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Imaginez une grande vallée typique de l’Asie Centrale, large et plate, avec une rivière qui s’étale nonchalamment de mille bras. Les cônes d’éboulis issus des vallées adjacentes sont soit d’immenses pierriers, soit d’exubérantes oasis où se cache des villages.
En ce mois d’août, tout est vert.
Les moissons d’orge s’approchent et la vie s’écoule au ralenti. La douceur des lieux contraste avec l’environnement aride et désolé. Partout la couleur pierre imprègne le paysage.
Pourtant, très haut, au-dessus des remparts de pierre se devinent de grands châteaux blancs, d’immenses sommets étincelants. De grands glaciers s’écoulent à l’abri des regards et alimentent en eau l’ensemble de la vallée.
C’est le massif des Saser Kangri et la vallée de la Nubra au Ladakh.
Peu de gens imaginent les trésors que cache cette région de l’Inde car personne ne s’aventure dans ces montagnes. Les contraintes administratives sont trop déconcertantes, mais c’est surtout l’absence d’information qui limite la fréquentation.
Pour nous, c’est une aubaine.
Mes deux expéditions précédantes au Mamostong et au Chong Kumdan en 2007 et 2008 me permettent d’aborder sereinement ces contrées et d’envisager des itinéraires d’ascension et une traversée inédites.
Pour notre plus grand plaisir…



Une
idée du projet :
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C’est une expédition de découverte de la vallée de la Nubra et du massif des Saser Kangri.
Pour la Nubra : c’est en consacrant un peu de temps à la visite des monastères et en habitant dans un village que nous pourrons nous imprégner de l’ambiance particulière de cette vallée.
Sur la route de la soie, nous ferons un détour au Saser La , 1er col sur cette ancestrale route des grandes caravanes.
Pour la partie alpinisme dans les Saser : c’est véritablement d’exploration dont il s’agit. Les sommets n’ont pas de nom et les cols n’ont jamais été traversés, par contre une carte relativement précise simplifiera nos choix. Un jeu d’alpiniste très particulier, même si les sommets de plus de 6000 m sont très abordables.
C’est également une traversée du massif, puisque nous descendrons par un glacier totalement inconnu, de l’autre côté de la montagne.
La progression douce est particulièrement adaptée à cette traversée qui correspond aussi à un beau voyage en altitude d’une durée raisonnable.
Puis, depuis l’autre côté du massif nous rentrerons à la maison en embarquant tous dans un raft pour descendre la Shyok River pour une aventure radicalement différente. Un parcours qui nous permettra de découvrir l’autre versant des Saser et l’itinéraire d’hiver de la route de la soie.
Après l’ascension, quelques jours à Delhi seront consacrés à l’histoire Mogol de l’Inde avec un détour par Jaipur et Agra.







A bientôt
Paulo, septembre 2008
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