Le Pisang Peak, le Chulu Far East et la vallée de Naar au Népal
Du 07 Novembre au 01 décembre 2002




> fermer la fenêtre


 

La préparation

Pour ce projet de la Rolwaling (lien avec présentation initiale ), la préparation fut particulièrement importante :

  • avec en mai un we prolongé dans le haut Chasezac, pour toute les questions pratiques de l’organisation.
  • en juillet, 3 jours à La Grave sur le glacier de la Girose, avec un vrai camp d’altitude, pour aborder la vie en camping sur neige et les techniques himalayennes.
  • Puis, bien sûr, beaucoup d’échanges entre les participants, en particulier le groupe « agence », qui a pris en charge l’organisation sur place et le choix. Mais aussi, « Lama Didier », qui a bien voulu éclairer notre lanterne par sa contribution sur le bouddhisme.

L'équipe

Au final, nous serons 11 personnes a nous retrouver fin octobre à l’hôtel Padma, à deux pas du merveilleux stupa de Bodhanath.

  • Jisou et Didier, de Toulouse, grands voyageurs, amateurs de treks et pyrénéens dans l’âme…
  • Marie Christine et Michel, de Saint Etienne, compagnons de route depuis déjà quelques années pour la cascade ou l’alpinisme. Le pole médical de l’équipe…
  • Marco, grenoblois, récidiviste « d’ expé mode d’emploi », avec une précédente expé au Paldor, et très heureux de revenir au Népal…
  • Vincent, le digne représentant de la Belgique dans notre expédition internationale, auteur discret et génial de mon nouveau site Web et qui a ouvert grand ces yeux pour cette 1ere rencontre avec le Népal…
  • Nicolas de Chambéry, de retour au Népal après un 1er trek l’année passée, pour découvrir l’altitude et les sommets.
  • Eric, le « p’tit jeune » de l’équipe, qui avait la lourde tache d’ausculter les jeux et les enjeux d’une expédition au Népal, pour sa thèse sur l’himalayisme…
  • « Lama Didier », qui, en plus, de nous faire rire, nous a accompagné sur le chemin de l’éveil…

Et bien sûr, Françoise et Paulo, pour une équipe d’encadrement avec une double compétence, accompagnatrice et guide, ce qui a permis de pouvoir sans soucis scinder le groupe quand c’était nécessaire, pour une visite de Naar ou un peu plus d’alpinisme.

 

Le compte-rendu

Que de péripéties dans cette expé !!!

Nous avons tout d’abord changer complètement le projet initial à cause de la situation politique au Népal. Après déjà plus d’un mois sur place pour l’ascension de l’Himlung Himal et avec l’avis éclairé de Gilbert de Thamserku, nous savions que dans la Rolwaling, nous avions de grande « chance » d’être racketter.

Et, si je peux comprendre (et partager) les fondements des revendications de l’opposition maoïste, je ne suis pas prêt à accepter de faire prendre des risques à l’équipe népalaise, ni a payer ce genre d’impôts révolutionnaires institutionnalisés, … (et j’ai une peur viscérale de tous les militaires ou révolutionnaires en armes).

Ce changement avait été largement anticipé dans la préparation et nous avions même envisagé des sommets de repli.
Donc, adieu la Rolwaling, nous irons dans les Annapurnas pour l’ascension du Pisang Peak et une visite de Naar, dans une vallée récemment ouverte au tourisme avec des villages exceptionnels.

Tout s’organise en une journée, pendant que certains visitent Kathmandu. Et nous voici déjà dans un petit avion (uniquement pour nous) pour un vol excitant et rare, direct de KTM à Manang. Imaginez le choc à l’arrivée, en pleine montagne dans le paysage splendide des Annapurnas ! Ce vol direct a été rendu possible par le choix de l’agence, Thamserku Trekking avec sa compagnie aérienne « Yeti Airlines », un critère judicieux en ces périodes troublées !

Depuis le petit aérodrome de Manang (Humde), nous nous acclimatons en douceur en restant dans les environs de Braga et son célèbre monastère, puis nous sommes descendu à Koto pour faire la liaison avec l’équipe locale. Changement de temps, il neige à Chame ! Koto, c’est l’entrée de la vallée de Naar/Phu avec en particulier un important poste de contrôle de la police. Et là, gros coup dur, interdiction formelle de passer même avec une négociation à la « népalaise », le permis d’ascension du Pisang ne suffit pas, il faut aussi un permis de trek spécial à 90 $ la semaine. (Alors qu’un mois auparavant je suis passé au même endroit avec une grosse expé et plus de 50 porteurs !).

C’est la catastrophe, car tout est a reconstruire, à rediscuter, ce qui pas forcement facile avec un groupe important où chacun a ces motivations propres et une vision très personnelle de son voyage. Autant la première prise de décision de changer d’objectif avait été simple à vivre car relativement fermée, autant celle-ci nécessitera une écoute profonde et de multiple scénarios pour arriver a contenter tout le monde. Car, cette mise à plat est forcement « ouverte » et centrée sur les souhaits de chacun, avec un risque de conflit non négligeable.

Mais tout c’est très bien passé… bonne volonté de chacun, nécessité de trouver une solution collective, savoir faire de l’équipe d’encadrement, connaissance du Népal… L’expérience des précédentes éditions « d’expédition, mode d’emploi » nous a aussi fortement aidé dans la gestion de cette situation exceptionnelle. Peu d’agence ou de groupe osent ce type de prise de décision « ouverte » sur des changements aussi radicaux.

Un grand coup de chapeau à tous le monde… et nous voici en route pour faire tous ensemble l’ascension du Pisang ( car nous avons trop peu d’information sur le Chulu Far East). Puis à Ngawal, le groupe se séparera en deux avec 6 personnes avec Françoise pour passer le col du Kang La et rejoindre Naar, et 3 personnes avec moi pour faire un peu plus d’alpinisme et explorer le Chulu en technique alpine. Au final, rencontre de toute l’équipe à Koto pour le trek de retour vers Besi Sahar.
Et la suite s’enchaînera tranquillement, la machine est en route et le temps au grand beau !

Le camp de base du Pisang est sous la neige, c’est un belvédère splendide sur tous les sommets des Annapurnas.
Une journée de vrai repos nous permet de mieux nous acclimater. Puis en aller/retour, nous montons installer le camp I, merveilleusement situé. La suite de l’ascension me fait un peu de soucis et je dors à ce camp (pour partir en reconnaissance le lendemain). Pendant que tout le monde s’installent au CI, je vais au sommet du Pisang pour faire la trace, repérer l’itinéraire et les difficulté. Une très bonne décision, car la réalité de l’ascension est bien loin du Trekking Peak débonnaire que j’avais imaginé, surtout en technique alpine. Un autre groupe de français s’installe à côté de nous, l’entente est loin d’être cordiale, dommage, car cela aurait simplifié la cohabitation et l’ascension.

Le lendemain, Didier a un gros mal de tête, Jisou a atteint son objectif (arrêter de fumer et dormir au camp I !), Mary n’aime pas les terrains instables et le sommet est trop loin pour elle. Ils resteront au camp puis descendront à l’étage du dessous. Nous sommes donc 8 à partir et 5 au sommet. Au début des difficultés, Nico à un coup de barre et Eric a des problèmes aux yeux, ils vont redescendre tranquillement ensemble. Marco s’arrêtera 100 m. sous le sommet, une grande fatigue accumulée depuis des mois.

En conclusion, un sommet vraiment pas facile et une très belle course !

L’autre équipe a fait demi-tour au milieu de l’ascension, malgré l’encadrement des 2 Sherpas pour 4. Ce qui confirme un peu plus que, pour l’instant, les sherpas d’altitude n’ont pas encore la compétence nécessaire pour l’encadrement des ascensions un peu technique, et surtout en technique alpine… c’est vraiment le challenge de la profession de guide au Népal et il faut absolument que nous les aidions sur ce chemin).

La descente nous prendra beaucoup de temps pour évoluer en sécurité et nous arrivons au camp I juste avant la nuit à 6 h pour un démontage express et un retour au camp de base dans la foulée, ouf ! Le lendemain nous retrouve sur les chemins sereins du Népal des randonneurs pour rejoindre Ngawal. Qu’il est beau ce sentier, et qu’il est doux de marcher sans contrainte dans un paysage superbe, de villages en villages. Au lodge de Ngawal nous passerons une soirée inoubliable au coin du feu à goûter Korsani et Chang, avant la séparation des deux groupes.

Avec Vincent, Eric et Nicolas, nous sommes le groupe des « p’tis jeunes » et nous partons de bonne heure pour rejoindre le camp de base du Chuli Far East. Nous ne savons pas très bien où il se trouve, « par la-bas dans la vallée, assez loin ». Un sherpa et 3 porteurs nous accompagnent. Effectivement la montée sera un peu longue et surprenante, mais avec un très bon sentier, une journée difficile pour les porteurs et une explication un peu sèche à l’arrivée avec le sherpa !? Le lendemain nous allons installer notre camp I au col à 5500 m. avec l’aide de Tarke. Malgré la nuit très ventée, le sommet est atteint sans soucis le lendemain, en deux cordées, comme dans les Alpes.

Le Chulu Far East est beaucoup plus facile que le Pisang et n’aurait poser aucun soucis aux autres participants, dommage. Car en plus, depuis le camp de base, il est possible de rejoindre directement la vallée de Naar en traversant un glacier débonnaire. Nous enchaînons directement la descente jusqu à la forêt, pour camper dans un endroit idyllique où devant le feu de bois nous savourons nos derniers instants ensemble en montagne. L’étape du lendemain sera beaucoup plus longue, car nous rejoignons directement Koto et le reste du groupe dans notre lodge habituel. Champagne, tout le monde est au rendez-vous, en bonne santé, et heureux des itinéraire réalisés.

Que c’est-il passé dans l’autre groupe … Merci de compléter ce blanc !!!

Pour le retour vers Koto, chacun marche à son rythme et en flânant, les lodges et les tee shop sont nombreux sur le chemin. Nous ferons halte à Samje (une étape un peu trop longue) puis à Ngadi, pour une randonnée au petit matin et le bus dans la foulée. Le soir même, un peu sur les rotules, nous sommes à Bhaktapur, au cœur de la cité newar.
Une soirée magique à Dwarika’s marque la fin du voyage.

voici la carte du trek

Le topo

Le Pisang Peak ou Jong Ri, 6090 m.

 

Parfaitement visible depuis la vallée, le Pisang Peak est un sommet très intéressant et très facile d’accès. Par contre, il ne faut pas en sous estimer la difficulté, car c’est un vrai sommet alpin et engagé, avec, pour la voie normale, des pentes de neige jusqu’à 40/45 °.
Le Pisang a la réputation d’avoir un taux de réussite assez faible a cause de son accès très court avec une acclimatation insuffisante… pour ma part, je crois plutôt que c’est surtout à cause d’une mauvaise évaluation de la difficulté réelle de l’ascension !!!
La marche d’approche est des plus faciles.

Deux itinéraires sont possibles depuis Besi Sahar

  1. Le plus simple… en suivant le cours de la Marsyandi par le début du tour classique des Annapurnas, jusqu’à Upper Pisang. Attention à l’acclimatation qui nécessite de prendre un peu de temps à partir du camp de base.
  2. Exceptionnellement beau et encore original… en faisant un détour par la vallée de Naar, à partir de Koto. Il faut prévoir un permis spécial (90 $ par personne et par semaine, mais sans officier de liaison) et au minimum 4 ou 5 jours de plus (Koto/Meta/ Naar/Visite de Naar/ Camp d’altitude/ passage du Kang La, Ngawal/ Camp de base du Pisang). En plus de l’intérêt culturelle, l’acclimatation est alors optimal.


Ou deux solutions encore plus originales…

  1. Une approche directement par avion, en atterrissant à Humde, l’aérodrome de Manang. J’ai beaucoup apprécié cette solution, beaucoup plus simple a gérer que prévue et idéale pour ceux qui veulent faire ce beau sommet avec environs 3 semaines de disponibilité, sans faire d’aller/retour depuis Besi Sahar, ni traverser le Thorong. Il faut juste prendre le temps de se reposer dans les environs de Manang pour s’acclimater en douceur, le paysage est superbe et les possibilités innombrables. Il est aussi possible d’imaginer, après le sommet un retour par le Kang La et la vallée de Naar, pour rejoindre Koto et descendre la Marsyandi Khola jusqu’au bus de Besi Sahar.
  2. En traversant un col d’altitude au pied du Lamjung Himal, le Namung Bhanjyang, 5560 m. qui abouti à Timang avant Koto. Avec un point de départ depuis Siklis, Bhujung ou Khudi et un itinéraire qui peut même s’enchaîner avec la variante de Naar. Si vous avez des infos sur ce parcours, je suis preneur !!!


L’accès au camp de base et au camp I …
Depuis Upper Pisang rejoindre par un très bon sentier en traversée vers la gauche une petite épaule avec des drapeaux à prière bien visible du village, puis suivre la croupe herbeuse qui mène directement à la kharka du camp de base, qui est situé sur un large replat très confortable, a environ 4300 m. et 4 à 5 h.
Le camp I, est situé sur un petit replat d’un vallon suspendu, juste au pied d’un petit sommet rocheux, a environ 5100 m. et 4 h. Au départ du CB, le sentier est très bien marqué, puis il se perd un peu dans les alpages, mais la direction est très simple à suivre. C’est une large épaule d’éboulis ou le sentier est de nouveau visible (cairns) et conduit facilement, après une dernière traversée, au seul camp réellement conseillé. Il existe d’autres emplacement plus haut, près du sommet rocheux, mais ils sont plus exigus et cela augmente d’autant le portage des affaires.


L’ascension de la voie normale du Pisang Peak…
La première partie de l’ascension se déroule sur une arête rocheuse pouvant être plus ou moins enneigée. Du Camp d’altitude, rejoindre le petit sommet rocheux au dessus du camp, trace de sentiers dans des éboulis et des rochers faciles sur l’arête de droite. Contourner ce sommet par la gauche en descendant un peu (neige). Suivre l’arête assez large, principalement sur le fil puis en contournant une pointe par la gauche, on arrive ainsi à un petit collet au pied d’une dalle inclinée en schiste, plus impressionnante que réellement difficile (environ 30 m. II+/III ). La suivante est plus simple pour rejoindre un replat au pied d’une grande pente. Remonter ces pentes, c’est le flan gauche de l’arête, sans difficulté particulière, neige à 30° max., jusqu’à un cairn bien visible qui marque le changement de versant de la ligne d’ascension.
Par du terrain facile, rejoindre le pied des pentes de neige plus raides qui marquent le début des difficultés. Il est préférable de traverser un peu pour progresser complètement dans la neige plutôt que de rester sur l’arête plus rocheuse. Contourner les îlots rocheux de l’arête par des pentes de neige plus raide, 40/45°, on arrivent alors sur l’arête facile qui conduit au sommet, crevasses et corniche. Le vrai sommet nécessite un peu plus d’efforts, car c’est une pointe effilée avec une arête cornichée. A priori rarement visité !
Cette voie peut être cotée III/AD, neige (en cotation Himalaya ).
La descente se déroule par le même itinéraire !


Techniques de progression…
Pour ce petit groupe de 6 personnes, j’avais décidé d’une progression en technique alpine sans pose de cordes fixes préalable. Nous avons fait 4 longueurs de corde en neige dans les parties les plus raides, le reste étant soit parcouru sans corde soit avec un encordement court et une progression simultanée.
Pour un groupe, la pose de cordes fixes réduirait énormément l’engagement et la nécessité d’assurage. Il faut prévoir environ 400 m. de corde pour les pentes de neige plus deux ou trois petites sections pour l’arête initiale. Il me semble plus judicieux de séparer le temps d’équipement de celui d’ascension, et de prévoir de la main d’œuvre pour effectuer le portage et l’équipement.


Les autres voies…
Il semblerait qu’il n’y ai pas d’itinéraire à conseiller versant Naar.
Par contre, l’arête Nord-Ouest depuis le col près de la pointe 5700, est de toute beauté, avec une 1ere partie un peu rocheuse. Ce col s’atteint depuis Ghyaru ou Ngawal, sans être exposé aux séracs. Le plus délicat étant de rejoindre ce col.
Depuis le camp de base de la voie normale, la pente centrale directement sous le sommet est un bel objectif, plutôt monotone à pied mais de grande classe à ski au printemps (?). L’arête Sud Sud-Est est peut être plus complexe qu’il n’y paraît.
En conclusion, il y a encore des choses à inventer sur ce petit sommet !



Le Chulu Far East , 6059 m.

 

L’ascension de la voie normale du Chulu Fare East par l’arête Sud Ouest est un bel objectif sans difficulté particulière, et dans un secteur particulièrement à l’écart et sauvage.
La marche d’approche…
Elle est quasi identique à celle du Pisang, d’ailleurs les deux ascension pourraient très bien s’enchaîner, en commençant par le Chulu. Une approche par Naar est particulièrement intéressante car un itinéraire est possible depuis le Kang La en traversant un glacier plat pour redescendre directement sur le camp de base des Chulus.
Depuis la vallée de la Marsyandi du tour des Annapurna, il faut rejoindre Ngawal ou Humde et le petit village de Chulu.



L’accès au camp de base et au camp d’altitude…
Depuis ce village remonter la belle vallée de la Chhetaji Khola par sa rive gauche, en passant d’abord près d’un groupe de chortens magnifiques. Le sentier est très bien marqué dans une belle forêt et on arrive bientôt à une fourche de la rivière. Un petit pont permet de changer de rive et de franchir la porte d’un grand enclos à yaks (cabane de bergers et de bûcherons en très bon état). Suivre la rivière de gauche, toujours dans la forêt, en direction de deux grandes cascades bien visibles, jusqu’à une belle clairière, où il est possible d’établir un camp intermédiaire (cabane adossée à un grand arbre et avant une rivière ),. Attention, le prochain camp est à environ 900 à 1000 m. au dessus. Puis, traverser le torrent (petit pont) et remonter la croupe en face.

Le sentier est toujours bien tracé quoique beaucoup plus petit. Il passe par plusieurs replats (pas d’eau à proximité), et monte franchement à travers de grandes pentes d’herbages et d’arbustes pour contourner la barre rocheuse des cascades, très haut, par un passage en traversée dans des éboulis (arête avec un grand cairn). Un passage escarpé surprenant et très esthétique permet de déboucher dans la vallée suspendu qui alimente les deux cascades. Suivre le sentier qui continu + ou – à flan, avant de redescendre légèrement dans un vallon en pente douce. Nous avons établi notre camp de base dans le haut de ce vallon, près du torrent et d’une grosse pierre couleur cuivre (évident et confortable), environ 4900 m.
Pour rejoindre le camp d’altitude (qui n’est pas indispensable mais plutôt conseillé), le terrain n’est pas très agréable sans neige. Il faut rejoindre le col le plus bas au début de l’arête sud Est du Chulu Fare East (moraine, éboulis et gros bloc !), l’itinéraire est facile à suivre. Pour un groupe avec une cuisine locale, il est préférable de faire le camp au pied de la dernière pente du col. Nous avons fait le notre directement au col et plutôt par soucis pédagogique ( pour faire vivre une situation un peu plus difficile avec beaucoup de vent!).

L’ascension de la voie normale du Chulu Far East…
Du col, la voie d’ascension est bien visible et ne pose pas de problème particulier. Il y a quelques crevasses à mi-parcours, deux pentes de neige qui se redressent un peu, (35/40°) et l’arête finale est un peu aérienne.
Cette voie peut être cotée III/PD, neige (en cotations Himalaya).

Techniques de progression…

Nous avons évolué en deux cordée de deux, avec parfois un encordement long et parfois très court, en 3 h 30 depuis le col et en moins d’une heure à la descente. Un groupe plus nombreux ou avec des personnes peu à l’aise sur des pentes de neige déjà raides, pourra très facilement installer des portions de cordes fixes aux endroits plus raides (peut être 200 à 250 m. max.), facilitant ainsi la descente.
Les autres voies…
Une possibilité de traversée du sommet semble très intéressante. La vallée de l’autre côté du col se descend très facilement et laisse imaginer un itinéraire de liaison avec le camp de base du Chulu West, pour une sorte de « Haute Route des Chulus », avec un départ depuis Naar.

 

>> Téléchargez le Topo (format .PDF)

> fermer la fenêtre