Un livre...
Tout deux complices de
quelques belles pages himalayennes.
Qu'ils soient ici chaleureusement remerciés.

Les chemins du rêve
Escalader là où l’air est plus léger.
Accrocher, ne serait-ce que du regard, quelques uns des
géants de rocs et de neiges qui charpentent la mémoire
alpine. Se découvrir au miroir d’un Orient
que l’on voudrait seulement merveilleux et qui se
révèle parfois troublant.
En quatre syllabes, l’Himalaya résonne comme
une promesse d’enchantement aux oreilles montagnardes.
Une chose est sûre : tous les himalayistes que j’ai
rencontrés ont d’abord rêvé de
ces montagnes d’Asie avant de chausser leurs crampons
sur les pas de leurs prédécesseurs. Ceux qui
écrivent là-bas, à la plume de l’engagement
et de la difficulté, les tablettes de l’histoire
des hauts-faits de l’alpinisme. Ceux aussi qui, plus
nombreux et plus humbles, participent d’une autre
histoire, celle de l’essor d’un himalayisme
ordinaire.
Depuis vingt-cinq ans, l’Himalaya s’est ouvert
et les expéditions se sont relativement démocratisées.
Au Népal, on recensait soixante-cinq expéditions
par an à l’orée des années 1980.
Il y en avait plus d’un millier en 2000. Sur un versant,
la radicalisation des performances de l’élite
a contribué à désacraliser la haute
altitude pour la rendre plus accessible. Sur un autre versant,
le développement du tourisme d’aventure et
de ses infrastructures, et plus précisément
celui de l’encadrement expéditionnaire, ont
suscité et facilité l’accès aux
plus hautes montagnes du globe.
Par son existence même, ce livre vient donc rappeler
que l’Himalaya n’est plus inabordable.
Pour autant ses montagnes restent des objectifs sérieux
qui nécessitent des clés indispensables. Dans
la diversité des sommets, des voies et des styles
d’ascension, ces pages montrent encore que les expéditions
permettent des expériences et des jeux bien différents.
D’ailleurs, sans être rigide, le parcours
proposé n’est pas indifférent.
Bien sûr, il passe par quelques cimes fameuses, phares
éblouissants où les himalayistes se font parfois
trop phalènes.
Il ne peut pas non plus oublier complètement l’autorité
du mètre. Cette force qui enferme encore aujourd’hui
autour d’altitudes symboliques un peu réductrices
(« faire » un « 6 000 », un «
7 000 »…).
Mais le voyage se fait plus souvent sinueux, n’hésitant
pas à s’égarer vers des itinéraires,
des cimes ou des régions peu, voire pas connus. Les
auteurs de ce livre ne sont pas que des guides et des expéditionnaires
expérimentés. Ils sont aussi de ces parcoureurs
d’interstices qui savent aujourd’hui encore
renouer (sur les traces notamment d’un Tilman) avec
un himalayisme sensible à l’exploration. Car,
à l’écart des camps de base encombrés,
le Népal sait encore offrir des terrains pour jouer
avec l’inconnu, l’incertitude et la solitude.
Où le sommet est aussi excuse pour retrouver le plaisir
de se perdre et se déposséder, le temps d’une
passagère vie suspendue.
Parcourir ces belles pages constitue déjà
une invitation à partir plus loin, plus haut.
Là où l’ailleurs se conjugue avec l’altitude.
Là où claquent les drapeaux à prière
au-dessus des rêves des alpinistes.
Il ne vous reste plus qu’à y tracer votre chemin.
Eric Boutroy, Ethnologue et alpiniste.
Auteur en 2004 d’une thèse sur les himalayistes
: « L’ailleurs et l’altitude, alpinisme
lointain et quête de la différence ».
Puis, il y a le sommaire avec toutes les
informations pratiques et la liste des sommets.
Je travaille actuellement sur les chapitres "Poubelles,
mode d'emploi" pour plus d'informations sur Mountain
Wilderness et pour "Les massifs du Damodar et du Peri
Himal, Naar et Phu", car il manque des noms dans la
carte du massif.
Puis, j'aimerais aussi mettre des informations sur les personnes
qui nous ont aidées à réaliser ce livre...
Il faut juste un peu de temps...