"Kanjiroba 2008"
L'ascension du Dudh Kundali
6 045 m





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Bonne lecture et bon voyage.

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Dernière modification, le 25 janvier 2009.


Pour la partie ascension de notre aventure dans le Kanjiroba, nous nous sommes concentré sur la partie Sud du massif, inaugurée en 1953 (!) par Herbert Tichy, avec l’ascension du Dudh Kundali 6045 m.
Que Tichy avait nommé Dui Tal Chuli ("Le flambeau céleste entre les deux lacs"
sa traduction est un peu pompeuse).

Nous avons réalisé :

  • le 11 novembre, premier parcours de l'arête sud du Dudh Kundali, par Chhotemba Sherpa et Paulo Grobel, en technique alpine et en réversible.

  • le 12 novembre, deuxième parcours de cette arête sud, « Un flambeau pour le Tibet » III/AD+ en neige, par Michelle Quatrini, Philippe Wagner, Yveline Gobil, Victor Lapras, Hugues De Varax et Paulo Grobel.
    Une course comparable aux Arêtes de Rochefort.
    Elle fut réalisée en technique alpine, en trois cordées autonomes. Et donc, bien sûr, sans corde fixe.

  • Puis, le 13 novembre, la traversée du Dudh Kundali, par Jean Berthet et Paulo Grobel.
    Montée par l’arête sud et descente par « l’arête des bosses », l’arête ouest, sur le lac de Jagdula.

 

L'ascension en images...


Nous voici loin au-dessus de la vallée du camp de base 61 de Tyssen.
La vue est superbe et nous sommes content d'avoir effectué la traversée du sentier des jeunes mariés sans problème.
En face de nous, le Dudh kundali est peut être l'objectif qui nous permettrait de terminer cette expé en beauté.
A condition que nos affaires d'alpinisme arrivent à temps.


Le Dudh Kundali à 6 045 m.
Mais quel itinéraire choisir ? L'arête de droite ou celle de gauche ?
Par ce versant ou par celui du lac de Jagdula ?


En installant un camp d'altitude au niveau de la petite croix, la ligne d'ascension de l'arête Sud est plutôt esthétique.
L'arête terminale est un peu effilée mais sans être trop raide...
Et à priori, Tichy est passé de l'autre versant, et Tyssen a été au Gyuthumba.
Un sommet juste à côté, mais sous la barre des 6000.



Sandy, et une vue plongeante sur le camp de base 61. D'ailleurs, l'équipe de cuisine est déjà installée avec une grande tente verte.


Et deux jours plus tard, nous sommes confortablement installé au camp de base de Latang Khola à 4 200 m.

Au camp de base...




Michelle fait travailler ces méninges...


Jean brasse son matériel...


La consigne est respectée : se reposer en attendant Chhotemba.

Discrètement, Victor fait de l'escalade en solo, bientôt imités par quelques porteurs.
Damned, il ne manquait plus que ça... !

Vers le camp 1...



Le dernier emplacement sans neige.

Vers le camp 2...


Michelle et Philippe en route pour le camp 2, le camp de base est au fond de la vallée.


les porteurs nous accompagneront jusqu'au camp 2.
Pfuu, il vont même plus vite que nous, en venant directement du camp de base, ce matin !



Corine à l'arrivée au camp 2.


Il y a même de l'eau courante et un lac à moitié gelé.



L'équipe népalaise d'altitude.
A gauche Temba, le Sirdar. Au centre, Chhotemba. Et à droite Pasang, le jeune frère de Temba.
Tous les trois sont originaires du même village, Walung, dans la région du Makalu.

Le camp 3...


Dur le glacier, un replat bien exposé au soleil levant.

Vers le sommet... le 11 novembre, avec Chhotemba Sherpa


Vers 11 h, après avoir installé le camp 3, avec Chhotemba, nous partons vers le haut pour faire la trace pour le lendemain.


Nous voici sur l'arête. C'est un peu effilée, mais tout va bien.
Et si on continuait vers le sommet ? Au moins la trace serait faite pour le lendemain et je serais complètement disponible pour accompagner le groupe.


Les longueurs se succèdent...


Et nous évoluont en réversible. Voici déjà le dernière longueur avant le sommet.
Chho, à toi l'honneur...


le sommet et au loin le Kanjiroba.
Il est bientôt 17 h !



Derniers rayons de soleil sur l'arête.
L'ambiance est fantastique mais j'ai un peu de mal a sortir mon appareil photo.
J'aimerais vraiment passer la rimaye avant la nuit. Elle tombe à 18 H.
Bingo, à 19 h, nous serons de retour au camp 3.
Malheureusement en fin d'après-midi, Sandy et Jean-Louis n'étaient pas très bien et ils ont préférés redescendre au camp 2. Jean les a acompagnés. Demain, pour le sommet, nous ne serons plus que 7.
C'est vraiment dommage...


Vers le sommet, le 12 novembre...
Nous formerons trois cordées de deux indépendantes : Michelle avec Philippe, Yveline avec Victor, et Hugues avec moi.
Juste après midi, nous serons tous au sommet.


Un départ avec le soleil...




Hugues au premier plan, et Philippe juste derrière en rouge.

Tout ce passera merveilleusement bien, sans heurt ni pression. Chacun évoluant à son rythme et d emanière autonome.
Vers 13 h, nous sommes tous au sommet et avant 17 h tous de retour au camp de base.
Bonne nouvelle, Jean est même remonté au camp 2, pour faire le sommet.
Pas de souci, je retournerais donc une troisième fois au sommet avec lui. Et j'ai bien une petite idée derrière la tête !

Vers le sommet et la traversée du Dudh Kundali avec Jean.


La trace est optimum et Jean est très à l'aise en neige, l'idée de traversée le Dudh Kundali devient réalisable.




Et toujours en réversible.
Et dire qu'il y a des alpinistes qui n' imaginent réaliser une ascension en Himalaya, qu'avec des cordes fixes. Et je ne parle pas des idées reçues sur les expéditions commerciales.
Avec Jean, notre ascension fut un pur instant de bonheur : de l'alpinisme comme dans les Alpes, mais à 6000 m.
Avant midi, nous serons au sommet.


Bon, la descente est un peu engagée. Mais le jeu est prodigieusement excitant.
Etre à 6000 m, seul au monde et traverser une montagne.
Mais il est fou ce guide !!!


"ça s'rai bien d'arriver au lac avant la nuit".
Car ensuite, tout ira mieux. Je connais le chemin et il y a même un bon sentier pour nos pieds fatigués.


Avec un peu d'hésitation, nous nous engageons dans la descente en "tirant des longeurs".

 

Puis, je ne ferais plus de photos de notre descente.
Il faut croire que je devais être un peu concentré...


Le lac... "Super, il ne fait même pas nuit !"
Mais de quel côté, faut-il le contourner ?
Et nous n'osons pas trop regarder nos traces de descente dans les barres rocheuses... ni surtout les prendre en photos !

Le soir vers 19 h, nous arrivons tous les deux au camp de base.
Il fait nuit mais nous sommes comblés.

Tout le monde est réunis... l'expé est terminée.
Quoique... ?
Je suis très déçu que Jean-Louis soit justement tombé malade la veille de l'ascension. Car au camp de base, ce soir, il est de nouveau en pleine forme. Je lui propose donc une petite balade vers le Col Tichy avec un départ direct le lendemain, juste le temps de se reposer un peu.
Victor et Chhotemba nous accompagneront, et trois porteurs nous aiderons à installer un camp d'altitude au Lac de Jagdula.

Mais, c'est une autre histoire...

Les autres versants du Dudh Kundali


L'arête Ouest, plus facilement accessible depuis Chotra et la vallée de Lubdu, de l'autre côté
C'est aussi l'arête que l'on voit depuis Jumla.


Depuis Jumla, une petite pyramide au loin, notre sommet !

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