Mustang Phu
"l'original"

La description de l'itinéraire "idéal" Mustang Phu.




> fermer la fenêtre

Les autres pages de ce dossier...
Bonne lecture et bon voyage.

Retour à la page d'acceuil

Dernière modification le 20 septembre 2010

Les plus belles photos sont d'Etienne Principaud, mon guide préféré vers ces "sacred landscape".


Entre Annapurna et Dhaulagiri
la plus profonde vallée au monde
charrie des ammonites
en souvenir de Thétis.
Entre Annapurna et Dhaulagiri
la plus profonde vallée au monde
la Kali Gandaki
Conduit à ce pays hors du temps :
le Mustang.


Le Saribung, la clef de cet incroyable voyage.


Kag et Beni, un lieu où se côtoie Hindouisme et Bouddhisme.


Un itinéraire original, spécialement créé pour les touristes.
Au sommet de la crête, il y a même un abri pour profiter de la vue malgré le vent !
Une occasion de rester un jour de plus pour explorer ce beau village plein de surprises.

Un peu de recul, avec l'histoire de Mustang Phu
La première traversée touristique Mustang Phu a été effectuée à l’automne 2007, après plusieurs repérages versant Phu, et en particulier au printemps
2006 avec l’ascension du Bhrikuti et du De Hults Pass.
En relisant l’article de Trek Magazine, « Mustang Phu, l’incroyable voyage » écrit avec Etienne Principaud, il m’a semblé important d’actualiser les informations sur cet itinéraire qui devient de plus en plus fréquenté et bientôt «classique».
Après avoir été proposé par quelques TO français, on le retrouve maintenant dans les catalogues des agences européennes, anglaises ou allemandes, comme par exemple Amical Alpin. Face à la demande, quelques agences népalaises se sont confrontées à son organisation avec parfois quelques déboires (problèmes d’itinéraire, de porteurs mal équipés, d’acclimatation mal gérée ou de logistique) avec à la clefs : le décès d’un occidental et d’un népalais, des gelures pour des porteurs, une évacuation par hélicoptère depuis le French Camp, le demi tour de plusieurs groupes et déjà des déchets abandonnés.
A l’inverse de la première traversée, très peu d’alpinistes envisagent l’itinéraire en progression douce avec un camp au col avant l’ascension du Saribung. Et, de manière générale, les porteurs sont peu pris en compte dans l’organisation et la logistique (équipement inexistant, pas d’encordement sur glacier, pas de limitation des bagages des clients ni de l’équipe).

Malgré tout, Mustang Phu reste l’un des plus beaux itinéraires de Haute Route du Népal avec un intérêt esthétique que l’on ne retrouve nul par ailleurs et à un niveau de difficulté très raisonnable.

Voici donc la description de la première partie de l’itinéraire, de Jomosom à Lo Manthang, puis aux lacs du Damodar. Un peu plus tard, je reprendrais également la suite de la traversée, jusqu’à Phu.

Le découpage de l'itinéraire.
Voici le déroulement qui me semble idéal. Evidemment, c'est un choix très personnel et il est possible de choisir un découpage différent.

Day 1 : Kathmandu to Pokara.
Day 2 : Fligh to Jomosom and trek to Kagbeni
Day 3 : trek to Tetang
Day 4 : trek to Samar
Day 5 : trek to Geling
Day 6 : trek to Dhakmar
Day 7 : trek to Lo
Day 8 : Rest day at Lo
Day 9 : trek to Dhi
Day 10 : trek to Luri Gompa
Day 11 : trek to Ghuma Thati
Day 12 : trek to the "French Camp"
Day 13 : Rest day at « the French Camp »
Day 14 : trek to Japanes Base Camp
Day 15 : Load ferry to camp 1
Day 16 :  to camp 1
Day 17 : to camp 2 at Saribung Pass
Day 18 : Climbing day of Saribung Peak, back camp 2 or more down...
Day 19 : Crossing the pass to Bhrikuti Base Camp
Day 20 : trek to Phu
Day 21 : Rest day at Phu
And down to Marsyangdi River… to Koto or Naar

Pour rejoindre Lo
Il n’y a pas vraiment plusieurs chemins car il suffit simplement de remonter la vallée. C’est le choix des étapes qui marquera une différence dans le voyage.
Actuellement, le point de départ reste l’aérodrome de Jomsom. La route depuis Pokara et Baglung est achevée avec une ligne de bus régulière. Des coupures de la route à cause des glissements de terrain sont toujours possible, surtout en début d’automne après la mousson, mais cette route modifie radicalement ce départ de Jomosom. L’inconfort du trajet restera pendant un certain temps, une réelle contrainte.
La première étape est donc Pokara/Jomsom en avion. Puis un début du trek très tranquille jusqu’à Kagbeni, avec un repas de midi soit à Eklebathi soit directement à Kagbeni.
Il existe bien sûr une route de Jomosom à Kagbeni, utilisée régulièrement par des jeeps, des motos ou des tracteurs, et il est peut être judicieux de ne pas s’en priver pour mieux visiter et profiter de Kagbeni.
Il faut entre 4 jours et 5 jours 1/2, en fonction des étapes choisies, pour relier Kagbeni à Lo Manthang. Et c’est justement cette différence de durée qui fera toute la différence de qualité de l’acclimatation.
Car Kagbeni est à 2800 m est c’est justement à cette altitude que commence réellement le monde de l’hypoxie.

C’est le découpage de la première journée qui détermine le style d’acclimatation choisi.

En 4 jours

 En 4 jours 1/2

En 5 jours

En 5 jours 1/2

Kagbeni
Chhele
Tama Gaon
Dhakmar
Lo

Kagbeni
Chhele
Tama Gaon
Dhakmar
Tsarang
Lo

Kagbeni
Chhusang
Samar
Geling
Dhakmar
Lo

Kagbeni
Chhusang
Samar
Geling
Dhakmar
Tsarang
Lo

Personnellement, je préfère le découpage en 5 jours.
Il permet de bien calibrer la montée en altitude et donc de mieux profiter des superbes villages et paysages du Mustang.
Par contre, j’ai choisi d’éviter Tsarang car l’étape Tsarang/Lo se déroule sur une piste sans intérêt. Et surtout, on ne peut pas tout faire. J'ai remplacé cette étape par le passage d’un col à 4300 m qui oblige (ou permet) de rester plus longtemps en altitude. Mais cet effort est compensé par une journée plus calme à Lo, le lendemain.
Autre solution, depuis Lo Gekar, descendre à Tsarang..., puis, utiliser une jeep pour faire le trajet sur la route et ainsi mieux profiter de la première journée à Lo.

Kagbeni.
Je dors bien sûr en loge et de préférence à Red House Lodge, au cœur du village, c’est l'un des plus vieux lodges de Kag et les jeunes propriétaires sont très accueillants. Cette nuit en lodge permet une transition en douceur et un peu plus de confort après une étape comportant une forte différence d’altitude (même si elle se fait en avion).

Kagbeni/Tetang, 3100 m
Avec un repas de midi à Tangbe.
+ 800, - 400 m, 3h30 + 2h30
La première partie se déroule sur la route jusqu’à Tangbe, avec de très belles vues sur la Kali Gandaki. Ce premier village mérite une visite pour ces chortens et le fort en ruine. Puis, après un peu de repos, je vous propose de faire un détour pour arriver par le haut à Tetang. L’un des plus mystérieux village du Mustang dont l’organisation et la culture religieuse ont été étudié par Charles Ramble. Camping dans le haut du village ou chez l’habitant, il n’y a pas de lodge officiel.





Les Rigsum Gonpö de l'Est et le hameau de Thanka.



Avec Jean, nous arrivons dans le village par une porte d'entrée d'une sacralité époustouflante.


"The lord of the place"



Un croquis pour expliquer le positionnement des Rigsum Gonpö.
Il y a tant de choses à découvrir à Te... Et, il faut aussi se plonger dans le livre de Charles Ramble,
"The Navel of the Demoness". C'est une mine d'informations !

 

Tetang/Samar, 3660 m
Avec un repas de midi à Ghyakar.
+ 850, - 300 m, 3h + 2 h
C’est une étape plutôt courte, mais avec une prise d’altitude déjà importante.
Juste avant Chhusang, une visite au petit sanctuaire de Mentsi Lhakang s’impose. Il faut juste un peu d’anticipation en envoyant quelqu’un de l’équipe prévenir le gardien des clefs. Si la culture bouddhiste vous intéresse, je vous conseille un détour par Gompa Kang, le «monastère de la montagne» qui se trouve de l’autre côté de la rivière. Prévoir au moins une heure et renseignez-vous pour les clefs.
Ghyakar, l’étape de midi, est un village un peu à l’écart qui voit passer peu de monde.
Deux chemins y conduisent d’intérêt très différents :
Par Chhele avec une pause thé dans un des lodges et le nouveau pont particulièrement impressionnant.
Par l’ancien chemin, qui remonte simplement la vallée en aval de Chhele et regagne le plateau par des escaliers. Cet itinéraire permet aussi d’éviter la route dont les travaux devraient débuter en 2011.
Le sentier qui retraverse la vallée est surprenant ! A Samar, J’apprécie beaucoup l’Annapurna Lodge, le camping derrière la maison est exceptionnel, c’est le meilleur du Mustang. Pour ceux qui sont en teashop trek, il y a aussi des chambres.


Un paysage intimement emprunt de sacré...


Au loin, Nilgiri et Tilicho, avec le col qui permet de rejoindre Samar.

Samar/Geling, 3570 m ou Tamagaon 3710 m
Avec un repas de midi à Syangpoche.
+ 950 m, -960 m
Il y a deux chemins pour rejoindre Syangpoche.
- Soit par le haut, avec un sentier en balcon. C’est l’itinéraire classique, mais ce sera aussi le trajet de la route !
- Soit par le bas par la grotte Rhangchung de Chungsi.
Il ne faut surtout pas manquer la visite de cet ermitage qui vous conduira dans le monde tantrique de Padma Sambhawa.
L’étape n’est pas très longue et il y a même du temps à Geling pour visiter la gompa au-dessus du village.
Souvent les groupes évitent de descendre au village de Geling et préfèrent le sentier en balcon qui traverse les hameaux de Tamagaon et Chhunggar. Jhaite, un peu plus loin, est une maison isolé qui est aussi un petit lodge. l’accueil y est très agréable

 


Vincent et Pascal en route vers un petit col qui permet de descendre dans la vallée de l'ermitage.



Chhotemba, qui se demande bien où nous allons...








Des instants exceptionnels de sérénité...



Pascal dans la remontée vers Syangpoche.

mustang
Le chemin du haut...


L'arrivée à Geling.

Geling/Dhakmar 3820 m,
Avec un repas de midi à Ghami, généralement dans un très beau lodge.
Une étape classique avec le passage d’un col et une arrivée somptueuse à Dhakmar et les fameuses falaises rouge sang.
Je vous conseille d’arriver de bonne heure à Dhakmar pour vous offrir une petite randonnée au cœur des falaises.
Pour cela, prendre juste après le premier hameau (et avant un lodge récent, Tensing Riverside Lodge), un sentier à droite qui remonte un vallon. Le suivre jusqu’à un col (ce sentier descend ensuite à Tsarang). Suivre l’arête à gauche, vers le nord, pour traverser un petit sommet (pas de sentier mais un terrain très facile). De l’autre côté, on retrouve un col avec un grand cairn et un
autre sentier qui permet de redescendre à Dhakmar.
Camping ou lodge.

 


Une des déitées locales de Geling et en face la route qui vient de Lo Manthang.
Pour l'instant, elle n'est pas encore ouverte à la circulation, mais parfaitement carrossable.


Au premier col, la vue sur Ghami et le début des falaise de Dhakmar.
On aperçoit même le mur de Mani de Ghami, tout à droite de l'image, le plus long du Mustang.



Et toujours Rigsum Gonpö...






Dhakmar/Lo Manthang,
Avec un casse-croûte dans un petit carré de verdure à la fin de la montée du col, après Lo Gekar.
J’adore cette étape qui permet d’entrée à Lo par le haut et de se rendre compte de toute l’étendue de la plaine (The plain of Aspirations).
Le monastère de Gekar est une halte importante pour sa signification spirituelle et son ambiance. Le thé chez les moines est un moment très agréable.
Malgré l’altitude importante ce n’est pas une journée trop longue et il y a même un peu de temps à l’arrivée pour un premier contact avec la cité de Lo.



Le massif du Damodar avec, juste en face, le Khumjungar Himal.
C'est par une de ces vallées que Claude Jacoux est entré pour la première fois dans le massif du Damodar jusqu'au De Hults Pass.


Quelle foulée ce Nemo... et dans le lointain les sommets au Nord du Mustang.
De beaux projets pour un futur proche. Tilman et Tichy y ont même trainés leurs guêtres...


Une arrivée à Lo, toute tranquille...

À Lo :
Une journée est souvent consacrée à Lo et à ces environs.
Il est bien sûr possible de rester plus longtemps à Lo pour un tourisme résidentiel vraiment très agréable
Avec repos et visite des gompas, randonnée vers les forteresses ruinées d’Ame Pale et le monastère de Namgyal ou vers les villages et les grottes au nord de Lo.
Mais ce n’est alors plus vraiment une journée de repos !






 

De Lo à Dhi
J'aime beaucoup cette étape qui nous entraine dans l'univers minéral du Mustang.
Un départ matinal de Lo est une bonne idée pour éviter le vent sur les crêtes et les lumières n’en seront que plus belles.
En 2008, Pascal Pueyo a inauguré des variantes en montant sur chaque bosse de part et d'autre du sentier... C'est une très bonne idée qui permet d'avoir des vues époustouflantes sur le Nord Mustang.
L’après-midi, je vous suggère un aller retour à Yara pour y prendre «a cup of tea» et voir les grottes spectaculaires dans la falaise d’en face.
Le repas de midi s’organise habituellement dans un lodge à Dhi.

dhi


C'est bien par là...






Dans la descente vers Dhi.


Dhi


Un autre itinéraire qu'Etienne a réalisé en 2010 et qui évite la route de Lo à Tsarang.
La fin pour rejoindre et traverser la khola demande de l'attention.

De Dhi à Luri
En 2010, nous avons reconnu un nouvel itinéraire qui permet de rejoindre Luri par le haut, en remontant une vallée spectaculaire.
De Dhi, traverser le pont suspendu et prendre le sentier qui part vers la gauche en direction de la vallée de Dhimi, le sentier est très bien tracé car il mène aux alpages d'Amaka. Quand la vallée s’élargit, prendre le sentier de droite qui traverse un col avant de plonger sur Gara.
Si vous choisissez l’itinéraire par Yara, c'est une journée plutôt tranquille avec un arrêt à midi au petit village de Gara. Un "side walk" très recommandé pour traverser un village un peu à l'écart et pour profiter tranquillement du monastère de Luri. Bien sûr, les porteurs et les mules rejoignent directement Luri.
Le détour, pas vraiment facile, par la grotte de Tashi Kabum restera un de mes plus beaux souvenirs de ce Mustang Phu 2008. Peut-être son accès sera-il un jour aménagé ?
Jusqu'à présent, nous avons toujours installé le camp juste à côté de la nouvelle Gompa de Luri. L’emplacement est suffisant pour un groupe et en cas d’affluence il est aussi possible de camper un peu plus bas, à la bifurcation du sentier pour Guma Thathi.



Marie-Christine, Fred et Temba devant une exposition de Saligrams



De Luri à Ghuma Thati
Les deux journées nécessaires pour rejoindre le « French Camp » sont les plus exigeantes de ce voyage et nécessitent d'être bien organisées.
Il n'y a pas d'eau en cours de route pour la première étape, un pack lunch est donc obligatoire.
De Luri Gompa, descendre un peu la vallée pour prendre un raccourci qui permet de rejoindre le sentier principal qui viens de Gara, celui-ci est toujours très bien marqué. Monter sur le grand plateau en face de Luri, puis par une croupe jusqu’à un replat qui permet de passer derrière une crête. Un sentier horizontal conduit alors à de grands alpages et à un col (repas de midi...). Continuer par un sentier en crête puis un vallon jusqu'à un autre grand col. Descendre de l'autre côté et rejoindre rapidement les deux bâtiments de Ghuma Thati par une traversée.
Pour ne pas tous s’entasser au même endroit, il y a aussi une possibilité de camper 100 m avant le camp, un peu en contrebas, au bord d’un étang.


la bande des porteurs du Mustang Phu de l'automne 2008 à la fin du plateau. Il faut remonter la crête juste en face.



Françoise et la vallée qui rejoint le camp de base des Japonais.


les derniers alpages...


La descente vers Ghuma Thati.


Le petit rond bleu indique le camp de Ghuma Thati. la croix en contrebas représente le camp alternatif en camp d'utilisation du camp classique. Et les petites flèches montrent le chemmin du lendemain.




Pour nous, ce sera une grande journée...

De Ghuma Thati au camp "avant les lacs".
Attention, c'est une étape très longue qu'il ne faut surtout pas prendre à la lègère car elle comporte le passage de deux cols à plus de 5 000 m.
Le sentier est très bien tracé et facile à suivre. Départ matinal et pack lunch obligatoire.
Il y a de l'eau en cours de route.
Pour un groupe fragile ou moins préparé physiquement, il est bien sûr possible (et recommandé) de couper cette étape pour la transformer en deux journées de marche plutôt courtes avec le repas de midi directement au camp à l’arrivée.
Je trouve que le camp intermédiaire au fond de la gorge n’est pas agréable et je préfère l’option longue pour profiter d’une belle journée de repos au French Camp le lendemain. Cette longue journée constitue également un bon test pour la suite de la traversée vers Phu ou vers le Bhrikuti.
Pour les porteurs, l’étape directe se fait sans problème si leurs charges sont raisonnablement calibrées, ils seront d’ailleurs le plus souvent loin devant le groupe...!
Attention... En cas de nécessité de secours héliporté, il faut s'attendre à beaucoup de difficultés (et donc d'attente) car la région est classée zone militaire sensible.
Le « French Camp » est particulièrement confortable, Il est largement préférable à un campement aux lacs de Damodar. C'est le lieu idéal pour une journée de repos avant le monde plus hostile du camp de base. Il y a aussi de belles petites balades à découvrir.


Nemo et Dom à l'arrivée du 1er col.


En 2007, damned il fait encore mauvais. Mais, où allons nous aller ?

Une journée de repos au "French Camp".

cr
En 2008, quel changement ! Je sais maintenant où nous allons et il fait super beau.



Le versant tibétain du Lagula, un grand sommet entre Bhrikuti et Chako.

Du "French Camp"au Damodar Kunda puis au Camp de Base des Japonais.
Traverser simplement le grand plateau, et suivre un bon sentier jusqu’à la grande baraque bleu pour les pèlerins.
Le petit temple et les lacs sont juste en face (15 mn).
Pour le camp de base des Japonais, toujours rester sur le même versant en suivant de petites sentes qui traversent de bergeries en bergeries. Une petite montée à un col permet d'éviter des pentes peu confortables au-dessus de la rivière. De l'autre coté, une traversée descendante rejoins l’ancienne moraine latérale et le cours de la rivière encombrés de blocs et de cailloux. Cette partie dans la rivière reste la plus difficile actuellement pour les mules, heureusement, elle est relativement courte.
Le repas de midi peut être organisé directement au camp.
Ce camp de base, dit des Japonais,
est le point de départ de la traversée Mustang Phu ou simplement pour l’ascension du Saribung et des autres sommets du Damodar Himal.

Pour le Camp de Base Nord du Bhrikuti,
qui permet de réaliser l’ascension du Bhrikuti, il faut rejoindre les lacs puis traverser un col dans la crête escarpée, juste au-dessus du petit temple. La suite se déroule dans de grandes étendues désertiques, une très large croupe, puis il faut descendre légèrement dans le lit d’une rivière et à la confluence remonter le cours d’eau le plus à l’Est.


Un abri gigantesque et particulièrement incongru en ces lieux.


Les lacs sacrés de Damodar.


Et un lieu de culte pour les Indouhistes comme pour les bouddhistes.


Forcement Vishnou...


Le petit temple indou.

dam
Depuis la crête au dessus des lacs, une vue sur l'itinéraire pour rejoindre le camp de base.



Et dire que les mules arrivent a trouver un sentier dans ce...


Un camp de base un peu rude.


Le camp de base des Japonais en 2007.
Au matin,comme par miracle, la brume se déchire.
Il est temps pour nous de partir pour ce qui allait devenir "Mustang Phu, l'incroyable voyage".

Vers le camp 1
Une journée de transition pour aborder la haute montagne et changer radicalement d'univers.
Après réflexion, l'emplacement du camp 1 actuellement classique, sur la moraine ne me semble pas très judicieux car cela représente un effort important et un dénivellée trop grand. Toujours dans le cadre d'une "progression continue..."
Il est préférable de l'installer sur la rive gauche du glacier au bout de l'allée des pénitents, contre la moraine. Le matin, il sera aussi plus ensoleillé et l'effort du lendemain pour installer le camp 2 au col sera plus équilibré.
La première partie de la montée se déroule sur les moraines de la rive gauche du glacier. Cairns et traces de passages.
Puis, il faut rejoindre le glacier lui même pour suivre, jusqu'au bout, une grande allée entre les pénitents (cadre splendide). Quand l'allée bute sur la moraine rive gauche, traverser presque horizontalement le glacier pour changer de rive et rejoindre une moraine de petits cailloux. Elle s'incurve vers la gauche avec un gros blocs caractéristique.
Nous avons explorer les divers chemins possible, et c'est bien celui-ci qui reste le plus simple. L'idéal serait de prendre quelques points GPS... Mais un micro sentier va certainement se dessiner au fil du temps.

cb
Le début de l'itinéraire, rive gauche du glacier.

cb



En 2007, après les chutes de neige.



Jean et "l'allée aux pénitents".

c1
Une vue vers le bas.
En 2008, nous avons suivi à la descente du C1 au camp de base, l'intégralité de cette rive du glacier. Pour arriver à la conclusion que le chemin idéal était bien sur l'autre rive !


Un cheminement idéal, sur la moraine médiane du grand glacier de Damodar.
C'est l'emplacement du camp 1 classique.
Sur la droite, le Kumjungar Himal, le plus grand sommet du massif.
Et juste en face, au soleil, le Belvédère d'Alfred.

 

La traversée du Saribung Pass
Il s'agit vraiment du passage le plus simple entre le Mustang et Phu. Le De Hults pass est plus crevassé versant Phu, avec un itinéraire beaucoup plus complexe, surtout sans visibilité.
J'aime bien installer le camp 2 directement au col pour réaliser l'ascension du Saribung le lendemain. Ce qui est d'autant plus judicieux si le camp 1 a été placé un peu plus bas en rive gauche. L'après-midi il est également possible d'aller se balader vers "les bosses à Mary". Il n'est pas courant de pouvoir faire un sommet de 6000 particulièrement panoramique, les mains dans les poches.
L'ascension du Saribung est décrite dans une page spéciale. Ainsi que les autres ascensions des environs.

saribung
Le petit sommet du Saribung, avec, à gauche le Saribung Pass.

 

Pour rejoindre le camp de base du Bhrikuti
La première partie de la descente se déroule sans problème sur le glacier qui est simplement un peu crevassé. Il faut faire plus attention au printemps car il y a moins de neige. Puis, plus bas dans les moraines, la galère commence, car il n'y a pas encore de sentier et quasi aucun cairn pour regrouper les passages.
Ce serait un travail très utile a effectuer par une prochaine équipe qui viendrait de Phu à la montée.
Une fin de parcours particulièrement longue et éprouvante.
L'arrivée au camp est la bienvenue...


Et voici un bout de carte, réalisé par Denis Flaven de retour de l'ascension de Bhrikuti.
A l'usage, ce camp de base Sud est plutôt bien placé. Un autre camp, un peu plus bas, est également possible sur des replats sabloneux au bord de la rivière et marqué d'un rond sur la carte.

cb
Dans la descente du col, avec le Saribung en arrière plan.
Remarquez la grande plaque qui est partie sous le sommet. Un déclenchement à distance que nous avons provoqué lors de notre montée de la veille !

cb
Le camp de base du Bhrikuti, dernière étape avant la civilisation.
Phu sera pour demain.

Du Bhrikuti Base Camp à Phu.
Une grande journée suffit pour rejoindre le village de Phu, avec un arrêt repas à Nogaru. Un pack lunch est préférable pour faciliter le travail de l'équipe de cuisine.
Du camp de base, descendre sur une croupe avec des blocs pour rejoindre et traverser un affluent. Continuer le long de la rivière, pour rejoindre un deuxième affluent. Il est un peu plus difficile à traverser sans se mouiller les pieds...
Remonter en face jusqu'au sommet de l'épaulement glaciaire où débute un sentier bien marqué dans des alpages. Le suivre sans problème jusqu'a Ngaru,avec des bergeries en cours de route. Un sentier est actuellement en construction pour rejoindre le Tibet, c'est "le Chinese batu" qui devrait rejoindre un village de l'autre côté de la frontière, en passant un col et un glacier entre Chako et Ratna Chuli. A suivre...
De Ngaru, le sentier remonte jusqu'à de grands chortens, puis traverse longuement à flan. Il est très large et confortable.
Une descente finale conduit au village de Phu.

phu
Vue d'en face, le sentier à flanc qui viens de Ngaru. Il a été récemment agrandi et c'est un vrai boulevard.
Au fond, le massif du Peri Himal.

phu
Une photo surprenante de Phu, qui a été prise du haut depuis le sentier qui vient de Ngaru.
On voit bien la disposition particulière des champs cultivés qui sont situés au-dessus du village, avec à droite Gomren et à gauche Ubi.

phu


Un petit clin d'oeil à mes partenaires
logo


Et les liens qui vont bien : Salewa, Asolo, Petzl, Beal, les lunettes Adidas

logo

logo

Mais aussi avec Triple Zero pour les duvets, CILAO pour les sacs à dos et les baudriers light.

Et bien sûr, l'IFREMMONT pour son soutien et suivi médical.

logo


 

> fermer la fenêtre