"The Cho Oyu Experience"

Printemp 2011




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Dernière mise à jour : le 30 avril 2010





Voici un projet bien particulier qui va m’accompagner pendant plus de trois années consécutives. Trois années exceptionnelles, concentré sur le même projet.
Une durée nécessaire pour me permettre d'approfondir la notion de guidage en haute altitude en posant quelques problématiques :

  1. Comment organiser le mieux possible une expédition vers le plus abordable des 8000, le Cho Oyu, pour que chaque participant ai le plus de changes possibles de bien vivre cette ascension et de réussir son sommet ?

  2. Comment améliorer mon travail de « guide à 8000 » ?

C’est pourquoi est né « The Cho Oyu Experience », pour approfondir ma connaissance de la montagne en réalisant son ascension plusieurs années de suite, et pour pouvoir me concentrer sur l’accompagnement de mes compagnons de voyage et sur la gestion de l’ensemble de l’expédition.

On retrouve la notion "d'exercitium ad integrum » développée par Maître Dürckheim… ou l’idée de "séries", chère à Monnet.

Une idée du projet...
L’idée centrale de ce projet est d'approfondir les connaissances de la haute altitude et des ascensions à plus de 8000 m, avec des recherches dans différents domaines scientifiques.

Les mots-clefs sont : connaissances, recherches et innovations.

Il s’agit d’un projet qui s’installe dans la durée et qui s’appuie sur l’organisation de trois expéditions visant l’ascension du Cho Oyu, sur le versant tibétain de l’Himalaya.
Ces expéditions sont programmées sur trois années successives (printemps 2011, automne 2012 et printemps 2013), pour approfondir ma connaissance de la montagne avec ces réalités techniques et me permettre ainsi de me consacrer entièrement à la progression en haute altitude.

La haute altitude est au cœur du sujet avec des questions clefs :

  • Quelles conditions réunir pour réussir le mieux possible l’ascension du Cho Oyu en progression continue ?

  • Comment améliorer l'encadrement et la gestion d’une ascension d’un sommet de 8000 m, en « progression douce »™ ?

Les champs de recherches...
Ils sont très variés et peuvent porter sur :

  • la physiologie et le domaine médical
  • la nutrition
  • le matériel
  • le management
  • Les domaines culturels
  • La montagne et ses accès

Quels sont les critères de réussite de ce projet ?

  1. Pouvoir partir au Cho Oyu avec un groupe en 2011.

  2. Construire et mener des projets de recherche, intéressants.

  3. Faire vivre un site Internet dédié, en publiant régulièrement un contenu intéressant.

  4. Pérenniser le projet dans la durée, en 2012 puis en 2013.

  5. Produire un film en 2013 pour rendre compte du projet et illustrer les notions de progression en Himalaya et en particulier « la progression douce »™.

Dates :
Le départ est prévu pour le samedi 2 avril 2011… et le retour, pour le dimanche 15 mai 2011

Budget :
Très important, forcement. Aux environs de 10 000 €...

Au fil des jours :

J1 Départ de Paris   J23 ASC 5
J2 Arrivée à Katmandu   J24 ASC 6
J3 Kathmandu, derniers préparatifs   J25 ASC 7
J4 Acclimatation. Au Tibet ou au Népal   J26 ASC 8
J5 ACC 2   J27 ASC 9
J6 ACC 3   J28 ASC 10
J7 ACC 4   J29 ASC 11
J8 ACC 5   J30 ASC 12
J9 ACC 6   J31 ASC 13
J10 ACC 7   J32 ASC 14
J11 Retour KTM (si Népal), Baktapur   J33 ASC 15
J12 Transport Zangmu   J34 ASC 16
J13 Nyalam   J35 ASC 17
J14 Tingri, 4350 m   J36 ASC 18
J15 Camp de Base Chinois, 4600 m   J37 retour au camp de base
J16 Trek vers le camp de base   J38 Camp de base. Rangement.
J17 Trek vers le camp de base   J39 Camp de base Chinois
J18 Camp de base avancé, 5600 m   J40 Nyalam
J19 ASC 1   J41 Transport Baktapur
J20 ASC 2   J42 Baktapur
J21 ASC 3   J43 départ de Kathmandu
J22 ASC 4   J44 Arrivée à Paris
  • 11 jours de voyage
  • 9 jours de trek
  • 20 jours en montagne
  • 4 jours de repos, de shopping ou de visite

Soit 44 jours de voyage.

La taille du groupe...
Le groupe est volontairement limité à 6 personnes, soit cinq participants et le guide.
Trois alpinistes népalais ou tibétains nous accompagneront vers le sommet en nous aidant à porter le matériel nécessaire, soit un porteur d'altitude pour deux occidentaux (guide compris).
Ils font partie de l'équipe avec qui je travaille toute l'année en Himalaya, sur toutes mes expéditions.

Les moyens utilisés pour l'ascension...
Avoir le choix dans la manière dont nous réalisons une ascension nous "oblige" à définir le sens de notre pratique de la montagne et des valeurs qui la construisent.
Voici mes points d'ancrage...
1..., Pas de dopage à l'oxygène.
2..., Être ensemble
3..., Être encordé
4..., Limiter le plus possible notre impact sur l'environnement :

  • par un groupe à taille humaine
  • par une utilisation raisonnée/raisonnable des moyens utilisés.
  • par une attention à nos déchets, au tri et à l'évacuation

La partie ascension...
Nous débuterons notre expédition par une période d'acclimatation la plus pertinente possible. Peut-être au Népal..., de l'autre côté de notre montagne ou au Tibet, pour être dans l'ambiance.
Un choix encore à valider...

Pour la partie technique, voici la description classique de l'itinéraire, d'une fiche technique d'un TO Français.
Nous ferons le même itinéraire, mais sans les cordes fixes et en doublant approximativement le nombre de camps, c'est "la progression douce™".
Nous consacrerons ainsi deux ou trois jours pour changer d'emplacements, sans retour au camp de base.
A la descente, nous redormirons au même dernier camp (peut être notre camp 6), avant d'encaper direct au camp de base !

"Montée au camp 1 : Nous longeons le glacier de Kyetrak, traversons les pénitents puis remontons les premières pentes (rocheuses mais faciles) menant à l’arête nord-ouest. Campement établi à 6 400 m, au lieu dit "Camp Messner". Par conditions sèches, il est possible de monter en chaussures de trekking jusqu’au camp 1.

Montée au camp 2 : Depuis le camp 1, nous suivons une arête de neige facile, l'arête nord-ouest, qui vient buter sous une barre de séracs. Selon les années, il faudra équiper de cordes fixes ce passage. Remontée ensuite d'un plateau neigeux jusqu'à une combe, bien à droite du sommet, à 6 900 m, avec possibilité d'installer le campement. Au cas où les conditions seraient avalancheuses, montée de 100 m vers l'arête, puis par une traversée oblique ascendante, nous arriverons au pied d'un éperon rocheux. Installation du camp 2 à 7 100 m environ.

Montée au camp 3 : Nous remonterons de vastes pentes neigeuses, à 30/35° sur environ 600 m de dénivelé, jusqu'au pied d'une facette triangulaire de bandes rocheuses stratifiées, très souvent équipées de cordes fixes.. Installation du camp 3 à 7 600 m environ.

Sommet du Cho Oyu (8 201 m) : Poursuite de l'ascension en direction d'une strate rocheuse, équipée de cordes fixes, puis remontée d'un couloir neigeux pour accéder à des pentes moins raides menant au plateau sommital. Le sommet demande encore une bonne demi-heure de marche et, surtout, de volonté ! Descente ensuite jusqu'au camp 3 ou 2, en fonction de la forme des participants."

Et voici déjà la page dédiée à l'itinéraire et aux camps d'altitude d'une ascension en "progression douce".


Niveau des participants :
Quel est d'après vous :

  • La forme physique minima ?
  • Le niveau technique en alpinisme nécessaire ?
  • L'expérience en haute altitude souhaitable ?
  • Le temps disponible/nécessaire à la préparation, en France ?
  • L'âge maxima raisonnable ?

Avant de s'incrire...
Première étape... Il est nécessaire de nous rencontrer !
Car l'objectif est de constituer une équipe compétente, solidaire et motivée.

A bientôt...

Un petit clin d'oeil à mes partenaires
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Et les liens qui vont bien : Salewa, Asolo, Petzl, Beal, les lunettes Adidas

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Mais aussi avec Triple Zero pour les duvets, CILAO pour les sacs à dos, les baudriers light.

Et bien sûr, l'IFREMMONT pour son soutien et suivi médical.

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Les "Plus" de ce voyage :

  • Un projet au long cours qui pose les questions fondamentales de la qualité d'une ascension d'un grand sommet de plus de 8000 m.

  • Un projet qui est directement connecté à ma pratique de "guide à 8000" et au coeur de mes préoccupations.

  • Le plus abordable des 8000, ce qui ne signifie pas que c'est une ascension facile !!!

  • Une belle montagne, avec du caractère. Bien sûr, trop, et bien mal fréquentée.

  • Un groupe volontairement limité à 6 personnes (cinq participants et le guide), pour plus de proximité et simplifier nos déplacements

  • Une réelle attention aux moyens que nous utiliserons.
    Sans oxygène, bien sûr, avec une progression en cordée et une utilisation minimale de corde fixe, avec une réelle mise "hors du monde" pour privilégier notre vécu personnel en haute altitude.

  • Une progression douce pour prendre en compte les paliers hypoxiques, pour respecter notre corps, pour respecter la montagne et les personnes qui nous entourent ou nous accompagnent.

Et déjà des sujets de recherche...
Quelles sont les différentes possibilités d'acclimatation ? Les différents itinéraires possibles, avec une durée globale de 6 semaines ?
Quelle tente choisir pour une progression continue ? Avec un travail en cours sur un nouveau modèle...

Pour le médical, une étude sur l'oximètre et les symptômes du MAM, avec l'IFFREMONT.

Mais aussi des pistes :
pour une étude sur le sommeil en altitude
pour étudier les problématiques de management en situations extrêmes.


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