La traversée mythique
Samdo Phu !

A pied ou à ski... et quelques sommets vierges à plus de 6000, en prime !
Automne 2011




> fermer la fenêtre

Retour à la page d'acceuil

Le compte rendu de la tentative Samdo Phu, en 2009

Dernière mise à jour le 9 septembre 2010



Depuis le manaslu, une vue presque complète de la traversée !

Il pleut en cette fin d’après midi d’automne. Au coin du feu, des cartes du Népal ont envahies le salon.
Des cartes d’une précision merveilleuse : SAMA, BAGARCHHAP et PHU GOMIO.
L’ordinateur est aussi à portée de clic pour étudier des photos et partir directement sur le terrain en compagnie de Google Earth.
Me voici de nouveau en train de préparer la traversée Samdo Phu, avec un plaisir immense. Car je sais que personne n’a jamais traversé ce grand glacier, ni les cols qui permettent d’y accéder.


Une image du 2ème col qu'il nous faut traverser.
Le col en arrière plan est le 1er col en venant de Samdo, il est nettement plus facile !!!
La ligne jaune représente la frontière chinoise, mais elle est très mal placée.


La dernière étape, certainement la plus difficile : le passage du deuxième col à 6 373 m au pied du Nemjung.
La suite de l'itinéraire consiste à descendre le Haut Glacier de Pangri.
Aucun souci, puisque je serais déjà monté par là, le mois précédent !


Et maintenant la réalité...

Quel sentiment étrange. Un instant devenir explorateur !
Ce rendre compte que notre bonne vieille Terre compte encore des espaces totalement inconnus, jamais fréquentés. Bien sûr, ce ne sont que des interstices de Wilderness entre des mondes humanisés, banalisés.
Mais pourquoi ont-ils tant d’importance dans notre pratique d’alpinisme ? 
Ne sommes-nous pas en train de rêver à l’épopée de nos grands anciens, quand Tilman ou Tichy traversaient des territoires immenses de l’Himalaya sans cartes ni topos.
Plus surprenant encore, ce jeu jubilatoire n’est plus réservé aujourd’hui aux ténors de l’activité ou de la haute altitude. C’est simplement une question de regard…, d’envie. De connaissance aussi.
Oui…, Il est encore possible de vivre en Himalaya un alpinisme de découverte, juste pour le plaisir de voyager en altitude et découvrir de nouveaux horizons. Pour cela, nous bénéficions de toute notre expérience d’alpiniste, d’un matériel de plus en plus performant et d’outils techniques révolutionnaires.

D’un clic de souris, me voici sur Google Earth
..., en train d’étudier le passage du grand col entre le Nemjung et l’Himlung. C’est la porte finale de notre traversée. Le passage le plus technique qui permet de descendre dans la vallée de Phu. C’est surtout l’un des objectifs de l’expédition précédente de mon automne népalais, pour gravir le Pambari.
Ce passage sera donc déjà équipé, ce qui nous enlève une grande incertitude et nous permet de nous concentrer sur la première partie de l’itinéraire, sur l’accès au grand glacier et au 1er sommet de 6000. Mais là par contre, Google Earth n’est plus d’un grand secours, ni la carte d’ailleurs. Car il n’y a pas pire complexité que la jonction entre un glacier et un terrain rocheux, surtout en ces périodes où les glaciers bougent beaucoup.
Au printemps 2009, lors de notre première tentative nous avions choisi un itinéraire par la crête frontière et le col du Gyu La, pour justement éviter cette zone complexe. Nous avions rejoins le début du glacier très facilement. Mais nous étions, malheureusement dans un mauvais temps tenace. Impossible de voir plus loin que le bout de nos chaussures. Une vraie catastrophe !


Entre Népal et Tibet... en direction de nul part... Au dessus du Gya La.


L'ambiance du voyage... Le grand blanc. Il a vraiment fait mauvais... Trop mauvais...
Ici à la descente vers le Gya La depuis le camp 2.


Un moment exceptionnel avec les gens de Samdo.


Ce fut une belle aventure, très frustrante du point de vue alpinistique mais merveilleusement riche par de belles rencontres avec les gens de Samdo et des instants rares comme cette procession des livres sacrés autour des champs et du village, qui marque l’arrivée du printemps.

L’itinéraire d’accès nous est connu.
Il reste à vérifier si c’est vraiment le plus simple, si un autre passage n’existerait pas au fond de la vallée, vers le glacier de Fukan.
Peut être aurais-je la possibilité de voir une partie de l’itinéraire en cet automne 2010, du sommet du Larkye Peak ?
Pour la suite, tout est beaucoup plus simple, comme souvent sur les grands glaciers à la frontière tibétaine. Le terrain est peu crevassé, il y a plusieurs petits 6000 à faire au passage sans grand détour et surtout les pentes sont idéales pour une traversée à ski.

Et c’est aussi ce qui rend ce projet exceptionnel !
Utiliser les skis dans de grands espaces enneigés, au cœur des montagnes, dans une solitude infinie.
Vivre au Népal, ce que Pierre Neyret a inventé au Pakistan.


Welcome à Samdo...


Samdo, le point de départ...
Un environnement de haute montagne, mais aussi une vie qui s'accroche obstinément en ces lieux.
A lire : Samdo Avenir, le projet de soutien à l'école et à l'économie locale.

phu
Et Phu, un village au caractère bien trempé...


Une vue plus lointaine de la vallée de Pangri qui débouche en face de Phu. Notre col est celui presque au centre de la photo.


Un peu de vert, pour une étape particulièrement agréable, Bhimtang.
Nous allons passer derrière la grande montagne au centre de la photo, le Nemjung.


Le lendemain, l'ambiance est déjà plus austère, nous sommes juste au pied du Larkye Pass. Et il faut le passer dans de bonnes conditions, en prenant un peu notre temps.

Une idée du projet :
jIl s'agit de relier deux villages qui sont tout les deux au bout du monde des hommes.
Mais, par la montagne !
Avec nos références des Alpes, c'est un peu comme si dans les années 1880, vous décidez de partir de La Grave pour retrouver des amis qui vivent à Pelvoux. Mais en passant par la montagne !
En 2009, pour relier Samdo à Phu, Il nous faudra tout découvrir et tout inventer, ou presque.

C’est une grande traversée glaciaire en haute altitude, entre 5000 et 6500 m, avec au passage, l’ascension de plusieurs sommets en neige et relativement faciles. Ils sont certainement vierges…
Nous formerons deux petits groupes, l’un à ski et l’autre à pied avec l’équipe népalaise. Le portage sera facilité par l’utilisation de petites luges.
Deux grands cols balisent notre itinéraire, le 1er à 6442 m est une grande selle neigeuse toute simple. Le 2ème, à 6373 m entre l’Himlung et le Nemjung commande la descente sur le glacier de Pangri et sur Phu. Sa descente constitue le passage clefs de la traversée et il sera équipé de cordes fixes.
À partir de Phu, tout est plus simple. J’y suis comme à la maison…

Les photos de la traversée...
Toujours depuis le Manaslu et après une grosse chute de neige.



Date :
Du vendredi 4 novembre au dimanche 4 décembre 2011.
Le week end de préparation est prévu le 2 et 3 juillet 2011, à Chamonix.

Budget :
Environ 5800 €, à confirmer.

Au fil des jours :

J1 Départ Paris   J17 vers le col 2
J2 Arrivée Kathmandu   J18 vers le col 3
J3 Kathmandu   J19 Camp à 6000 m avant le 1er col
J4 Bus pour Besisahar et jepp pour Syange, trek pour Jagat.   J20 Traversée du 1er col à 6442 m, camp vers 5800m
J5 Trek pour Tal   J21 Traversée du 2eme col à 6373 m, camp vers 6000 m
J6 Trek pour Darapani   J22 Descente au camp de base du Nemjung
J7 Dans la vallée...   J23 Phu
J8 Trek pour Bimthang   J24 Phu, repos
J9 Trek pour Phedi   J25 Meta
J10 Traversée du Larkye Pass.   J26 Koto/Temang
J11 Samdo   J27 Tal/Chamje
J12 Samdo + repos   J28 Syange + jeep et bus to Kathmandu
J13 Camp de base à 4600 m   J29 Kathmandu
J14 vers le Gya La   J30 Départ Ktm
J15 Camp 1   J31 Arrivée à Paris
J16 vers le col 1      
  • 6 jours de voyage
  • 12 jours de trek
  • 9 jours sur la montagne
  • 4 de repos ou de visite

Niveau des participants :

  • Une bonne condition physique.
  • Une expérience de l'alpinisme est obligatoire à un niveau PD, pour être à l'aise sur des crampons dans des pentes de neige à 40°.
  • Une réelle autonomie en trek et en alpinisme, pour les déplacements en montagne et dans la vie quotidienne.
  • Par contre, une expérience de l’altitude et des expéditions n'est pas obligatoire, simplement conseillé.
  • un peu de temps à consacrer à la préparation. La réunion est prévue le week end du 2 et 3 juillet 2011
  • Une bonne dose de patience, de tolérance et d'humour.
  • Être prêt à vivre un véritable voyage d'exploration. Où tout peut arriver, même que nous réussissions à rejoindre Phu.
  • Pour les skieurs... Pas besoin d'être un rider hors paire, il suffit d'avoir l'expérience du raid à ski. Les skis seront plus un moyen de déplacement, même si j'espère bien que quelques descentes seront mémorables.

Pour s'incrire...
Première étape,
un 1er contact par téléphone ou mail avec moi est indispensable.

2ème étape : contacter SERAC et la fiche technique est à votre disposition.

3ème étape : il vous suffit de vous inscrire en ligne (quand le lien sera actif)...
"Welcome on bord !"


Location... de matériel d'expédition
Voici une proposition de nature à se simplifier la vie pour partir en expé : une page qui explique ce nouveau service de location de matériel spécifique d'expé.

 

Et bien sûr, un petit clin d'oeil à mes partenaires habituels
logo


Et les liens qui vont bien : Salewa, Asolo, Petzl, Beal, les lunettes Adidas

logo

Mais aussi avec Triple Zero pour les duvets, CILAO pour les sacs à dos, les baudriers light.

Et bien sûr, l'IFREMMONT pour son soutien et suivi médical.

logo

Et voici les cartes des lieux


De Samdo au bout de la vallée et au camp de base.Very easy...
C'est une belle vallée très fréquentée par les habitants de Samdo qui y conduisent leurs yacks.


Le début de l'arête frontière... et déjà plusieurs sommets à traverser !


Le passage du premier grand col à 6 442 m.
Un col magnifique dont la seule difficulté reste l'altitude... 6400 c'est pas banal !


La fin de la traversée. Le sommet à 7140 n'est autre que le Nemjung.


Une image 3D du grand glacier de Pangri et des 3 sommets du Peri Himal.
Merci Jean Paul...


L'équipe des rescapés du Samdo Phu 2009... Jean Paul, Karo, Le Paulochon, Jean et Chhotemba.
Il manque juste michelle qui se cache derrière l'appareil photo.



Gyalzen, Bikram et Chhotemba, les trois mousquetaires. Mais où est donc Kishor ?

 


Chez Karshang Diki



> fermer la fenêtre