Voici le compte rendu et
les informations sur les sommets du massif du Damodar, entre
Manang, le Mustang et le Tibet, dans la Haute Vallée
de Naar.
|
Voici le début de la vallée
de la Dho Khola, aussi appelé Labse Khola, durant
la 1ere journée de trek après Naar, et il
nous faudra redescendre vers la rivière pour trouver
un camp.
Nous ne le savons pas encore, mais nous allons gravir
les deux sommets bien visibles... Celui de droite, c'est
le Jomson Himal, 6335 m, et l'autre, "notre"
petit Thansunjiti, 6084 m. |
En introduction, voici le texte en alexandrins qu'Yves Exbrayat
nous a fait la surprise de composer pour la présentation
des photos du Jocelyn à La Maison de la Montagne, en
février 2004. Un très beau cadeau !
"Une expédition
organisée par Paulo
En matière de montagne c'est un peu le gros lot
tellement le plaisir d'explorer l'inconnu
est si fort qu'on en est pas encore revenus
après un vol extrême dans un coucou local
et un atterrissage géré tant bien que mal
Au Népal, tout au nord, à deux pas du Mustang
l'errance a démarré à partir de Manang
et puis la troupe en a bavé dans le Kang la
et a fait des trempettes dans la Lapse Kola
Hugues en slip kangourou affrontait la rivière
alors que Niels en forme sautait de pierre en pierre
Très lourdement chargés,
kitchen-boys et porteurs
menaçaient de rentrer et d'aller voir ailleurs
si un trek plus classique plus peinard et plus doux
leur serait proposé la-bas à Katmandou
mais Babou le sirdar bien que terrorisé
les a tous convaincus que paulo maîtrisait
alors, tronche en biais et les frêres raccourci
Ratna, Migma, Becam et tous les autres aussi
ont repris leur ballot pour aller installer
un super camp de base au fond d'une vallée.
Dans le confort douillet
des balajou hôtel
repos, repas, c'est bon même si on se les gèle
puis est venu le temps de titiller les cimes
Thansunjiti d'abord et Jomoson en prime
fini pâtes, riz, momo, et pizza kerosène
vive les lyophilisés et le manque d'oxygène
Tout le monde à 6000 malgré l'adversité
le Jocelyn qui peinait, le stephane qui pestait
et dans un bel élan de solidarité
Fred et Camille ensemble s'aidaient dans la montée.
l'aventure fut si belle qu'on n'a pas résisté
à faire une conférence pour vous la raconter
c'est jocelyn qui s'y colle mais on va l'épauler
pour vous faire partager la vie des lost vallées
et moi j'y reviendrai avant d'être trop agé
si mon Paulo veut bien s'encombrer d'un bagé"
La préparation
Elle a été relativement simple et rapide...,
nous nous sommes retrouvé un week end à La Grave
pour faire connaissance et caler tous les détails de
l'organisation.
Puis, après quelques échanges de mails, rendez-vous
à Kathmandu...
Une page du site présentait l'ascension
et le projet.
l'équipe
8 personnes, c’est déjà un vrai
groupe, sans être trop nombreux, avec des expériences
de montagne très variées et des personnes venant
d’horizons très variés.
Avec aussi des femmes, pour apporter un peu de douceur dans
ce monde de brutes.
 |
Frédérique Gaume,
une montagnarde de la Y’haute et une volonté
d’enfer. 1er grand voyage et 1ere expé …
le choc total ! La voici au
sommet du Jomsum Himal, ça décoiffe ...
|
Camille Jaquet, Baroudeuse et trekkeuse,
pour une 1ere expérience de Népal et d’alpinisme
lointain. Redoutable, quand elle se met en position
de boxeuse !
En passant un petit pont, juste avant
Ngawal, avant le Kang La... |
 |
Hugues de Varax, dangereux récidiviste
des expés. Au moins 5 ou 6 aventures ensemble…
Mais comment fait-il pour me supporter
depuis tant d’années ?. Il fait aussi
de très belles photos (voir l’article de l’Himlung
dans le dernier Vertical).
Niels Martin, la cheville ouvrière
des
rencontres expé de La Grave. 1ere
expé et 1er voyage au Népal. C’est
quand même mieux de participer ?
Yves Exbrayat, Monsieur le Directeur de la
Maison de la Montagne de Grenoble et double Summiter…
! Mazette… pas mal pour « Bagé »
et une 1ere expé au Népal !
Jocelin Chavy, notre super photographe
et compagnon de route du Singu Chuli, il y a déjà
une éternité. Y’a
pas photos, j’ai quand même fait quelques
progrès… Non ?
La prochaine fois, il prendra une valise de Diamox et
un Ratna, bien sûr !
En montant au Kang La... Tout va bien
! |
 |
Stéphane Rouge, grand voyageur devant
l’éternel, en route pour quatre mois en Asie
et au Tibet. Ouf !
Et moi, plutôt Zen, en ce mois de novembre,
de retour de l'expé au Tukuche et enthousiasmé
par cette superbe aventure. Que cette région est belle
et en plus, j’adore les plans «exploration».
J’aurais du vivre un siècle
plus tôt !
Le compte rendu
Comme c’est bizarre
la notion de réussite…
Au ministère du tourisme népalais, pour le débriefing
de fin d’expé, j’ai coché le mot
"unsuccesfull".
Evidemment, nous n’avions pas réussi à
atteindre le sommet de l’Amotsang, et pourtant que de
réussites.
Versant montagne…, tout le monde a atteint le
sommet du Thansunjiti (dont
nous ignorions jusqu’à l’existence)
et l’altitude 6000.
Puis certains ont réussi un sommet voisin de l’Amotsang,
un peu plus technique, le Jomson Himal, 6335 m.
Versant trekking…, une petite équipe a
exploré les alpages au dessus de Phu en inaugurant
un superbe itinéraire par la « Very Lost
Valley », pour relier Naar et Phu par le haut.
Nous avons aussi remonté toute la haute vallée
de Naar, jusqu’au col du Teri La, l’ancienne
route pour le Mustang.
Mais plus que tout, les instants vécus
à Naar ou à Phu, ces deux villages exceptionnels,
quasi hors du temps et du monde, représentent une expérience
unique.
Mais comment expliquer aux fonctionnaires du ministère
qu’il n’y a pas vraiment de différence
entre l’un ou l’autre sommet et que tout l’intérêt
de cette expédition résidait justement dans
la notion d’exploration, de ne pas savoir et de découvrir
un sommet et tout un massif. L’intérêt
était de partir le plus loin possible des lieux connus,
à la recherche d’un sommet dont nous ignorions
tout, de la voie d’ascension et de sa difficulté,
de ses accès et de la position du camp de base.
Un luxe rare, mais aussi beaucoup de questions que tous les
participants ont accepté sereinement (ou presque !).
Car forcement nous étions seuls, immensément
seuls, perdus dans un océan de sommets inconnus et
sans noms.
La carte des lieux, une des plus
précises actuellement disponible.
En ouvrant
la page liée,
je vous l'ai laissé avec une bonne définition
pour pouvoir l'imprimer et l'utiliser.
Attention, par contre, elle est très
lourde. |
 |

Au fil des jours…
Sous le regard de la grande stupa de Bodhanath, sur la terrasse
de l’hôtel Padma, nous nous sommes retrouvés
d’emblée plongés au cœur du Népal,
dans toute sa dimension bouddhiste.
J’adore cette arrivée
choc.
Etre directement immergé dans la ferveur locale, et
vivre ainsi les différents rythmes du lieu… de
la cohue silencieuse du petit matin, à l’ouverture
des premières boutiques de souvenirs, jusqu’aux
mille lumières des lampes à beurre, le soir
venu.
Le lendemain est consacré aux derniers achats, aux
formalités d’organisation et pour certains à
une 1ere découverte de Kathmandu.
Le décalage d’un jour de notre vol pour Manang,
nous permet d’improviser une randonnée au cœur
des rizières et du travail des moissons, entre
Dhulikel et Panauti, avec retour en bus local. Un
tout autre Népal.
Puis le vol charter de Yeti Airlines a comblé
toutes nos attentes.
C’est vraiment le vol de montagne le plus extraordinaire
du Népal, et certains se souviendront longtemps de
cet atterrissage tout au fond de la vallée de la Marsyandi.
Il est vraiment dommage que ce vol ne soit pas plus
populaire parmi les trekkeurs et les alpinistes, et qu’une
liaison régulière ne soit pas mise en place.
Qu'en penses-tu Tsering Sherpa ?
Car, l’altitude d’arrivée n’est pas
supérieure à celle de Lukla, mais par contre
les nombreuses randonnées possibles dans les environs
de Braga et de Manang permettent une acclimatation adaptée
et très agréable, pour qui veut bien prendre
le temps.
Nous avions décidé de rejoindre Naar directement
par le col du Kang La, certes un peu haut
perché, 5320 m, mais qui nous permettait de faire une
véritable boucle très esthétique. Une
bonne acclimatation était donc indispensable, et, avec
l’expérience des années précédentes,
tout s’est bien passé.
- Le 1er jour : à 10 h à Hongde, après
un thé népalais pour nous remettre de l’atterrissage
un peu sport de notre petit avion, nous avons simplement
remonté la vallée pendant 1h30, jusqu’à
Braga, notre camp de base. Avec une «
acclimatation passive » l’après
midi.
- Le 2eme jour : « acclimatation light
», avec une ballade tranquille jusqu’à
Manang, au Lac et à la Gompa de Braga.
L’après midi, discussions à bâtons
rompus sur l’hypoxie et l’acclimatation.
- Le 3eme jour : « acclimatation active
», avec une randonnée montante au Chiso
Tal, au dessus de Braga. Le paysage est magnifique
avec juste en face les grands sommets des Annapurnas. D’un
petit col au dessus du lac, nous repérons un accès
au camp de base des Chulus East et Fare East, par un sentier
de yacks (une information utile pour d’autres
aventures).
- Le 4eme jour : « acclimatation light
» le matin, « passive »
l’après midi, C’est presque une journée
de repos car le sentier est quasi à plat jusqu’au
petit village de Chulu, puis monte un peu jusqu’au
plateau de Ngawal. L’itinéraire
est superbe et les villages un peu à l’écart
sont typiques de cette région aride, protéger
de la mousson par le Grand Himalaya. A Ngawal, nous retrouvons
toute l’équipe pour camper près du village.
Damned, Catherine nous a donné des « Fucking
Balaju Hôtel » !!!
- Le 5eme jour : « acclimatation active
» le matin pour rejoindre le Hight Camp du Kang
La, ( 28°40.521N 84°06.614E, 4446 m ), puis repos
l’après midi. C’est notre 1ere nuit au
dessus de 4000.
- Le 6eme jour : nous arrivons à Naar, après
avoir passé sans souci le Kang La. Ouf… Mais
que c’est beau !
Deux vues de la
montée au Kang La...
En cliquant sur les images vous pouvez aussi les agrandir. |
 |
 |
A Naar, c’est la période du battage de l’orge
et tous les villageois se retrouvent sur les aires de battage
dans le haut du village. Comme nous restons deux jours sur
place, nous sommes vite repérés et un peu adoptés…
Camille va s’encanailler dans une fête sur le
toit d’une maison, Jos s’en donne à cœur
joie avec son appareil.
Le lendemain matin, changement de décor, il a neigé
toute la nuit et tout est blanc…, ça tombe bien,
car justement nous n’avions pas l’intention de
bouger.
Puis, il nous faudra deux jours et demi pour rejoindre le
camp de base, quelque part dans la haute vallée de
la Dho Khola.
 |
 |
 |
Un 1er sommet en vue, mais comment s'appelle-t-il
?
Et, faut-il remonter cette vallée étroite
? |
Ambiance le long de la rivière...
Le jeu consiste a être sur la bonne rive sans se
mouiller les pieds ! |
Loin au dessus de la rivière,
"Bajé" durant la descente. C'est beaucoup
plus facile quand on connait le chemin ! |
L’itinéraire commence par une descente «
cash » vers la rivière, avec un très
bon sentier jusqu’à un pont tout neuf. Puis,
tout change, le sentier devient plus étroit et remonte
franchement jusqu’aux chalets d’alpage de Chhubche
(un très bel endroit).

Pas d’eau dans les environs et
donc pas de « lunch place », il faut continuer.
Après bien des traversées, le sentier daigne
enfin rejoindre la rivière. Stop, c’est le camp
du soir près d’une kharka, que nous baptisons
illico « Bouse camp » tellement il y a de bousses
de yacks.
Les porteurs commencent à faire grise mine… mais
où va-t-on ? Personne n’en sait rien !
L’étape suivante nous oblige a plusieurs bains
de pieds dans l’eau froide, avec toujours beaucoup d’incertitudes
sur le sentier à suivre. Faut-il longer la rivière
ou passer plus haut sur les sentiers d’alpage.
C’est l’impro totale, nous nous amusons comme
des petits fous mais les porteurs sont de plus en plus inquiets.
Le lendemain, la suite de l’itinéraire ne s’annonce
pas du tout réjouissante avec de longues sections en
traversée, loin au dessus de la rivière, avec
un sentier enneigé et exposé.
C’est à notre tour d’être
inquiet pour les porteurs en échafaudant mille
solutions.
Mais tout se passe bien et nous voici arrivés
au terme du voyage, un emplacement vierge qui sera notre
camp de base.
Juste avant le camp
de base... l'ambiance change tout a coup et la vallée
s'ouvre largement. Nous sommes au bout du monde ! |
|
|
Dans la Haute Vallée
de Naar et de la Dho Khola, nous voici enfin au camp
de base, pas de trace de passage. C'est plutôt
agréable !
A droite, c'est le Khumjungar 6759 m,
le sommet principal du massif et accessible depuis ce
camp de base. A gauche, en avant plan, c'est un sommet
sans nom à 6130 m, il faudrait aller explorer
l'autre face...
Le cadre est superbe, de l’herbe,
la rivière juste à côté et
de belles montagnes au fond de la vallée.
Le Horseman de Naar nous confirme le nom, c’est
bien le Khumjungar, 6759 m, et le Teri
La est juste au dessus. |
Comme d’hab., journée de repos au camp de base,
chacun s’installe au mieux et vaque à ses occupations.
Le lendemain, je pars avec Migma faire un repérage
dans la vallée juste en face pour essayer de choisir
le bon sommet à gravir, pour nous. Certains montent
au Teri La, 5595 m, pour voir le Mustang et d’autres
se reposent.
Le soir tout se décide, nous irons vers le
Jomson Himal (dommage pour
le Khumjungar Himal, vraiment trop beau ! mais un peu plus
complexe).
Avec en 1ere partie l’ascension d’un sommet sans
nom d’environ 6000m. Ce sera le Thansunjiti,
6084 m, du nom de l’alpage au pied.
Un camp est installé à l’endroit repéré
la veille, sans trop de difficulté grâce à
l’aide d’une petite équipe de porteurs…
nous sommes au cœur des montagnes et c’est superbe.
L’ascension du Thansunjiti ne nous
pose pas trop de soucis. Bien sûr, il faut mettre un
pied devant l’autre et 6084 mètres c’est
quand même haut !!!

Une petite arête de neige en route
vers le sommet... Un vrai plaisir d'alpinistes, cheminer en
plein ciel...
Il fait beau et nous sommes au coeur des montagnes.
Quelques images de notre ascension
du Thansunjiti, vous pouvez cliquer sur les vignettes pour
les agrandir....
Mais l’intitulé de cette expé
était bien « 1ere découverte de
l’Himalaya » et le contrat est remplie
puisque tout le monde est arrivé au sommet.
Fred nous a tous bluffé avec sa volonté d’acier
alors quelle a vomis tripes et boyaux tout le long du chemin
et à l’inverse Stéphane a juste eu besoin
d’être motivé un peu au bon moment. Et
« Bagé » est super content… déjà
Summiter et en ayant fait la trace avec Jos et Niels.
A la descente, chacun ressent la fatigue et les effets de
l’altitude a des degrés divers, c’est dur
de voir qu’on est pas tous égaux devant une simple
bosse !
Réveil en douceur le lendemain matin… Et maintenant,
qu’est ce qu’on fait ?
Et voici un exercice de haute voltige en gestion de groupe
et de projet.
Faire en sorte que chacun trouve son compte dans une organisation
collective, alors que les motivations, la forme ou les capacités
techniques et physiques sont à des antipodes.
Une bonne mise à plat, un peu de doigté et de
bonne volonté, et vers midi tout est organisé.
Jos, Niels et Camille partiront avec «
le Ratna » + un porteur "Ganja Man", pour
un autre voyage, en autonomie. Découvrir la
liaison avec les alpages de Phu, puis passer du temps
chez l’habitant et descendre la vallée jusqu’à
Koto, lieu du rendez-vous avec l’ensemble du groupe.
Le topo de leur itinéraire est sur une page spéciale
: "
de Naar à Phu"
Fred, Stéphane, Hugues, Yves et moi,
avec Migma, nous irons sur le Jomson Himal
(6581m d’après les cartes Nepa Maps, mais 6335
sur les nouvelles cartes finlandaises !).
Le nom local serait Hoolong Himal.
Pour cela, nous déplacerons le camp d’altitude
pour le mettre au col 5642 m. Puis, le sommet dans la poche,
nous redescendrons au camp de base pour tout ranger et retourner
à Naar puis à Koto.
Ainsi fut fait !!!
De notre côté, l’ascension du sommet a
été une belle aventure. Une 1ere ascension
diront certains, mais est-ce bien important dans
une région où tous les sommets sont vierges
?
Nous avons passé une belle journée en altitude,
à la rencontre de l’Amotsang que nous avons enfin
reconnu, juste en face de nous. Que de sommets superbes dans
ce massif du Damodar… et que de projets en perspective.
Le Jomson n’était pas à l’altitude
indiqué, juste de la bonne difficulté entre
PD et AD, un peu technique mais pas trop (mais fallait
quand même pas se mettre une boite dans les pentes !)
Une petite série de l'ascension...
vous pouvez cliquer sur les vignettes pour les agrandir....
Puis, la descente de la vallée c’est déroulée
avec une relative facilitée. Tout le monde étaient
en forme, aucun problème de santé. L’équipe
népalaise était vraiment contente de quitter
le camp de base !

Dzompa Lama, de Naar.
|
Avec ces deux copines, elle descendait à Koto
faire des courses en discutant tranquillement. Ce qui
signifie 4 jours d'effort !
Une grande journée de descente, une journée
pour faire le marché et retrouver des amis...
puis deux jours pour remonter au village, lourdement
chargées.
Et dans la vallée, un mode de vie très
particulier, les enfants à Kathmandu, Besi Sahar
ou Ngawal, dans des écoles plus performantes
que celle du village... et le mari partit déjà
depuis 4 ans dans un des pays du Golfe !!!
|

1ere bières pour Camille, Niels
et Jocelyn, dans notre lodge habituel de Koto.
Le Ratna doit déjà être sous la douche
!
Juste après Koto… toute les équipes se
retrouvent.
1ere soirée en lodge et échanges d’expériences.
Quel confort aussi !
La descente se poursuit par la 1ere partie du tour des Annapurnas.
Les étapes sont plutôt cool car nous sommes en
lodges tous les soirs. Après le trajet en bus, arrivée
directe et tardive au cœur de Bhaktapur. Tout le staff
de l’hôtel Badgaon Guest House
nous attend.
De nouveau quel choc.
Une journée tranquille à Bhaktapur qui commence
par un petit déjeuner à la terrasse sur le toit
de l’hôtel, avec vue directe sur les temples.
Il ne nous reste plus qu’à passer une fin d’après
midi à Dwarika’s (une adresse somptueuse) pour
le débriefing de l’expé et un super repas
népalais.
Puis, c’est l’heure du retour, et pour moi un
nouveau départ vers un autre Népal… celui
de la jungle, des éléphants et des rhinocéros
dans le Bardia National Park près
de Nepalganj.
| J1 |
17/10 |
Départ de Paris |
|
J17 |
2/11 |
Thansunjiti |
| J2 |
18/10 |
Arrivée à Ktm |
|
J18 |
3/11 |
C1 bis |
| J3 |
19/10 |
Ktm |
|
J19 |
4/11 |
Jomson Himal |
| J4 |
20/10 |
Ktm, rando Panauti |
|
J20 |
5/11 |
C1 bis |
| J5 |
21/10 |
Vol Manang, Braga |
|
J21 |
6/11 |
CB/démontage |
| J6 |
22/10 |
Braga |
|
J22 |
7/11 |
Chamda Kharka |
| J7 |
23/10 |
Braga, rando |
|
J23 |
8/11 |
Naar |
| J8 |
24/10 |
Ngawal |
|
J24 |
9/11 |
Thanchok |
| J9 |
25/10 |
Hight Camp |
|
J25 |
10/11 |
Tal |
| J10 |
26/10 |
Kang La, Naar |
|
J26 |
11/11 |
Germou |
| J11 |
27/10 |
Naar |
|
J27 |
12/11 |
Bhulbhule |
| J12 |
28/10 |
Bandi Kharka |
|
J28 |
13/11 |
Bus Ktm |
| J13 |
29/10 |
Lungnap |
|
J29 |
14/11 |
Bhaktapur |
| J14 |
30/10 |
CB, Khamjungar |
|
J30 |
15/11 |
départ Ktm |
| J15 |
31/10 |
CB, breack |
|
J31 |
16/11 |
arrivée Paris |
| J16 |
1/11 |
C1 |
|
|
|
|
Soit : 8 jours de voyage,
14 jours de trek, 2 jours
de repos, 6 jours d'alpinisme.

Le topo
Accès au camp 1.
En 2003, nous avons fait d’abord un camp sur l’épaulement
glaciaire près d’un petit lac (Hugues,SVP...
les coordonnée GPS ???), puis nous l’avons
déplacé pour l’installer directement au
col, 5642 m.
C’est cet emplacement qu’il faut choisir comme
camp d’altitude (Coordonnée GPS ?), pour pouvoir
faire à partir du même lieu, à la fois
le Thansunjiti et le Jomson Himal. Il y a de la place pour
plusieurs tentes juste derrière le col.
Du camp de base, rester très longtemps rive droite
de la vallée( + agréable,
entre la moraine et le versant ), traverser la
rivière venant du Khumjungar et passer un petit col
entre les moraines pour rejoindre la vallée glaciaire
issus du Chhib Himal.
Monter sur l’épaulement rive gauche (court
éboulis un peu chiant), puis suivre cet
épaulement jusqu’au bout (facile et agréable),
avec une petite montée avant le lac. Le col est en
vue, avec une 1ere partie de moraine puis en neige (pas de
crevasse), avec une dernière pente en cailloux.
Environ 4 h du camp de base.
Pour le Thansunjiti, 6084 m.
Rien de plus simple… du col, remonter des pentes de
neige jusqu’à l’arête (max. 35°)
puis l’arête Nord jusqu’au sommet. Un parcours
très esthétique, facile, avec une ou deux crevasses
aisément contournables. Nous ne nous sommes pas encordés,
et je n’ai utilisé que mes bâtons télescopiques
(le piolet est resté sur le sac).
Cotations : II/F, en neige (en cotation Himalaya)

Une vue tranquille du sommet... nous
allons parcourir l'arête de gauche. Ce glacier est aussi
accessible en remontant une vallée depuis le camp de
"Lungre" ( sur la carte ), une journée
avant le camp de base.
Avec un camp d'altitude près d'un petit lac aux environs
de 5300 m.
Pour le Jomson Himal 6335 m.
Du col suivre l’arête Sud de la pointe 6120, très
facile et plutôt agréable (terre et éboulis)
jusqu’à prendre pied sur le glacier. Si toute
cette arête est en neige, c’est peut être
aussi bien !
Continuer les pentes de neige jusqu’à la bosse
6120, ou traverser vers la gauche pour rejoindre l’arête
Ouest, un peu plus loin (pente de neige, 40/45°).
Suivre cette arête, assez large et horizontale, contourner
une bosse cornichée et crevassée, plutôt
versant gauche et atteindre le sommet par des pentes de neige
sans souci.
Cotation : III/PD, en neige (en cotation Himalaya)

En montant au Thansunjiti, juste en
face le Jomson Himal. L'arête Sud, de "caillou"
est sur la gauche du personnage. Sur l'arête de neige,
la bosse du milieu corespond a un passage un peu crevassé.
Pour continuer l'exploration du sommet, il faudrait
remonter la vallée très resserrée de
la Jomson Khola, depuis Lungnap, en direction de deux lacs
d'altitude. Il me semble que des voies sont possible sur de
grands éperons soit sur le Jomson soit sur l'Amotsang.
Mais se sont plutôt des voies techniques et délicates.
D'autres sommets à droite de l'Amotsang, à 6015,
6100 et 6085 sont aussi très interessants et plus accessibles
!
"De
Naar à Phu",
traversée par la very lost valley !
Une
page spéciale est dédiée à
cette superbe traversée, par Niels à la plume
et le Jos derrière son appareil, le tout surveillé
par Camille !

Et voici le vrai sommet de l'Amotsang
Himal 6393 m, l'arête Ouest.
C 'est un très beau sommet... encore vierge !
L'Himlung est le sommet le plus à gauche de la photo.
Juste pour rire, comparez cette photo avec la carte
initiale de la préparation !
Pour l'Amotsang 6393 m.
le vrai camp de base me semble plutôt être dans
la Very Lost Valley, celle de la Lhoha Khola,
avec un accès depuis Phu (c'est
plus simple et il y a de vrais sentiers ).
Bien sûr, il existe une incertitude pour passer le verrou
de la rivière, mais à l'automne cela ne devrait
pas être insurmontable (quitte
a se mouiller un peu les pieds !).
Puis, un camp d'altitude peut être installé en
rive gauche du glacier près d'un petit lac ( environ
5650 m ).
De là, a vous de jouer !
Le jomson est facilement accessible, à
priori PD max., et l'arête Ouest de l'Amotsang
depuis le col à 6222 est de toute beauté,
peut être un peu plus difficile, AD neige. A l'entrée
de la vallée, le sommet à 6100 est aussi très
beau, sans oublier le Pokarkan 6265 m, sur l'autre versant.
D’autres infos en vrac…
L'approche. Après plus de 5
séjours dans le coin, je pense que la meilleur approche
consiste à utiliser l'avion de Kathmandu à Hungre,
l'aéroport de Manang.
Puis, soit :
- descendre à Koto en 2 jours cool, retrouver l'équipe
et remonter la vallée de Naar & Phu, classiquement.
- s'acclimater dans les environs de Manang pour passer
le Kang La et descendre sur Naar.
Outre le dépaysement radical et garanti, ce vol permet
de construire un itinéraire en boucle, sans être
obligé de monter & redescendre la vallée
de la Marsyandi.
L'idée de prendre l'avion au retour me séduit
moins, car trop aléatoire. De plus...monter à
pied les 1ere étapes du tour des Annapurnas n'apporte
rien du point de vue de l'acclimatation et prend plus de temps.
A Braga, sur les 3 lodges en face
de la Gompa…
le 1er (en montant) est le plus confortable et cosy, avec
beaucoup de bois. Le “New Yack Hotel”.
Celui du milieu est une grande bâtisse sans âme.
On peut l’oublier !
Le 3eme, « Himalayan Lodge »
est le plus familiale et bordélique, mais suffisamment
propre et confortable (Le grand père est Top !). C’est
celui que je préfère et utilise.
Comme le 1er, c’est une bonne adresse.
A Khangsar, un village très
calme et agréable pour une phase d’acclimatation
vers le Col de Tilicho. Deux lodges sympas : «On
Hight» et «Khangsar Guest House».
Bon voyage...
Dans ce n°43 de Vertical de mai 2004, un article
de Jocelyn Chavy.
Les photos sont superbes...
Damodar Himal, Lost Valleys.
Vous pouvez également
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