Je remercie très chaleureusement Etienne Principaud pour toutes les informations et les photos, et Françoise pour son mécénat très efficace.

Ocre, Blanc, Gris... les couleurs du Mustang... et une trilogie à découvrir.








Rigsum Gonpo, la trinité protectrice présente partout au Mustang.
Unique.
Merveilleusement exceptionnel.
Résolument à contre courant.
- Prendre le temps
d’explorer un massif en profondeur, n’est-ce
pas un luxe exceptionnel ?
- Vivre un voyage
multiple et symbolique, d’ocre, de blanc et de vert,
n’est ce pas extra-ordinaire ?
- Se préoccuper
de notre manière de vivre la haute montagne et l’altitude,
pour se plonger dans la découverte de lieux intersticiels
et un peu mystérieux, n’est ce pas résolument
à contre courant ?
- Gravir des sommets et être
seul au monde, n'est-ce pas un plaisir tout simple.
Une
idée de projet :
L'objectif est de reprendre le
déroulement du voyage du Mustang à Phu,
mais en consacrant plus de temps à la partie ascension,
en restant une semaine au coeur du massif du Damodar Himal.
Pour faire de l'alpinisme et forcement des premières
ascensions, dans ce massif où beaucoup de choses restent
à faire.
Un projet tout simple :installer un camp d’altitude
au milieu de nulle part, pour gravir les sommets environnants
en suivant nos intuitions, nos envies…
La dernière étape de notre voyage est tout aussi
exceptionnelle : rester à Phu quelques jours….
en arrivant au village par le haut !
Nous serons alors ouverts à toutes les rencontres.
Connaître un peu mieux les gens, leurs prénoms,
leurs maisons…, les accompagner dans le quotidien.
Au menu… tsampa et thé au beurre de yack.
De nouveau, un projet rare, car je suis
le seul guide à avoir déjà fait cette
traversée et à bien connaître la région
de Phu.
L'idée est aussi de vivre de belles aventures en ces
lieux pour écrire un prochain livre.
Voir aussi :
Mustang
to Phu, le compte-rendu du 1er voyage.
Le
Bhrikuti, par la haute vallée de
Phu.
A
la recherche de l'Amotsang, dans la haute
vallée de Naar.

Un cheminement idéal, sur la moraine médiane du grand glacier de Damodar. Ce sera aussi l'emplacement de notre camp d'altitude.
Sur la droite, le Kumjungar Himal, le plus grand sommet du massif.
Mais les deux sommets de gauche n'ont pas de nom.

Une petite halte au milieu de nulle part, en route vers le Mustang Pass.
Pas de doute, nous sommes vraiment seul !

Niveau
des participants :
- Une bonne condition physique est obligatoire.
- Une pratique régulière de l'alpinisme est
nécessaire, pour pouvoir évoluer en autonomie
sur la montagne, de niveau F à PD.
- Une expérience des voyage ou des expéditions
n'est pas obligatoire... simplement conseillée.
Il faut également être préparé
à des conditions d'isolement prolongé, avec
la tolérance et l'autonomie indispensable à
la pleine réussite d'une expédition, aussi bien
sur la montagne qu'au sein du groupe.
Au fil des jours...
Du 1er au 4e jour :
Vol de Paris pour Kathmandu, installation à l’hôtel.
Une matinée libre dans la capitale népalaise
avant le vol pour Pokhara. Le lendemain, départ matinal
pour Jomosom, un vol aléatoire soumis aux aléas
climatiques, et courte randonnée en remontant le Kali
Gandaki jusqu’à Kagbeni. Nous voici enfin aux
portes du Mustang.
Nuit en lodge à Kagbeni, 2810 m.
5e jour :
Dès les 1er pas, l’immensité minérale,
la rudesse extrême des lieux sont une évidence.
Tout, dans les paysages raconte l’histoire d’un
dialogue très ancien entre l’homme et la nature.
À Tangbe, le 1er village, nous ferons connaissance
avec Rigsom Gonpo, les trois protecteurs, qui nous accompagneront
durant tout notre périple.
Nuit à Chele, 3 050 m
6e jour :
Le Mustang correspond à un grand bassin d’effondrement
des sédiments de Thétis, entaillés en
son milieu par la puissante Kali Gandaki. La première
partie de notre voyage se déroulera sur les versants
de sa rive droite, les plus verdoyants et les plus peuplés.
Les oasis de verdure qui entourent les villages de Samar et
Geling renforcent la simple beauté des maisons tibétaines
blanchies à la chaux et rayées des couleurs
de la terre : l’ocre et le noir.
Nuit à Ghemi, 3 520 m.
7e jour :
De Geling à Drakmar, la modernité a peu de poids
face à la puissance des forces telluriques et des légendes
anciennes. Au 1er col, le Nyi La à 4 010 m, une route
très récente s’invite dans le paysage,
sans trop le bousculer, puis L’hôpital de Ghemi,
construit par les Japonais se fait encore plus discret. Juste
à côté, en longeant le plus grand mur
de mani du Mustang, les intestins de la démonne Balmo,
vaincu par le grand maître Guru Rinpoche, nous sommes
au cœur de l’histoire tibétaine et des mythes
bouddhistes.
À Drakmar, la falaise rouge sang au-dessus des champs
de sarrasin est l’un des plus beaux paysages du Mustang.
Les petites ouvertures des grottes, très haut dans
la paroi et aujourd’hui inaccessibles, laisse imaginer
un passé tourmenté et mystérieux.
Nuit à Drakmar, 3 786 m.
8e jour :
Une grande journée…
Le col de Mui La 4 170 m, nous permet de changer de vallon.
Avec la visite du monastère Nyingmapa de Lo Gehkar
ancré dans l’histoire de Padmasambhava nous resterons
dans l’ambiance bouddhiste. Fondé il y a plus
de 800 ans et denommé « Pure virtue of Lo »,
c’est aussi un lieu de découverte de Thorma,
ces textes anciens qui perpétuent la tradition et les
enseignements Nyingma pa.
Un deuxième col et nous voici en vue de Lo Manthang,
capitale du Mustang et ville fortifiée mythique. Pour
en franchir l’unique porte, il nous faudra traverser
les multiples ondulations d’une grande plaine désolée,
qui à donné son nom à la ville…
Lo Manthang, « plain of aspiration ».
Nuit à Lo Manthang, 3 800 m.
9e et 10e jour :
Lo Manthang représente pour beaucoup de randonneurs
la fin du voyage !
Il nous faut prendre le temps de nous y perdre, de nous imprégner
de ces lieux exceptionnels. Une ville, à la fois ancrés
dans l’histoire d’un royaume légendaire
et tellement fragile dans le tourbillon impermanent de la
vie moderne. De Nangyal à Thinggar, une grande journée
de marche dans la campagne, nous permettra de visiter l’un
des monastères les plus actifs du Mustang et de découvrir
un monde agricole insoupçonné.
Dzong et monastères concluront admirablement cette
immersion dans le royaume de Lo.
Nuit à Lo Manthang, 3 800 m.
11e jour :
Nous quitterons Lo Manthang en douceur, forcément à
regret. Par le Lo La, un cheminement en crête et une
descente abrupte dans des canyons vers Dhi Gaon sera une introduction
minérale à la suite de notre itinérance.
Nous allons maintenant vers les montagnes, dans la partie
la plus austère du Mustang, pour rejoindre les lacs
sacrés de Damodar Kund et notre camp de base au pied
des glaciers.
Nuit à Dhi Gaon, 3 400 m.
12e jour :
À la sortie de Dhi, quelques planches jetées
sur de grosses pierres nous permettront de traverser la Kali
Gandaki. Mais pas d’inquiétude, depuis le voyage
initiatique de Michel Pessel, un pont suspendu permet aussi
de rejoindre l’autre rive et le village de Yara.
En face, percée de multiple grottes, la grande falaise
grise sculptée de ravins verticaux, représente
la vision la plus typique du Mustang. Mais pourquoi les anciens
avaient-ils creusés tant d’habitations troglodytes,
? À quoi pouvaient-elles bien servir ?
Peut-être ferons-nous un détour par Tashi Kabum,
une mystérieuse grotte Kagyupa décorée
de fresques, avant de rejoindre Luri Gompa, le plus extraordinaire
et fragile monastère…
Nuit à Luri Gompa, 3850 m.
13e et 14e jour :
Les lacs de Damodar sont un lieu éminemment sacré
pour les indous, qui y voient les sources de la Kali Gandaki.
Contre toute attente, le sentier est de plus en plus large
et confortable. De grands abris pour accueillir les pèlerins
ont même été construits le long du chemin.
Puis, nous traverserons de grands alpages avec yacks et grands
troupeaux de « bakra » avant d’aborder les
étendues désertiques d’un plateau tibétain
planté de cailloux. L’altitude est maintenant
importante, elle nous permettra de compléter notre
acclimatation.
Nuit à Ghuma Thati 4780 m, puis juste avant les lacs
4990 m.
15e jour :
Une demi-journée au-delà des lacs, hors sentier
et dans le lit tourmenté de la rivière, nous
conduit enfin à notre camp de base. Un grand chorten
construit par les Japonais en 2002 nous y attend. Pour clore
la journée en beauté, il faut simplement que
les chevaux nous accompagnent jusque-là avec tout notre
matériel…)
Nuit au camp de base 5200 m.

Au début de la montée vers le premier camp d'altitude, le glacier principal fait une grande courbe provoquant un enchevètrement de pénitents exceptionnel.
Sur l'arête Bhrikuti/Kumlun, le sommet à gauche n'a pas de nom.

La partie centrale du massif, scannée à partir de la carte népalo-finlandaise au 1/50 000.
En vert, l'itinéraire réalisée à l'automne 2007. En rouge, le projet 2008 d'ascensions des plus hauts sommets du massif du Damodar.
Il y a bien longtemps, la première expédition vers le Bhrikuti, conduite par Claude Jacoux, a traversé ce glacier pour rejoindre le Kumlun Himal et le De Hults Pass...
Une très belle histoire que j'aimerais beaucoup raconter dans ces pages !

Marie-Christine et Fredéric à l'arrivée au sommet du Saribung.
En arrière plan, toute la barrière des sommets à 6400 m qui ferme le cirque glaciaire du Damadar.
Du 16e au 25e jour :
De randonneurs, il nous faut maintenant nous transformer en
alpinistes, même si les difficultés techniques
qui nous attendent ne sont pas très importantes.
Après une dernière journée en notre compagnie
pour installer notre 1er camp d’altitude, les équipes
de porteurs et de cuisine vont rentrer maintenant à
Jomoson et Kathmandu.
De notre côté, nous allons rejoindre ce camp
d’altitude au pied du De Hults Pass, sur une petite
moraine centrale particulièrement confortable (5800
m).
Peut-être y serons-nous même au sec, à
deux pas du glacier !
Un glacier surprenant et immense, dont il est difficile d’imaginer
l’importance depuis le camp de base. Un glacier relativement
plat, typique des formations glaciaires du Tibet avec de grandes
vagues, des pénitents gigantesques et très peu
de crevasses.
Le lendemain, il nous faudra simplement déplacer notre
camp et l’installer directement au col à 6042
m, à proximité de notre Saribung. Nous aurons
le temps, l’après midi, de réaliser l’ascension
du Sonam Himal 6225 m, une pente douce qui
mène à un petit belvédère au-dessus
du glacier… Attention aux crevasses.
Un camp d’altitude perdu au milieu de nul part
et une petite semaine pour gravir les sommets environnants,
en suivant nos intuitions, nos envies…
Le plus haut sommet du massif ? Ou au contraire ces multiples
petites bosses pour voir l’étendue du monde ?
Cette voie un peu technique ou plutôt cette traversée
?
Puis, un jour, il faudra bien penser à traverser ce
dernier col, le saribung Pass, pour rejoindre Phu.
Du col, le spectacle du coucher de soleil sur les grands sommets
du Peri Himal, Himlung Himal, Nemjung et Gyajikang, devrait
être digne des plus belles cartes postales !
Pour le Saribung 6328 m, un réveil aux aurores n’est
pas nécessaire, car seulement 280 m nous sépare
du sommet, par un cheminement relativement facile, de grandes
pentes de neige (max 30 °) puis une dernière arête
très large.

Deux bosses sans nom, entre Chhib et Khumjungar. Respectivement 6505 m et 6226 m.

Le sommet principal du Khumjungar Himal6759 m, se cache derrière deux antécimes.

Le sommet du Chhib 6650m, réusi par une expédition universitaire japonaise

Le Saribung Pass, 6042 m, un grand col très facile versant Mustang
26e et 27e jour :
Il s’agit maintenant de continuer notre traversée
en direction de Phu, de descendre sur l’autre versant
vers un grand glacier, vers l’inconnu… Une journée
un peu courte entre les moraines tourmentées et les
derniers convulsions du glacier.
Une équipe de cuisine très légère
et quelques porteurs vont nous rejoindre au camp de base du
Brikuti facilitant ainsi la fin du voyage. Une source d’eau
claire nous y accueille pour nous laver des efforts intenses
des journées en altitude.
Chaque pas nous rapproche maintenant de Phu et du monde des
hommes. Les signes de l’activité humaine sont
de plus en plus présent,. Voici la première
trace de sentier, le premier cairn, l’ambiance particulière
du hameau abandonné de Nagoru et ce menhir surprenant,
couleur ocre, planté au milieu du chemin. Enfin, de
grands chortens au sommet de la crête, annoncent l’ultime
descente.
Nuit à Phu, 3960 m.

Il avait beaucoup neigé en cet automne 2007 et tout est blanc, aucune trace...
Quelque part, très loin, le village de Phu.
Seule, la petite pyramide de l'Himlung Himal nous rappelle de bons souvenirs

Dans la descente du Saribung Pass 6042 m, juste avant de rejoindre le plat du glacier.
Un peu plus de crevasses et l'encordement long est obligatoire...

La première vision de Phu et beaucoup d'émotion...

28e jour :
Ce sera certainement la fin des moissons à Phu et tous
les villageois s’activent intensément pour ranger
et battre l’orge. La situation du village sur son piton
rocheux, son architecture, l’environnement rude et minéral
en font un lieu exceptionnel. Et notre journée de repos
nous permettra de mieux nous fondre dans la vie locale.
Nuit à Phu, 3960 m.
29e et 30e jour :
Nous allons retrouver maintenant la verdure, les premiers
arbres, puis la forêt. Cette descente est un réel
bonheur, toutes les difficultés sont maintenant derrière
nous. Il ne nous reste plus qu’à savourer le
plaisir d’une déambulation décontractée
en traversant les différents étages climatiques
du Népal. Du blanc des glaciers, nous allons rejoindre
le vert des rizières.
Déjà, en franchissant la porte de Phu, le sentiment
de quitter un monde particulier est bien présent. Kayang,
le village d’hiver de Phu, puis Chaco et Meta sont autant
d’occasion de suspendre la marche avant de plonger dans
les gorges très boisées de la Naar Khola. La
douche et la bière nous attendent à Koto où
nous rejoignons le grand sentier du tout des Annapurnas.
Nuit en lodge à Koto, 2640 m.
Du 31e au 33e jour :
Le sentier ressemble d’ailleurs plus à une route.
Une route en construction qui sera terminée dans plusieurs
années tellement les travaux nécessaires sont
gigantesques.
La marche est toute simple, les hameaux de lodges se succèdent.
Des noms connus, peut être des souvenirs d’un
précédent voyage. Tal et Garnu seront nos deux
lieux d’étapes pour la nuit, Jagat et Ngadi ,
celles du midi.
Nuit en lodge à Bhulbule, 840 m !
34e jour :
Le bus (ou une jeep) arrivera peut être directement
à Bhulbhule. Sinon, nous marcherons jusqu’à
Khudi pour retrouver notre véhicule pour Besisahar
et Kathmandu. La route est maintenant en bon état et
nous serons à notre hôtel en début d’après-midi.
Avec le lendemain, une demi-journée à Kathmandu
pour les derniers achats.
Nuit en hôtel à Kathmandu.
35e et 36e jour :
Envol pour Paris.

Ocre, Blanc, Vert...
Notre trilogie symbolique de ce Mustang Phu.
Les dates :
du samedi 20 septembre au
dimanche 26 octobre 2008
le budget :
4500 € plus le coût des permits du Mustang et de Phu, soit 70 $ par jour et par personne (sur une base de 13 j) pour le Mustang et 90 $ pour Phu. Mais ce coût peut aussi changer ...
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est toujours préférable.
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Tel : 04 76 79 99 68 ou 06 42 90 75 34

N'hésitez pas à
me contacter si vous avez des questions, soit par téléphonne,
soit par mail.
@bientôt,
Paulo, janvier 2008

Si la durée de ce voyage et trop contraignante pour vous, vous pouvez retouver Mustang Phu dans le catalogue de Terres d'Aventure.
Sur une durée de 4 semaines... sans la partie alpinisme, bien sûr.
Et bien sûr,
un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels

Triple
Zero pour
les duvets et les
lunettes Adidas



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