Home.html

Search of Zhang Zhung 1
Gelek, a Bön monk, accompanied by an American photographer undertakes a journey from Kathmandu to discover for himself the ancient kingdom of Zhang Zhung where the Bön religion flourished centuries ago.
In search of mythical palaces and holy sites, they journey to the shadows of Mount Kailash in far Western Tibet. Along the way they are joined by dhamis (oracles) and shaman priests, and together they make an odd group of contrasting characters.
As they travel through the starkly beautiful landscape of Nepal and Tibet their journey begins to shed light on Bön, a religion different and arguably older than Tibetan Buddhism, though it is largely unknown and neglected. Throughout the pilgrimage Gelek contemplates about what it means to be a Bön monk, struggles with his doubts and seeks to uncover the roots of his religion and identity.
It is a pilgrimage where both the spiritual and temporal realms are fluid realities and obstacles constantly need to be overcome. And while pursuing jeweled palaces and fantastic dreams, Gelek and Tom attempt to strip away their confusion in an attempt to find the essence of Zhang Zhung.



A bientôt...

Un petit clin d'oeil à mes partenaires
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Et les liens qui vont bien : Salewa, Asolo, Petzl, Beal, les lunettes Adidas

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Mais aussi avec Triple Zero pour les duvets, CILAO pour les sacs à dos, les baudriers light.

Et bien sûr, l'IFREMMONT pour son soutien et suivi médical.

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Les "Plus" de ce voyage :

  • Un projet construit spécialement pour vivre une expédion originale, hors des sentiers battus.

  • Un voyage qui peut être votre première aventure en altitude, entre randonnée et altitude.
  • A la fois, un versant culture avec la visite du Mustang, puis une partie très haute montagne.

  • Un voyage qui est aussi un pélérinage, à la pleine lune du mois d'août, avec la fête Indouhiste de Janai Purnima.

  • Un encadrement par un guide de haute montagne UIAGM, spécialiste de l'Himalaya & des expéditions…

  • Un contact privilégier avec l'équipe népalaise, avec laquelle nous serons très proche.

  • Une préparation en France, un week end, pour faciliter la cohésion du groupe et répondre concrètement à toutes les questions.


Pour en savoir un peu plus sur Bhrikuti...
Bhrikuti ou Bhrikuti Devi (VIIe siècle) est, selon les traditions népalaise et tibétaine, une princesse du royaume de Licchavi (Népal), fille du roi Amsuvarma, et l’une des deux épouses les plus connues du roi du Tibet Songsten Gampo, avec la princesse chinoise Wencheng. La tradition tibétaine attribue l’introduction du bouddhisme et la fondation du temple de Jokhang à ces deux reines, considérées comme deux incarnations du bodhisattva Tara. Elle est aussi appelée en tibétain Trisun, Belsa (reine népalaise), et en chinois princesse Chizun. Son nom sanscrit, qui est à l’origine celui d’une déité, signifie "celle qui fronce les sourcils".

La rareté des sources historiques fiables datant de cette époque, aussi bien du côté tibétain que népalais, fait que les faits de sa vie doivent être considérés comme légendaires, et il a même été suggéré qu’il pourrait s’agir d’un personnage fictif. Min Bahadur Shakya estime néanmoins que l’alliance de Songsten Gampo avec une princesse népalaise est vraisemblable. On n’a d'ailleurs aucune information personnelle non plus sur la princesse chinoise dont l’existence est pourtant certaine, son mariage étant enregistré dans les annales des Tang. Néanmoins, Bhrikuti n’était pas forcément la fille d’Amsuvarma, usurpateur ayant renversé Udayadeva. Narendradeva, fils de ce dernier, reprit son trône par la force vers 641, et il semble qu’il soit pour cela allé chercher de l’aide au Tibet. Le reine népalaise pourrait donc être une de ses parentes. Toutes les traditions s’accordent pour situer l’arrivée de Bhrikuti au Tibet avant celle de Wencheng.

Selon une tradition népalaise, Songsten Gampo, ayant demandé la main d’une fille d’ Amsuvarma, aurait essuyé un refus. Il aurait alors attaqué Licchavi, et obtenu ainsi Bhrikuti et un Jowo. Les Tamang du Népal prétendent descendre des tamaks, cavaliers tibétains menés par Songsten Gampo. Selon la tradition tibétaine entourant Mgar stong-btsan yul-srung, premier ministre de Songsten Gampo, c’est par son entremise en tant qu’ambassadeur que le roi du Népal aurait accepté d’envoyer une princesse. Fort de son succès, le ministre se serait rendu l’année suivante (640) en Chine pour obtenir une princesse chinoise. Son ambassade à Chang'an est attestée par des documents historiques.
On attribue à Bhrikuti, en association avec Wencheng, l’introduction du bouddhisme au Tibet et parfois même la conversion du roi. C’est peu vraisemblable car, selon M. B. Shakya, l’influence du bouddhisme népalais avait commencé de s’exercer dès avant ce mariage. Par ailleurs, le premier souverain tibétain à promouvoir officiellement le bouddhisme sera, un siècle plus tard, Trisong Detsen. Bhrikuti aurait apporté avec elle des représentations de Tara, Avalokiteshvara et Akshobhya, cette dernière en fait peut-être une statue du Bouddha âgé de 8 ans, appelée également Jowo Mikyoe Dorje, vénérée tout d'abord au Jokhang, puis au temple de Ramoché. La reine chinoise aurait également apporté un Jowo dans sa dot, actuellement au Jokhang. Une certaine rivalité ethnique transparaît en effet dans la façon dont la légende des deux reines est rapportée. Ainsi, le premier bâtiment du Potala fut édifié par le roi pour l’une ou l’autre épouse, selon que la légende est népalaise ou chinoise. En ce qui concerne le temple de Jokhang, la version retenue le plus souvent est celle d'une collaboration, Wencheng choisissant l’emplacement grâce à sa connaissance du fengshui et Bhrikuti fournissant les fonds. La reine népalaise aurait également fondé Thangdul, Yangdul Runon et de nombreux temples au Bhoutan.

La question de l'orthographe du nom de la reine népalaise… Un échange avec Bernard Grandjean, romancier
« Bhrikuti/Bhrikhuti/Bhrikhouti/Brikhouti...
est la transcription en lettres romanes d'un nom sanskrit (l'un des noms de la déesse Tara, celle  qu'on appelle Dölma en tibétain mais qui s'écrit sGrol-ma !). Je crois que la transcription la plus courante des lettres "devanagari" (nom de l'alphabet sanskrit, sans les accents plats sur certaines lettres que je n'ai pas sur mon clavier !) qui composent ce nom est quand même
"Bhrikuti". C'est comme ça que l'écrivent généralement les Anglo- saxons, mais eux savent que le "u" ne se prononce pa "ü", ce que les Français ignorent généralement. Les Français ont donc tendance à  écrire "Bhrikouti", pour restituer la bonne prononciation  du "u". Je pense que le "h" que j'ai mis après le "k" est faux (même si une lettre sanskrite qui se transcrit "kh" existe). Mais je l'ai vu aussi écrit comme ça, et je crois que c'est l'orthographe que j'ai retenue dans mon roman.
Heureusement que ce n'est pas une thèse de doctorat ! »

Damned, de mon côté, je me suis moins posé de questions, j'ai simplement utilisé la carte officielle népalaise et le nom du sommet : Bhrikuti !

"La reine Népalaise"
le nouveau roman de Bernard Grandjean


En un lieu reculé du Tibet, un archéologue fait une découverte extraordinaire : un manuscrit de la main de Brikhouti Dévi, fille du roi du Népal et épouse d’un célèbre roi du Tibet du VIIe siècle.
Le début du manuscrit est surprenant, puisque Brikhouti mentionne qu’elle est tenue d’écrire l’histoire de sa vie avec une sincérité absolue, et ce dans un délai d’exactement treize jours ! Cette épreuve lui est imposée afin d’échapper à l’emprise d’une mystérieuse et terrible démone…

Puisant à des sources tant historiques que légendaires, ce roman se fonde sur l’un des plus étranges mythes tibétains, celui de la Grande Démone. Au travers de celle-ci, un lien existerait-il entre des événements aussi éloignés dans le temps que sont la vie de Brikhouti Dévi et le sort tragique que connaît aujourd’hui le Tibet ?
Kailash Editions - Collection Les exotiques -
ISBN : 9782842681753

Au sujet de la montagne elle-même
Des informations Lindsay Griffin, journaliste à Alpinist et Climbing Magazine daté du 16 août 2008

Looking north at part of the Lugula Range from Pokharkan in the Damodar Himal, Nepal. (A) Pt 6358m, (B) Pt 6337m, (C) Bhrikuti Sail (6361m), (D) Pt 6285m) and (E) Lugula (6899m). It's possible that A, B and D have been climbed from the far side, each one perhaps mistakenly as Bhrikuti. E is officially unclimbed. Bhrikuti has been climbed twice from the south, following the snow/ice tongue that descends west of the summit, and then slanting up right to reach the upper section of the west ridge.
[Photo] Martin Scott

Lindsay Abbotts, Mick Chapman and Bryan Fruish from the UK, Australians Peter Allen, Liz Armitage and Bett Koch, and Sherpas Pasang, Mingba and Lhakpa have made an ascent of Bhrikuti Sail (6361m) in the remote Damodar Himal. The peak lies in one of the least-visited mountain regions of Nepal, north of Annapurna and very close to the Tibet border. It is one of many summits of a similar height in the Lugula range, situated on a long ridge that runs approximately west-northwest from Lugula itself, and ending with the various 6300m tops of the Kumlun Himal.
The team approached from Manang, leaving the Marsyandi River at Koto and following the Phu Khola north through the villages of Phu and Nogaru to a base camp south of Chako (6704m, climbed last year by Japanese). From here all climbers reached the summit via the south face to upper west ridge—a second ascent, certainly of the route but quite possibly of the mountain.
Was this peak first climbed as long ago as 1982 (and maybe on several occasions since), or did it have to wait until 2005 for an ascent?

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This area of Nepal was only open to climbers in 1982, and in the spring of that year a permit to climb Bhrikuti Sail was gained by Karuo Kikuchi for a joint Japanese-Nepalese expedition. A reconnaissance had convinced the Japanese that an approach from Manang to the south was impractical, so they took a much longer approach, coming in from the west and establishing base camp to the north of the range close to the Damodar Kunda, a collection of small lakes that form a notable pilgrimage site. Noting that the maps were completely wrong, they placed two camps on what they deemed to be Bhrikuti and summited via the west ridge. The peak was described as the last in a group of many of around the same height. They are also thought to have climbed several other summits on the same ridge.
In the autumn an Austrian team under the famous mountaineer Wolfgang Axt also tried Bhrikuti, believing, like the Japanese, it had an altitude of 6720m: older maps gave the impression that Bhrikuti was the highest peak in the group, a mountain now referred to as Lugula (6899m) on the Nepal-Tibet frontier. The Austrians climbed a couple of peaks nearby of 6300m, and Axt soloed to the north summit of "Bhrikuti," which he estimated at 6600m. The Austrians were quick to point out that the Japanese had not climbed Bhrikuti but a far lower subsidiary summit, but if Axt is remotely accurate about his heights he may well have been further east on one of the Lugula summits. Several other expeditions, including one led by the British female Elaine Brook attempted the peak from the north unsuccessfully in the intervening years until 1991. One of these, a French team, which had seen the 1982 Japanese photos, was certain the Japanese had not reached the highest point.
But in the autumn of 1991 Brook returned with a joint expedition and after placing base camp east of the Damodar Kunda, her Sherpa husband, Lhakpa, and two fellow Nepalese summited "Bhrikuti" via the southeast ridge. They were followed shortly after by a French expedition, the leader of whom, Bertrand Doligez, came back in 1992 and climbed the same mountain again, only this time via the southwest ridge. The next "successful" team summited in 1998, though these Spanish climbers confirmed that all maps were wrong about basic locations such as Damodar Kunda and felt that they had most likely climbed a virgin peak, because previous route descriptions did not match their mountain. In 1999 a Japanese team claimed to have repeated the 1982 route from the west, and a Belgium team summited in 2002. All these teams, with seven claiming summit success, approached the mountain from the north.
In the late '90s the launch of the HGM-Finn maps, the most up-to-date survey of the country's mountainous regions and generally considered the official cartographic reference to the Nepal Himalaya, kept up the confusion. Bhrikuti Sail is now officially designated on the ridge west of Lugula, but Damodar Kunda is still inaccurately marked about nine kilometers to the north of its true location. Referencing mountains to these lakes has continued to cause confusion, leading both Australian and Spanish parties to climb an unnamed peak in 2003 in mistake for a 6110m peak named Gaugiri on the Tibetan border further north.
In 2005 Paulo Grobel's French expedition approached Bhrikuti from the south via Phu. They may well be the first expedition to have attempted the peak from this direction. They pioneered the route that was followed by the British-Australian-Nepalese team in 2008 and found the climbing moderately difficult; steep snow slopes but no more than Alpine PD in standard. Later, Grobel claimed the first ascent of Bhrikuti, a claim now supported by Abbotts.
Both Abbotts and Chapman planned to attempt the mountain in 2005 but were turned back before base camp by the huge snowfall that killed nearly all members of a French expedition on Kangguru. Abbotts has now been on both sides of the Bhrikuti-Lugula range and can see that it would be very easy to attempt the wrong summit from the Damodar Kunda.

So how many ascents has this enigmatic mountain received? The general feeling now is that most parties coming from the north attempted the wrong peak. If true, this turns the Damodar Range into one of the most mysterious in Nepal, with nobody, to date, at all certain about what has, or has not, been climbed.

 

 

 

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