L'ascension du Chong Kumdan 2
7004 m
Karakoram Indien
été 2008


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  • Le projet initial
  • Un petit communiqué en anglais
  • Le topo du CK2
  • les autres sommets intéressant du massif
  • Le Mamostong Kangri


Les sommets des Chong Kumdan 2 depuis le sommet du CK1, une photo de Lindsay Griffin


Dominique et Sebastiano de retour du sommet.


Avec l'ambiance si particulière du Karakoram Indien.
Le South Terong Glacier...


Et, dans le lointain, les sommets de Rimo.


Modup, le Big Boss, au sommet de l'Ilamun La le 20 août.
L'occasion d'insister sur le rôle capital de l'agence Rimo pour l'organisation d'une expé dans le Karakoram Indien. Impossible sans RIMO et sans l'implication de Modup dans le projet.
Sans oublier : Yangdu, Alka et toute l'équipe à Delhi, Leh et dans la Nubra.
Encore une fois, mes plus chaleureux remerciements.

Quelques mots...
Avec les textes qui ont été envoyés au fur et à mesure de notre progression et mis en ligne sur le site.

Voici une histoire d'expédition bien particulière.
Un très long voyage en altitude...
Voici une histoire d’alpinisme heureux que je dédie à Nathalie et Philippe,
qui nous ont accompagnés jusqu’au Glacier de South Terong.

Lundi 04 août : CB du Mamotsang - 4 900 m.
Incredible India !!
Cette année, tout fonctionne le mieux possible : pour accéder au CB, nous avons même utilisé la route militaire du Saser La depuis Sasoma. L'équipe est particulièrement importante car nous sommes en tout 32 personnes, avec 4 nationalités et 5 langues différentes...
Nous avons 11 porteurs ladakhis de plus pour nous aider à installer le CB et le C1. Ensuite ils redescendront chez eux dans la Vallée de la Nubra.
Maintenant tout le monde est installé au CB et demain deux cordées vont explorer un nouveau col pour décider comment nous allons changer de bassin glaciaire. Ce sera une journée décisive car nous avons le choix entre 2 passages : le Col des Autrichiens et l'Ilamun La, nommé par Sébastiano ("Ilamun" veut dire "là-haut" en occitan, c'est aussi un petit clin d'oeil à Mr Sérane).

Jeudi 07 août : Nous avons quitté le CB pour nous installer tous au C1 à 5 500m, pour un immense voyage de plus de 15 jours en haute-montagne.
Le temps est superbe, l'après-midi sur le glacier il fait plus de 30°... Progression douce oblige, demain un nouveau saut de puce nous conduira juste au pied du col de l'Ilamun La.
Nous allons enfin pouvoir regarder "par-delà le col".

Mardi 12 août : Nous voici en haut du glacier de South Terong.
Hier, aurait du être une journée ordinaire : il suffisait de remonter le glacier et d'installer notre C4 au col, qui donne accès au Chonh Kundam Glacier et à notre sommet.
Mais la journée a été + compliquée que prévu... bien dans le style "exploring the Himalaya" et surtout les crevasses : qui pour certaines ont été passées à plat ventre pour la première cordée. Une journée clefs pour Nath et Philippe.
Maintenant la trace est faite et tout va mieux. Par contre le temps est à la neige et nous n'avons toujours pas vu notre sommet. Aujourd'hui, grand déménagement au C4 pour les 3 mousquetaires, Dominique, Bernard et Sebastiano, plus nos 3 alpinistes indiens et Dev, l'officier de liaison.
De mon côté, j'accompagne Nathalie et Philippe qui retraversent l'Ilamun La pour se reposer un peu au CB. Temba et Dan Singh descendent aussi avec eux. Puis demain, nous rejoindrons le reste de l'équipe au C4 pour la suite de notre aventure en espérant que le temps s'améliorera un peu.

Jeudi 14 août : Et voici une journée exceptionnelle : il a fait beau toute la matinée (!) et nous avons peut être vu le sommet.
Nous avons aussi traversé sur le haut glacier du Chong Kumdan et gravi au passage un petit sommet de plus de 6000, baptisé HMI Peak par nos alpinistes indiens de Darjeeling (c'est leur ENSA local, ou presque : L'Himalayan Mountain Institut).
Le C5 est installé sur un immense plateau glaciaire mais le CK2 semble encore loin.

Samedi 16 août : Il fait vraiment mauvais depuis 2 jours.
Ou, comme nous rassure notre ange gardien météo : "vous êtes simplement au coeur des cumulus, rien de grave."
Sauf que sous les averses de neige, le vent se déchaîne, la visibilité est bien mince et le paysage se noie de blanc.
Pour tout arranger, le C5 que nous avions installé dans l'euphorie d'une journée exceptionnelle n'est pas dans la bonne vallée ! L'accès au CK2 est donc dans la suivante... peut-être...
Pire : comme nous sommes partis depuis 10 jours, les alpinistes indiens, l'officier de liaison et les porteurs d'altitude ont été à cours de vivres et sont rentrés au CB. Nous sommes maintenant 6 alpinistes (4 occidentaux & 2 indiens) perdus au confluent de glaciers immenses.
Il nous reste une semaine pour continuer notre voyage vers le CK2. Avancer, et profiter de chaque accalmie météo pour repérer notre chemin entre crevasses et séracs.
Les sentiments de solitude et d'immensité sont exceptionnels. Nous sommes si loin de tout. Mais, chaque pas qui nous rapproche de notre objectif est une nouvelle découverte.
Dans ce dédale de crevasses, comment sera le prochain col ?
L'arête qui se profile entre deux nuages nous conduira t-elle au sommet ?
Dans les tentes secouées par les rafales cet après-midi, le temps s'écoule doucement. Musique, lecture et écriture.
Demain, il fera beau, forcément.

Le 17… Nous sommes donc installés au pied du Nup Col (ainsi nommé par la première expédition au CK1 avec Harish Kapadia). Un col qui, nous l’espérons, nous conduira à l’arête Sud du CK2.
Pendant que Thinles et Samgyal avec Bernard et Sebastiano effectuent un portage, avec Dominique, nous posons nos dernières cordes pour équiper le col. La suite se fera donc en cordées alpines.

Le 18..., nous partons installer notre camp 8 le plus haut possible en direction du plateau sommital. La première pente de neige est un peu raide (40/45) mais en bonnes conditions. Au bout de 3 h, nous voici de nouveau dans les cumulus et la neige. Un vague replat de l’arête nous permet de creuser une plateforme pour la tente. Nous n’irons pas plus loin.
Ce sera notre camp 8 à presque 6550 m.
Thinles et Samgyal redescendent au camp 7. Ils nous rejoindront le lendemain matin pour l’ascension finale car les prévisions météorologiques sont plutôt optimistes.

Le 19… A l’heure du petit déjeuner, c’est la cata !!!
Impossible de faire fonctionner le moindre briquet. Quelle angoisse… Enfin, Bernard, le Maître du Feu, sauve la situation. Il réussi de justesse à allumer un réchaud. OUF !
Quelques heures plus tard, nous arrivons en même temps que les nuages sur le plateau, au Point YS, où se rejoignent trois arêtes.
Dans la brume, juste au-dessus de nous, un dôme à la silhouette familière nous tend les bras. Ce sera le Mont Blanc du Chong Kumdan et notre sommet du jour. L’altitude est proche de 6900 m et les nuages nous empêchent de voir le paysage.
Au sommet, il y a : Thinles & Samgyal, Bernard Meurin, Dominique Ravot, Sebastiano Audisio et Paul Grobel.
J’ai le téléphone avec moi et j’en profite pour avoir quelques précisions sur le temps du lendemain.
Et c’est l’incroyable nouvelle… Demain il fera beau et même grand beau…
Pas d’hésitations, nous resterons un jour de plus en altitude. Ce sera l’ultime jour possible pour notre ascension.
Comme pour nous rassurer, les nuages se déchirent et nous apercevons enfin notre sommet. L’arête est un peu effilée et le CK2 est encore loin.
Ce soir, tout va bien, nous avons même des allumettes, données par Samgyal !



Le 20… Le réveil se fait tardif car les nuages ont bien du mal a s’évacuer. Malheureusement, Bernard décide de rester au camp à cause d’une baisse de forme…Nous partirons donc tout les trois : Sebastiano, Dom & moi.
Le point YS est toujours dans les nuages, mais au 1er ressaut de l’arête tout s’éclaire. Il fera beau, définitivement. La 1ère pointe est vite traversée (ce sera la Cima Daniella), puis une arête horizontale nous conduit à un col puis à notre sommet. Rien de bien difficile, juste un peu de vide.
A 11 h, nous sommes tous les trois au sommet.
Pas de vent et une vue merveilleuse sur tous les sommets du Karakoram et sur d'immenses vallées glaciaires du bout du monde.
Nous sommes seuls à des kms a la ronde !
Il ne reste plus qu’à rentrer à la maison, le vol retour est dans une semaine.


L'itinéraire, mis en page par Dom...


Altitudes des camps et cols
CB : 4900m
C1 : 5400m
C2 : 5575m
Ilamun la : 5800m
C3 : 5650m
C4 : 6040m
French Pass : 6150m
HMI peak : 6340m
C5 : 6000m
C6 : 5850m
C7 : 6100m
Nup col : 5200m
C8 : 5650m

 

Le voyage en images


Past and modern ???


Notre hôtel "camp de base" à Leh, un havre de paix.


Et, les derniers préparatifs avant le départ.


Départ pour le Kardung La, peut être 5300 m...
En 4x4, tout se passera bien malgré l'altitude importante.
Seul Philippe ressentira douloureusement l'altitude.


Bientôt, dans le lointain apparaîssent les premières montagnes enneigées, c'est le massif des Saser Kangri.

La Vallée de La Nubra...
Comment mieux resentir l'atmosphère particulière qui se dégage de cette vallée ?
Nous y avons séjourné un peu plus longtemps, en dormant chez l'habitant...


Des paysages typiques de la Nubra.



Le site très particulier du monastère d'Antsa, de l'autre côté de la vallée.


Le sentier d'accès est particulièrement abrupte et panoramique, un intérét de plus de cette minuscule Gompa.


Il n'y a qu'un seul moine aujourd'hui au monastère.
Il fera pour nous une puja toute simple, mais avec beaucoup de ferveur.
Un instant privilégié dans la sérénité des lieux.



Sous la fraicheur des arbres, un pic nique surprenant qui nous fait oublier un instant la chaleur et l'aridité environnante.


En effectuant la Kora du monastère nous mesurons mieux le microscopique ilôt de verdure qui l'entoure.



Charassa, un village un peu particulier de la Nubra.
Il s'étire en longueur le long de la rivière car son alimentation en eau provient directement de la Nubra par un canal d'irrigation.



La nouvelle Gompa de Charassa.
Tout le village y était réuni à l'occasion d'une puja particulière pour une éclipse de lune.



L'accès au camp de base : la vallée du Saser La et le Glacier du Mamostong.
Depuis la nuit des temps le début de la Route de Soie commençait véritablement à Sasoma par une montée particulièrement difficile : le Tulum Puti La.
Aujourd'hui, une route militaire est en construction pour faciliter l'approvisionnement des camps militaires à la frontière chinoise. Un seul jour suffit maintenant pour rejoindre les bergeries de Skyangpoche.


Par contre, la route n'est pas encore terminée. Ici, il manque un pont et nous continuerons donc à pieds.
Pour les bagages, tout est prévu. Les horsmen sont au rendez-vous...





A proximité de Skyangpoche, nous retrouvons le sentier initial et le premier grand 7000 : l'Aq Tash.


Mais ce soir, nous n'arriverons pas à rejoindre le camp de Saser Nala, où nous attend toute l'équipe.
La rivière est trop haute, impossible de la franchir à gué, même avec des chevaux.
Demain sera un jour de repos avec une micro étape.


Dev et Samgyal


Le camp de Saser Nala. Je suis un peu chez moi ici.
L'été passé en 2007, nous y avons passé beaucoup de temps pour faire des portages au camp de base.

Cette année, avec Modup, le patron de notre agenge locale Rimo, nous avons décidé d'installer notre camp de base un peu plus haut et d'organiser la logistique en conséquence.
Une équipe de 10 porteurs Ladakhis a été embauchée pour transporter le matériel de Saser Nala au Camp de Base, car les chevaux ne peuvent pas aller plus loin. Ces porteurs nous accompagneront ensuite jusqu'au camp 1.
C'est une aide inestimable qui nous permetra de nous acclimater en douceur.
Et ce sont souvent ces petits détails d'organisation qui font toute la différence...
Un grand merci à toute l'équipe de RIMO.


De Saser Nala, l'itinéraire pour le camp de base.
Il faut environ 3h, sur un terrain pas trop pénible, car, à force de passage un petit sentier a fait son apparition.
Le glacier qu'il faut traverser juste avant le Camp de Base ne pose pas de problème particulier.
Nous resterons en petites chaussures sur tout l'itinéraire.


Une première vision sur le haut glacier du Mamostong.
Et si nous traversions le col juste en face tout au bout du glacier, à la place du Col des Autrichiens ?
Et le sommet derrière s'appelle le KT Peak, un clin d'oeil à Konchok Thinles, compagnon de sommet du Mamostong et du CK2.


Au camp de base, grâce aux porteurs Ladakhis, notre matériel nous attend.


L'équipe des anciens...
Le portage en expe est particulièrement facile pour eux, car ils travaillent toute l'année pour l'armée au Siachen.


Avec Thinles, les petits jeunes au repos...


Au petit matin, les charges étaient prêtent, toutes de 18 kg.
En quelques minutes tout était chargés...


Et 3h plus tard, tout le monde était de retour ! Après un portage au camp 1...


Le Glacier du Mamostong : une mer de glace gigantesque.


Le Mamostong, une très belle montagne que nous avons gravie durant l'été 2007, par l'autre versant.
Une page spéciale du site lui est dédiée, tellement c'est un sommet intéressant et qui mériterait plus de visites.
Le potentiel d'ouvertures y est vraiment important.


Au loin, le massif des Saser Kangri.

Le 1er camp à 5 400 m...





Sur la route du camp II
Le glacier est par endroit recouvert de neige et les crevasses y sont bien présentes. Encordement obligatoire...


Tout le glacier du Mamostong, depuis le haut de l'Ilamun La.
Un peu à gauche, les petits points de notre camp II.

Le 1er regard de l'autre côté...


Le haut Glacier de South Terong.
A droite, les très belles arêtes du Mamostong 2. Nous allons traverser le col à son point le plus bas.
Un col que nous appellerons French Pass en correspondance avec le Col des Autrichiens.


Notre CK2 est quelque part derrière ces sommets.
Mais où ?
A gauche, le beau sommet de neige a été nommé KT Peak... et le col entre les deux le Samgyal Pass.


Le bas du glacier de South Terong, immense...

L'Ilamun La... 5 830 m
Nous y installerons des cordes de chaques côté pour faciliter nos trajets. Et rien ne restera en place à notre retour.


Sebastiano, de retour du sommet.


Rien de bien difficile : il suffit d'être à l'aise sur les crampons dans des pente de 40 à 45 °.


Première traversée de l'Ilamun La.
La pente est raide mais relativement courte, 60 m en rappel.


Notre petite tente déposit du camp 3 et l'Ilamun La.


Pour le retour de Nath et Philippe, c'est Temba qui fait la trace. De beaux zigzags très réguliers, chapeau !!!


Pour remonter, l'exercice est assez simple avec un piolet technique dans une main et la poignée dans l'autre.
C'est du 60/65 ° max et la glace est très bonne.


Pemba Nurbu (dit King Kong) et Temba en train de remonter des bagages au sommet du col.

Du camp 3 au camp 4, sur le South Terong Glacier...
Notre camp 3 est installé directement de l'autre côté du col de L'ilamun La, à 5650 m. Il y a même de l'eau dans un des lacs à la surface du glacier.




Mais si, juste en bas de l'image on devine une cordée...
Effectivement, il ne fait pas très beau !



Un vrai terrain glaciaire qui demande bien des précautions.



L'équipe des alpinistes Indiens.
Sympas, mais pas forcement simple à comprendre et à prendre en compte dans la gestion de l'équipe. C'est aussi l'une des difficultés de ce type de Joint Expédition où la présence d'alpinistes Indiens "invités" est obligatoire (50/50).
Une réglementation de l'IMF qu'il faudrait faire évoluer.


King Kong sur le glacier, sans corde et sans baudrier... ! Et avec une lourde charge...
Quand je lui demande s'il a vu des crevasses, il me répond simplement que la trace est bonne et que tout va bien.
Que Dawa, avec qui il devait s'encorder depuis le camp 3 va trop doucement car il a mal à la tête.
Vite, Thinles et Samgyal retourne récupérer Dawa sur leur corde. Et je suis mort de trouille jusqu'à leur retour, car en faisant la trace je suis tombé trois fois dans une crevasse.
Sacré King Kong !!!


A l'arrivée au camp 4, tout le monde était sous la tente à nous attendre... Alors que nous faisions la trace depuis le matin dans le brouillard pour rejoindre le camp.
Une phrase a suffit pour tirer tout le monde dehors et pour que les Indiens partent à la rencontre de la dernière cordée.

Le camp 4, 6 040 m




Depuis le camp 4, la petite montée au Col des Français. L'autre versant est un peu plus raide !


Un jour de mauvais temps, au retour.


L'ensemble du versant depuis le sommet du Chong Kumdan Mont Blanc.
La petite flèche rouge indique le Col des français..., La croix, le Col des Autrichiens..., et le "H" le HMI Peak avec l'arête que nous avons traversée jusqu'au petit point rouge.


En fait, ce n'est pas le meilleur passage pour rejoindre le Chong Kumdan Glacier. Il aurait fallu prendre le col avec le petit point rouge... qui est donc le CK Pass.

L'ascension du HMI Peak...
Il à fait beau ce jour là, ou plutôt les nuages se sont un peu ouverts en matinée.
Juste le temps d'atteindre le sommet et d'être de retour au camp en début d'après midi, avant la neige.
Les alpinistes indiens doivent rentrer au camp de base le lendemain, par manque de nourriture (à la fois un peu décus mais surtout soulagés... ).
Il était nécesaire de concrétiser quelque chose de fort avec eux avant leur départ. Une forme de cadeau...
Nous avons donc gravi ensemble un sommet au dessus du camp, en profitant de l'occasion pour faire un cours complet d'alpinisme alpin sur les différents encordements et manières de progresser. Ils ont été extrêmement content de leur journée, en ayant appris plein de choses. Et surtout, nous avons nommés le sommet en l'honneur de leur école d'alpinisme à Darjeeling où ils travaillent en tant de saisonniers... L'Himalayan Mountaineering Institut.



Apprendre à marcher ensemble avec la corde tendue pour un vrai assurage...
Une découverte pour eux, qui évoluent surtout avec cordes fixes et poignées Jumar.


La cordée de Puchung et Dev, l'officier de liaison.


Suraj, à la sortie d'une longueur un peu plus raide.


Suraj et Sangay... au programme encordement et anneaux de buste.




Pour cette 1ère ascension du HMI Peak, nous allons même effectuer la traversée complète et retournant au camp par le CK pass et le French Pass. Dom, Bernard et Sebastiano + King Kong (!) traverseront aussi le sommet dans l'autre sens, de retour de leur balade de reconnaissance sur le plateau glaciaire.

Du camp 5 au camp 8...
Nous voici sur le haut Glacier du Chong Kumdan et il fera particulièrement mauvais durant ces 4 jours, avec beaucoup de vent, de la neige et peu de visibilité.
Par exemple, du camp 5 au camp 6 nous sommes juste descendu de 200 m (2 ou 3h max) car ne ne savions pas où aller pour poser le camp plus haut. A chaque fois, il nous a fallu d'abord repérer les lieux avant de déplacer le camp. C'est aussi l'un des avantages de la progression continue, nous avons tout notre matériel et suffisamment de nourriture avec nous pour progresser, même très doucement.


Sebastiano est déjà loin devant à ski. Avec Dom et Bernard nous suivons tranquillement pour installer notre camp 7 au pied du col. Le sommet juste au dessus est une antécime du CK2 que nous atteindrons dans 2 jours, c'est le Chong Kumdan Mont Blanc.


Début d'après midi avec Dominique, nous allons en repérage au Nup Col, pour y installer un brin de corde.



Enfin, nous débouchons au dessus du Col, avec un peu de vue sur le sommet d'en face...


Le lendemain, Bernard et Sebastiano remontent les 60 m de corde fixe que nous avons installées avec Dom.
Il fait déjà un peu meilleur...


Au dessus du col, de grandes pentes de neige (40/45/50°) ne présentent pas de difficulté.
Par contre, elles sont très exposées, chutes ou glissades interdites car il y a une barre de sérac en dessous. Sans cordes fixes, c'est un terrain que n'apprécient guère nos compagnons indiens, Thinles & Samgyal.


L'emplacement du dernier camp à 6 550 m. Une petite épaule de neige devant un paysage splendide.



Thinles et Samgyal redescendent à leur camp 7 sous le col. Ils reviendront demain matin en moins de 2 h.


L'après midi se déroule tranquillement, comme d'habitude. Et nous sommes très bien installés...
La progression douce nous permet des temps de récupération particulièrement importants. Et c'est peut être ce qui fait toute la différence avec une progression classique. Nous arrivons à "digerer" l'altitude, en laissant à notre corps suffisamment de temps pour cela.


Le lendemain... Un grand beau qui ne durera pas !


Il est entre 8 et 9h du matin, Sebastiano et Bernard sont au-dessus du camp 8.
Sur la croupe en arrière plan on devinent deux silhouettes. Thinles & Samgyal arrivent du camp 7.

Le Chong Kumdan Mont Blanc...


Au sommet ce 19 août.
Konchok Thinles and Samgyal Sherpa, Sebastiano Audisio avec son drapeau Occitan, puis Bernard Meurin et Dominique Ravot.


Va-t-il enfin faire beau... ?


Sebastiano


Et Dominique...
J'ai préféré m'encorder pour faire la trace et surtout rester dans l'esprit d'une ascension alpine.
Rester ensemble et bien vivre cette relation particulière "d'être encordé" pour un sommet.


Avec Thinles au sommet... il neige de nouveau et la visibilité est égale à zero.

Et puis, un clin d'oeil des Dieux... (et de mrs MTO...)
En quelques instants, juste au moment où nous allions redescendre, les nuages se sont entrouverts. Incroyable, c'est la première fois que nous voyons le CK2.
Mais est-ce bien lui ?



Bon, c'est pas tout prêt et les pentes sont un peu chargées de neige après le mauvais temps des jours précédents.
Mais cela ne semble pas impossible pour le lendemain...

Le Chong Kumdan II, main summit... 7004 m !
Nous sommes le dernier jour possible pour une ascension. Mais tout c'est passé le plus sereinement du monde, un peu comme dans les Alpes. J'ai pas eu l'impression d'avoir été à 7000.


Sebastiano et Dominique, à la descente du sommet. Nous sommes le 20 août, il est midi.




Juste 2 minutes après !


Dom, à la sortie d'un petit passage raide sur l'arête.



C'est la première vision définitive du CK2. Il n'y a pas d'autre sommet dans les environs.
Nous ne nous posons aucune question sur l'éventualité d'y aller ou pas. Il n'y a pas de vent et il fait beau.
J'avance... tout simplement. Heureux de voir enfin l'objet de tous nos efforts, depuis tant de temps.




La toute dernière petite pointe... c'est le sommet.


Avec la vue sur le South Terong Glacier.


Le chemin du retour. Toujours aussi grandiose, le Mamostong Kangri.



Au retour, en traversant la Cima Daniela.


Juste au Point YS. Génial, nous avons réussi.
On enlève la corde et on rentre à la maison.
Mais la journée est loin d'être terminée. Ce soir, seulement à 21 h, nous serons enfin sous la tente au camp 6.


Et un dernière regard vers le sommet...


J'adore cette photo et tout ce qu'elle exprime.
Un retour décontracté vers un lieu incroyable, vers une petite tente perdue au coeur de montagnes gigantesques.
Un plaisir immense... et rare.


Un souvenir du Chong Kumdan I et un cadeau à Donald et Lindsay.

Le retour...
... Ce passe toujours plus rapidemment que l'aller.
En moins de trois jours nous serons à Saser Nala, sans même nous arrêter au camp de base !!!
Forcement, y'avait plus personne...


Le haut du Chong Kumdan Glacier. Notre cordée, avec Dominique et Bernard est maintenant bien rodée. Aujourd'hui, nous irons tout doucement car nous avons le Col des Français à traverser pour redescendre au camp 3.
Le temps, comme d'habitude, va se détériorer rapidement.
Mais pour reprendre une expression consacrée: "On s'en fout, on a fait le sommet".
Et rien ne pourra nous perturbé...


Sebastiano en partant du camp 6. Le glacier derrière lui conduit au CK3.


Un journée particulièrement difficile se prépare pour Sebastiano... au passage du col.

Au camp 3, une mauvaise surprise...
Et où il est necessaire de parler des poubelles et de la difficulté de gestion d'une équipe.


A l'arrivée au camp 3, une petite surprise nous attend.


Tiens, c'est bizarre ces petites taches noires... à l'emplacement d'une tente de nos amis indiens.


Et oui, il faut faire le ménage et je suis hors de moi.
J'avais pourtant bien expliqué à toute l'équipe l'importance de rapporter toutes les ordures au camp de base pour les trier.


Mais la descente continue...



Sebastiano prends la pose à la sortie du col.


Sebastiano, Dominique et Thinles... Nous espérions retrouver une partie de l'équipe au col. Nous avions rendez-vous aujourd'hui. Et il n'y a personne. Damned, où sont-ils donc ? Réponse : à Saser Nala...


Le col de l'Ilamun La s'éloigne doucement.
Nous allons tranquillement rejoindre le camp de base, où il n'y aura personne... Puis continuer notre chemin vers le camp de Saser Nala. Une bonne journée ! Un peu longue...


Le lendemain matin, c'est jour de repos pour nous.
Les porteurs remontent au col récupérer les cordes et les dernières affaires. Les bagages sont déjà conditionnés pour le retour sur les chevaux.



Instants relax à Saser Nala...
Modup, Dev et Puchung discutent tranquillement. Mais je rêve, Modup est assis sur le caisson !


1er passage de rivière, le matin de bonne heure...


Skyangpoche,
nous rendons une petite visite au berger du coin et lui posons quelques questions sur les vallées des Saser Kangri juste au dessus. C'est le projet de l'année prochaine au mois d'août, cette fois-ci des petits sommets à 6000 et une traversée inédite vers le Shyok River.



Notre camp de base dans la vallée de la Nubra, l'hôtel Rimo.


La haute valée de la Nubra en direction du Glacier de Siachen.
Sera-t-elle accessible un jour ?

Portraits...

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Et bien sûr, un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels

avec : Triple Zero pour les duvets et les lunettes Adidas

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