Le Shishapangma
premier 8000


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Choisir un sommet de 8000 m pour organiser une ascension la plus agréable possible et présentant le plus de chance possible de réussite n’est pas chose facile…
D’emblée le Cho Oyu, considéré généralement comme le plus abordable des 8000 a été écarté… trop de monde, trop de personnes pas forcement à leur place et donc trop de pressions extérieures dans un environnement peu convivial.
Les sommets du Pakistan ne convenaient pas, car je souhaite rester en été dans les Ecrins pour pratiquer l’alpinisme avec mes petits groupes, directement depuis la maison
Au Népal, Dhaulagiri et Manaslu présentent des risques importants en cas de mauvais temps (avalanches), avec des chances de succès moindres.
J’ai donc choisi l’ascension du Shishapangma au printemps car il présente l’avantage de n’être pas trop fréquenté et surtout de permettre l’utilisation des skis jusqu’à 7500 m. Cette période pré mousson est aussi moins froide que l’automne.
L’objectif principal est donc de réussir l’ascension d’un sommet de plus de 8000 m dans de bonnes conditions, sans se prendre la tête, en étant chacun à sa juste place dans ce projet.
Pour être plus précis, ce n’est pas le vrai sommet que nous visons mais l’antécime à 8013 m. Mais si la porte du sommet est grande ouverte… Why not ?
L’objectif est clairement identifié : atteindre et vivre sereinement cette altitude mythique des 8000 m, sans artifice.

Pour beaucoup d’amateurs de la Haute Altitude, ce chiffre mythique de 8000 m est un vrai objectif, le rêve de toute une vie d’alpiniste.
Le SHISHAPANGMA est le sommet idéal pour vivre cette aventure avec le plus de chance de réussite.Sa difficulté technique peu importante, F en neige, permet de se concentrer exclusivement sur toutes les composantes de la vie en altitude.
Mais, il ne faudrait pas pour autant en minimiser la démesure et les efforts nécessaire pour atteindre son sommet.
Ni oublier la beauté sauvage des hauts plateaux tibétains et l’ambiance fantastique des plus hautes montagnes du monde, qui sont aussi les moments forts de cette expédition.


Une photo surprenante, où le sommet se cache derrière d'autres arêtes... mais vous l'avez reconnue, c'est l'arête de gauche.
Le grand gendarme (encore lui) est visible vers la fin de l'itinéraire.

Une idée du projet :


Pourquoi les skis ?
Principalement pour monter doucement, régulièrement et faciliter ainsi la trace et rendre plus agréable le cheminement dans la neige.

Ce ne sont pas les descentes qui me font rêver… même si certaines seront forcement agréables, peut-être même exceptionnelles !
Il n’est donc pas nécessaire d’être un champion à ski… mais simplement un randonneur rustique skiant en toutes neiges, et habitué au portage d’un sac pouvant être conséquent.
Le problème le plus important, le plus complexe (et donc le plus intéressant) reste le choix du matériel adapté à la haute altitude : des chaussures les plus chaudes et confortables possibles, des fixations simples d’utilisation et des skis faciles à skier et légers.
Dynafit, Salewa et Asolo, avec qui je travaille, vont nous permettre de mieux gérer ce problème.


Robert, responsable de Dynafit, dans les locaux de Salewa France à Crolles.
En train de nous aider à choisir les skis les plus adaptés à notre projet.
Une question pas vraiment simple...

 

Concretement, il nous fallait choisir entre des skis plutôt courts, d'approche... ou de "vrais" skis, pouvant nous procurer un réel plaisir à la descente. En sachant que nous n'avons pas pour projet de skier depuis le sommet,
mais simplement d'utiliser les skis jusqu'à 7050 m, jusqu'à la fin du grand plateau.
Pour le ski extreme en Himalaya, il faut visiter le site de Jean Noel URBAN.
www.expédition-urban.com
De notre côté, nous avons choisis, le nouveau modèle Gasherbrum, à la fois technique et un léger, mais quand même un peu taillé. Tiens, Jean No utilise les mêmes !

Stratégie d’ascension.
L’idée serait de progresser régulièrement sans retour au camp de base ni aller et retour successifs (souvent vécus comme fastidieux et éprouvant physiquement)
Avec des étapes plus courtes (maximum 500m) et donc plus de camps.
Des tentes confortables, des Salewa Base pour 2 personnes et une tente mess confortable pour se retrouver tous ensemble pour les repas et les jours de repos.
Nous serions ainsi plus de temps sur la montagne, avec moins de temps d’attente au camp de base.
Un choix peu courant mais qui semble bien adapté à cette montagne et avec une progression à ski, qui a déjà fait ses preuves en permettant quelques belles réussites.
... un bout de texte dans le chapitre "les clefs de l'Himalaya": "Altitude & progressions"


L’itinéraire d’ascension.
Pas de souci, ni de surprise… l’itinéraire de la voie normale est très classique et forcement fréquenté.

Les aspects financiers.
Voici un mode de fonctionnement qui me différencie largement des autres propositions d’agence ou de guide.
Le budget est actuellement estimé entre 8000 et 10 000 euros.
Mais ce n’est qu’une estimation, car nos choix d’organisation auront un impact direct sur le budget global de l’expédition. Et c’est nous qui déciderons en fonction des critères que nous aurons choisis (et pas uniquement des critères économiques imposés par le responsable de l’agence…!).
Le coût définitif sera chiffré définitivement durant la phase de préparation.
La taille du groupe est limitée à 8 personnes maximum.

La préparation.
Une place importante sera accordée à cette préparation avec des rencontres de l’ensemble des participants.
Il est nécessaire et obligatoire de participer à cette préparation. Mes honoraires pour cette période sont inclus dans le coût global de l’expédition.

Mais une implication dans la préparation à hauteur variable, en fonction de la disponibilité et des envies de chacun...

Au fil des jours :

J1 Départ Paris   J24 Asc 7
J2 Arrivée Ktm   J25 Asc 8
J3 Vol Lhassa, visite du Jokhang   J26 Asc 9
J4 Lhassa, visite du Potala & de Sera   J27 Asc 10
J5 Lhasa, visite du Norbu Linka & de Ramoche   J28 Asc 11
J6 Monastère de Pabonka, route pour Tsurphu   J29 Asc 12
J7 Monastère de Yungdrungling, route pour Shigatse   J30 Asc 13
J8 Tashilungpo, route pour Sakya   J31 Asc 14
J9 Monastère de Sakya, route pour Old Tingri   J32 Asc 15
J10 Camp de Base Parking   J33 Asc 16
J11 Camp de Base Parking, trek ou repos   J34 Asc 17
J12

trek vers le Camp de Base.

  J35 Asc 18
J13 Camp de Base.   J36 Asc 19
J14 Camp de Base, repos.   J37 Asc 20, retour au Camp de base
J15 Portage et installation du camp I   J38 Trek retour
J16 Portage et installation du camp I   J39 Camp de base Parking
J17 Portage et installation du camp I   J40 Route pour Nyalam
J18 Asc 1   J41 Vers la frontière, Khodari
J19 Asc 2   J42

Route pour Bhaktapur

J20 Asc 3   J43 Bhaktapur & Kathmandu
J21 Asc 4   J44 Départ Ktm
J22 Asc 5   J45 Arrivée à Paris
J23 Asc 6      
  • 8 jours de voyage
  • 5 jours de trek
  • 23 jours sur la montagne
  • 9 de repos ou de visite


Soit environ 45 jours, du 7 avril au 20 mai 2007.
Budget prévisionnel : entre 8000 et 10000 €.
de 5 à 8 personnes maximum.


Le dernier camp, sur un petit replat à 7400 m... le sommet sera pour demain !

Niveau des participants :

  • Une bonne condition physique.
  • Une réelle aisance en crampons dans des pentes de neige à 35/40°, par une pratique régulière de l’alpinisme au minimum à un niveau PD.
  • Une pratique régulière du ski de randonnée et l'expérience des raids à ski avec une habitude du portage. pas besoin d'être un champion de ski...
  • Une réelle autonomie dans les camps d’altitude, tant pour les déplacements sur la montagne que dans la vie quotidienne.
  • Une expérience de l’altitude et des expéditions, avec une expé sur un sommet de + de 6000 en Himalaya ...
  • un peu de temps à consacrer à la préparation.
  • Une bonne dose de patience, de tolérance et d'humour.

Et voici quelques images de Google, pour un petit voyage virtuel. Un bon souvenir de la première rencontre de l'équipe, en projetant Goggle sur un grand écran....


Au centre de l'image, on retrouve bien le lac au bout du glacier. L'itinéraire d'accès passe à droite le long des moraines.


Une vue plus de profil, avec le grand plateau glaciaire, juste sous le sommet. A ski, ça devraitt être plus facile...


En descendant un peu l'horizon, on voit bien les grands plats de la voie normale
et la dernière partie de l'ascension, sur l'arête de gauche à droite...


Et voici deux images de cette dernière partie de l'ascension...

A bientôt...

Avec le soutien de mes partenaires habituels...

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