Du Mustang à Phu...
Exploration du massif du Damodar Himal...
Ascension du Kumjungar 6759 m

Automne 2008

 




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Je remercie très chaleureusement Etienne Principaud pour toutes les informations et les photos, et Françoise pour son mécénat très efficace.


Ocre, Blanc, Gris... les couleurs du Mustang... et une trilogie à découvrir.



Françoise, bien sûr...


Une image de Lindsay Abbotts, durant sa traversée du printemps 2008.

 



Rigsum Gonpo, la trinité protectrice présente partout au Mustang.


Unique.
Merveilleusement exceptionnel.
Résolument à contre courant.

  • Prendre le temps d’explorer un massif en profondeur, n’est-ce pas un luxe exceptionnel ?
  • Vivre un voyage multiple et symbolique, d’ocre, de blanc et de vert, n’est ce pas extra-ordinaire ?
  • Se préoccuper de notre manière de vivre la haute montagne et l’altitude, pour se plonger dans la découverte de lieux intersticiels et un peu mystérieux, n’est ce pas résolument à contre courant ?
  • Gravir des sommets et être seul au monde, n'est-ce pas un plaisir tout simple.

Une idée de projet :
L'objectif est de reprendre le déroulement du voyage du Mustang à Phu, mais en consacrant plus de temps à la partie ascension, en restant une semaine au coeur du massif du Damodar Himal.
Pour faire de l'alpinisme et forcement des premières ascensions, dans ce massif où beaucoup de choses restent à faire.
Un projet tout simple :installer un camp d’altitude au milieu de nulle part, pour gravir les sommets environnants en suivant nos intuitions, nos envies…
La dernière étape de notre voyage est tout aussi exceptionnelle : rester à Phu quelques jours…. en arrivant au village par le haut !
Nous serons alors ouverts à toutes les rencontres.
Connaître un peu mieux les gens, leurs prénoms, leurs maisons…, les accompagner dans le quotidien.
Au menu… tsampa et thé au beurre de yack.
De nouveau, un projet rare, car je suis le seul guide à avoir déjà fait cette traversée et à bien connaître la région de Phu.
L'idée est aussi de vivre de belles aventures en ces lieux pour écrire un prochain livre.

Voir aussi :
Mustang to Phu, le compte-rendu du 1er voyage.
Le Bhrikuti, par la haute vallée de Phu.
A la recherche de l'Amotsang, dans la haute vallée de Naar.


Un cheminement idéal, sur la moraine médiane du grand glacier de Damodar. Ce sera aussi l'emplacement de notre camp d'altitude.
Sur la droite, le Kumjungar Himal, le plus grand sommet du massif.
Mais les deux sommets de gauche n'ont pas de nom.


Une petite halte au milieu de nulle part, en route vers le Mustang Pass.
Pas de doute, nous sommes vraiment seul !

Niveau des participants :

  • Une bonne condition physique est obligatoire.
  • Une pratique régulière de l'alpinisme est nécessaire, pour pouvoir évoluer en autonomie sur la montagne, de niveau F à PD.
  • Une expérience des voyage ou des expéditions n'est pas obligatoire... simplement conseillée.

Il faut également être préparé à des conditions d'isolement prolongé, avec la tolérance et l'autonomie indispensable à la pleine réussite d'une expédition, aussi bien sur la montagne qu'au sein du groupe.

Au fil des jours...
Du 1er au 4e jour :
Vol de Paris pour Kathmandu, installation à l’hôtel.
Une matinée libre dans la capitale népalaise avant le vol pour Pokhara. Le lendemain, départ matinal pour Jomosom, un vol aléatoire soumis aux aléas climatiques, et courte randonnée en remontant le Kali Gandaki jusqu’à Kagbeni. Nous voici enfin aux portes du Mustang.
Nuit en lodge à Kagbeni, 2810 m.

5e jour :
Dès les 1er pas, l’immensité minérale, la rudesse extrême des lieux sont une évidence. Tout, dans les paysages raconte l’histoire d’un dialogue très ancien entre l’homme et la nature. À Tangbe, le 1er village, nous ferons connaissance avec Rigsom Gonpo, les trois protecteurs, qui nous accompagneront durant tout notre périple.
Nuit à Chele, 3 050 m

6e jour :
Le Mustang correspond à un grand bassin d’effondrement des sédiments de Thétis, entaillés en son milieu par la puissante Kali Gandaki. La première partie de notre voyage se déroulera sur les versants de sa rive droite, les plus verdoyants et les plus peuplés. Les oasis de verdure qui entourent les villages de Samar et Geling renforcent la simple beauté des maisons tibétaines blanchies à la chaux et rayées des couleurs de la terre : l’ocre et le noir.
Nuit à Ghemi, 3 520 m.

7e jour :
De Geling à Drakmar, la modernité a peu de poids face à la puissance des forces telluriques et des légendes anciennes. Au 1er col, le Nyi La à 4 010 m, une route très récente s’invite dans le paysage, sans trop le bousculer, puis L’hôpital de Ghemi, construit par les Japonais se fait encore plus discret. Juste à côté, en longeant le plus grand mur de mani du Mustang, les intestins de la démonne Balmo, vaincu par le grand maître Guru Rinpoche, nous sommes au cœur de l’histoire tibétaine et des mythes bouddhistes.
À Drakmar, la falaise rouge sang au-dessus des champs de sarrasin est l’un des plus beaux paysages du Mustang. Les petites ouvertures des grottes, très haut dans la paroi et aujourd’hui inaccessibles, laisse imaginer un passé tourmenté et mystérieux.
Nuit à Drakmar, 3 786 m.

8e jour :
Une grande journée…
Le col de Mui La 4 170 m, nous permet de changer de vallon. Avec la visite du monastère Nyingmapa de Lo Gehkar ancré dans l’histoire de Padmasambhava nous resterons dans l’ambiance bouddhiste. Fondé il y a plus de 800 ans et denommé « Pure virtue of Lo », c’est aussi un lieu de découverte de Thorma, ces textes anciens qui perpétuent la tradition et les enseignements Nyingma pa.
Un deuxième col et nous voici en vue de Lo Manthang, capitale du Mustang et ville fortifiée mythique. Pour en franchir l’unique porte, il nous faudra traverser les multiples ondulations d’une grande plaine désolée, qui à donné son nom à la ville… Lo Manthang, « plain of aspiration ».
Nuit à Lo Manthang, 3 800 m.

9e et 10e jour :
Lo Manthang représente pour beaucoup de randonneurs la fin du voyage !
Il nous faut prendre le temps de nous y perdre, de nous imprégner de ces lieux exceptionnels. Une ville, à la fois ancrés dans l’histoire d’un royaume légendaire et tellement fragile dans le tourbillon impermanent de la vie moderne. De Nangyal à Thinggar, une grande journée de marche dans la campagne, nous permettra de visiter l’un des monastères les plus actifs du Mustang et de découvrir un monde agricole insoupçonné.
Dzong et monastères concluront admirablement cette immersion dans le royaume de Lo.
Nuit à Lo Manthang, 3 800 m.

11e jour :
Nous quitterons Lo Manthang en douceur, forcément à regret. Par le Lo La, un cheminement en crête et une descente abrupte dans des canyons vers Dhi Gaon sera une introduction minérale à la suite de notre itinérance. Nous allons maintenant vers les montagnes, dans la partie la plus austère du Mustang, pour rejoindre les lacs sacrés de Damodar Kund et notre camp de base au pied des glaciers.
Nuit à Dhi Gaon, 3 400 m.

12e jour :
À la sortie de Dhi, quelques planches jetées sur de grosses pierres nous permettront de traverser la Kali Gandaki. Mais pas d’inquiétude, depuis le voyage initiatique de Michel Pessel, un pont suspendu permet aussi de rejoindre l’autre rive et le village de Yara.
En face, percée de multiple grottes, la grande falaise grise sculptée de ravins verticaux, représente la vision la plus typique du Mustang. Mais pourquoi les anciens avaient-ils creusés tant d’habitations troglodytes, ? À quoi pouvaient-elles bien servir ?
Peut-être ferons-nous un détour par Tashi Kabum, une mystérieuse grotte Kagyupa décorée de fresques, avant de rejoindre Luri Gompa, le plus extraordinaire et fragile monastère…
Nuit à Luri Gompa, 3850 m.

13e et 14e jour :
Les lacs de Damodar sont un lieu éminemment sacré pour les indous, qui y voient les sources de la Kali Gandaki.
Contre toute attente, le sentier est de plus en plus large et confortable. De grands abris pour accueillir les pèlerins ont même été construits le long du chemin. Puis, nous traverserons de grands alpages avec yacks et grands troupeaux de « bakra » avant d’aborder les étendues désertiques d’un plateau tibétain planté de cailloux. L’altitude est maintenant importante, elle nous permettra de compléter notre acclimatation.
Nuit à Ghuma Thati 4780 m, puis juste avant les lacs 4990 m.

15e jour :
Une demi-journée au-delà des lacs, hors sentier et dans le lit tourmenté de la rivière, nous conduit enfin à notre camp de base. Un grand chorten construit par les Japonais en 2002 nous y attend. Pour clore la journée en beauté, il faut simplement que les chevaux nous accompagnent jusque-là avec tout notre matériel…)
Nuit au camp de base 5200 m.


Au début de la montée vers le premier camp d'altitude, le glacier principal fait une grande courbe provoquant un enchevètrement de pénitents exceptionnel.
Sur l'arête Bhrikuti/Kumlun, le sommet à gauche n'a pas de nom.

 


La partie centrale du massif, scannée à partir de la carte népalo-finlandaise au 1/50 000.
En vert, l'itinéraire réalisée à l'automne 2007. En rouge, le projet 2008 d'ascensions des plus hauts sommets du massif du Damodar.
Il y a bien longtemps, la première expédition vers le Bhrikuti, conduite par Claude Jacoux, a traversé ce glacier pour rejoindre le Kumlun Himal et le De Hults Pass...
Une très belle histoire que j'aimerais beaucoup raconter dans ces pages !


Marie-Christine et Fredéric à l'arrivée au sommet du Saribung.
En arrière plan, toute la barrière des sommets à 6400 m qui ferme le cirque glaciaire du Damadar.

Du 16e au 25e jour :
De randonneurs, il nous faut maintenant nous transformer en alpinistes, même si les difficultés techniques qui nous attendent ne sont pas très importantes.
Après une dernière journée en notre compagnie pour installer notre 1er camp d’altitude, les équipes de porteurs et de cuisine vont rentrer maintenant à Jomoson et Kathmandu.
De notre côté, nous allons rejoindre ce camp d’altitude au pied du De Hults Pass, sur une petite moraine centrale particulièrement confortable (5800 m).
Peut-être y serons-nous même au sec, à deux pas du glacier !
Un glacier surprenant et immense, dont il est difficile d’imaginer l’importance depuis le camp de base. Un glacier relativement plat, typique des formations glaciaires du Tibet avec de grandes vagues, des pénitents gigantesques et très peu de crevasses.

Le lendemain, il nous faudra simplement déplacer notre camp et l’installer directement au col à 6042 m, à proximité de notre Saribung. Nous aurons le temps, l’après midi, de réaliser l’ascension du Sonam Himal 6225 m, une pente douce qui mène à un petit belvédère au-dessus du glacier… Attention aux crevasses.

Un camp d’altitude perdu au milieu de nul part et une petite semaine pour gravir les sommets environnants, en suivant nos intuitions, nos envies…
Le plus haut sommet du massif ? Ou au contraire ces multiples petites bosses pour voir l’étendue du monde ?
Cette voie un peu technique ou plutôt cette traversée ?
Puis, un jour, il faudra bien penser à traverser ce dernier col, le saribung Pass, pour rejoindre Phu.

Du col, le spectacle du coucher de soleil sur les grands sommets du Peri Himal, Himlung Himal, Nemjung et Gyajikang, devrait être digne des plus belles cartes postales !
Pour le Saribung 6328 m, un réveil aux aurores n’est pas nécessaire, car seulement 280 m nous sépare du sommet, par un cheminement relativement facile, de grandes pentes de neige (max 30 °) puis une dernière arête très large.


Deux bosses sans nom, entre Chhib et Khumjungar. Respectivement 6505 m et 6226 m.
Celle de droite s'appelle maintenant "le belvédère d'Alfred"


Le sommet principal du Khumjungar Himal 6759 m, se cache derrière deux antécimes.


Le sommet du Chhib 6650m, réusi par une expédition universitaire japonaise

 


Le De Hults Pass, 6042 m, un grand col très facile versant Mustang

26e et 27e jour :
Il s’agit maintenant de continuer notre traversée en direction de Phu, de descendre sur l’autre versant vers un grand glacier, vers l’inconnu… Une journée un peu courte entre les moraines tourmentées et les derniers convulsions du glacier.
Une équipe de cuisine très légère et quelques porteurs vont nous rejoindre au camp de base du Brikuti facilitant ainsi la fin du voyage. Une source d’eau claire nous y accueille pour nous laver des efforts intenses des journées en altitude.
Chaque pas nous rapproche maintenant de Phu et du monde des hommes. Les signes de l’activité humaine sont de plus en plus présent,. Voici la première trace de sentier, le premier cairn, l’ambiance particulière du hameau abandonné de Nagoru et ce menhir surprenant, couleur ocre, planté au milieu du chemin. Enfin, de grands chortens au sommet de la crête, annoncent l’ultime descente.
Nuit à Phu, 3960 m.


Il avait beaucoup neigé en cet automne 2007 et tout est blanc, aucune trace...
Quelque part, très loin, le village de Phu.
Seule, la petite pyramide de l'Himlung Himal nous rappelle de bons souvenirs


Dans la descente du Saribung Pass 6042 m, juste avant de rejoindre le plat du glacier.
Un peu plus de crevasses et l'encordement long est obligatoire...


La première vision de Phu et beaucoup d'émotion...


 

28e jour :
Ce sera certainement la fin des moissons à Phu et tous les villageois s’activent intensément pour ranger et battre l’orge. La situation du village sur son piton rocheux, son architecture, l’environnement rude et minéral en font un lieu exceptionnel. Et notre journée de repos nous permettra de mieux nous fondre dans la vie locale.
Nuit à Phu, 3960 m.

29e et 30e jour :
Nous allons retrouver maintenant la verdure, les premiers arbres, puis la forêt. Cette descente est un réel bonheur, toutes les difficultés sont maintenant derrière nous. Il ne nous reste plus qu’à savourer le plaisir d’une déambulation décontractée en traversant les différents étages climatiques du Népal. Du blanc des glaciers, nous allons rejoindre le vert des rizières.
Déjà, en franchissant la porte de Phu, le sentiment de quitter un monde particulier est bien présent. Kayang, le village d’hiver de Phu, puis Chaco et Meta sont autant d’occasion de suspendre la marche avant de plonger dans les gorges très boisées de la Naar Khola. La douche et la bière nous attendent à Koto où nous rejoignons le grand sentier du tout des Annapurnas.
Nuit en lodge à Koto, 2640 m.

Du 31e au 33e jour :
Le sentier ressemble d’ailleurs plus à une route. Une route en construction qui sera terminée dans plusieurs années tellement les travaux nécessaires sont gigantesques.
La marche est toute simple, les hameaux de lodges se succèdent. Des noms connus, peut être des souvenirs d’un précédent voyage. Tal et Garnu seront nos deux lieux d’étapes pour la nuit, Jagat et Ngadi , celles du midi.
Nuit en lodge à Bhulbule, 840 m !

34e jour :
Le bus (ou une jeep) arrivera peut être directement à Bhulbhule. Sinon, nous marcherons jusqu’à Khudi pour retrouver notre véhicule pour Besisahar et Kathmandu. La route est maintenant en bon état et nous serons à notre hôtel en début d’après-midi.
Avec le lendemain, une demi-journée à Kathmandu pour les derniers achats.
Nuit en hôtel à Kathmandu.

35e et 36e jour :
Envol pour Paris.


Ocre, Blanc, Vert...
Notre trilogie symbolique de ce Mustang Phu.


Les dates :
du samedi 20 septembre au dimanche 26 octobre 2008

le budget :
4500 €
plus le coût des permits du Mustang et de Phu, soit 70 $ par jour et par personne (sur une base de 13 j) pour le Mustang et 90 $ pour Phu. Mais ce coût peut aussi changer ...

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L'adresse : Paul Grobel, Les Hières, 05320 LA GRAVE.
Tel : 04 76 79 99 68 ou 06 42 90 75 34

N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions, soit par téléphonne, soit par mail.

@bientôt,
Paulo, janvier 2008

 

 

Et bien sûr, un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels

Triple Zero pour les duvets et les lunettes Adidas

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