Mustang Phu
L'incroyable voyage
La grotte de Tashi Kabung




> fermer la fenêtre

Les autres pages de ce dossier...
Bonne lecture et bon voyage.

Retour à la page d'acceuil

Dernière modification le 8 février 2009

 


C'est Etienne Principaud à l'automne 2007, qui nous avais parlé de cette grotte.
Du même style que celle de Luri et presque au même endroit, mais plus difficile d'accès et donc forcement entourée de mystère.
Nous avions les référence d' articles publiés sur le net, mais qui ne donnait pas les clefs pour accéder à cette grotte.

www.asianart.com/articles/tashikabum/index.html
trek.pe.kr/04_Mustang/2006-Nepal_Mustang/M_Pho_day10/0_text_day10. htm

Françoise et Etienne, lors de notre passage à Luri en 2007, l'on cherché activement, mais sans succès.
Et, je m'étais promis de lui consacrer un peu de temps en faisant étape au village de Yara et en me renseignant précisément auprès des habitants.
Ainsi fut fait lors de mon deuxième Mustang Phu en 2008.
Et au petit matin, nous partons de Yara accompagné par le Grand Père de la maison. Je suis un peu sceptique sur nos chances de parvenir à la grotte.
Mais notre accompagnateur se montrera d'une aisance incroyable. Il nous taillera même des marches dans le terrain raide et instable de conglomérat qui compose les falaises entre Yara et Luri.
Malheureusement, peu d'entre nous pourrons acceder aux grottes, tellement l'accès en est délicat et exposé.
Et cette pages leur est dédiée.
Nemo, ayant loupé la première visite y retournera avec Chhotemba un peu plus tard dans la journée.
La grotte est indiqué sur la carte de trekking Nepamap "Mustang", mais son emplacement est faux.

grand pere
Merci encore à toi, Grand Père.
Je me souviendrais longtemps de ta gentillesse, de ta sérénité et de ton aisance.
Quel dommage dans ces instants de ne parler qu'un "broken népali", tu avais tant de choses à raconter.


Ce vieux chorten dans la pente, rive droite de la rivière, à mi hauteur des grottes, est un bon indicateur.
Il se trouve à environ 500 m en aval de la bifurcation pour les Damodar Kunda, entre Yara et Luri.




Tranquille, comme dans un champs à biner l'orge.
Alors que c'est monstre raide !



La fresque de la coupole.



Une oeuvre d'art, mais aussi un lieu de culte encore actif et très puissant.
Malheureusement le chorten à été éventré.


Dans des alcoves, des centaine de Tsa tsa de toutes sortes sont déposés en offrandes.


Il y a aussi de vieux parchemins.


Et bien sûr, des fresques sublimes. Malgré un état de délabrement avancé.




Les photos de Nemo...






 

Le Monastère de Luri


Le nouveau monastère de Luri, avec nos tentes juste à côté. le lendemain, nous traverserons le grand plateau en face.


Et l'ancien, accroché à la falaise.


Vincent, Chhotemba et Dominique en route pour la gompa.




Mais qui sont-ils... ?

Pala : les influences de l'Inde orientale

L'école Pala (VIIIe-XIIe siècles) représenta la seconde phase majeure de l'art indien après celle des Gupta (IVe-VIIe). Elle fleurit en Inde du Nord-Est et fut parrainée par les rois bouddhistes pala qui gouvernaient les anciens Etats du Magadha et du Bengale. Ils firent construire bon nombre des grands monastères actuels, y compris ceux de Nalanda et de Vikramasila - d'où Atisha se lança vers le Tibet au début du XIe siècle.

Le style fortement figuratif pala fut une des plus influentes formes d'art jamais développées en Inde. Une grande partie de l'art salué au Népal, au Tibet et en Asie centrale en fut inspirée. Du IXe au XIIe siècles, le Népal fut en fait son second centre mais on en a aussi trouvé des exemples dans d'autres parties d'Asie centrale.
Contrastant avec l'abondance des pierres et des bronze, les peintures pala indiennes originales ont rarement survécu. Après les conquêtes mahométanes, toutes les oeuvres originales furent systématiquement détruites.
art
Pour voir des vestiges authentiques de cette superbe phase de la créativité indienne, il faut se rendre dans les premiers monastères kadampa (XIe- XIIe siècles) du Tibet central.
Un exemple particulier de ce style est visible au Mustang dans les peintures les plus anciennes de Luri gompa.
Une série de 55 peintures murales datant de cette même époque  viennent par ailleurs d’être très récemment découvertes par une équipe internationale dirigée par l’archéologue Luigi Fieni dans des grottes peu accessibles de la région de Lo Manthang.

On connaît mieux aujourd'hui la peinture “ archaïque ” tibétaine. Décors muraux et thang-ka, influencés par l'art de l'Inde médiévale ont été tour à tour dénommés par les expressions “ style indien ”, style Kadampa en raison d'un lien privilégié supposé et que l'on sait aujourd'hui erroné entre cet ordre monastique et les peintures conservées, style “ post-pâla ”, style “ Shar-mthun ”, style “ pâla international ”.
Le style “ pâla international ” semble avoir perduré plusieurs siècles, certains de ses éléments se fondant dans l'esthétique newarisante, largement répandue au XIV ème siècle par l’ordre Sakya pa et visible dans les deux temples de Lo Manthang..

En général, les oeuvres d'art pala se focalisent sur le visage humain et représentent un bouddha principal entouré de bodhisattva généreusement ornés de joyaux et de diadèmes. D'autres bodhisattva et d'autres bouddhas, assis de manière uniforme, sont habituellement disposés de chaque côté de la tête de la représentation centrale. Enfin, une rangée horizontale de déités est installée en dessous du trône lotiforme du Bouddha et longe la partie inférieure des peintures. Contrairement aux oeuvres népalaises, ces représentations ne sont pas confinées à des motifs caractéristiques d'arches et d'autres éléments architecturaux élaborés.

Le type figuratif de ces premières peintures de la Seconde Diffusion les rend aisément reconnaissables. Les bodhisattva sont caractérisés par des corps souples et gracieux, des visages allongés et des mentons pointus. Exécutées selon le canon tribhanga, ces représentations de bodhisattvas ont une saillie coxale exagérée, ce qui leur donne un déhanchement léthargique fort particulier. Une des principales caractéristiques réside dans les ornements arborés par les statues debout : des caleçons bien ajustés, diaphanes du haut des cuisses aux chevilles, ainsi que le tissu rayé passé autour de la taille de la représentation centrale (le torse étant nu). Ce type d'oeuvre d'inspiration pala est également renommé pour la richesse de sa palette chromatique : les couleurs sont unies mais vibrantes, le rouge prédominant étant assorti de lumineux jaunes, verts et bleus.
(Etienne Principaud...)



 

 

 

Et bien sûr, un dernier petit clin d'oeil à mes partenaires habituels

Et les liens qui vont bien : Salewa, Asolo, Petzl, Beal.

avec : Triple Zero pour les duvets et les lunettes Adidas

logo

logo


 

> fermer la fenêtre