Cho Oyu 2011
Le compte rendu ...




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Dernière mise à jour, le vendredi 10 juin 2011



Frank, Rinzee et Chhotemba au sommet du Cho Oyu, avec Gilles derrière l'objectif. En arrière plan, l'Everest et le Lotse.

Jeudi 5 mai : Un Summit Day exceptionnel !
Le vent de la nuit s'est calmé et il fait grand beau. Frank, Gilles, Chhotemba et Rinzee sont au sommet du Cho Oyu, concluant ainsi notre grand voyage en altitude de plus de 15 jours.
Némo et moi n'irons pas plus loin que les bandes jaunes, ces strates de rocher clair que nous avions équipé et nettoyé la veille. La nuit a été difficile pour moi et il est plus prudent de redescendre au Camp de Base.
Deux jours plus tard, tout le monde est réuni au CB et la déesse de turquoise est plus belle que jamais !
Michel est devenu Base Camp Manager malgré son accent anglais très dauphinois et dans quelques jours les yacksman seront là pour organiser la descente.
Reste à ranger un peu tout ça... les émotions comme le matériel.
Puis à rentrer à la maison…

Nous savons maintenant…

Quelques points clefs de ce Cho Oyu 2011...
Sur l'acclimatation
Nous étions la première expédition au camp de base, après un trek d’acclimatation au Népal.
Cette acclimatation préalable au Népal est certainement une bonne idée pour le printemps (en automne, il vaut mieux rester au Tibet). L'objectif est d'être acclimaté le mieux possible pour l'altitude du camp de base (5750 m) afin de pouvoir partir vers le haut presque immédiatement et peut-être diminuer la durée totale de notre voyage en altitude.

Sur le choix de la date et la fréquentation de la montagne
Deux jours de préparation au camp de base et nous larguons définitivement les amarres. Nous sommes seuls sur la montagne que nous équipons nous-même jusqu’au dernier camp, jusqu’aux bandes jaunes.
Le choix de la date d'une expédition au Cho Oyu a beaucoup d’importance, c'est un "détail" dont on parle peu avec quelques idées reçues à remettre en cause... Il y a la première question entre l'automne et le printemps, puis sur la période précise.
En ce printemps 2011, nous sommes la première expédition sur la montagne. Et forcément, l’effort d'équipement de la voie est plus important. Il faut faire (et refaire) la trace et derrière ça ne se bouscule pas vraiment au portillon pour nous aider à équiper les quelques passages techniques. C'est aussi une caractéristique du printemps, les "major compagnies" avec leurs équipes rouleau compresseur sont toutes sur l'Everest. Les compétences réunies au camp de base ne sont pas les mêmes suivant les saisons.
Nous avons un autre handicap, celui de ne pas connaître la voie d'ascension, à part avec les topos (d’ailleurs bien imprécis !). Seul Yetmi était déjà monté jusqu’au camp 1.
D’un autre côté, cette dimension de découverte, de solitude était aussi un véritable plaisir, alors que nous pensions souffrir d’une fréquentation excessive.
C’est aussi une particularité de la progression douce, nous sommes souvent seul, décalé des autres équipes. A la fois à cause de la différence de planning et du lieu des camps.


Sur l’attention nécessaire en très haute altitude
Ces difficultés supplémentaires me coûteront le sommet après une nuit difficile à 7600 m. Nemo, alias Paul Vulin, descendra avec moi à L’ABC (Advanced Based Camp) alors que nos compagnons (Frank, Gilles, Chhotemba et Rinzee) termineront l’ascension dans de très bonnes conditions.
De nouveau, c’est un manque d’attention de ma part (vouloir trop en faire, mal s’hydrater), car j’étais plutôt en forme et surtout très enthousiaste dans cette phase finale de l’ascension. En référence à l’article de XXX, nous aurions du avec Némo, nous reposer le plus possible et en faire le minimum.
Je crois de plus en plus que cette journée de repos avant le sommet est vraiment importante (quand elle est possible, bien sûr).

Sur la difficulté du Cho Oyu
Michel, un montagnard en bonne forme physique, a du s’arrêter car le passage en glace, même avec des cordes fixes, lui demandait trop d’énergie. La glace était très dure et pas encore recouverte de neige.
Le Cho Oyu est loin d’être le 8000 débonnaire que beaucoup s’évertuent à dénigrer. C’est un grand sommet qui, au printemps, pourrait être côté VII/AD (en cotations Himalaya) avec un passage en glace et un court passage en rocher (II/III) à 7800 m. Et même si ces passages sont équipés de cordes fixes, ils nécessitent une certaine aisance pour être franchi avec un sac d’expé de plusieurs kilos.


Avec Michel, nous faisons la trace vers le passage le plus technique de l'itinéraire.
Juste 200 m de corde ont été fixé la veille pour faciliter les montées et descentes. Tout le monde appréciera !

Sur notre fragilité, face à l’hypoxie, dès le camp de base.
Au camp 1, le malaise de Marc, un jeune alpiniste Helvétique pointu et entraîné, nous a tous surpris. Quand bien même nous pensions tout faire pour le mieux. Nous avons donc utilisé le caisson et appelé l’IFFREMONT pour valider le diagnostique et les choix de médicalisation.
Dès le camp de base, Yetmi à préféré ne pas continuer, miner par des problèmes de santé qui s’accumulaient depuis le départ. Là aussi, il est difficile de bien comprendre ce qui aurait pu être fait différemment pour éviter tous ces micro désagréments qui au final coûte très cher sur la réussite du projet.

Sur la progression douce
Nous étions donc six personnes au dernier camp à 7600 m, plutôt en bonne forme morale et physique. Quatre d’entre nous ont atteint le sommet à 8201 m. C’est à la fois peu et malgré tout une vraie réussite.
Quelques conclusions :

  • «la progression douce» sur le Cho Oyu est possible.

  • Elle apporte une dimension particulière à cette ascension, une immersion de plus de 15 jours en autonomie en haute montagne, avec certainement moins d’effort et de souffrance et peut être un peu plus de réussite.

  • Gravir un 8000 reste, malgré tout, une très grande entreprise en alpinisme.

  • Et réaliser l’ascension d’un 8000 en «progression douce» demande de la préparation, d’attention et de persévérance, en contrepartie d’une expérience unique.
    Une comparaison...
    Pour un marin expérimenté, c’est un peu comme envisager un tour du monde à la voile en équipage. Mais un tour du monde sans escale !

Et quelques textes écrits au cœur de l’action, au fil des jours…

Mercredi 6 avril : Premier jour de trek et premier camp.
Toute l'organisation de l'expédition se met en place doucement à l'arrivée du groupe. L'objectif des deux derniers jours était de créer un sas le plus serein possible pour aborder le trek d'acclimatation dans les meilleures conditions et se reposer du voyage. L'ambiance de Bodhanath avec l'Hôtel Padma combinée à un lodge confortable au bord de la rivière était idéale. Tout le monde est en forme, en phase avec la tonalité de l'expé qui est de se ménager le plus possible pour bien vivre cette première étape. Nous allons rester 2 nuits à plus de 4000 m près d'un lac sacré et pendant ce temps l'agence a pour tâche de s'occuper du dédouanement du fret et de l'obtention des visas chinois, ce qui n'est pas une mince affaire. Rendez-vous à notre retour dans la vallée dans quelques jours. La porte du Tibet sera-t-elle ouverte pour nous ?

Dimanche10 Avril : Nous voici de retour à notre super lodge au bord de la rivière, Borderland Resort.
Douches chaudes et bières fraîches, lessive et rangement. Demain, nous passons la frontière avec nos visas, une nouvelle équipe de cuisine et tous nos bagages. La première partie de notre acclimatation à l’étage des 4000 m s’est plutôt bien passée.
«Et même très bien passé» ajoute Marc !
Ce petit trek fut un sas très intéressant et une bonne préparation pour la suite. En trois jours, nous sommes montés aux lacs sacrés de Bairab, un peu au-dessus de 4000 m, pour y rester deux nuits. La neige encore présente en cette saison a rendu les choses plus rustiques et plus sérieuses. Et les deux jours de descente un peu raide m’ont rassuré au sujet de ma cheville. Tout ira bien pour la suite... Nous venons de passer la frontière, trop top !!!

Samedi 16 avril : Au CB avec deux jours d'avance et tout va bien.
Aujourd'hui, c'est jour de repos. Demain, petite balade de repérage et préparation des affaires. Pour l'instant nous sommes les seuls au CB, c'est un lieu surprenant et plutôt agréable. La vue sur le Nangpa La et les montagnes est grandiose.
Le Cho Oyu se dresse juste en face de nos tentes et nous sommes aux premières loges !
Mais ce Cho Oyu n'a rien d'une bosse, c'est au contraire une grande montagne déjà un peu technique. Et comme nous sommes au printemps, la montagne est très sèche, il y a très peu de neige.
Notre prochain objectif est maintenant de nous installer confortablement au C1 en faisant un camp intermédiaire et en transportant le matériel avec l'aide des porteurs tibétains. Bref, tout se met en place, il fait un temps radieux et ce matin nous sommes invités à la puja officielle du début de l'expédition.

Jeudi 21 avril : Journée de repos à 6000, à mi-chemin entre le CB et le C1.
Une journée qui devrait faire bondir les scientifiques, les médecins et les chercheurs qui affirment qu'il n'est pas possible de vivre en altitude au-dessus de 5500 m. Non seulement nous allons y vivre mais en plus nous allons continuer notre chemin vers le haut en nous installant demain au C1 à 6400 m, puis en continuant en direction du sommet.. Ce qui sous-entend un effort certain.
Juste un clin d'oeil à Samuel et Hugo pour le sujet d'une prochaine thèse.
Et puis nous nous sommes certainement trompés de sommet car nous n'avons encore rencontré strictement personne ! Ni sherpa d'altitude, ni aucun alpiniste étranger. Pour l'instant il fait beau mais avec beaucoup de vent (surtout cette nuit). Nous avons ralenti notre progression pour nous protéger d'Eole, qui reste un rude compagnon en altitude. A partir de vendredi, le vent va tomber le matin mais avec de petites chutes de neige l'après-midi, ce qui ne nous gêne pas du tout vu nos déplacements de gastéropodes. Par contre, ce qui est très surprenant c'est la sécheresse radicale de la montagne, il n'y a pas un pet de neige et ça nous change vraiment des 2 m du Manaslu !
Comment va t-on installer nos camps d'altitude ?


Gilles au départ du Camp 1, avec seulement nos tentes en arrière plan.

Jeudi 28 avril : Tout a changé, la montagne est blanche de neige.
Depuis une semaine, il neige tous les jours 10 à 20 cm. Heureusement, il fait beau le matin et nous progressons par petits sauts de puce. Parfois avec très peu de dénivellée, 250 m. Mais, au final, c’est la météo qui commande. Le passage du mur de glace que nous avons équipé est maintenant derrière nous. Et comme d'habitude, aujourd'hui nous avons fait la première trace vers le C2 à 7100 m avec un réveil très matinal, une journée splendide et un retour à la tente vers midi.
Ce Camp 2 classique est déjà pour nous le Camp 6 !!!
Pour la suite, tout est plus compliqué, il faut trouver le bon enchaînement entre déplacements et météo. Dans un premier temps, nous avions même pris la décision de renoncer au sommet tellement les prévisions météo était exécrables. Puis 4 heures plus tard, nous avons radicalement changé notre planning. La dépression annoncée c’était décalé sur le Bhoutan.
Un très petit créneau semble maintenant se dessiner pour le vendredi 6.
Mais pour cela nous devrons patienter très haut en altitude pendant 2 ou 3 jours. Nous avons de la nourriture en excès et des tentes confortables, seul l’usure psychologique et physique est un problème complexe à prendre en compte.
Du côté du groupe, Yetmi, Marc et Michel nous ont quitté pour des raisons différentes. Mais pas de souci, tout va bien pour eux, comme pour nous d’ailleurs !

Samedi 30 avril : "Petite histoire d'altitude".
Nous ne savions pas trop comment nommer nos camps d'altitude. Par exemple, entre le C1 et le C2 classique, nous en avons installé deux de plus. Celui vers 6700 m s'appelle désormais pour nous le " Réactor camp".
Le Réactor est un réchaud de nouvelle génération économisateur d'énergie de chez MSR. Economiser 40% d'énergie pour faire bouillir 1 L d'eau représente un nombre important de cartouche de gaz en moins. C'est donc un super réchaud !
Seul problème, il est hyper sensible au froid. En clair, pour qu'il fonctionne en altitude, il faut toujours le réchauffer. Il y a diverses manières de réchauffer une cartouche de gaz, plus ou moins soft.
Ce matin-là, j'étais tranquillement en train d'admirer le lever de soleil sur les montagnes enneigées du Tibet en sirotant un premier bed tea. Nemo somnolait encore.
Le Réactor était un peu poussif en ce petit matin frisquet et comme nous avons toujours deux réchauds (un pour cuisiner et un autre pour faire de l'eau) sans hésitation le Réactor a atterri sur l'autre réchaud allumé au ralenti, pour lui apprendre à vivre.
Et roule ma poule !
Juste le temps de poser mon mug et une énorme déflagration a secoué toute la tente. Le brûleur du Réactor a atterri sur la jambe de ma belle combinaison Salewa après avoir fait un joli trou rond dans la tente intérieure.
Cette fois, Némo est bien réveillé, mais les deux réchauds sont complètement hors d'usage.
La suite a été plus tranquille, nous sommes montés au C2 faire un petit portage de matériel.
L'histoire continue.


Et voici une manière bien plus raisonnable de réchauffer une cartouche de gaz..., un simple bain-marie !

Lundi 2 mai : "7200 m", une altitude immense et pourtant nous sommes là, bien installés avec l'illusion d'être chez nous, toujours seuls.
Ce matin, le ciel est d'une clémence inouïe ! Juste un léger souffle d'air. La fine couche de neige tombée cette nuit rehausse encore la virginité des lieux. En ce petit matin, voyageurs de l'altitude, la vie ne nous est pas trop difficile. Malgré cet environnement d'une inhumanité radicale, nous sommes là, tout simplement. Surtout ne rien faire brusquement, écouter notre corps avec toute notre attention, sentir notre souffle, notre vie si fragile, en prendre soin, écouter infiniment le plaisir qu'il y a d'être si haut. Et puis il y a la Déesse de turquoise qui dresse son dernier bastion juste dernière nous. Nous sommes venus pour elle et avons parcouru un long voyage pour la rencontrer.
Aucune trace, aucun cheminement évident pour trouver la porte du C3 puis vers le sommet. Le Cho Oyu est un sommet que tout le monde dénigre et dont tout le monde se gausse allègrement.
Pour nous, sur notre petit replat à plus de 7000 m, la réalité est toute autre : c'est une très grande montagne !

Jeudi 5 mai : Un Summit Day exceptionnel ! Le vent de la nuit s'est calmé et il fait grand beau. Frank, Gilles, Chhotemba et Rinzee sont au sommet du Cho Oyu, concluant ainsi notre grand voyage en altitude de plus de 15 jours.


En route vers le sommet en compagnie d'Ueli Steck et de Don Bowie !
A retrouver sur la page Cho Oyu de son site web.

Le voyage en image...




Pour s'acclimater pour l'Everest rien ne vaut une bonne bière...






Le soir, il fait nettement plus froid...




Au Tibet...

 


Ambiance tripot à Zangmu. Il faut que je change au moind 3000 € en yuans.



Nyalam qui laissera un souvenir impérissable à certain.



ça fait un peu désordre tous ces chiffons de couleurs...


Et pour les routes pas de souci, on pourrait même faire Lhasa Kathmandu en vélo de course (à la place d'un VTT)... mais uniquement sur la partie Tibet, bien sûr.


Le restau à Tingri... nourriture chinoise obligatoire.


A l'arrivée au camp de base chinois. Toute nos affaires sont elles dans le camion.
Et bien pas tout à fait... Il me manque toutes mes radios : VHF et talkie ! Heureusement, j'avais mon Telsat sur moi...







Les lieux sont sous haute surveillance !

Au Camp de base...






Et hop, comme au 15 août à La Grave.


Le cook, qui sera aussi des notres en 2012. Un vrai chef...


Pour nous un camp de base minimaliste.



L'histoire des petites nonnes qui traversent le col pour rejoindre le monastère de Jumbesi.
Mais que font les gardes-frontière Chinois ?


Petites basquets et soutanes pour franchir un col glaciaire à plus de 5000 m. C'est pas vraiment l'idéal.
Et comme dirait X, "j'espère qu'elles ont des jupons fourrés" !


Et hop, les chaussures ASOLO que j'avais en plus pour les porteurs changent de mains.

Bien plus tard, un autre camp de base !



Entre le camp de base et le camp 1




La veille dans le mauvais de l'après midi, avec Chotemba et Rinzee, nous n'avons pas réussi à trouver le sentier le plus simple pour rejoindre la Killer slope.
Voici donc un camp intermédiaire que nous déplacerons un peu plus tard pour l'installer au vrai déposit Camp.


Le vrai Déposit Camp, juste au pied de la Killer slope. Que Némo a rebaptisé Fucking Slope !
Et c'est bien vrai...



Il est bien pensif Le Michel. Une expé, c'est pas une vie pour un retraité, même très actif .




Une image très surprenante du camp 1, juste notre petite tente de déposit, qui a été bien malmené par la tempête de vent de cette nuit.


Nous voici installé définitivement au camp 1, et pour l'instant Chho et Rinzee dorment encore au camp de base.


Cette première partie n'est pas très simple.
La glace est vraiment très dure et avec Chho nous l'équiperons le mieux possible en réutilisant les cordes en place.


Avec le peu de neige de ce début de saison, le camp est un peu glauque, avec tous ces morceaux de bambous laissés par les expés de l'automne.


Une bonne combine pour rendre notre séjour dans la tente encore plus confortable et agréable.
Avec Nemo, en plus de nos matelas gonflables Thermarest personnels, nous avons tapissé le sol de notre tente de 3 matelas bas de gamme type Quechua
pour bien nous isoler.


pas de doute, il faut travailler l'aménagement intérieur quand on part pour longtemps.


Il y a même des outils bizares qui restent eux... au camp de base !


Et qui sont aussi un test grandeur nature pour les produits Goal0... Une réflexion sur l'énergie solaire en expé.

Vers le camp 2... avec deux camps intermédiaires, Réactor Camp et Plateau Camp.



Bon, nous n'irons pas plus haut pour aujourd'hui, la neige est trop profonde et il reste encore à équiper le passage en glace juste au-dessus.
Ce sera notre Camp Réactor.




Dans l'après midi....


Et le lendemain matin !


En route vers le camp 2 ou pluteau Plateau Camp juste au dessus des cordes fixes que nous avons installé la veille avec Chhotemba.
Ce sera une journée difficile pour Michel à cause d'une glace très dure dans le passage clefs.


Et Le Michel, côté Face.


Un passage qui au final se passe plutôt bien, avec les cordes en place.



La glace n'est vraiment pas loin.


Une trace comme je les aime... Dret dans l'pentu.


De Plateau Camp, à mi chemin entre le camp 1 et 2, la montée finale vers le camp 2.





Un moment important et symbolique, les tentes sont pliées et nous partons de nouveau définitivement vers le Haut.


Deuxième montée au camp 2. Les Ukrainiens viennent de redescendre et il nous faut refaire la trace de montée.



Le camp 2, avec la tente des ukrainiens qui sont redescendus au camp de base, puis directement à KTM !


Du camp 2 au camp 3


Le camp 2 en milieu d'après midi. Repos et petit repérage pour la suite.



Le lendemain matin, il faut refaire la trace, comme d'habitude.


Chhotemba et Frank.


Puis, plus haut, Gilles et Frank.


Notre tente avec Nemo, un peu grande pour les emplacements de ce camp 3. Mais tellement confortable.

Les bandes jaunes


Depuis le sommet des bandes jaunes, nos deux tentes du camp 3. Les autres équipes vont arriver en fin d'après midi.


Une formation géologique surprenante...


Premier regard sur le passage clefs de ces bandes jaunes. Un enchevètrement de vielles cordes fixes.
Un bon nettoyage s'impose pour n'en laisser que 3 vraiment très bonnes.
Du bon travail qui, le lendemain, va me coûter le sommet. C'est ça l'expérience, des fois, ça sert à rien...


un vrai bordel...


Nemo, au sommet du passage.
Ce n'est pas son jour aujourd'hui, il a certainement trop forcé la veille en faisant la trace entre le camp 2 et 3.


Pour aujourd'hui, nous nous arrêterons juste en haut du passage raide. La suite sera pour demain... (et pour l'année prochaine pour moi).


Nemo, à la descente...

Vers le sommet...


Une photo prise au télé avec une dizaine de petits points qui correspondent aux summiters du jour...
Allez les p'tits loups...ça va le faire !

Et pour Ueli... un petit cadeau.




Retour à Kathmandu


Gokarna Resort, le super hôtel que nous utilisons avec les groupes de Tirawa. Une très belle adresse.
Et un lieu idéal pour se resourcer après tant de temps le cul dans la neige et à quatre pattes dans une tente d'altitude !
Damned, mais il pleut ?


A Baktapur, la plus belle ville de la vallée de Kathmandu, avec encore tellement de mystères à décrypter.

Portraits...

 




Mince alors, l'eau est bien froide !



En route vers la frontière, à boire des canons...










Pour une histoire de cheville
Ou quelque mots sur comment se préparer pour un 8000 !


Juste une devinette... Connaissez-vous cette belle ville de France ?


Gortex et sac à dos, l'équipement minima...


... Et même des bâtons !


Mais surtout une belle infirmière...


 





 

 

 

 


 

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