Drakphuk Konchok Ling
Un lieu extraordinaire...





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Et maintenant Konchok Ling 2

Dernière mise à jour le 21 janvier 2011


Cette page est dédiée à Etienne Principaud...
avec tous mes remerciements.


Une porte comme une invitation...


La carte des lieux, avec l'emplacement de la grotte. Pour être précis, elle se situe sur le versant Samdzong de la crête.
Et, en discutant avec les villageois de Samdzong, nous avons appris qu'ils étaient en conflit avec le village de Sisa pour l'aménagement et les revenus de la grotte. Mais comme ils sont beaucoup plus à l'écart et avec peu d'éducation, lors du procès à Jomosom ils ont été roulés dans la farine ! Et ce sont les villages de l'autre versant qui bénéficieront des retombées économiques.
Alors que Samdzong fait face depuis plusieurs années à de graves problèmes d'alimentation en eau et donc d'irrigation.


Konchok Ling
Ce nom ne vous dit rien ?
Pourtant c’est l’endroit le plus merveilleux du Mustang.
C’est une grotte, ou plutôt l’auvent d’une grotte qui c’est effronté et qui présente de très délicates fresques de facture indienne (le style Pala). Mais c’est surtout le site de cette grotte qui est exceptionnelle. Et le chemin qui y conduit.

Suivez le guide…


Ou plutôt LA guide !
Pura Sangmu Partchya de Sisa.


Tout au long du chemin, elle ira a un train d'enfer tout en filant la laine et en papotant tranquillement avec Kaji !


Le sentier est à la fois bien traçé et très large. Il est même possible de faire la montée à cheval.


 






Le sentier se perd dans un dédale minéral. Quel travail !

 


Jean Pierre...


Sur la crête un batiment... Est ce là ?

La grotte de Konchok Ling,
une randonnée incontournable au Nord de Lo Manthang

Voici l’endroit le plus spectaculaire du Mustang !
C’est aussi une très belle histoire qui s’est conclue à l’aube 2011, lors du dernier voyage « le Mustang en hiver », de Tirawa.

En 2007, la 1ère information sur la découverte d’une nouvelle grotte exceptionnelle au Nord de Lo Manthang n’a pas échappé à la curiosité d’Etienne Principaud, mon compagnon de route du Mustang. Longtemps nous avons cherché à en savoir plus, et durant tous mes voyages au Mustang, j’espérais trouver l’emplacement exact et l’accès à cette grotte appelée depuis « the snow leopard cave », à cause des traces de léopard des neiges que les premiers visiteurs avaient aperçues dans la grotte.

Avec le temps, les informations sont devenues plus précises. Certains voyageurs racontaient même qu’ils avaient frôlé la mort en se rendant sur place, tellement le lieu était inaccessible !
Puis, dans un film récent du National Géographique, quelques images montraient des aménagements importants avec de vrais sentiers. Enfin, Luigi Fieni, le talentueux restaurateur des fresques de Lo, nous indiqua le nom exact, Drakphuk Konchok Ling. Il nous restait maintenant à trouver le gardien des clefs !
En cette fin d’année 2010, Kaji Sherpa, notre sirdar, a dû me maudire.
Je voulais absolument trouver cette grotte. Pour lui, ce n’était qu’une grotte de plus. Après une randonnée exceptionnelle depuis Choser, dans l’auvent d’une grotte partiellement effondrée, nous avons enfin réussi à admirer cette fresque. Elle consiste en un mur de 7,5 m de long couvert de 55 panneaux, de représentations bouddhistes de style Pala datant du 12 ème siècle. Je ne peux m’empêcher d’être émerveillé par ce que la foi provoque. Dans ces cavernes presque inaccessibles, au bout du monde, des moines et des artistes ont vécu et ont médité autour des stupas sacrés. Ils se sont réunis, les yeux illuminés par la foi, pour peindre des diagrammes mystiques et des êtres d’une délicate beauté.
Kaji a été émerveillé par les fresques et par notre randonnée tout là-haut. Pour sa prochaine saison de trek, il va y emmener tous les voyageurs Tirawa !
De retour à la maison, j’ai cherché a en savoir un peu plus sur le style de ces fresques et surtout sur les personnages qui y sont représentés. Ces mystérieux Mahâsiddhas.
Les « Grands Accomplis » ou Mahâsiddhas sont des personnages historiques ou légendaires
 qui pratique l'ascèse et les techniques psychophysiologiques du yoga.
Alors que les écoles du bouddhisme du Grand Véhicule prônent l'extinction des passions, les écoles tantriques incitent à les sublimer. La biographie des Mahâsiddhas, en grande partie légendaire, apporte nombre d'anecdotes choquantes aux yeux des bouddhistes traditionnels. Ils ne s'interdisaient ni l'absorption de viande, ni d'alcool. Leurs théories philosophiques, empreintes d'un symbolisme sexuel appuyé, s'opposent à la pudibonderie de la société.
Les Mahâsiddhas sont des personnages clefs des enseignements tantriques de l’origine de la transmission à nos jours par une lignée ininterrompue.
Le Mahâsiddha à une époque de sa vie va communiquer directement avec une divinité qui va lui transmettre alors un enseignement secret permettant d'atteindre la libération par un culte spécifique rendu à une divinité d'élection (ishtadevata, yidam).
Cette divinité est très souvent Vajradhra, « Porte vajra » le Bouddha suprême ou une déesse initiatrice (Vajravahari).
Des textes particuliers, issus de cet enseignement direct, les tantra et leurs commentaires, décrivent tout à la fois une cérémonie d'initiation plus ou moins longue, nécessitant l'usage d'un diagramme (mandala) et des spéculations philosophiques. Le dieu et les déités de sa suite apparaissent au cours du rituel, sous des apparences variées et complexes dont les multiples particularités iconographiques sont les symboles formels d'idées philosophiques.
La visualisation des divinités et l'identification du méditant à celles-ci sont appelées « réalisation, accomplissement» (siddhi, dngos-grub). Les ascètes indiens qui, du VIIème au XIème siècle, illustrent cette tradition sont donc appelés Mahâsiddha (grub-Chen), les « Grands Accomplis ».

Les Mahâsiddha sont au nombre de quatre-vingt-quatre. Ce nombre est symbolique et ne recouvre pas une réalité historique car l’identité exacte des personnages, leur ordre et même l'orthographe de leur nom restent imprécis. Les plus importants d'entre eux (Tilopa, Naropa…)  paraissent avoir réellement existé. Leur vie, émaillée d'épisodes légendaires et merveilleux, est rapportée par plusieurs textes.

L’ensemble des Mahâsiddhas a fait l’objet de plusieurs séries, l’une des plus connues décore les murs du monastère de Hémis au Ladakh.
C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter la représentation des Mahâsiddhas figurant sur les murs de Drakphuk Konchok Ling. Il ne faut donc pas comprendre la fresque comme une histoire continue style bande dessinée mais comme une série illustrant la vie de chaque Mahâsiddha.
Ce n’est sans doute pas un hasard si une représentation des Mahâsiddhas se retrouve au Mustang vu les liens étroits qui unissaient les familles royales du Ladakh et du Mustang à cette époque.
D’ailleurs, il existe une autre représentation de 84 Mahâsiddhas avec celle des seize Arhats, sur les murs de Ghar Gompa (Lo Gekar). À ma prochaine escapade au Mustang, il me faudra donc absolument demander aux moines de voir cette fresque.
En entrouvrant les portes de la connaissance par un nouveau voyage, ce fut une belle manière de prolonger les émotions vécus là-haut.

Un texte écrit pour le blog sur le Mustang de Tirawa

 

 


La porte magique et cette inscription mystérieuse.
Il faudrait que je demande au Docteur Ramble (éminent antropologue et spécialiste du Mustang et de la religion Bön) de m'expliquer un peu plus la signification de ces lieux.



 




Jean Paul Charpentier...


Une vision désagréable. C'est un chorten qui a été éventré et pillé. Les petites boules sont les tsa tsa qui ont été éparpillés.




Une vraie star, notre guide... avec un sourire éblouissant.



On est un peu ridicule avec nos semelles Vibram !


Konchok Ling est un complexe important qui s'étend sur toute la crète.


Sur la crête...


 


Il va falloir redescendre en contre bas, de surprise en surprise !



En direction de la vallée de Samdzong.


Une main courante surprenante et très locale. Un cable entouré de peau de chèvre !



Anne et XXX



Des fresques qui se dégradent de plus en plus... Mais que fait Luigi ?

Au retour...



Des passages un peu scabreux...


Il faut avoir le pas très sur car il est impossible d'installer une main courante pour sécuriser les passages.




Une vision très surprenante. Car en regardant mieux, il y a d'anciennes fortifications avec des tours et des ramparts.







Au sujet de la découverte de la grotte... Une compilation des articles parues en 2007.

"Shepherd leads experts to ancient Buddha cave paintings"
par Maseeh Rahman
guardian.co.uk, Friday 4 May 2007 14.57 BST

"One of 55 panels depicting the story of Buddha's life, discovered in a 12th century cave in the Mustang area of Nepal. Photograph: AP
A shepherd in a remote region of Nepal near the border with Tibet has been instrumental in the discovery of an extraordinary art treasure that lay hidden from the world for centuries - a collection of 55 exquisite cave paintings depicting the life of Buddha.
A partially collapsed cave containing the 12th to 14th century depictions of scenes from Buddha's life was unearthed last month by a team of Italian, US and Nepalese conservators and archaeologists in Mustang, a lost kingdom long forbidden to foreigners in the high Himalayas, 250-km north-west of Kathmandu.
"Finding the cave was almost like a miracle," said Luigi Fieni, a member of the team that used ice axes to cut its way into the inaccessible 3,400m-high cave in a region that for centuries was part of greater Tibet before being taken over by Nepal.
Foreigners were only permitted to enter Mustang in 1992, and Mr Fieni's team began work nine years ago, restoring the spectacular wall paintings in a 15th century Tibetan monastery.
When they inquired about other art treasures in the region, a villager remembered that as a boy he had seen a cave full of colourful paintings.
"Unlike the murals in the monastery, the Mustang cave paintings do not reveal a Tibetan but a strong Indian influence, including the animals they depict - leopard, tiger, monkey and deer," Mr Fieni said. "In fact, the style evokes the fabulous cave paintings of Ajanta, which predate the Mustang caves by several centuries."
The location of the cave has been kept secret to deter art smugglers, but the team call it "the snow leopard cave" as the animal's footprints were found inside.
"The cave paintings have been affected by wind and rain and really need restoration," Mr Fieni said. "It's a long process, and we're hoping now to raise funds for the project."
The simultaneous discovery of ancient Tibetan manuscripts in nearby caves has led to speculation that the caves might have been a teaching retreat on the lines of the Buddhist university in Nalanda.
Mustang is of special significance to Buddhist experts because it is perhaps the only region where Tibetan culture and religion have survived over the centuries virtually untouched by time and modern Chinese colonisation.
"The Mustang people are Tibetans. They speak the Tibetan language; their origin is in the Tibetan culture," said Lama Guru Gyaltsen.

The opening up of the region has brought inevitable challenges to Mustang way of life. Young men are leaving the tiny kingdom in search of work, and a modern road through the capital, Lo Manthang, is certain to affect the tradition of rearing horses for transport and agriculture. Building techniques using mud are likely to be abandoned in favour of modern construction methods. "

"Mustang caves excite archaeologists"
BY BISHNU BUDHATHOKI
KATHMANDU, May 6 – 2007

"Following the discovery of human-excavated caves in Mustang with spectacular Buddhist murals unseen for centuries, government officials and archaeologists are excited at the prospect of exploration and further study of medieval religion, culture and civilization, as well as their preservation.
Talking to the Post, Kosh Prasad Acharya, Director General at the Department of Archeology (DoA) said, "The newly discovered murals may help in further exploration of Buddhism, art and artifacts, and medieval civilization."
Wall paintings dating back to as early as the 13th century, Tibetan manuscripts executed in ink, silver and gold, and pre-Christian era pottery shards have been discovered in Mustang. These have a great significance from the archaeological point of view, he added.
With the help of a local shepherd, an eight-member team of international researchers -- four Americans, an Italian and three Nepalis -- had explored at least 12 caves located at an altitude of 14,000 feet near Lo Manthang area of Mustang from March 9 to April 4 and discovered the murals never before photographed, nor viewed in modern times. The team was partly funded by The North Face and by Sky Door Productions.
The team believes that one high elevation cave containing footprints only of snow leopards was reserved for Buddhist teachings. This partly-collapsed enclave contains a mural of 55 panels depicting stories of the life of the Buddha, executed in a masterful, Indian-influenced style that is unique in Mustang. This delicate, intact mural is evocative of parts of the 13th Century Luri cave paintings.
"These findings underscore the richness of the Tibetan Buddhist religious tradition of this area stretching back nearly a millennium as well as the artistic beauty and wide geographical reach of Newari artists," Reuters quoted an American explorer Broughton Coburn as saying.
"Who lived in those caves? When were they there, when were the caves first excavated and how did the residents access them, perched as they are on vertical cliffs?" he questioned and further said, "It's a compelling, marvelous mystery."
A Nepali team member Prakash Darnal, who is an archaeologist at the Ministry of Culture, Tourism and Civil Aviation, said, "These distinct and old paintings in difficult landscape reflect the mediaeval art (Neolithic art), culture, religion and civilization influenced by Indian lifestyle."
He added that each and every cave site in Mustang should be explored and the art and archaeological features of these national treasures should be documented by the DoA.
"This is a preliminary survey so we need to look for further details," said Acharya, adding, "But we don't have sufficient resources and specialized soft rock-climbers who can take archaeologists along with them to carry out further study."
Jiban Ghimire of Sherpa-Shangri-La Trekking Agency informed that National Geographic and the Discovery Channels have shown keen interest to further explore Mustang. "But we have been making a plan to start the next-phase of exploration in the upcoming Spring Season, with the inclusion of a high altitude archeologist Dr Johan Reinhard, a National Geographic Explorer-in-Residence," he said."

"Shepherd leads experts to ancient Buddha cave paintings"
Compiled by Tipitaka Network Newsdesk, Sunday, May 6, 2007

Paintings of Buddha dating back at least to the 12th century have been discovered in a partially collapsed cave in Nepal's remote north-central region by a team of international researchers after being tipped by a local shepherd near the Tibetan border.
A mural with 55 panels depicting the story of Buddha's life was uncovered in March, with the team using ice axes to break through a snow path to reach the cave in Nepal's Mustang, a lost kingdom long forbidden to foreigners in the high Himalayas.
The inaccessible 3,400m-high cave was unearthed in the Mustang area, about 250 kilometers (160 miles) northwest of the capital, Katmandu.
"What we found is fantastically rich in culture and heritage and goes to the 12th century or earlier," Broughton Coburn, a writer and conservationist from Jackson Hole, Wyoming, told The Associated Press on Friday.
Coburn said the main mural measured around 8 meters (25 feet) wide, and each panel was about 35 centimeters (14 inches) by 43 centimeters (17 inches).
The team of Nepalese, Italian and American conservators, archeologists, art experts, and climbers, were tipped by a local sheep herder who mentioned that he had seen a cave with old paintings several years ago when he took shelter from the rain.
"I was overwhelmed with questions," Coburn said about the discovery.
Besides the main mural, paintings were discovered on other walls of the cave which they believe were made slightly later. A nearby cave had manuscripts which were written in Tibetan language, which were photographed by the team and will be translated by experts.
Coburn said the team planned to perform limited excavation, collection and cataloging of the manuscripts.
The five Americans in the team included renowned mountaineer Peter Athans who has scaled Mount Everest seven times and film maker Renan Ozturk. Other members included Italian art expert Luigi Fieni and two Nepalese archaeologists.
"I can unequivocally say that climbing into the caves was greatly more exciting than any emotions I had on Everest," Athans said in e-mail sent from Seattle, Washington. "The opportunity to explore new ground with potentially significant discoveries imminent was far more enticing than the Everest summit."
"Finding the cave was almost like a miracle," said Luigi Fieni.
Foreigners were only permitted to enter Mustang in 1992, and Mr Fieni's team began work nine years ago, restoring the spectacular wall paintings in a 15th century Tibetan monastery.
When they inquired about other art treasures in the region, a villager remembered that as a boy he had seen a cave full of colourful paintings.
"Unlike the murals in the monastery, the Mustang cave paintings do not reveal a Tibetan but a strong Indian influence, including the animals they depict - leopard, tiger, monkey and deer," Mr Fieni said. "In fact, the style evokes the fabulous cave paintings of Ajanta, which predate the Mustang caves by several centuries."
The location of the cave has been kept secret to deter art smugglers, but the team call it "the snow leopard cave" as the animal's footprints were found inside.
"The cave paintings have been affected by wind and rain and really need restoration," Mr Fieni said. "It's a long process, and we're hoping now to raise funds for the project."
The simultaneous discovery of ancient Tibetan manuscripts in nearby caves has led to speculation that the caves might have been a teaching retreat on the lines of the Buddhist university in Nalanda.
Mustang is of special significance to Buddhist experts because it is perhaps the only region where Tibetan culture and religion have survived over the centuries virtually untouched by time and modern Chinese colonisation.
The area has for centuries been used as a major passageway between Nepal and Tibet. For centuries, it was part of greater Tibet before being taken over by Nepal.
"The Mustang people are Tibetans. They speak the Tibetan language; their origin is in the Tibetan culture," said Lama Guru Gyaltsen.
The opening up of the region has brought inevitable challenges to Mustang way of life. Young men are leaving the tiny kingdom in search of work, and a modern road through the capital, Lo Manthang, is certain to affect the tradition of rearing horses for transport and agriculture. Building techniques using mud are likely to be abandoned in favour of modern construction methods.
The expedition spent three weeks in the remote mountainous area, where there are few people due to the extreme weather and barren land.
"We learnt how much we don't know, how much there is to discover, explore and understand," Coburn said, adding they plan to return to the cave next spring to conduct more research.
source: http://www.guardian.co.uk/international/story/0,,2072736,00.html
source: http://www.iht.com/articles/ap/2007/05/04/asia/AS-GEN-Nepal-Archeological-Discovery.php

Ancient Buddha cave murals found behind wall of snow
Jeremy Page, South Asia Correspondent
The Times
May 5, 2007

"A shepherd's tip-off has led to the discovery of 800-year-old Buddhist murals in a cave complex hidden behind a wall of snow."

"The herder told a team of archaeologists, mountaineers and art experts from Nepal, America and Italy that he had seen a cave covered in old paintings when he sheltered from rain several years ago. The explorers spent three weeks roaming the mountainous region of Mustang, a semi-autonomous kingdom on the Tibetan border that restricts the number of foreign visitors to preserve its distinct culture. They found the murals in March on a cliffside above Lo Manthang, the medieval walled capital of Mustang, after using ropes to climb up to the cave and ice axes to hack through the snow blocking its entrance. The paintings, which depict Buddha's life, consist of one mural about 25 ft (7.5m) wide and 55 panels measuring about 14 in x 17 in. They are believed to date back to the 12th century and are among the most exciting discoveries of Buddhist art in recent years. The team also found manuscripts executed in ink, silver and gold and shards of pre-Christian pottery in the caves, which may have been used as burial chambers. The explorers say that they plan to excavate, collect and catalogue the manuscripts, which will be photographed and translated to try to ascertain their origins. But they have refused to reveal the precise location of the caves to prevent other foreigners or local people from damaging the treasure trove. The artefacts appear to have survived intact because of their inaccessible location, the harsh climate and the tiny, 7,000 population of Mustang. Mustang is the site of the Buddhist kingdom of Lo, which was founded in 1380 by a warrior named Ame Pal and became a key trade and pilgrimage route between Nepal and Tibet. It enjoyed de facto independence until the previous King asked the Government of Nepal for protection after Communist Chinese troops occupied Tibet in 1950. In the 1960s King Jigme Palbar Bista, the current monarch, allowed Tibetan Khampa warriors, trained and supplied by the CIA, to use Mustang as a base for attacks on Chinese troops in Tibet. Foreigners were not allowed to visit
until 1992, and still today access is limited to 1,000 visitors a year, each paying 380 for a ten-day permit. The team of explorers included Peter Athens, an American mountaineer who has scaled Everest seven times, Renan Ozturk, an American film-maker, two Nepalese archaeologists and Luigi Fieni, an Italian art expert who helped to restore the Sistine Chapel and has also been restoring Buddhist murals in Lo Manthang."

Hidden Treasures
On the mud walls of monasteries and temples around Mustang in Nepal lies a world of painting,
 B. N. Goswamy
A view of the 14th century walled town of Lo Monthang in Nepal

Till not long ago, I had associated the name ‘Mustang’ only with a horse — the dictionary describes it precisely as "a small, hardy horse of the American plains, descended from Spanish stock" —, or with one of the most successful automobiles sporting that name which the Ford company launched some 50 years ago. I had little idea then that there was, in Nepal, right on its border with Tibet, also an ancient kingdom now bearing that name and going back almost to 1000 years.
And it still survives, having outlived major upheavals over the centuries, in the midst of a lunar landscape virtually untouched by outsiders but magnificently carved out by the elements. Anyone who has been to the area speaks of its high altitude desert-like appearance, with yellow, ochre and grey hills, and awe-inspiring mountains all around, something of ‘a giant Grand Canyon surrounded by icy peaks and criss-crossed by thundering rivers’.
By all accounts, to get to Lo Manthang, the capital town of Mustang, one has to travel on foot or horseback ‘through an elemental world of sand, rock and wind’. But once one gets there, one can be sure of being transported to a different sphere, a different plane of being. For there, in and around Mustang, there are monasteries and temples in which on mud-walls and inside caves a brilliant world of painting breathes: an art of the mind in which colours seem to explode before the very eyes of the viewer.
Culturally and ethnically, Mustang belongs to the Tibetan world but it has remained a part of Nepal. In fact, in the 1960s, when the Chinese unleashed their brutal ‘Cultural Revolution’ upon Tibet, in the course of which countless monasteries were razed and priceless art destroyed, the area served as a base for the Khampas who waged a long but futile guerrilla war against the Chinese.
Fortunately, however, Mustang and its art treasures were on this side of the border, and thus in Nepal. The Nepalese Government closed the area down in those troubled times and made it inaccessible to outsiders. It was only 15 years back in 1992 that the region was opened up again. And that is when the magnificence of the art of the Mustang region broke through the clouds of unknowing and shone upon a disbelieving world. Several expeditions to the region have, of late, been undertaken by scholars and restorers; treks to the Mustang region are now standard fare offered to hardy tourists visiting Nepal; publications focussing upon the great wall paintings keep appearing. The world is waking up to the treasures of Mustang. The two gompas — vihara-like establishments — of Thubchen and Jampa, both going back to the 15th century, were listed in 1996 in the World Monuments Fund’s first annual watch list of 100 Most Endangered Sites representing the world’s cultural heritage. For here, in the art of these places, as Philip and Marcia Lieberman say, "wild,

unearthly beings stand poised to leap, caught in a frozen moment of dance, by the side of Buddhas sitting motionless in the remote serenity of profound meditation. An invisible universe, a meta-reality, proclaims itself on mud walls where, five centuries ago, artists painted a truth seen only by the mind".
There is so much to read and write about Mustang, for the excitement of discovery has become attached to the region. Briefly, however: the capital, Lo Manthang, (seen in the image that accompanies this piece) — named after the native Lo-ba people who speak a dialect of Tibetan — is a relatively small walled town situated on a flat plateau behind which magnificent mountains, bare of vegetation, loom.
The two temples in the town, barely a 100 m apart from each other, house, however, monumental images of the Buddhas and rich, jewel-like paintings: the work of Newari artists — whose style almost defines the art of Nepal and who were inspired by Pala paintings from India in turn — completed some 500 years back: well before Leonardo da Vinci painted his Last Supper, as an Italian restorer remarked. The restoration teams had to be called in from Europe, mostly from Italy, because the paintings in the temples needed serious work, having been almost covered with centuries of soot from butter-lamp smoke, and grime, and water. But it was only after the art of the region became public knowledge, so to speak. Not many from outside had seen these works before 1992. The inveterate Italian researcher, Tucci, was one of the few who had been there, as early as 1952: but he feared that they were soon going to be lost forever. They have survived, however. And while work on the known treasures becomes more and more intense as years roll by, more and more discoveries are being made in the region.
One reads of the discovery, thus, as late as 2007, of what is now being called the Snow Leopard Cave, at an altitude of some 3400 m, in the very mountains that one sees in the backdrop of the town of Lo Monthang. As many as 55 wall paintings have been discovered there going back to the 12th century. But access to them is not a simple matter. Anyone who has been there, having negotiated rocky knife-like ridges and perilous ledges, recalls the ‘death-defying’ approaches over ‘fluted, organ-pipe spires and pinnacles’. Several researchers are known to have given up their attempts; Gary McCue, who led teams into the Tashi Kabum and Luri caves — which look from a distance like holes in a barren escarpment — has written about crawling on his belly ‘through a short passage barely the width of my shoulders’ for entering one of the caves. And yet the wonder of it all — and this is what faith can do — is that here, in these almost inaccessible caverns, monks once lived, circumambulating sacred stupas; devotees gathered, eyes lit with ardour; and artists from far off kept
working, painting mystic diagrams, creating seductive illusions, exploring the inner selves of lithe and graceful beings, "solemn in their beauty, archangels of the spirit".

Il y a bien évidemment, le film du National Geographic “Quest for Shangri La" qui propose une vision d'ensemble des grottes du Mustang et quelques prises de vue de Konchok Ling. Un très beau film pro, intéressant malgré des scènes de spectacle. Mais je suis à la fois surpris et bousculé par l'angle choisi par le réalisateur pour rendre compte de la relation avec les habitants du Mustang.
Que peuvent en penser les Lo Pa et en particuliers les jeunes du Youth Club de Lo ou de Chhoser ?
Il y a des choses intéressantes à lire sur ce sujet sur Facebook.

Voici plus concrètement :
La vidéo du film...
Une page sur Broughton Coburn
Et sur Pete Athans

Quelques informations, à lire en chemin... Sur les Mahasiddhas


La notion de Mahasiddha nécessite d’abord de revenir sur l’origine du Vajrayana (« véhicule de diamant ») qui désigne la troisième et dernière phase du bouddhisme. C'est le bouddhisme tantrique.
Si l'on voulait définir le bouddhisme tantrisme, sans doute pourrait-on le caractériser comme un ensemble de rites et de pratiques permettant à un adepte initié d'acquérir des pouvoirs surnaturels et/ou de parvenir à la à la « conscience d'éveil » (bodhicitta).
Il vise en cela à concilier l'expérience du monde et la libération,  à atteindre le salut par utilisation des moyens du monde. La voie tantrique consiste en des pratiques corporelles-mentales et spirituelles particulières et en de complexes adorations (puja) de divinités afin d'arriver à échapper non seulement à la ronde des renaissances, mais aussi aux limitations de l'existence ordinaire .
Le développement du Véhicule du Diamant se situe aux VII è -VIII è siècles en Inde grâce à des maîtres tels Nagarjuna le Second, Nagabodhi, Kambala, Padmavajra, Subhakarasirnha et Padmasambhava.
Sa répartition géographique intéresse surtout le subcontinent indien (en particulier, le Bengale, la Frontière Nord-Ouest, le Cachemire, le Népal). Il gagnera ensuite le Tibet, qui constituera pour lui une véritable terre d'élection. 

Les « Grands Accomplis » (mahâsiddha) sont les personnages historiques ou légendaires qui par l'ascèse et les techniques psycho-physiologiques du yoga, ont permis un accès direct à la divinité.
Alors que les écoles du bouddhisme du Grand Véhicule prônaient l'extinction des passions, les tantrisants incitent à les sublimer. Leurs biographies, en grande partie légendaires, apportent ainsi nombre d'anecdotes choquantes aux yeux des bouddhistes traditionnels. Ils ne s'interdisaient ni l'absorption de viande, ni d'alcool. Leurs théories philosophiques, empreintes d'un symbolisme sexuel appuyé, s'opposent à la pudibonderie de la société. ils peuvent même rudoyer leurs disciples afin de provoquer en eux un choc psychologique qui leur fera prendre conscience de la réalité ultime.
Ils sont réputés posséder un certain nombre de pouvoirs magiques telle, pour certains, la possibilité de voler lors d'extases mystiques ou de prêches.
Le mahasiddha communique directement avec la divinité qui lui transmet alors un enseignement secret permettant d'atteindre la libération par un culte spécifique rendu à une divinité d'élection (ishtadevata, yidam).
Cette divinité est très souvent Vajradhra, « Porte vajra » le Bouddha suprême ou une déesse initiatrice (Vajravahari).
Des textes particuliers, les tantra et leurs commentaires, rédigés sous l'inspiration divine, décrivent tout à la fois une cérémonie d'initiation plus ou moins longue, nécessitant l'usage d'un diagramme (mandala) et des spéculations philosophiques. Le dieu et les déités de sa suite apparaissent au cours du rituel, sous des apparences variées et complexes dont les multiples particularités iconographiques sont les symboles formels d'idées philosophiques.
Les plus importants de ces dieux sont Guhyasamâja, le «Maître des secret », Hevajra (La syllabe) « He adamantine», Samvara, « Retenue » dont le nom est une allusion à des pratiques de yoga sexuel et Kâlacakra, la « Roue du temps».

La visualisation des divinités et l'identification du méditant à celles-ci sont appelées « réalisation, accomplissement» (siddhi, dngos-grub). Les ascètes indiens qui, du VIIème au XIème siècle, illustrent cette tradition sont donc appelés Mahâsiddha (grub-Chen), les « Grands Accomplis ».

Les mahasiddhas sont très fréquemment représentés dans l’art tibétain. Ils interviennent dans deux types de représentations.
Dans la description d’une lignée particulière d’enseignement du bouddhisme tibétain.
Ce type de représentation débute le plus souvent par le bouddha primordial (Vajradhara) ou par le bouddha historique (Sakyamuni) puis décrit les différents maîtres (gurus) ayant permis la transmission de la lignée jusqu’à nos jours. C’est dans ce cadre que sont le plus souvent représentés les mahasiddhas.

 

Représentations isolées associées à un rituel de dévotion, à un texte tantrique particulier.
Le Mahasiddha à l’origine de la transmission est alors représenté en détail sous une forme immédiatement reconnaissable par l’adepte. les représentations les plus fréquentes sont celles de Virupa, Naropa, Tilopa, Padmasambava.

Les « Grands Accomplis » sont en général représentés lors d'un épisode particulièrement saillant de leur vie, généralement avant leur conversion au tantrisme bouddhique. Ils sont représentés dans des costumes divers adaptés à des individus excentriques vivant dans la forêt.
Ils sont généralement représentés assis, faisant un geste d'enseignement avec la main droite et tenant une coupe crânienne dans la main gauche.

Ensemble de mahasiddhas
Il existe plusieurs traditions présentant des listes de mahasiddhas.
La plus ancienne connue est celle d’ Abhayadatta Shri, suivie par plusieurs autres listes indiennes ou népalaises.
Au Tibet, la plus ancienne liste connue est celle de Buton Rinchen Drup suivie par celle de  Jamgon Ameshab.
Dans chacune de ces listes on retrouve un groupe commun d’érudits et d’adeptes tels que
Nagarjuna, Virupa, Tilopa et Naropa.
Mais certains noms présents dans la liste de Buton Rinchen Drup : Atisha, Jetari et Kanthali (Tsembupa) n’existent pas dans la liste d’Abhayadatta Shri..

D’après la liste d’ Abhayadatta Shri, les « Grands Accomplis » (mahàsiddha) sont au nombre traditionnel de quatre-vingt-quatre. Ce nombre de quatre vingt-quatre est symbolique et ne recouvre pas une réalité historique. L’identité exacte des personnages, leur ordre et même l'orthographe de leur nom restent imprécis. Les plus importants d'entre eux paraissent avoir réellement existé. Leur vie, émaillée d'épisodes légendaires et merveilleux, est rapportée par plusieurs textes.

L’ensemble des Mahasiddhas a fait l’objet de plusieurs séries, l’une des plus connues ets celle décorant les murs du monastère de Hémis au Ladakh.



C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter la représentation des mahasiddhas figurant sur les murs de Drakphuk Konchok Ling. Il ne faut donc pas comprendre la fresque comme une histoire continue style band dessinée mais comme une série de 84 saynètes illustrant la vie de chaque mahasiddha.
A noter que ce n’est sans doute pas un hasard si une représentation des 84 mahasiddhas se retrouve au Mustang vu les liens étoits qui unissaient les familles royales du ladakh et du Mustang à cette époque.

A noter également une autre représentations de 84 mahasiddhas ainsi que celles des seize arhats. Sur les murs de l’une des pièces de Ghar gompa (Lo Gekar).

Bibliographie
Il y a bien sûr l’article de Wikipedia (plutôt celui en anglais, car celui en français n’est pas très complet) : http://en.wikipedia.org/wiki/Mahasiddha
Avec la biblio citée en fin d’article.
Et également le site : http://www.himalayanart.org/
 http://www.himalayanart.org/pages/mahasiddhas.cfm

Un livre en Français, traduction du texte sanscrit d'Abhayadatta, décrit en détail la vie des 84 Mahasiddas. C'est plutôt un conte mythologique.
"Le dictionnaire encyclopédique du bouddhisme" de Philippe Cornu reste la meilleure référence en langue française.


Etienne, sous une forme farouche de Mahakala (gompo).
Quand je ne comprends rien et mélange tout...

 

 

 

 

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